Avec la transition énergétique, la consommation de gaz augmente

Avec la transition énergétique, la consommation de gaz augmente

L’Agence internationale de l’énergie a publié, le 26 mars 2019, un rapport sur la consommation mondiale de gaz. En pleine transition énergétique, cette consommation enregistre une forte croissance. Le marché du gaz est en plein essor, aidé par l’arrêt des centrales à charbon. Une analyse confirmée par les chiffres de Cedigaz, publiés lundi 13 mai 2019.

Une « performance exceptionnelle » pour le gaz mondial

Les observateurs du marché mondial de l’énergie ont les yeux rivés sur les énergies renouvelables. C’est pourtant le gaz qui s’affirme aujourd’hui comme l’un des principaux moteurs de la transition énergétique. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a récemment mis en évidence que la consommation mondiale de gaz connaissait une augmentation importante. Le 26 mars 2019, elle a publié son rapport sur les tendances du marché mondial de l’énergie. Et le gaz y figure en bonne place. En 2018, la consommation mondiale de gaz a ainsi progressé de 4,6%.

Ainsi lors des rencontres EnR organisées le 15 mai 2019, le député Jean-Charles Colas-Roy indiquait : “le gaz est une bonne énergie de transition“. Néanmoins, lorsqu’on regarde les chiffres de l’AIE dans le détail, on s’aperçoit que la consommation de gaz progresse partout, sauf en Europe où elle connaît un léger recul. Cependant, à l’échelle mondiale, la demande de gaz s’est élevée en 2018 à 3 928 milliards de mètres cubes, ce qui est considérable.

La hausse de la consommation d’énergie profite au gaz

D’après le rapport de l’AIE, l’essor du marché du gaz est d’abord porté par la tendance haussière de la consommation d’énergie. Le monde a toujours besoin de plus d’énergie, en 2018 on enregistre une progression de la demande de 2,3%. Malgré les contraintes de la transition énergétique, les alternatives au pétrole peinent à s’imposer sur le marché. Parallèlement, les énergies renouvelables progressent mais trop lentement.

Le gaz s’installe donc sur le marché mondial comme une alternative au pétrole. Certains pays le choisissent aussi comme substitut au charbon ou au nucléaire. En Allemagne par exemple, le gaz doit servir d’alternative à l’atome. Un choix coûteux, tant sur le plan économique que sur le plan environnemental. D’après l’éditorialiste de Challenges, Philippe Manière, on a dépensé “depuis 2010 plus de 30 milliards par an dans le basculement [pour la transition énergétique] et l’on prévoit une facture globale de plus de 500 milliards à l’horizon 2025“. Et pourtant, l’Allemagne émet encore 10 fois plus de CO2 que la France.

La Chine, elle, remplace ses centrales à charbon par des centrales à gaz, dans le cadre de son plan “Ciel Bleu”. En 2018, sa demande en gaz a d’ailleurs augmenté de 17,7%.

Les Etats-Unis et l’Europe, deux stratégies différentes ?

Mais la Chine n’est pas la seule à investir massivement dans le gaz. En 2018, la demande des Etats-Unis a augmenté de 10,5%. Et pour cause, les Etats-Unis profitent entre autres de leurs réserves en gaz de schiste. Une production qui participe à la chute des prix du gaz. D’après les chiffres de Cedigaz publiés ce lundi 13 mai 2019, avec la demande américaine, la hausse de la consommation mondiale enregistre sa plus forte augmentation depuis 2010 !

A l’inverse, la consommation européenne de gaz a chuté de 1,9% sur les 12 derniers mois. À ce titre, on peut effectivement parler d’exception européenne. Cependant, ces efforts semblent parfois un peu vains. En effet, comme le rappelle le directeur de l’AIE, Fatih Birol : “Il y a trente ans, la part des fossiles dans le mix énergétique mondial était de 81 %. Depuis, malgré la baisse des coûts des énergies renouvelables, malgré les efforts fournis sur l’efficacité énergétique, cette part est toujours de… 81 %“. De plus, l’AIE souligne que la demande de gaz en Europe profite particulièrement à la Russie, puisque les importations en provenance de l’Est atteignent un nouveau record, à 200 milliards de mètres cubes. Une tendance qui pourrait se poursuivre avec le nouveau gazoduc Nord Stream 2 qui doit être mis en service prochainement.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Le gaz fossile sous forme combustible est à éliminer directement.

    Pour avoir des prix stables et l’indépendance énergétique, par exemple la technologie de stockage solaire thermique inter-saisonnier a progressé dès 1939 et après un arrêt durant la dernière guerre a repris en 1959 et s’est répandue avec plusieurs techniques selon la situation locale (géologie, place, climat etc) principale aux Etats-Unis, Chine et Suède etau total beaucoup d’autres pays (Allemagne, Scandinavie, Suisse, Canada, Pays-bas etc)

    Elle a nettement évolué depuis et continue de progresser sur tous les plans.

    Les pompes à chaleur ont un Cop inférieur au solaire thermique et ne sont pas toujours installées de manière à avoir un Cop optimal, de même qu’à la suite d’entretiens inadéquats.

    En outre les frais complets peuvent être élevés du fait de l’entretien souvent annuel etc. et elles durent généralement moins de 20 ans, même lorsqu’elles sont entretenues régulièrement.

    Avec le stockage de l’énergie thermique par sonde(s) géothermique de faible diamètre, il n’est pas nécessaire d’utiliser une pompe à chaleur. L’électricité est utilisée uniquement pour faire circuler l’eau, ce qui correspond à une fraction très réduite du coût de fonctionnement d’une pompe à chaleur.

    Sans la nécessité d’entretiens annuels et une bien plus grande durabilité (plus du double pour les capteurs solaires thermiques et bien au delà pour la ou les sondes géothermiques). En plus de l’absence de bruit et de la possibilité d’éviter les éléments de toitures remplacés par les capteurs solaires, devenus par ailleurs de plus en plus performants et pouvant couvrir en plus la consommation électrique et la mobilité.

    La technologie de stockage à haute température dans la plupart des sols fournit chauffage et eau chaude solaire toute l’année.

    Cette chaleur solaire est stockée à 70°C dans le cas de la Finlande (à plus haute température en France compte tenu de l’ensoleillement) et est récupérée lors de la période hivernale. Le stockage maximal de chaleur dans le sol est obtenu après quelques années seulement. La durée d’amortissement est courante.

    L’accumulation de chaleur saisonnière n’a que le coût de fonctionnement d’une pompe de circulation d’eau.

    Exemple parmi d’autres d’Heliostorage en Finlande :

    http://heliostorage.com/

    .

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  • Mithra n’utilise pas de sonde géothermique mais fait circuler le fluide frigorigène de la pompe à chaleur à très basse température dans des capteurs solaires hybrides et obtient des Cop de 6,6 à 10 avec en plus du chauffage et de l’eau chaude à 100%, couverture électrique et mobilité

    https://www.li-mithra.fr/fr/gamme/helixa

    .

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  • Ou encore une solution de généralisation de la géothermie à haut rendement :

    La société canadienne Eavor Technologies a signé un accord avec Shell International Exploration and Production, dans le cadre du développement et de la commercialisation de sa nouvelle solution d’énergie géothermique Eavor-Loop, de conduction thermique en boucle fermée.

    Le système de canalisations enterrées agit comme échangeur de chaleur. Il consiste à relier deux puits verticaux de plusieurs kilomètres de profondeur (généralement 2,4 km) – donc correspondant à environ 100°C en moyenne en France, plus en Alsace, un peu moins dans les Pyrénées – à de nombreux puits multilatéraux horizontaux de plusieurs kilomètres de long. Comme ces puits de forage sont scellés, un fluide de travail bénin et respectueux de l’environnement est ajouté à la boucle fermée.

    Il circule naturellement sans pompe externe grâce à l’effet thermosiphon d’un fluide chaud qui monte dans le puits de sortie et d’un fluide froid qui tombe dans celui d’entrée.

    L’énergie thermique ramenée naturellement à la surface (donc sans perte énergétique de circulation) est récoltée pour être utilisée dans une application de chaleur directe ou convertie en électricité avec un module de production d’énergie.

    En tant que système en circuit fermé, il n’y a pas de fracturation, pas d’émissions de GES, pas de risque de tremblement de terre, pas d’utilisation d’eau, pas de production de saumure ou de solides, pas de contamination d’aquifère.

    Contrairement aux pompes à chaleur qui convertissent l’électricité en chaleur à partir de puits très peu profonds, Eavor-Loop produit de l’électricité à l’échelle industrielle ou produit assez de chaleur pour l’équivalent de 16 000 foyers avec une seule installation.

    Un projet a démarré dans l’Alberta au Canada et un autre aux Pays-Bas. Shell a dressé la liste des dix principaux obstacles à l’énergie géothermique puis a sélectionné Eavor Technologies comme étant, selon le groupe anglo-néerlandais, la plus pertinente.

    https://eavor.com/technology/

    .

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  • Et puis il y a lieu de coopérer activement avec le réseau parmi d’autres du World Green Building Council et des bâtiments Net Zero REnergy, çà évite de prendre des mauvaises habitudes avec le gaz fossile sous forme combustible et importé qui tente de se positionner durablement dans la transition énergétique alors que c’est un intrus à éliminer !

    https://www.worldgbc.org/sites/default/files/WorldGBC%20Advancing%20Net%20Zero%20Infographic%20v1_March%202018_low%20res2_1.jpg

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