Les énergies fossiles captent toujours les investissements mondiaux

Les énergies fossiles captent toujours les investissements mondiaux

Le 1e avril 2019, la carte du Fossil Fuel Finance Report 2019 a été publiée. L’occasion de faire le point sur les investissements mondiaux dont bénéficient les énergies fossiles. Car même si les énergies renouvelables ont le vent en poupe, le secteur des énergies fossiles captent encore une large part des investissements mondiaux. Une situation qui s’explique principalement par la forte dépendance aux énergies fossiles de l’ensemble des pays industrialisés, comme le montre aussi le rapport Climate Chance publié le 3 avril 2019…

Les énergies fossiles : 1 688 milliards d’euros d’investissements mondiaux

La somme est vertigineuse : entre janvier 2016 et décembre 2018, les banques mondiales ont consacré pas moins de 1 688 milliards d’euros au secteur des énergies fossiles. Le montant de ces investissements est surprenant lorsqu’on sait que la plupart des pays ont signé en 2015 l’Accord de Paris. Au total, 33 des plus plus grandes banques mondiales sont concernées, à l’instar de la JP Morgan Chase ou de Barclays. Des établissements français comme la BNP Paribas et la Société générale sont également mentionnés.

Toutefois, les banques américaines sont les plus dynamiques sur ce marché. Elles ont investi 690 milliards d’euros, devant l’Europe qui représente 449 milliards d’euros d’investissements. Le Canada occupe la troisième place du classement, avec 232 milliards d’euros. Le pays a largement investi dans le développement des filières du gaz et du pétrole de schiste. Ce top 5 est complété par le Japon (163 milliards d’euros) et la Chine (148 milliards d’euros).

Que financent ces investissements ?

Si les investissements vers les énergies fossiles repartent à la hausse, c’est aussi parce que le marché des énergies fossiles connait actuellement de profondes mutations. L’heure est à la diversification des activités, et les nouvelles sources d’extraction captent une bonne partie des fonds. Depuis plusieurs années, avec le gaz et le pétrole de schiste, le gaz naturel liquéfié (GNL) et les forages ultra-profonds, les hydrocarbures regagnent du terrain. Toutefois, les banques financent encore aussi massivement le charbon, particulièrement les institutions financières chinoises, telles que Bank of China ou ICBC. A en croire le document, les banques européennes continuent également de prospérer avec le précieux minerai en Allemagne.

Un soutien aux énergies fossiles qui affecte la production d’électricité

Les énergies fossiles demeurent donc au coeur du mix énergétique mondial. Elles approvisionnent non seulement l’industrie et les transports, mais elles restent aussi stratégique pour la production électrique mondiale. Fin 2018, l’Agence Internationale de l’Energie résumait d’ailleurs :  “beaucoup de discussions autour du charbon, mais assez peu de changements”. En effet, la dépendance pour assurer l’approvisionnement électrique mondial explique les investissements consentis par les fonds privés.

Cette logique se retrouve dans les subventions accordées par les Etats aux énergies fossiles. Le rapport de Climate Chance, publié le 3 avril 2019, le souligne bien : “En 2016, la consommation d’énergie fossile a été subventionnée à hauteur de 260 milliards de dollars ; 41% de ces aides étaient destinés au secteur électrique qui en est le principal destinataire, dépassant pour la première fois l’industrie pétrolière (40%).” C’est bien plus que les énergies renouvelables. En 2016, elles ont bénéficié de 140 milliards de dollars de subventions.

Avec une électricité encore fortement dépendante des énergies fossiles, les subventions des Etats sont nécessaires. Le rapport du Climate Chance explique : “Ces interventions sont justifiées au nom du développement, de l’emploi, de la compétitivité des entreprises consommatrices d’électricité ou de la lutte contre la précarité énergétique“…

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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ven 27 Mai 2016
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lun 2 Nov 2015
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jeu 15 Juin 2017
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COMMENTAIRES

  • Contraste entre le discours de la COP21 (lutte contre les émissions de CO2 et le réchauffement de la planète), deux pays continuent de faire n’importe quoi :
    – l’Allemagne qui maintient et développe son immense parc de centrales au lignite (charbon sale régional)
    – la France qui met l’essentiel de ses maigres ressources publiques dans l’éolien et le solaire (121 milliards d’€ engagés pour les soutenir)
    Les deux avaient il y a quelques années un parc nucléaire suffisant pour éviter cette pollution (Allemagne) et cette gabegie (France). Des raisons idéologiques ont conduit à l’abandon du nucléaire, qui n’a connu aucune défaillance depuis 50 ans.
    Il est encore temps de faire marche arrière en France face au précipice, mais ,notre gouvernement semble vouloir faire un grand pas en avant.

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  • @ Studer ou Student et autres pseudos !

    Il est regrettable que ce que vous écrivez est quasiment toujours faux et évidemment jamais étayé de documents crédibles pour confirmer. Persister dans les fake news n’apporte rien ni à vous ni à personne et vous perdez votre temps.

    Pour ce qui concerne la part de charbon en Allemagne elle a bien diminué et va encore diminuer en plus de l’absorption de la part de nucléaire qui va arriver à zéro dans la production électrique.

    En outre vous oubliez les problèmes de stockage de déchets nucléaires dans les mines salines et autres.

    Vous associez charbon et renouvelables sans voir que l’aspect primordial était économique et social et n’avait quasiment rein à voir avec les renouvelables.

    Demandez aux français de passer rapidement à l’électrique plutôt que de dépendre d’énergies fossiles importées et vous aurez des problèmes économiques et sociaux quasi-similaires.

    Données sur l’évolution des renouvelables et notamment charbon/lignite en Allemagne :

    https://www.cleanenergywire.org/factsheets/germanys-energy-consumption-and-power-mix-charts

    .

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  • (suite)

    C’est toujours une erreur en France de faire des analyses superficielles et hâtives qui trompent les personnes peu informées et n’aident pas à prendre les bonnes décisions. Il ne faut pas ensuite s’étonner si l’on a des gilets jaunes qui ne comprennent plus rien tellement certains leurs ont menti :

    On peut voir sur cette analyse beaucoup plus détaillée entre autres d’Agora pour l’Allemagne :

    – que les prix de marché de l’électricité sont moins chers qu’en France
    – qu’elle est “exportatrice nette” vers la France et ce depuis leur transition. Nous sommes donc “importateurs nets” d’Allemagne depuis tout ce temps.
    – la part des renouvelables dans les taxes et leur détail : l’Allemagne comme le Danemark sont parmi les 1er au monde en efficacité énergétique et ce grâce à leur taxe à cet effet et retombées notamment technologiques qui vont avec. S’ils paient pour le moment plus cher leur électricité “avec les taxes” (pour ce qui concerne les particuliers et pas nécessairement les entreprises consommatrices) leurs factures annuelles globales sont identiques, voire moins élevées malgré un climat plus froid.

    Le cas est similaire en Californie où l’électricité est au 6e rang des Etats américains en terme de cherté mais les factures au 49e rang malgré une des parts de renouvelables les plus importantes en Californie.

    – plus de 55% des allemands touchent des revenus des renouvelables qui viennent en déduction, quand elles n’annulent pas entièrement leur facture
    – la part de l’énergie dans leur budget est inférieure en moyenne à celle des français.
    – les sondages réguliers sont favorables aux renouvelables en Allemagne et on ne constate pas de gilets jaunes sur le prix de l’énergie avec toujours un soutien à la transition vers les 100% renouvelables.
    – Les prix de l’électricité TTC en Allemagne n’a quasiment plus augmenté depuis plusieurs années et va commencer à baisser vers 2020, donc l’an prochain.
    – Malgré une légère remontée du solaire en 2018 il y a une baisse constante du prix des renouvelables qui impacte favorablement la tendance. Les renouvelables sont pour beaucoup produites en Allemagne avec en conséquence des retombées économiques favorables.
    – Au plan export les retombées financières du secteur renouvelables y sont évidemment très importantes vus les marchés mondiaux.

    etc

    Bref l’Allemagne était le pays le plus important jusqu’alors dans la transition et a enregistré quelques erreurs et difficultés spécifiques (géographie, sites de production, forte dépendance historique et sociale de Lander au charbon etc) mais elle a permis de nombreux brevets et avancées technologiques, comme des baisses de prix qui profitent au monde entier.

    Cette transition est bien avancée après seulement une quinzaine d’années effectives, ce qui est rapide dans l’histoire des transitions, en particulier avec une telle baise des prix favorisée également par la Chine et d’autres.

    Ses prix TTC vont commencer à baisser vers 2020, sans compter l’arrêt de subventions comme au Danemark alors que nos prix d’électricité sont en tendance haussière.

    On a beaucoup de technologies énergétiques plus chères que les allemands (réseaux de chaleur, unité de biogaz, solaire, EPR etc) et des difficultés à les faire baisser comme à exporter.

    Ceux qui (comme Studer, alias Student etc !) font des analyses superficielles et hâtives feraient donc bien d’y regarder de plus près et faire des bilans complets sur des durées suffisantes aux transitions, d’autant que chaque pays n’est pas similaire, avant de tirer des conclusions quelques peu hâtives.

    Voir entre autres P 51/52 :

    https://www.agora-energiewende.de/fileadmin2/Projekte/2018/Jahresauswertung_2018/Agora-Annual-Review-2018_Energy-Transition-EN.pdf

    .

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  • Approche différente, il est évident que le problème n’est pas le fossile mais l’électricité et la folie d’une société toute électrique!

    44% de l’énergie consommée en France, l’est pour les bâtiments.

    15% de ces 44%, est destiné aux appareils électriques et à l’éclairage, le reste, c’est de la chaleur.

    Le solaire thermique peut parfaitement répondre à ces besoins de chaleur, complété l’hiver par du bois énergie et de la géothermie associée à des thermes ludiques pour en augmenter la rentabilité!

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Communaut%C3%A9_solaire_de_Drake_Landing

    “La Communauté solaire de Drake Landing est un écoquartier situé à Okotoks, dans l’Alberta au Canada. Composé de 52 habitations individuelles, sa construction s’est achevée en 2007. Le quartier est conçu de manière que 90 % des besoins de chauffage annuel des habitations soient couverts grâce à la chaleur produite par des panneaux solaires thermiques. Afin d’atteindre ce rendement, 800 collecteurs solaires ont été installés sur les toits des 52 garages, et un système de stockage de chaleur saisonnier a été mis en place. En 2012, 97 % des besoins de chauffage de la communauté ont été couverts par l’énergie solaire, ce qui constitue un record mondial pour une installation de cette taille.”

    Il faut donc du fer ou de l’ardoise, ainsi que des liquides caloporteurs, exit les terres rares, le silicium et le cuivre.

    Mais ce n’est pas tout, la chaleur fatale peut être transformée en électricité locale grâce aux moteurs Stirling, de la maison individuelle aux bâtiments de plus grosses tailles, quelque soit la source de chaleur!

    Le CO2 neutre des centrales au bois peut être transformé en syngas carburant tout aussi neutre, compatible avec le gaz et le biogaz!

    75% d’emploi dans les services, 30% de télétravailleurs au Danemark, si nous avions 30% de télétravailleurs en France, vivant dans de telles maisons 100% autonomes, y compris pour leur activité professionnelle, combien d’énergie, de temps, d’embouteillages et de CO2 en moins?

    Donc les compléments s’appellent 5G et trains pendulaires, ce qui contribueraient à faire baisser dans de fortes proportions les consommations de carburants fossiles!

    Bien évidemment, il faudra du photovoltaïque avec récupération de chaleur fatale sur les bâtiments des gares, pour produire encore plus d’électricité pour les trains, et des roues à aubes avec stockage par volants d’inertie dans les campagnes pour les bus et les trams, si les centrales à bois sont insuffisantes.

    Les bus et les trams aussi à volants d’inertie, pas de lithium!

    100% des bâtiments à équiper en 25 ans, 1% par trimestre!

    Subventions dégressives pour les particuliers en fonction de leurs revenus, avec un pourcentage égale au taux de fabrication des produits en France.
    100% de subventions pour un foyer à moins de 2000 euros par mois si le matériel est 100% français, zéro à 10000 euros de revenus/mois.

    Plan retraite/bois, avec des essences fourragères pour l’alimentation animale pendant les 20/30 ans de leur croissance, ensuite, on revend le bois.

    La bouffe d’aujourd’hui, c’est de 35% de pétrole!

    Interdiction du béton pour donner un débouché au bois!

    Le béton représentant aussi, 7 à 8% des émissions mondiale de CO2, le trafic aérien, 4%!

    Interdiction du diesel et du fret routier international, remplacés par du gaz, du biogaz, du syngas et des trains et des péniches!

    Obligation de l’hybridation hydraulique pour les véhicules professionnels et du start and stop pour les autres, ainsi que des puits canadiens pour les bâtiments (-5° l’été, + 5° l’hiver).

    Aucunes de ces solutions techniques fiables et éprouvées ne sont proposées par les politiques, ONG et think tank, vendus et subventionnés!

    Ils ne veulent vendre que du nucléaire, des éoliennes et des smart grid!

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  • @ Dan :

    Si vous contestez les chiffres d’Agora et du Fraunhofer précités, argumentez et soyez précis car dire que tout le monde se trompe (y compris le secteur nucléaire qui est plus réaliste que vous dans ses observations) et que vous seul avez raison lorsque la réalité ne vous convient pas, n’est pas une approche scientifique ni objective. Les incantations du site de lobbying “sauvons le climat” auquel se réfèrent vos auteurs, s’il était objectif et honnête devrait s’appeler “sauvons le nucléaire” : je ne lis en effet qu’une répétition des mêmes âneries depuis des années qui ont d’abord voulu faire croire que l’Allemagne ne fermerait pas de centrales charbon, qu’elle ne pourrait s’en passer, qu’elle reviendrait au nucléaire, qu’elle aurait des black-out, qu’il y a des périodes sans vent sur toute la France et sur tout le réseau Entso-e, que l’éolien ne fonctionne que 25% du temps, que c’est un complot des pays nordiques pour bénéficier de subventions alors que de plus en plus de parcs se développent sans subventions désormais etc et maintenant qu’elle ferme des centrales charbon et dispose d’un plan de fermeture précis on prétend qu’elle va simplement remplacer le gaz par le charbon.

    Vous devriez savoir que le gaz a ses limites techniques comme économiques, donc même si vous ne teniez pas compte des engagements de l’Allemagne envers ses réductions d’émissions, voire des hausses du prix du C02, dans tous les cas ils se heurteraient à des limites techniques et économiques face à d’autres évolutions plus favorables en cours dont le sujet a été maintes fois évoqué ici et pour lesquelles l’Allemagne s’investit et progresse comme beaucoup d’autres.

    Pour prendre un autre exemple d’Etat qui n’a pas autant de charbon que l’Allemagne : la Californie a du gaz, çà ne l’empêche pas d’avoir prévu également d’en diminuer fortement l’usage et quels que soient leurs choix c’est dans tous les cas indispensable vue la compétitivité rapidement décroissante des centrales gaz et l’épuisement également rapide des puits de gaz de schiste tout comme la non compétitivité du nucléaire.

    La Russie se heurte au même problème, elle a du gaz mais elle sait qu’il va entrer en concurrence à des productions entre autres d’hydrogène à bas prix donc elle essaie de produire à bas prix de l’hydrogène décarboné à partir de son gaz, mais d’autres commencent à le faire à meilleur prix à partir de solaire CSP, d’approches biotech etc.

    L’Australie a du charbon et constate, malgré les intérêts en jeu et les interventions politiques et la propagande, comme chez nous le secteur nucléaire, qu’il y a des solutions plus économiques et pertinentes qui sont entrain de prendre le dessus.

    Combien de temps va-t-il vous falloir pour analyser les évolutions en cours dans tous les pays et constater les réalités ?

    J’essaie pourtant de publier beaucoup de graphiques sur les évolutions passée qui se sont révélées exactes quand beaucoup de gens comme vous trop fanatiques se trompaient (par exemple sur les baisses des prix du solaire, de l’éolien, du stockage, de l’hydrogène, du biométhane P2G etc) et sur les évolutions en cours, et ils démontrent une réalité bien différente des âneries incessantes publiées par les sites de lobbying et propagande auxquels vous vous référez malheureusement trop souvent et qui ne sont pas la pour dire la vérité mais défendre des intérêts très limités.

    Reprenez leurs articles sur les 10 dernières années (quand ils ne les ont pas supprimés par crainte d’être ridicules) et constatez les énormités qu’ils ont publié.

    Regardez les simples prévisions sur l’EPR (notre “fleuron technologique”) et où on en est à présent après pourtant plusieurs changements à la tête de l’ASN comme de l’IRSN mais un même bilan peu flatteur, alors qu’il aurait été plus efficace d’admettre les réalités plutôt que de sortir d’incessantes bêtises pour tenter de dénigrer les autres technologies.

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  • c’est impensable et suicidaire, on peut faire des raffineries, mais surtout pas de centrales thermiques au fuel , gaz non bio, et charbon, la planète est dans une situation catastrophique et doit diminuer les émissions de CO2, et pas les augmenter.
    CES TYPES DE CENTRALES DOIVENT AVOIR UNE TAXE VERTE DE POLLUEURS (L’EUROPE DOIT MONTRER L’EXEMPLE) ET ETRE OBLIGES DE METTRE DES FILTRES DE RECUPERATION DE CO2 TRES COUTEUX, MAIS QUI EXISTENT AFIN DE DECOURAGER DE NOUVELLES ABERATIONS SUICIDAIRES

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