Pas de triomphalisme avec les énergies renouvelables en Allemagne...

Pas de triomphalisme avec les énergies renouvelables en Allemagne…

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’Allemagne n’est pas totalement exemplaire en matière de transition énergétique. Pourtant, l’institut des sciences appliquées Fraunhofer a publié une étude ce jeudi 3 janvier 2019 qui tend à l’affirmer. En effet, l’organisme allemand tente de justifier les choix de Berlin pour sa production d’électricité. Ainsi, il souligne que les énergies renouvelables représentent la première source de production d’électricité en 2018. Cependant, notre voisin continue d’émettre beaucoup trop d’émissions de gaz à effet serre en raison de l’exploitation intensive du charbon. 

Les EnR dominent désormais le mix électrique…

Après l’accident de Fukushima (Japon), l’Allemagne a décidé de se passer rapidement de l’énergie nucléaire. Théoriquement, les réacteurs encore en fonctionnement devront s’arrêter d’ici à 2022. Pourtant, l’atome assure actuellement 13,3 % de la production d’électricité, avec 7 réacteurs encore en service outre-Rhin.

Cependant, bien aidés par les pouvoirs publics, les énergies renouvelables ont connu un essor très important au cours des dix dernières années. À tel point, qu’elles occupent désormais la première place du mix électrique allemand, juste devant le charbon qui génère 38 % du courant.

Ainsi le mix électrique allemand serait dominé à hauteur de 40,4 % par les énergies renouvelables selon l’institut des sciences appliquées Fraunhofer (l’équivalent allemand du CNRS). Dans le détail, les énergies renouvelables dans le mix électrique se répartissent comme suit : éolien 20 %, solaire 8 %, biomasse 8,3 %, hydroélectricité 3,2 %.

En 2010, la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité n’était que de 19 %. L’évolution est donc remarquable, d’autant qu’elle n’a pas faibli entre 2017 et 2018 (+4,3 %). Selon les prévisions de l’institut, elles pourraient même représenter 65% de sa production électrique d’ici 2030. Mais qu’en est-il des 35 % restants ?

…Mais sont talonnées par le charbon et le lignite

Pour certains, les très bons chiffres de 2018 s’expliquent en grande partie par l’ensoleillement exceptionnel dont a bénéficié l’Allemagne. Une explication toutefois réfutée par l’auteur de l’étude, Bruno Burger, qui indique que la part des énergies vertes se maintiendra à un seuil de 40 % en 2019 grâce à l’installation de nouveaux parcs solaires et éoliens.

Au demeurant, la nouvelle hégémonie des énergies intermittentes (ou variables) ne doit pas occulter le recours excessif au charbon. Ce dernier talonne les EnR dans le mix énergétique allemand avec 38 %. Dans l’hypothèse où l’Allemagne renoncerait définitivement et totalement au nucléaire, les hydrocarbures assureraient alors un socle de puissance pilotable

D’ailleurs, la production électrique allemande est à l’heure actuelle dix fois plus polluante que la production française. Sylvain David, chercheur du CNRS à l’institut de physique nucléaire d’Orsay, expliquait fin novembre 2018 qu’il existe « un facteur dix sur le taux d’émission de CO2 par KWh : la France est autour de 50 grammes, l’Allemagne entre 400 et 600 selon les années ».

Cela montre bien que la sortie précipitée du nucléaire ne permet pas de répondre à l’urgence climatique. C’est pourquoi, malgré les critiques de quelques esprits chagrins, la conclusion du professeur au Collège de France Marc Fontecave ne serait-elle pas pertinente ? Ce dernier affirmait dans une tribune au journal Le Monde, le 29 décembre 2018 que « s’il y a bien une décision qui, à coup sûr, conduira en France à une augmentation des émissions de gaz à effet de serre, c’est celle de réduire la part du nucléaire dans la production électrique ».

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Comme toujours beaucoup d’âneries dans ce publi-reportage nucléaire non signé.

    Lorsque l’on veut arrêter la vente de véhicules thermiques çà prend des décennies car il y a des industries et emplois derrière. Et je n’évoque pas le problème des villes qui veulent les interdire. Et lorsque l’on cherche à financer ce changement tout comme celui des chaudières fuel on se heurte aux gilets jaunes que les allemands n’ont pas, toujours majoritairement satisfaits de leur transition et n’ayant nulle envie de revenir au nucléaire.

    Par contre on voudrait que les allemands qui ont des Länder comme la Saxe et la Bavière très impliqués dans le charbon et qui pour certains craignant de perdre leur emploi votent de plus en plus à l’extrême-droite, ferment en un temps record ces centrales.

    Même si les allemands avaient choisi le nucléaire, ils n’auraient pas pour autant fermé leurs centrales charbon plus rapidement, pas plus que ne le font les chinois ou les polonais ou D. Trump qui en profite même comme d’autres au plan électoral.

    D’une part à cause notamment des emplois et aspects électoraux mais surtout en raison du différentiel important de prix de production avec le nucléaire défavorisé par rapport au charbon.

    Il est courant en France chez certains de perpétuer cet amalgame erroné qu’un pays qui fait des renouvelables y associe nécessairement des centrales charbon.

    C’est également facile de prétendre produire peu d’émissions en ne comptant que la seule et très modeste part “électrique” alors que l’on a épuisé nos réserves de charbon et gaz dans le passé, que nous n’avions donc plus le choix, que ces émissions n’ont pas fait “pschuuuttt” et que l’on a plus un pays de services que l’Allemagne plus industrielle et exportatrice et que lorsque l’on additionne nos émissions “importées” nous sommes assez proches de l’Allemagne.

    Marc Fontecave est membre du conseil scientifique d’EDF et ardent promoteur des gaz et pétrole de schiste et sans être spécialisé en énergie il vient nous parler de décarboner et d’urgence climatique, c’est ce qui au minimum s’appelle être là aussi incohérent.

    La progression des renouvelables étant plus rapide et plus universelle que le nucléaire au plan mondial, on décarbone plus vite avec les renouvelables et l’efficacité énergétique (ce truc qui dérange et que l’on freine à faire progresser car il diminue les consommations) qu’avec le nucléaire. Et pour mémoire çà fait longtemps déjà que l’on sait qu’il faut intervenir sur plusieurs aspects à la fois et qu’il ne reste qu’une douzaine d’années pour agir, donc les solutions partielles ou après 2050 ou des siècles prochains sont pour les rêveurs.

    L’Allemagne était au plus haut autour de 27% de nucléaire en 2004 donc décarboner via le nucléaire plutôt que les renouvelables n’aurait pu se faire qu’au prix du nucléaire des années récentes autour de 100 euros le MWh, les anciennes centrales ayant 34 d’âge moyen auraient entraîné des rénovations et le problème du stockage n’étant pas réglé y est très coûteux compte tenu des problèmes rencontrés.

    Bizarrement ailleurs qu’en France les coûts du nucléaire sont toujours plus élevés. En France c’est d’abord moins cher et çà finit toujours plus cher.

    Les allemands ont fait un choix avant tout économique puisque le prix de marché de leur mix énergétique est moins cher que le nôtre depuis leur transition et nous sommes “importateurs nets” de leur électricité depuis (encore récemment en moyenne moins de 40 euros le MWh)

    Il y a des chances que les prix de l’électricité montent en 2019 car il y a eu sécheresse en 2018 avec arrêt de plusieurs centrales nucléaires en Europe y compris en bord de mer avec la hausse des températures (Suède, Allemagne, Finlande…) et les volumes et niveaux des fleuves n’ont que peu de chances de se reconstituer à temps.

    On oublie que le choix allemand a participé à un essor mondial et universel des renouvelables avec les apports positifs, ce qui n’est pas le cas du nucléaire alors que la Chine a pourtant multiplié le nombre de réacteurs.

    On note que le nucléaire se développe notamment dans des pays du Moyen-Orient regorgeant entre autres de solaire CSP à prix plus compétitif y compris stockage longue durée inclus mais manquant d’eau et étant des zones de conflits.

    Et on nous présente çà comme “décarboner” ces zones de conflits instables, du Soudan à la Corée du Nord en passant par l’Iran, l’Arabie Saoudite etc. C’est drôle cette attirance des pays fréquemment en conflits pour les armements, le nucléaire “civil” et la décarbonisation…

    Confondre volontairement l’histoire, les caractéristiques industrielles, le sous-sol d’un pays, donc les emplois et aspects électoraux des Länder avec des technologies n’est donc que fallacieux et qu’une perte de temps et approche ridicule jamais employée dans les milieux professionnels de l’énergie qui coopèrent la plupart du temps et c’est tant mieux.

    C’est le cas notamment entre 8 pays voisins dont Allemagne et France dans le cadre d’Entso-e, non pour publier des âneries répétitives d’une propagande d’un autre âge qui ne fait pas avancer les choses mais d’optimiser le réseau, la production, l’efficacité, la sécurité etc.

    Le Danemark, entre autres, n’avait principalement que de l’éolien et çà ne l’a pas empêché de décarboner sur une pente plus rapide que nous alors qu’il était pionnier dans ce domaine et une coopération efficace avec notamment la Norvège qui a des excédents hydrauliques à utiliser (et qui sinon seraient perdus) dans le cadre de Nord Pool :

    https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/EN.ATM.CO2E.PC?end=2014&locations=DE-FR-DK-PT&start=1960&view=chart

    De plus environ 70% de l’énergie finale en France sont encore couverts par le pétrole et le gaz. Le Danemark fait beaucoup mieux. Il est selon les années n°1 ou numéro 3 en fiabilité réseau.Il exporte également pour 74 milliards d’euros par an de technologies renouvelables.

    Par ailleurs grâce à sa loi sur l’approvisionnement en chaleur de 1979, les réseaux de chaleur et froid au Danemark desservent désormais 64,4 % des constructions (habitats, entreprises, hôpitaux, écoles etc), dont 98% dans la capitale Copenhague, fournissant ainsi l’intégralité du chauffage, de l’eau chaude et la climatisation.

    C’est le mode de chauffage le plus compétitif du Danemark avant même le gaz ou les pompes à chaleur. On peut ainsi descendre dans plusieurs cas à moins de 24 euros le MWh alors que le gaz est généralement au dessus des 30 euros le MWh en Europe notamment Allemagne qui n’a pourtant pas les prix les plus élevés des réseaux de chaleur. Le réseau fait 30.780 km.

    A titre indicatif le Danemark vise l’indépendance aux combustibles fossiles toutes utilisation énergétiques confondues d’ici 2050.

    La part des énergies renouvelables, dont solaire thermique sur ces réseaux est de 49,6% et devrait s’accroître.

    Le solaire thermique avec stockage peut apporter jusqu’à 50% de chaleur l’hiver et froid l’été d’un réseau de chaleur au Danemark, pourtant bien moins ensoleillé que la France.

    Aalborg par exemple associe solaire plan et solaire CSP pour la production de chaleur (jusqu’à 330°C) et d’électricité via le solaire CSP

    Les pompes à chaleur devraient fournir en complément près de 30% de chaleur et froid et l’incinération des déchets, qui devient plus performante et moins polluante sous forme de “gazéification”, près de 25% d’ici 2050.

    L’usage de la cogénération (production d’électricité et chaleur) concerne 72% du réseau.

    Les réseaux de chaleur danois sont régis par le principe de non-profit. Le prix du chauffage ne doit ainsi pas dépasser le coût de production de chaleur. Cela garantit que les clients sont protégés contre d’éventuels abus résultant du monopole naturel de l’industrie.

    Outre les entreprises appartenant à des municipalités, une grande partie des entreprises de chauffage centralisées danoises sont exploitées en coopératives. Cela signifie que la coopérative appartient à ses propres clients et s’emploie à promouvoir leurs intérêts communs. En plus du principe de non-profit, cela crée un apport de chaleur efficace au prix le plus bas possible pour le client final.

    La situation en France est comparativement très en retard (seulement 6% des bâtiments connectés à un réseau de chaleur – encore moins de froid – et encore très peu de couplage au solaire thermique). De même les prix y sont nettement plus élevés et la cogénération moindre.

    Parmi d’autres inepties, plutôt qu’une diversification intelligente on a préféré une politique “tout nucléaire” au début des années 70 et écouler de l’électricité avec un rendement médiocre via le grand gaspillage des chauffages et chauffes-eau de type grilles-pain dont beaucoup de logements sont encore équipés et qui font exploser les factures en plus d’entraîner des pics de consommation qui nous placent comme champion n°1 au monde loin devant les autres (+2,4 GWh par °C de moins l’hiver et déjà près de 600 MWh par °C de plus l’été), qui sont très coûteux et émissifs.

    On a beaucoup de publicitaires et propagandistes du nucléaire en France qui s’immiscent même dans les “rédactions”, prompts à critiquer les 176 pays et plus – qui ont des programmes renouvelables et d’efficacité énergétique – et qui prétendent décarboner le monde, ce qui n’était nullement l’objectif nucléaire initial, alors que le marché est dominé par Rosatom (60% du marché actuel et tout le monde sait que Poutine qui soutient largement ce groupe ainsi que Gazprom est un écologiste convaincu qui ne dort plus la nuit à cause des émissions de C02…! ) suivi de la Chine, que la part électrique est loin de suffire à décarboner et que le % de nucléaire restera faible au cours des prochaines décennies.

    Il serait donc temps de faire face aux réalités et aux différentes solutions, approches et évolutions technologiques et économiques plutôt que de rester dans la posture publicitaire propagande et marketing qui est loin de répondre aux problèmes à traiter et que l’on nous ressort depuis plus d’une décennie en passant à côté de multiples solutions bien plus pertinentes.

    On ajoute l’équivalent en bâtiments d’une ville comme New-York tous les 34 jours sur Terre jusqu’en 2060 avec entre autres les aspects de l’eau, des déchets etc

    Cà dépasse donc largement le cadre de centrales nucléaires et des chauffages et chauffes-eaux de type grilles pains ou même des seules pompes à chaleur et climatiseurs avec leurs pics de consommation et émissions de gaz réfrigérants encore souvent très réchauffants.

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  • Quant au chauffage électrique domestique direct ou par pompe à chaleur, fustigés par Energie+ , celui-ci est aussi très développé dans les pays scandinaves et au Canada. La France n’est donc pas une exception et ce n’est pas un gros problème !

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  • @ Dan : vos liens n’apportent rien puisque l’un est un point de vue politique d’un ancien ministre de l’environnement en partie opposé au pouvoir actuel alors qu’il existe des études scientifiques et économiques détaillées sur ce sujet. Et l’autre est celui d’une ong pro-nucléaire (c’est une manie chez vous !) et un article généraliste de la Tribune avec des éléments contradictoires.

    Personne ne peut comprendre ce que vous cherchez précisément à démontrer.

    Quant aux chauffages électriques et chauffes-eau de type grille-pain je ne vois pas comment vous pouvez prétendre que çà ne pose pas de problèmes alors que leur efficacité énergétique est nulle, leur consommation et donc coût de chauffage élevé, ce qui impacte la société comme on peut le vérifier en ce moment avec les gilets jaunes pourtant pas les plus défavorisés, en plus du gaspillage énergétique et de leur contribution élevée à la thermosensibilité record en France.

    Vous devriez savoir que c’est à corriger car çà a des conséquences et coûts.

    Pour les pompes à chaleur il faut déjà qu’elles aient le meilleur Cop possible (supérieur à 5) et qu’elles soient correctement installées et entretenues car les contrôles effectués ont démontré souvent des Cop pratiques inférieurs aux Cop théoriques et c’est en particulier trop souvent le cas de chauffes-eaux thermodynamique par exemple malgré leur prix élevé.

    Mais surtout çà ne peut pas être la seule approche si vous avez bien compris toutes les ressources, par exemple et pour ne citer qu’eux, des réseaux de chaleur et froid et leurs prix qui dès lors que l’on s’y prend à temps lors de travaux publics sont le plus souvent parmi le plus bas ou clairement les plus bas comme notamment au Danemark. Sans parler de leur bilan positif tous aspects confondus.

    On vend au moins 10 climatiseurs par seconde dans le monde et la quantité d’énergie nécessaire pour faire face l’augmentation prévue de climatisation intérieure d’ici 2030/2050 va être égale à la capacité électrique combinée des États-Unis, de l’Union européenne et du Japon et vous trouvez que la gabegie énergétique n’est pas un problème.

    EDF donne des aides pour des pompes à chaleur (une aide de marchand d’électricité)
    et Engie pour des chaudières gaz (une aide de marchand de gaz) alors que l’on peut viser bien mieux en durabilité et efficacité énergétique en couplant par exemple avec du solaire hybride comme le font Dualsun (capteurs solaires hybrides) et Daikin (pompes à chaleur Altherma 3 de Cop 5,4 pour la seule pac)

    Ou encore sur le même principe couplage solaire hybride + pompe à chaleur avec Cop de 6,6 à 10 :

    https://www.li-mithra.fr/fr/gamme/helixa

    Quand le solaire fait pour une installation moyenne au moins 50% du chauffage, 70% de l’eau chaude, l’électricité et en moyenne 14.000 km de mobilité électrique par an et une pompe à chaleur de taille réduite le complément, même si c’est plus cher au départ çà dure bien plus longtemps et s’amortit assez rapidement puisque çà couvre aussi l’électricité et la mobilité, voire une partie de couverture de toiture en substitution. une éventuelle piscine etc

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  • Tuile hybride (photovoltaïque et thermique) en verre, entièrement recyclable, plus résistante et durable, avec moins d’entretien qu’une tuile classique, facile et rapide à poser, avec des connections sécurisées pour la production d’électricité, de chauffage, d’eau chaude, de soufflage d’air chaud ou froid et qui évite la surchauffe des toitures en été.

    Elle est plus stable qu’une tuile classique, résiste aux tempêtes et se décline en hybride ou en seulement PV ou thermique ou standard.

    https://www.paxos-koeln.de/english/innovations-by-paxos/solar-roof-tiles/

    .

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  • @Energie+
    Si toutes les solutions que vous proposez ne développent pas chez nous comme vous le souhaitiez, c’est qu’il y a de gros problèmes techniques et financiers dans leur mise en œuvre. Ce sont, là encore, des solutions réservées aux pays riches.

    Répondre
  • @ Dan : contrairement à ce que vous affirmez les solutions que je mentionne se développent chez nous. Voyez entre autres la progression de Dualsun en solaire hybride et qui est de plus en plus connu. Daikin a repris les performants ballons solaires allemands Rotex il y a plusieurs années déjà et son offre est un couplage solaire hybride + pac avec notamment pour partenaire Dualsun (voyez la vidéo plus haut où il y a d’ailleurs une erreur puisque l’Altherma 3 a un cop de 5,4 sur les documents techniques). Nous sommes en 2019, réveillez-vous !

    Les réseaux de chaleur progressent également, même si nous avons du retard tant technique qu’économique par rapport à d’autres puisque nous avions un monopole nucléaire que vous allez voir de plus en plus régresser car il y a de plus en plus de meilleures solutions qui sont de plus en plus compétitives, mais vous ne voulez pas ouvrir les yeux et je vois que vous n’êtes même pas à jour sur les évolutions du nucléaire.

    Vous remarquerez qu’EDF donne actuellement des aides pour de simples pompes à chaleur sans viser les plus performantes ni le couplage solaire dont les Cop sont largement plus élevés et qu’Engie fait de même pour des chaudière gaz. On continue dans le commerce comme d’habitude et non l’efficacité. Certains départements chez eux s’empressent de ne rien changer et c’est pareil dans le secteur automobile où l’on pourrait aller plus vite et mieux.

    De même très peu de sites internet ou d’émissions TV traitent des technologies de pointe, vous pouvez constatez qu’Energeek est le plus souvent largué par rapport à des sites scientifiques anglo-saxons, scandinaves, allemands, néerlandais, chinois ou russes entre plusieurs autres.

    Quand à votre lien de lobbying sur le Danemark et la Suède, il date de 2003 donc toutes les données sont largement erronées, vous travaillez sur des documents d’une part de lobbying donc non objectifs mais en plus qui ont 16 ans de retard. La plupart des chiffres que j’ai vu cités ne sont plus du tout valide. Vous ne faîtes jamais l’effort de sortir des documents sérieux et à jour.

    Par ailleurs quand le Danemark arrive déjà à produire sur certains réseaux de chaleur à moins de 24 euros le MWh et que c’est la forme de chauffage et de froid qui y est officiellement la moins coûteuse, que la part des renouvelables sur ces réseaux est proche de 50% et va officiellement aller au delà suivant leur programme, que le complément se fait de plus en plus via des pompes à chaleur, je ne vois pas très bien comment vous pourriez être compétitif avec du nucléaire autour de 100 euros le MWh tous frais non inclus.

    Quand c’est bien étudié en France et qu’il n’y a pas d’abus ponctuel, vous pouvez également vérifier que les réseaux de chaleur sont très compétitifs, même si nous sommes encore loin d’atteindre des prix aussi bas qu’au Danemark.

    De même j’ai déjà publié ici plusieurs études vous démontrant que le solaire thermique et plus encore hybride est compétitif dans tous les cas, y compris dans les Hauts de France. Sans parler du solaire CSP qui désormais peut s’appliquer à toutes les régions françaises et qui est employé au Danemark pourtant moins ensoleillé.

    De même nous avons du retard dans les bâtiments producteurs d’énergie alors qu’il en existe déjà plusieurs dizaines de milliers dans le monde et que les cabinets d’architecture ou promoteurs spécialisés se développent. Cà coûte à peine plus cher au départ mais c’est très largement plus rentable.

    Contrairement encore à ce que vous affirmez faussement je n’ai aucun modèle de pays et je ne me suis jamais situé dans le débat binaire pro-ou anti-nucléaire puisque j’estime préférable de traiter les déchets nucléaire plutôt que de les stocker pour plus de 100.000 ans et que le nucléaire trouve des applications dans la conquête spatiale, dans le médical etc (et qu’il n’y a donc pas lieu de l’exploiter bêtement face à ses applications futures alors que nous avons les solutions) mais dans l’énergie il n’arrive pas à traiter ses problèmes de manière satisfaisante et il est de plus en plus dépassé au plan des prix et çà va s’accentuer. De plus il n’arrive absolument pas à temps en terme de climat donc ne servira pas à grand chose comme toutes les études le démontrent, même les plus optimistes. En outre il se développe dans des zones instables qui n’en n’ont pas besoin comme au Moyen-Orient qui manquent d’eau et sont de plus nombreux à vouloir l’armement nucléaire et se contrefichent du C02. Cà ne règle pas le problème de climat alors qu’ils croulent sous le solaire, par contre çà met en place d’importants problèmes à venir.

    Simplement dans chaque pays je relève les solutions les plus pertinentes que nous avons intérêt également à exploiter tout comme à exporter.

    Répondre
  • Les “gilets jaunes” (qui ne sont pas la population la plus défavorisée) avec le gel de la taxe carbone nuisent au développement des réseaux de chaleur favorables aux populations les plus défavorisées.

    Et retardent d’autant l’indépendance énergétique alors que les fluctuations du prix du gaz peuvent être importantes.

    Comment les réseaux de chaleur luttent contre la précarité énergétique en France :

    https://www.fedene.fr/comment-les-reseaux-de-chaleur-luttent-contre-la-precarite-energetique/

    Selon le SNCU “les réseaux de chaleur restent compétitifs par rapport aux autres modes de chauffage avec un coût global, en 2017, de 1.111 euros par logement contre 1.218 euros pour le gaz collectif et 1.840 euros pour l’électricité pour une consommation de 170 KWh/m2 par an” (correspondant au niveau de consommation du parc social moyen)

    Répondre
  • @Energie+
    Ou ce trouve les vrais études sur l’entretien des éoliennes avec les boites de vitesses pleines d’huiles ? Ah oui les pale d éolienne en fibre de verre , il faut les changer tous les 20ans (chez Enercon par exemple (Ets allemande))
    Ça ne se recycle pas…et puis faut en faire d’autres… 7 tonnes une pale de 25m grosso modo x3= 21 tonnes pour une petite taille…
    Ah oui ci elle sont pas en fibre c’est de l’aluminium…pas mieux…
    Renouvelable mais pas forcément durable ces trucs…et j’en passe…

    Répondre
  • @ Rom :

    Non les contrats éoliens sont de plus en plus souvent assortis de 30 ans de garantie depuis déjà plusieurs années.

    De plus les éoliennes font ensuite l’objet de “repowering” pour un coût de seulement 15 à 20% du prix initial et en plus avec augmentation de puissance donc de nouveau baisse des coûts de production et meilleur rendement.

    On en profite également pour optimiser les parcs en augmentant également la production de ces derniers avec les technologies les plus récentes et on gagne là aussi en rendement.

    En terme d’EROEI (Energy Returned On Energy Invested) il est très bon pour l’éolien et clairement meilleur que celui du nucléaire. Et plus encore évidemment au fil des phases de repowering et recyclages qui sont presque quasi illimités dans le temps.

    Comparativement le nucléaire ne se recycle que très peu et par exemple l’ASN (Agence de sûreté nucléaire) rappelait encore récemment que les millions de tonnes de bétons contaminés liés aux démantèlements des centrales poseront problèmes car leurs coûts de transports, du fait de leur spécificité et volumes, seraient prohibitifs et il n’y a pas chaque fois des solutions locales. Donc le sujet reste entier. Mais comme EDF a prévu de démanteler sur 1 siècle et que la compétitivité du nucléaire se réduit au fil du temps, comme son développement moins rapide dans le monde que celui des renouvelables le démontre, cela fait dire à certains ingénieurs du secteur qu’une partie des frais de démantèlements risque de rester à charge publique et une fois de plus de nos descendants en plus des dettes etc. puisque EDF comme Engie etc vont beaucoup changer au cours des décennies à venir.

    Comme dans bien des domaines on maîtrise très bien les aspects de lubrification et de recyclage des lubrifiants.

    Et concernant le recyclage complet des éoliennes, on fait désormais des pales aisément recyclables. C’est le cas entre autres du français Arkema (groupe Total) :

    https://www.arkema.com/fr/innovation/energies-nouvelles/energie-eolienne/

    Par ailleurs il est erroné de prétendre que les fibres composites des autres pales ne se recyclent pas.

    Avant tout les pales se réparent.

    Ensuite les filières pour ces composites sont mises en place puisque l’éolien est récent dans la majorité des pays (le Danemark qui a des éoliennes de plus de 30 ans a déjà ses solutions). Il faut en effet des volumes.

    Soit elles sont réutilisées pour d’autres produits et c’est le cas au Danemark, soit elles constituent une alternative aux combustibles et les cendres issues de la combustion ont une teneur en minéraux très élevée et peuvent dont servir de substitut de matière première pour la fabrication du ciment.

    Le bilan est encore meilleur dans le cas de la gazéification.

    Soient elles sont recyclées par exemple par la voie notamment de processus chimiques et retrouvent diverses applications.

    Pour mémoire vous avez également de nombreux autres secteurs produisant des fibres composites en quantités bien supérieures, de l’aviation, aux transports, secteur maritime etc.

    C’est donc bien mieux pris en charge dans le secteur de l’éolien qui intègre le recyclage et qui y a intérêt vue la valeur des matériaux, que dans certains autres secteurs.

    Idem dans le solaire. Et idem dans les batteries car on lit parfois que le lithium, cobalt etc ne se recyclent pas. Cà se recycle à 100% et à bas coût.

    Vous avez raison de sous entendre qu’il vaut mieux faire de l’efficacité énergétique que d’avoir à produire de l’énergie qui a forcément un impact mais jusqu’à présent on avait pris la mauvaise habitude de gaspiller l’énergie et changer nos bâtiments en constructions passives de moins de 15 kWh/m²/an et autonomes en énergie va prendre plusieurs décennies.

    La vocation du solaire à l’avenir n’est pas de s’étendre dans de multiples parcs solaires mais d’intégrer les bâtiments. L’éolien n’a pas non plus vocation à se multiplier de manière déraisonnable mais par contre çà nécessite d’améliorer les bâtiments, l’efficacité énergétique etc.

    Il y a de quoi faire et le secteur du bâtiment entre autres a un rôle important à jouer et c’est plus durable.

    J’en profite d’ailleurs pour rappeler qu’il ne faut pas oublier de porter toutes les piles, batteries et autres déchets électriques et électroniques dans les espaces de recyclage des magasins car beaucoup de français continuent de mettre çà directement en poubelle et c’est au final très polluant, risqué, coûteux etc. Et les volumes et impacts sont gigantesques au plan mondial.

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  • @Energie+
    “En terme d’EROEI (Energy Returned On Energy Invested) il est très bon pour l’éolien et clairement meilleur que celui du nucléaire.”

    Avez-vous une source et des chiffres? Parce que rapporté au MW, ca me parait discutable en prenant en compte l’intermittence.
    Si c’est rapporté au MWh produit, il faut voir le pas de temps: 20, 40 ou 60 ans?

    Répondre
  • @Energie
    Il est très facile de mettre en avant le “faible coût ” du MWh distribué par des réseaux de chaleur urbains, mais c’est oublier les énormes subventions et aides publiques (ADEME – Union Européenne – et autres) que ces moyens exigent. https://reseauxchaleur.wordpress.com/tag/financement/
    D’autre part, cela vous va bien de classer comme lobbyistes du nucléaire toutes les personnes et organismes aux opinions différentes des vôtres sur la question alors que la plupart de vos liens renvoient vers des sites des lobbies des énergies renouvelables.
    Vous faites très souvent l’éloge du modèle danois, quoique vous en dites. Ce pays très riche de par son pétrole, son carbone et son gaz, émet des quantités de CO2, entre autres polluant, deux fois plus que notre pays par habitant.

    Répondre
  • @ Lem : voir tableau du lien ci-dessous parmi d’autres. C’est à même quantité d’énergie produite pour chaque énergie.

    https://www.intechopen.com/books/precious-forests-precious-earth/energy-return-on-investment-eroi-of-different-wood-products

    @ Dan : Pensez-vous que le nucléaire ne reçoit pas d’importantes aides ? Elles sont énormes et je n’ai pas le temps de vous faire la liste. Mais outre les aides publiques à la recherche et formation, à l’ASN (300 millions d’euros par an) à l’IRSN etc, les renflouements comme Areva et autres augmentations de capital d’EDF, le nucléaire ne se vendrait pas sans soutien massif de l’Etat (de la GB à l’Inde etc), il emprunte largement à taux bas grâce à l’Etat qui est derrière à plus de 80%. Quand une centrale est mise à l’arrêt il y a d’énormes aides à la prise en charge et reconversion. S’il y a un accident majeur qui peut coûter, comme le précisait la cour des comptes dans son rapport de 2012, de 500 à 1000 milliards d’euros par réacteur (on en a 58), vous croyez que c’est EDF qui va payer ce gouffre ?

    Les réseaux de chaleur n’ont, dans leur très grande majorité en France, pas été prévus dans l’urbanisme (à cause de la politique clairement affichée dans les documents des années 70 comme “tout nucléaire”, qui en conséquence nuisait aux autres pourtant très efficientes : solaire thermique, hydraulique etc et les musées de l’hydraulique le rappellent car ce secteur et d’autres en ont bavé).

    On part donc pour ainsi dire de zéro dans la plupart des villes et il y a des coûts importants de creusement de voirie etc Les aides aux réseaux de chaleur sont pour une part importante des retombées pour les communes donc les emplois, permettent d’aider aux connexions de bâtiments souvent publics, hôpitaux, écoles, HLM d’Etat etc (donc retour sur investissement public rapide et important), à fournir une énergie à bas prix stable et contrairement à ce que vous indiquiez ne sont pas une énergie pour pays riches mais au contraire aide les plus défavorisés comme les liens que j’ai donné confirment.

    Le réseau de chaleur russe est important et date de l’époque communiste soviétique, n’allez pas leur dire que c’est une énergie pour riches ils vont rigoler !

    Et n’allez pas non plus contester à EDF les aides dont profite sa filiale Dalkia pour ses réseaux de chaleur (et autres aides que reçoit EDF dans tous les secteurs y compris énergies renouvelables, stockage, transport, mobilité etc) c’est une part croissante et rentable de ses activités et qui le sauve de plus en plus des difficultés de sa partie nucléaire.

    Ce ne sont pas les aides aux réseaux de chaleur (qui sont réduites comparativement à l’énergie produite sur la durée) qui font que le prix de l’énergie qu’ils produisent est bas. C’est principalement le fait que les techniques employées sont efficaces.

    Enfin vous oubliez que le nucléaire n’alimente pas les réseaux de chaleur compte tenu de ses risques (même si certains ont pensé relier la centrale de Nogent qui est à 100 km de Paris mais çà n’a guère d’intérêt vue la distance et le fait que les centrales étaient faites pour produire avant tout de l’électricité et pas une chaleur à la température souhaitée pour des réseaux de chaleur mais qui convient aux bassins de crocodiles !)

    En conséquence le réseau de chaleur vient bien en remplacement d’énergies fossiles importées, en plus de réduire la pollution et ses coûts. Donc c’est tout bénéfice pour l’Etat (qui importe 40 milliards d’énergie fossile par an et bien plus quand les prix du pétrole et gaz montent) et également pour l’Europe (qui importe pour 350 milliards d’euros par an d’énergies fossiles).

    Faîtes les comptes vous verrez que les réseaux de chaleur sont un investissement compétitif assez rapidement amorti et largement rentable pour tout le monde sur la durée (sauf les producteurs d’énergies fossiles)

    Mais il est plus cher en France (à cause de l’histoire “tout nucléaire”) qu’au Danemark qui a fait dans ce cas un bon choix.

    Enfin et encore une fois, je n’ai aucun modèle je cite uniquement les meilleurs exemples dans chaque pays qui peuvent nous être utiles puisque nous dépendons à 70% d’énergies fossiles. Par contre c’est vous qui semblez avoir un modèle “tout nucléaire” et n’avez pas l’objectivité comme moi pour chaque énergie d’en voir leurs limites et défauts respectifs.

    Dès que j’anticipe ou trouve une technologie meilleure, je change. Rien que dans le solaire thermique et production électrique, qui n’est pas forcément PV (par exemple photosynthèse artificielle) il y a des avancées notoires dont on ne parle encore quasiment pas en France.

    Les gilets jaunes, dont on connaît depuis longtemps les problèmes, au lieu de manifester à l’ancienne et d’entraîner des coûts de 50 milliards d’euros en 1 seul mois que tout le monde devra supporter eux compris) devraient se rendre compte que des centaines de milliers de personnes rien qu’en France travaillent continuellement à l’amélioration des solutions, technologies et baisse des prix dans tous les domaines et en particulier dans les domaines de l’énergie, des transports etc mais c’est souvent complexe et çà prend un peu de temps.

    Pourtant on a fait largement baisser le prix du solaire et les techniques connexes qui permettent par exemple l’autonomie suivent, les batteries des véhicules également et çà va continuer, des constructeurs auto cherchent à réduire le prix des véhicules mais ce sont malheureusement plus souvent des PME alors que les grands constructeurs et quelques autres grands groupes cherchent trop souvent de la valeur ajoutée.

    Entre par exemple les maisons dîtes “du futur” ultra numérisées mais qui vont entraîner des consommations, utilisation de ressources, coûts etc et la réalité d’une part importante de la population, on ne peut constater que les écarts entre les objectifs des grandes entreprises et leurs concepteurs et la situation réelle d’une part de la population.

    Il y a des produits qui ne seront jamais fabriqués par une grande entreprise internationale car elle a des objectifs globaux. A l’inverse il y a beaucoup d’entreprises plus petites qui peuvent faire ces produits mais qui à l’inverse manque de capacités de R&D, de présence internationale etc

    D’où la nécessité pour un Etat d’anticiper et d’identifier les secteurs et technologies qui vont être utiles et d’aider la R&D dans ces secteurs et ensuite au capital-risque et autres financements de prendre le relai.

    Dans le cas pratique des gilets jaunes qui se heurtent par exemple à la mobilité, il est techniquement assez facile en France de sortir un véhicule léger, profilé et électrique pas cher avec une autonomie augmentée à au moins 500 km et sans gadgets inutiles.

    Mais les constructeurs ne le font pas car ils ne vendraient plus leur gamme plus chère et plus rentable pour eux.

    Et pour une PME qui peut lancer un tel produit c’est très coûteux. Exemple Gazelle Tech en France qui peut faire des carrosseries et structures de véhicules de moins de 500 kg (donc meilleure autonomie) ou Lightyear One aux Pays bas qui lance un véhicule électro-solaire de 800 km d’autonomie mais qui est obligé de vendre la première série à prix élevé car il part de zéro. On en a laissé plein d’autres, qui apportaient pourtant des solutions, déposer le bilan.

    Il est donc nécessaire d’anticiper des solutions technologiques ou autres, d’apporter des aides quand elles sont pertinentes, çà éviterait des crises comme celle des gilets jaunes et autres qui restent sur le bord de la route car la concurrence mondiale est de plus en plus forte avec la démographie en hausse etc.

    Autre exemple si EDF et Engie plutôt que de subventionner l’achat de pompes à chaleur pas les plus performantes et des chaudières à gaz importé pour faire consommer leur business habituel, aidaient les solutions les plus performante couplant le solaire hybride etc ils vendraient bien moins d’électricité et de gaz et seraient obligé d’innover dans leurs activités mais ils aideraient largement les populations en difficulté avec les retombées positives qui vont avec.

    Quand les hôpitaux, écoles, bâtiments publics, populations etc peuvent bénéficier de réseaux de chaleur et froid qui dans l’idéal devraient être aux bas prix du Danemark à moins de 30 euros le MWh, les retombées économiques durables locales ne seraient pas négligeables du tout et on parlerait beaucoup moins de précarité énergétique et autres formes de précarité.

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