Le mix électrique français, un modèle de complémentarité ?  - L'EnerGeek

Le mix électrique français, un modèle de complémentarité ? 

mix-electrique-france

Alors que l’urgence du réchauffement climatique nous impose de revoir en profondeur notre système de production énergétique et de se défaire une fois pour toute de l’emprise des énergies fossiles les plus polluantes (au profit des énergies renouvelables), la transition vers un modèle plus durable nécessitera du temps et de lourds investissements avant d’être véritablement efficiente. En attendant, le modèle français, basé sur la complémentarité des moyens de production décarbonés, semble le mieux armé pour assurer un approvisionnement électrique de qualité et respecter les nouvelles normes environnementales. Explications.

 

Le mix électrique définit la part des différentes sources d’énergie (fossiles, nucléaire, hydraulique, autres énergies renouvelables) dans la production d’électricité nationale. Il était composé en France, pour l’année 2016, à 72,3% d’énergie nucléaire, à 12% d’énergie hydroélectrique, à 8,6% d’énergies thermiques (gaz, fioul et charbon), et à 7,1% d’autres énergies renouvelables comme le solaire, l’éolien, et les bioénergies.

Composition du mix électrique français en 2016 @RTE

Un mix électrique français bas carbone, compétitif et diversifié

Premier producteur d’électricité en France et en Europe, le groupe français EDF joue logiquement un rôle de premier ordre dans le maintien d’une production d’électricité décarbonée, et tente de concilier au mieux les impératifs environnementaux aux besoins d’approvisionnement croissants de la population. Avec une puissance installée nette de 132,3 GW dans le monde au 31 décembre 2016 (dont 30,5 GW d’énergies renouvelables) pour une production mondiale de 583,9 TWh, l’énergéticien français dispose du parc le moins émetteur de CO2 par kilowattheure.

Lire aussi : EDF EN finalise l’acquisition du groupe Futuren

Il a produit seulement 16 grammes de CO2 par KWh en France l’année dernière, soit 20 fois moins que la moyenne européenne (environ 300 grammes par KWh), et a divisé par deux ses émissions depuis 1990. Une baisse significative donc qui résulte d’une politique industrielle bas-carbone de long terme comprenant notamment la fermeture des centrales charbon, l’amélioration du rendement des centrales thermiques, le maintien d’une capacité nucléaire de base et la multiplication des moyens de production renouvelable. Les énergies vertes sont d’ailleurs toujours au cœur de la stratégie de développement du groupe qui souhaite doubler la capacité de son parc de production renouvelable, pour atteindre environ 50 GW à l’horizon 2030.

Emissions de CO2 du groupe EDF en France et à l’international @EDF

EDF produit en fin de compte plus de 95% de son électricité sans émission de CO2 grâce à un mix de production compétitif, complémentaire et décarboné composé principalement d’énergies nucléaire et hydraulique. Ce mix est peu exposé aux fluctuations des marchés des hydrocarbures et du charbon, et offre donc de faibles coûts variables de production, tout en permettant de répondre de façon adéquate à la couverture des besoins des clients du groupe. A la fois flexible et rapidement mobilisable, le parc français permet en effet de garantir une production stable à moindre coût tout au long de l’année et de répondre efficacement aux pics de consommation soudains, comme ce fut encore le cas cet hiver.

Le nucléaire comme seule réponse décarbonée à l’intermittence des EnR

Si la France peut donc se prévaloir d’un mix électrique peu carboné en accord avec les objectifs environnementaux définis dans l’Accord de Paris, cet équilibre reste fragile, et le maintien d’une production d’électricité à la fois diversifiée et complémentaire apparaît aujourd’hui indispensable si le gouvernement souhaite respecter ses engagements en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Un mix électrique 100% renouvelable comme il a pu être évoqué dans certains rapports, semble pour le moment peu réaliste techniquement parlant, et ferait surtout peser de nombreux risques sur la garantie d’approvisionnement des consommateurs français et l’indépendance énergétique de notre pays.

Lire aussi : Pour Nicolas Couderc, toutes les sources d’énergie sont « complémentaires » et non « concurrentes »

Malgré un développement croissant et des tarifs de plus en plus compétitifs, les énergies vertes ne sont pas encore en capacité d’assumer les exigences de notre alimentation électrique sans l’aide d’une énergie de base qui ne soit pas dépendante des aléas climatiques ou naturels. De par leurs coûts de production encore élevés et leur caractère intermittent, les EnR restent liées au développement de nouvelles technologies efficientes en matière de stockage de l’électricité, et l’état actuel des connaissances ne permet pas de dépasser les conséquences de cette intermittence sur la stabilité et la sécurité du réseau d’approvisionnement. Comme l’explique dans l’Opinion l’économiste et ancien membre du cabinet du commissaire européen à l’énergie, Bruno Alomar, « les problèmes non résolus de stockage de l’électricité sur le long terme, en grands volumes et à un prix compétitif, obligent à penser l’intégration des renouvelables en complément d’une source peu chère et très productive ».

Le choix d’une énergie non-renouvelable s’impose donc pour constituer le cœur du mix électrique national, et l’énergie nucléaire, à la fois bon marché, stable et non émettrice de CO2, reste une solution valable à moyen terme. En France, la production électronucléaire a déjà permis au groupe EDF de réduire de façon considérable ses rejets de polluants sur les vingt dernières années (réduction de 70 % des émissions d’oxyde d’azote et dioxyde de soufre durant cette période), tout en offrant une production constante dans la durée et une électricité parmi les moins chère d’Europe. A l’inverse, l’Allemagne en faisant le choix du charbon et du gaz, a fait du même coup exploser ses émissions de gaz à effet de serre, pour devenir ces dernières années un des plus gros pollueurs européens.

Lire aussi : « Tous les pays qui souhaitent décarboner leur mix électrique utilisent le nucléaire »

Le groupe EDF plaide en ce sens pour la construction dans les années à venir, d’un mix électrique équilibré et décarboné à coût raisonnable en s’appuyant sur des technologies complémentaires, et qui comprendrait une combinaison optimale de nucléaire et d’énergies renouvelables en voie de développement. Pour Jean-Bernard Lévy, Président du groupe français, « il est aujourd’hui nécessaire de définir un cadre qui permette d’investir dans des conditions équitables, sans discrimination, dans toutes les filières bas carbone : éolien, solaire, biomasse, hydraulique, nucléaire« .

Crédits photo : Marabu

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
lun 23 Juin 2014
Dans un rapport publié mercredi 18 juin, date symbolique correspondant à la présentation du projet de loi sur la transition énergétique, la Fondation Terra Nova a plaidé en faveur de l'exploration des gaz de schiste en Europe. Selon ce laboratoire…
lun 18 Jan 2016
Imaginez des vêtements qui pourraient libérer de la chaleur pour vous garder au chaud, ou un pare-brise de voiture capable de stocker l'énergie solaire et de la relâcher instantanément en cas de gel. Ces scénarios dignes d'un film de science-fiction…
dim 13 Déc 2015
Après le tonnerre d’applaudissements, samedi 12 décembre, venu clore la conférence sur le climat de Paris, que restera-t-il de cette COP21 ? Si les 195 participants ont signé l’accord final proposé par Laurent Fabius, il doit encore être ratifié dans chaque pays. De…
mer 7 Oct 2015
Confrontée à de nombreux problèmes d'approvisionnement, l'Afrique doit, selon l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), investir massivement dans de nouvelles capacités de production électrique et privilégier les énergies renouvelables abondantes sur le continent. Le dernier rapport de l'Irena intitulé…

COMMENTAIRES

  • Quand nous avons commencé le nucléaire on se fichait complètement des émissions de Ges et si nous avions eu un sol riche en lignite nous aurions opté pour la lignite mais nous n’avions plus guère d’énergies fossiles, donc seul restait le nucléaire en plus des considérations de dissuasion.

    Si nous avions fait des renouvelables (on avait étudié le solaire sous Napoléon III mais il ne s’est alors pas avéré assez compétitif avec les technique de l’époque face au charbon), nous aurions un meilleur bilan d’émissions et serions sans doute leaders, exportateurs, avec des prix de l’énergie encore plus bas.

    L’Allemagne n’a nullement fait « exploser » ses émissions de Ges avec les renouvelables, elles ont au contraire baissé de 27% sur la base de 1990 à récemment, soit plus que nous et comme le confirment des données de l’Iea que je viens de revérifier ou encore celles sur une période proche de l’article ci-dessous qui explique les raisons :

    http://decrypterlenergie.org/la-sortie-du-nucleaire-en-allemagne-entraine-t-elle-une-hausse-des-emissions-de-co2

    De plus tout le monde constate (dont la Cour des comptes britanniques NAO et bien d’autres) que le nucléaire récent tous frais inclus n’est plus compétitif face aux renouvelables (en plus d’être plus émissif sur tout son cycle et beaucoup plus long à implanter) donc la transition se réalise sur des raisons économiques et plus politiques. Cà se vérifie partout.

    Répondre
    • La question n’est pas de savoir si on a construit le parc nucléaire avec en tête des enjeux climatiques, la question est de savoir si ça marche ou pas. Et oui, ça marche.

      Contrairement au PV et à l’éolien que les allemands construisent depuis les années 2000, qui n’ont pas provoqué de baisse sensible de leurs émissions (elles ont baissé dans les mêmes proportions que chez nous alors que nous partions de 50% plus bas)..

      Répondre
      • Les renouvelables sont plus efficaces, moins coûteuses et moins risquées comme la réalité des évolutions (voir données actuelles et projections de l’IEA pourtant pas pro-Enr par exemple ou bien d’autres en attestent) et de plus en plus d’études études le démontrent.

        Pourquoi croyez vous que Nature, revue scientifique réputée avec comité scientifique etc publie les études de différents travaux pointus dans le monde qui concluent à la nécessité de passer au plus vite au 100% renouvelables, ce n’est pas un biais partisan, c’est uniquement parce que c’est la solution la plus efficace, la plus rapide, la moins coûteuse et la moins risquée. Le nucléaire reste une niche en raison de ses problèmes même en intégrant les dernières avancées.

        « With no time to wait, all countries should adopt plans for achieving 100% renewable electricity production, while ensuring that markets can be designed to enable renewable-energy expansion »

        https://www.nature.com/news/three-years-to-safeguard-our-climate-1.22201

        Répondre
        • L’article de Nature parle de la nécessité de faire baisser les émissions de CO2. Il ne dit absolument pas quelle énergie serait plus efficace pour cela.

          Répondre
          • Vous survolez toujours les sujets, l’article de Nature dit entre autres : « With no time to wait, all countries should adopt plans for achieving 100% renewable electricity production, while ensuring that markets can be designed to enable renewable-energy expansion. »

    • Et si on prend les statistiques SOeS du Ministère de l’environnement, que j’ai enfin pu trouver (voir p28/80 : http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Produits_editoriaux/Publications/Datalab/2016/chiffres-cles-du-climat-edition2017-2016-12-05-fr.pdf), les émissions allemandes de CO2 par habitant sont passées de 1990 à 2014 de 12.5t à 9.3t, tandis que nous sommes passés de 6.7 à 5t.

      Autrement dit, les allemands ont fait -25.9% sur leurs émissions de CO2 par habitant en investissant des centaines de milliards d’euros dans le PV et l’éolien, tandis que nous avons fait -25.4% en économisant notre argent.

      L’efficacité de la transition énergétique allemande est donc imperceptible, et c’est extrêmement problématique pour eux comme pour nous qui subissons leur pollution.

      Répondre
      • Votre lien confirme mon lien ci-dessus soulignant la plus forte baisse des émissions en Allemagne (- 23,9) qu’en France (- 16,3) de 1990 à 2014 (page 26/80)

        Pa habitant vous ne tenez toujours pas compte des émissions « importées » en France plus axée services (ni d’ailleurs du climat plus froid allemand).

        Si vous voulez un résultat, il faut arrêter de tricher avec les chiffres comme vous le faîtes en permanence en ne prenant que des données partielles.

        Enfin il vous a échappé que la Grande Bretagne a fait mieux avec 28,3 % de baisse et qu’elle a augmenté dans le même temps sa part d’éolien et de biomasse notamment.

        Pourquoi voulez vous que les renouvelables émettent plus alors que sur tout leur cycle elles émettent moins que le nucléaire.

        C’est la raison pour laquelle de nombreux organismes et universités soulignent que la meilleure solutions est d’accélérer le déploiement des renouvelables qui est plus rapide, moins risqué et moins coûteux désormais.

        Répondre
        • Vous choisissez encore une fois le chiffre qui vous arrange :

          Les émissions de CO2 par pays, alors que la population allemande est restée stable sur la période étudiée et que la nôtre a cru d’environ 10%. Forcément, cet effet rend les chiffres allemands moins mauvais…

          Répondre
        • Encore une fois, l’Allemagne émet environ 10 fois plus de CO2 que nous pour produire à peu près la même quantité d’électricité. 10 fois plus !!

          Répondre
          • Ce ne sont pas des chiffres qui m’arrangent. Les chiffres par habitant n’ont guère d’intérêt dans ce qui nous préoccupe et qui est le climat car ce qui l’impacte c’est la quantité globale émise. Je vous dirais même que la quantité émise par l’Allemagne ou la France est sans grand intérêt comparé à l’approche mondiale, je pense que vous le comprenez aisément.

            Ce ne sont en outre pas les faibles variations démographiques d’une courte période qui changent la donne mais plus les variations économique plus globales qui intègrent d’autre variantes, de compétitivité, d’évolutions industrielles etc.

            A ce titre comparer les chiffres en tenant compte du PIB a un certain intérêt. Et la aussi l’Allemagne fait mieux que nous avec leurs renouvelables comme vos liens en témoignent.

            Enfin vous pouvez lire sur votre lien que les émissions par habitant ne sont qu’une simple division par habitant ce qui alerte qu’il faut donc tenir compte des émissions importées.

            On peut en effet toujours dire que l’on diminue ses émissions comme la France ou plus encore la Russie en fermant des usines polluantes et en faisant fabriquer ailleurs.

            Vos comparaisons ne sont donc pas pertinentes concernant la réalité des émissions.

          • M’enfin c’est ridicule et de mauvaise foi ! Si il ne faut pas tenir compte de la population, alors la comparaison France/Allemagne est d’autant plus en défaveur de l’Allemagne, elle qui a 20 millions d’habitants de plus que nous ! Comparons nous aux États-Unis ou à la Chine tant qu’on y est !

            Et oui, l’évolution de cette population est bien évidemment un facteur pertinent : Ce que ces chiffres disent, c’est que nous avons réussi à accueillir 10% de bouches à nourrir en plus sans pour autant que nos émissions n’augmentent en proportion.

            « Accuser les renouvelables comme je le vois chaque fois de la part du secteur nucléaire d’être responsables de plus d’émissions »

            Non c’est l’inverse, je les accuse de ne pas les faire assez baisser, ce qui est la plus pure vérité.

          • Je vais tenter d’être plus clair !

            Nous comparons une « évolution » d’une date à une autre pour chaque pays.

            Les paramètres influents sont les variations économiques dont l’activité industrielle etc et il faut tenir compte des délocalisations d’activités polluantes.

            En bref des facteurs les plus impactant.

            Si vous prenez l’évolution des émissions par habitant mais que la démographie donc les naissances sont plus élevées en France au cours de la période, vous obtenez évidemment une baisse plus forte en France donc un résultat erroné.

            Vous ajoutez donc un paramètre qui dans notre cas n’apporte rien pour la comparaison d’évolution qui nous intéresse, à savoir l’impact positif ou non des renouvelables en Allemagne.

            Raison pour laquelle votre lien rappelle que la seule division par habitant ne suffit pas.

            L’IEA parmi bien d’autres constate les mêmes évolutions plus positives de l’Allemagne

            World CO 2 emissions from fuel combustion :

            Déjà sur la période 90/2007 la France enregistrait une hausse de 4,9% de ses émissions et l’Allemagne de moins 16%

            Alors que je vous le rappelle la centrale nucléaire de Civaux est entrée en fonction en 2002 et vous n’allez pas me dire que ce sont les bébés nés à cette période qui sont responsables de cette hausse des émissions !

            Et sur la période 90/2014 l’Allemagne dépasse ses objectifs de Kyoto (- 23%) et nous ne les atteignons pas (-17%)

            Tableau 20 page 21

            https://www.iea.org/…/CO2EmissionsfromFuelCombustion_Highlights_2016.pdf

            Si vous divisez les chiffres par la population, vous obtenez des résultats un peu meilleurs que ceux observés pour la France mais çà ne traduit pas la réalité de l’évolution des émissions qui nous importe.

            J’espère avoir été assez clair cette fois car les émissions de la France et de l’Allemagne représentent un peu plus de 3% des émissions mondiales.

    • La région PACA n’a actuellement aucune centrale nucléaire. Donc pas vraiment d’autre choix que de faire du 100% ENR à terme, même s’ils ne cracheront évidemment pas sur l’électricité nucléaire venue des régions voisines.

      Rappelons que, comme les énergéticiens allemands, ENGIE a pour politique de prolonger autant qu’elle peut toutes les centrales nucléaires qu’elle possède, et pour le reste de se concentrer sur les seuls actifs rentables (parce que réglementés ou subventionnés), à savoir les réseaux et les ENR.

      C’est une décision logique compte-tenu du contexte réglementaire, mais rien ne dit que c’est la meilleure solution (la moins chère, la plus efficace) vis-à-vis de la collectivité.

      Répondre
      • C’est votre interprétation non scientifique et partisane une fois de plus car Engie comme d’autres répondent à des appels d’offres sans subventions dans le monde.

        L’étude approfondie d’Engie conclue que les renouvelables seraient 20% moins cher que le nucléaire actuel pourtant largement amorti depuis les années 60.

        Mais c’est vrai Engie et tous les autres énergéticiens et universités dans le monde se trompent tout comme les 195 pays qui font des renouvelables, seul Bachoubouzouc a raison !

        Répondre
          • Quand une centrale est en état satisfaisant au plan des risques ou que le bilan des coûts de rénovation est favorable, il est évident qu’un opérateur va poursuivre l’activité de la centrale concernée.

            Beaucoup de scientifiques comme moi même ne disons pas qu’il faut fermer les centrales existantes si çà ne se justifie pas mais que selon tous les travaux réalisés il est désormais plus pertinent en fonction de tous les paramètres de s’orienter vers le plus d’efficacité énergétique qui est primordial et le 100% d’énergies renouvelables ou du mix le plus favorable selon la situation des pays. Par exemple en France on a une part de nucléaire, on fait avec mais ouvrir des nouveaux EPR de génération 3 n’est pas la bonne voie.

            Dans des pays qui ont des centrales thermiques, il est parfois plus rapide et efficace d’opter pour une meilleure technologie pour le court terme que d’attendre que toute une transition soit réalisée et qui est forcément plus longue.

      • Pour parfaire ces commentaires, PACA profite d’environ 1,8GW en capacité de production brut par les CCG EDF et ENGIE.

        Répondre
    • La question n’est pas de savoir si une solution est populaire, mais si elle est efficace. Et pour l’instant tous les chiffres montrent que leur solution ne marche pas.

      Répondre
      • Si vous approfondissiez le sujet allemand que vous déclariez comme l’américain ne pas connaître mais qui ne semble pas vous empêcher de tirer des conclusions hâtives, vous verriez, outre le fait qu’ils progressent plus vite que nous comme vos propres liens confirment les miens (et qu’en plus ils sont n° 1 mondial en efficacité énergétique et exportent plus que nous grâce à cela dans ce domaine), que leur bilan n’est pas aussi mauvais que vous voulez le faire croire, tant au plan des résultats, qu’au plan financier (qui aurait été plus coûteux avec du nucléaire)

        Les suédois entre beaucoup d’autres font le même constat:

        « Suède 100% d’énergies renouvelables en 2040 et suppression progressive du nucléaire plus coûteux »

        « L’énergie nucléaire est très coûteuse en raison des règlements de sécurité et du financement de la gestion à long terme des déchets nucléaires, entre autres » a déclaré Anne Vadasz Nilsson, directrice générale du Swedish Energy Markets Inspectorate.

        «Les énergies renouvelables sont moins coûteuses tout comme moins chères à mettre en service et à faire fonctionner, ce qui lié à de faibles prix de gros rend désormais moins probable que les nouvelles centrales nucléaires remplacent les autres qui seront supprimées au fil du temps »

        http://uk.reuters.com/article/uk-sweden-renewables-idUKKCN12P0E8

        Répondre
    • Super, alors pourquoi l’Allemagne est encore une des plus gros pollueur d’Europe ?

      Leur secteur électrique émet environ 10 fois plus de CO2 que le nôtre (de l’ordre de 300 millions de tonnes par an, contre 30 millions de tonnes sachant que nous allons bientôt fermer nos dernières centrales au charbon).

      Il serait bon pour la planète que les allemands arrêtent de se donner des airs vertueux et qu’ils le deviennent vraiment (au lieu de chercher toutes les excuses du monde pour, par exemple, refuser une hausse correcte du prix de la tonne de CO2).

      Répondre
      • Les allemands (partis pourtant de beaucoup plus loin vus leur sous sol, histoire industrielle y compris actuelle plus exportatrice que la nôtre), progressent plus vite que nous comme mes liens et le vôtre plus haut le confirment : plus forte baisse des émissions en Allemagne (- 23,9) qu’en France (- 16,3) de 1990 à 2014 (page 26/80)

        Un EPR qui produit à 130 euros le MWh, tous frais non inclus, n’a plus de chance d’être compétitif face à du solaire attendu entre 17 et 25 euros en Europe avant 2030 ou à l’éolien qui tend déjà vers les 40 euros le MWh

        Répondre
        • Encore une fois non : A population égale, les émissions de CO2 allemandes baissent au même rythme que nous, alors qu’ils ont 40 ans de retard.

          Répondre
          • Voir plus haut mon explication. Nous avons « exporté » nos émissions plus que les allemands en ayant plus d’activités de services quand les allemands ont poursuivi leurs activités industrielles et d’exportations.

            Vous savez très bien qu’il y a par exemple beaucoup d’entreprises qui pour éviter des taxes C02 délocalisent leurs production.

            Pourquoi voulez vous que les renouvelables qui sont moins émissives, produisent plus d’émissions que le nucléaire si on a un équilibre adéquat entre renouvelables et stockage.

            Accuser les renouvelables comme je le vois chaque fois de la part du secteur nucléaire d’être responsables de plus d’émissions est fallacieux et une erreur d’analyse que tous les scientifiques et ingénieurs allemands (et d’autres pays concernés) connaissent bien et à laquelle ils ont largement répondu en Allemagne.

            Nous avons bien augmenté notre part de charbon de manière bien plus importante (+37%) que les allemands (+5%) dans les années 2011 à 2014, c’était lié à une opportunité de prix, vous ne me verrez jamais en accuser le secteur nucléaire. Je suis scientifique par partisan.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *