Mobilité électrique : la Chine envisagerait d'interdire les voitures thermiques - L'EnerGeek

Mobilité électrique : la Chine envisagerait d’interdire les voitures thermiques

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Après la France, qui a annoncé début juillet dans le cadre du plan Climat de Nicolas Hulot, son ambition d’en finir avec les voitures thermiques à l’horizon 2040, la Chine pourrait elle aussi s’engager sur la voie exclusive de la mobilité électrique. Le gouvernement chinois a en effet annoncé lundi 11 septembre 2017 travailler actuellement à un calendrier « pour une interdiction » de la production et de la vente de voitures à carburants fossiles.

Le premier marché automobile mondial (28 millions de véhicules vendus pour la seule année 2016), peut-il réellement tourner la page de la voiture thermique et imposer les véhicules propres de manière aussi drastique ? C’est en tous cas une éventualité évoquée ce weekend par le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information (MIIT) qui a annoncé avoir « entamé des recherches » sur le sujet, et prévoit d’établir « un calendrier en lien avec les administrations concernées ».

Lire aussi : Forte progression des ventes mondiales de voitures électriques en 2016

La Chine, qui a vu les ventes de voitures à énergie nouvelle bondir ces dernières années (en hausse de 53% en 2016) grâce notamment à une forte politique incitative, regroupe désormais plus de 507.000 unités en circulation (1,7% du marché automobile), et veut inciter les constructeurs à s’engager encore davantage dans la mobilité électrique. Désireux de réduire les aides financières attribuées aux consommateurs pour l’achat de véhicules propres (via des primes gouvernementales ou des facilités d’immatriculation par exemple), le gouvernement chinois s’en remet désormais aux grands groupes automobiles et pourrait même leur forcer la main via l’instauration de nouveaux quotas. Il a notamment introduit en juin dernier un projet de règlement pour leur imposer un quota de voitures propres qui débuterait dès 2018.

Lire aussi : Voiture électrique : les quotas chinois inquiètent Bruxelles et Washington

« De telles mesures vont conduire à de profonds changements dans l’environnement de l’industrie automobile en Chine », a expliqué le vice-ministre de l’Industrie Xin Guobi devant un forum automobile à Tianjin dans l’est du pays. « Les entreprises devront, conformément aux exigences, améliorer le niveau d’économies d’énergie des voitures traditionnelles et développer vigoureusement les véhicules à énergies propres », a-t-il insisté.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • En 2015 la Chine avait annoncé son intention de dominer l’industrie automobile électrique mondiale d’ici 2025 (à coup de subventions)

    Refaisant un peu ce qu’elle a fait dans le solaire et plus globalement une part du secteur énergétique, entre autres.

    Le président de PSA précise ces jours-ci « Nous sommes à la veille d’un point de rupture qui conduira l’industrie automobile chinoise à imposer au 21 eme siècle à l’Europe (avec l’électrique) ce que celle-ci lui avait imposé au 20 éme siècle dans les motorisations thermiques »

    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/mise-en-garde-de-carlos-tavares-sur-l-electromobilite-750049.html

    Il y a donc comme dans le domaine de l’énergie d’autres formes de mobilité à exploiter, c’est le cas en France des navettes autonomes, d’Hyperloop etc et çà suppose des alliances européennes et internationales les plus appropriées.

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