La Russie va-t-elle évacuer la centrale nucléaire de Zaporijjia ? - L'EnerGeek

La Russie va-t-elle évacuer la centrale nucléaire de Zaporijjia ?

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Ce dimanche 27 novembre 2022, les autorités ukrainiennes, en particulier Petro Kotin, président d’Energoatom (opérateur nucléaire ukrainien) ont déclaré que la Russie se préparait à quitter la centrale nucléaire de Zaporijjia, qu’elle occupe depuis le mois de mars. Ce lundi, la Russie a nié toute volonté de retrait. La centrale a été le théâtre de plusieurs bombardements, dont Moscou et Kiev se renvoient la responsabilité.

Le patron d’Energoatom estime que la Russie se prépare à abandonner Zaporijjia

Alors que la contre-attaque de l’armée ukrainienne se poursuit et a atteint, à l’Est, la cité-clé de Kherson, la ligne de front dans la région de Zaporijjia n’a pratiquement pas bougé depuis des semaines, y compris depuis l’annexion (contesté par l’Ukraine et par toute la communauté internationale) de la province par la Russie.

Pour autant, les autorités ukrainiennes ont annoncé, ce dimanche 27 novembre 2022, qu’elles étaient persuadé que la Russie allait prochainement abandonner la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, occupée depuis mars 2022 puis annexée elle même en octobre 2022, théâtre de nombreux bombardements depuis des mois, dont la Russie et l’Ukraine se renvoient la responsabilité, et qui font craindre une catastrophe nucléaire.

“Ces dernières semaines, nous recevons effectivement des informations sur des signes indiquant qu’ils se préparent peut-être à quitter la (centrale)”, a ainsi déclaré Petro Kotin, président d’Energoatom (opérateur ukrainien de la filière nucléaire), à la télévision nationale.

Il a tout d’abord souligné qu’un nombre croissant de médias russes affirmaient qu’il valait mieux abandonner la centrale et en laisser le contrôle à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), comme cette dernière le réclame depuis des mois. Et, compte tenu de la liberté toute relative des médias en Russie, ce genre de revirement est un indice assez fort d’un changement de doctrine du régime.

“On a l’impression qu’ils font leurs valises et volent tout ce qu’ils peuvent », a imagé Petro Kotin, qui ajoute que ce départ ne sera « pas pour demain », mais que la Russie s’y préparait. Mykhailo Podolyak, conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky, s’est lui aussi dit persuadé que les forces russes allaient quitter la centrale – de gré ou de force.

Confiance ukrainienne, dénégation russe

“La ligne de front est en train de reculer vers les frontières de la Fédération de Russie”, a-t-il affirmé dimanche soir, en précisant qu’il était certain que l’Ukraine reprendrait tôt ou tard le contrôle de la centrale.

Sans surprise, les autorités russes ont vigoureusement nié ces informations. Ce lundi 28 novembre, le Kremlin a indiqué que Zaporijjia était sous contrôle russe, et qu’elle le resterait. “Pas besoin de chercher des signes [de préparatifs de retrait, NDLR] quand il n’y en a aucun et qu’il ne peut y en avoir aucun”, a asséné Dmitri Peskov, porte-parole de l’exécutif russe.

Dans cette joute d’influence, visant clairement les opinions publiques des deux pays et du monde entier, chacun a joué son rôle, mais c’est bien les autorités ukrainiennes qui ont su le mieux faire passer leur message, celui d’une profonde confiance dans une libération prochaine du pays.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Etude et modélisation Wärtsilä à la demande du Nigéria : le mix énergétique 100% renouvelables est le plus économique pour atteindre le net-zéro d’ici 2060

    Alors que le Nigeria cherche à garantir l’accès universel à l’électricité pour sa population, la nécessité de construire une stratégie énergétique rentable et basée sur des données approfondies devient cruciale.

    À l’aide de techniques avancées de modélisation des systèmes énergétiques, les analystes de Wärtsilä ont défini le système énergétique le plus rentable qui puisse être construit au Nigeria année après année pour atteindre le zéro net d’ici 2060.

    Le système électrique optimal sera composé de 1 200 GW de capacité d’énergie renouvelable et nécessitera un total de 283 GW de stockage d’énergie et 34 GW de centrales électriques à des fins d’équilibrage réseau. 

    La recherche montre qu’investir dans les énergies renouvelables et la flexibilité du stockage est le meilleur moyen de réduire les coûts énergétiques, d’accroître l’accès à l’énergie et d’améliorer la fiabilité du réseau. Avec cette stratégie, le coût de la production d’électricité devrait baisser de 74 % d’ici à 2060 par rapport aux niveaux de 2022, et les émissions de carbone tomberont à zéro.

    Les centrales électriques à gaz local peu cher seront converties pour fonctionner uniquement à l’hydrogène vert à partir du début des années 40.

    D’ici 2060, le système électrique du Nigeria sera entièrement décarboné et capable de répondre aux besoins énergétiques de la population en croissance rapide. Les éléments clés du système électrique seront les énergies renouvelables, les technologies de stockage de l’énergie, ainsi que les moteurs d’équilibrage du réseau convertis à l’hydrogène vert.

    Dès 2032, le Nigeria peut atteindre l’accès universel à l’électricité, et les générateurs diesel inefficaces, coûteux et polluants encore largement utilisés aujourd’hui seront de l’histoire ancienne

    La réalisation de ce plan nécessitera 18,7 milliards de dollars jusqu’en 2030 et au total 425 milliards de dollars jusqu’en 2060.

    https://www.wartsila.com/docs/default-source/whitepapers/w%C3%A4rtsil%C3%A4-nigeria-white-paper-2022f3c95451-cb4f-409b-b8b0-a751ff7c1b62.pdf?sfvrsn=efb12e43_1

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  • Institut de recherche sur l’énergie et l’environnement : les États-Unis peuvent parvenir à une électricité 100 % propre sans recourir au nucléaire

    L’énergie éolienne et l’énergie solaire sont bien moins chères que les nouvelles centrales nucléaires, même si l’on y ajoute le stockage.

    Le National Renewable Energy Laboratory (NREL) a estimé qu’en 2021, le coût de l’énergie solaire non subventionnée à l’échelle d’un service public et du stockage s’élèverait à 77 dollars/MWh, soit environ la moitié du coût des nouvelles centrales nucléaires estimé par la société Lazard de Wall Street. (Un ménage moyen de l’État de New York utilise 1 MWh en sept semaines environ).

    Le temps est la ressource la plus rare de toutes pour faire face à la crise climatique. Le nucléaire a échoué de manière spectaculaire sur ce point également. Sur les 34 projets de nouveaux réacteurs annoncés pour la “renaissance nucléaire”, seuls deux réacteurs en cours de construction en Géorgie sont prêts à être mis en service – avec des années de retard et pour un coût plus de deux fois supérieur à l’estimation initiale, soit un taux de réussite de 6 %.

    Même en incluant le vieux réacteur Watts Bar 2 (début de la construction : 1973), qui a été achevé en 2016 (bien au-delà du budget), le taux de réussite n’est que de 9 % – ce qui est encore bien pire que le médiocre bilan 50-50 du premier cycle de construction nucléaire aux États-Unis, où environ la moitié des réacteurs proposés ont finalement été construits. 

    L’industrie nucléaire avance à grands pas – dans la mauvaise direction.

    Les petits réacteurs modulaires tant vantés ne vont pas sauver la situation. NuScale, le plus avancé en termes de certification, avait annoncé en 2008 que son premier réacteur serait en service en 2015-2016 ; aujourd’hui, la date est fixée à 2028 et les coûts ont augmenté. Au cours de la même période, les énergies éolienne et solaire ont produit cumulativement une quantité d’électricité supérieure à celle que produiraient 300 SMR de NuScale en 15 ans. Le nucléaire est lamentablement lent, il n’est pas à la hauteur du défi climatique.

    Dire simplement que le nucléaire est une “énergie de base” revient à réciter un mantra obsolète. Comme l’a déclaré David Olsen, membre du Conseil des gouverneurs de la California Independent System Operator, qui gère le réseau électrique de cet État : “‘Baseload’ fait référence à un vieux paradigme qui doit disparaître”

    Il est généralement admis que l’énergie solaire, éolienne et le stockage ne peuvent pas résoudre l’ensemble du problème de la décarbonisation. Ils peuvent faire le travail de manière économique et fiable environ 95 % du temps. L’essentiel de l’écart se situe pendant les nuits d’hiver où le vent est faible, alors que la plupart des bâtiments ont électrifié leur chauffage et que les voitures électriques sont branchées.

    Le printemps et l’automne seront des périodes d’abondance de l’énergie éolienne et solaire ; cette électricité essentiellement gratuite pourrait être utilisée pour produire de l’hydrogène afin d’alimenter des piles à combustible pour produire de l’électricité pendant les froides nuits d’hiver.

    L’électricité excédentaire peut également être stockée dans le sol sous forme de froid ou de chaleur – énergie géothermique artificielle – pour être utilisée pendant les heures de pointe en été et en hiver.

    Il y a aussi la technologie V2G (vehicle-to-grid). Lorsque l’ouragan Ian a provoqué une panne d’électricité pour des millions de personnes en Floride, un Ford F-150 Lightning en mode “vehicle-to-home” a sauvé la mise pour certains. Les voitures branchées pourraient avoir un double usage : elles pourraient constituer une charge pour le réseau ou, pour les propriétaires qui s’engagent à en tirer profit, une ressource d’approvisionnement pour le réseau, même si la charge pour le trajet du lendemain est préservée.

    Nous entrons également dans l’ère des appareils intelligents qui peuvent “parler” au réseau ; la “réponse à la demande”. La Commission fédérale de réglementation de l’énergie la reconnaît comme une ressource équivalente à la production lorsque de nombreux appareils comme les voitures ou les climatiseurs sont regroupés. Les gens seraient payés pour s’inscrire, et les rares fois où leur chauffage baisserait d’un degré ou leur lessive serait retardée de quelques heures, ils seraient payés à nouveau. Personne ne serait obligé de s’inscrire, mais l’inscription rendrait l’électricité moins chère. L’expérience a appris qu’il y aura beaucoup de preneurs si le prix est bon.

    Tout cela est plus que suffisant pour combler l’écart de 5 %. Pas d’extraction d’uranium, pas de déchets nucléaires, pas de plutonium produit juste pour garder les lumières allumées, pas de dépendance, pas de risques en cas de conflits etc

    Nous pouvons créer un système d’électricité renouvelable qui soit beaucoup plus résistant aux phénomènes météorologiques extrêmes et plus fiable que celui dont nous disposons aujourd’hui. Il faut changer les mentalités, comme l’a montré la communauté solaire de Drake Landing, en Alberta (Canada), où la température peut descendre jusqu’à moins 40 degrés Celsius en hiver. Elle assure plus de 97 % de son chauffage en stockant l’énergie solaire dans le sol avant l’arrivée de l’hiver. C’est mieux que “d’attendre le Godot nucléaire”

    Arjun Makhijani, président de l’IEER, est titulaire d’un doctorat en ingénierie (spécialisation : fusion nucléaire) de l’université de Californie à Berkeley. Il a produit de nombreuses études et articles sur les questions liées au cycle du combustible nucléaire, notamment la production d’armes, les essais et les déchets nucléaires, au cours des vingt dernières années. Il est l’auteur principal de la première étude jamais réalisée (achevée en 1971) sur le potentiel de conservation de l’énergie dans l’économie américaine. Plus récemment, il est l’auteur de Carbon-Free and Nuclear-Free : A Roadmap for U.S. Energy Policy (IEER Press), la première analyse d’une transition vers une économie américaine entièrement basée sur les énergies renouvelables, sans aucune utilisation de combustibles fossiles ou d’énergie nucléaire. Il est le principal éditeur de Nuclear Wastelands et l’auteur principal de Mending the Ozone Hole, tous deux publiés par MIT Press.

    https://www.utilitydive.com/news/small-modular-reactor-smr-wind-solar-battery-100-percent-clean-power-electricity/637372/

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  • Etats-Unis : avancées et prévisions parmi les Etats ayant opté pour 100% d’énergies renouvelables

    – Californie 44 % d’énergies renouvelables en 2024, 60 % en 2030, 90 % en 2035, 100 % en 2045

    – Connecticut 40 % d’ici 2030, 100 % en 2040

    – Hawaii 40 % d’ici 2030, 70 % d’ici 2040, 100 % en 2045

    – Illinois 40 % en 2030, 100 % en 2050

    – Maine 80 % d’ici 2030, 100 % en 2050

    – Nevada 50 % en 2030, 100% en 2050

    – Nouveau-Mexique 40 % en 2025, 100 % en 2045

    – New York 70 % d’ici 2030, 100 % en 2040

    – Oregon 100 % en 2040

    – Rhode Island 100 % en 2033

    – Virginie 100 % d’ici 2050

    – Washington 100 d’ici 2045

    https://environmentamerica.org/articles/states-can-lead-the-way-toward-a-future-powered-by-100-clean-renewable-energy/

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  • Un système énergétique basé à 100 % sur les énergies renouvelables est en passe de devenir un courant scientifique dominant.

    Les chercheurs sont d’accord : le monde peut atteindre un système d’énergie 100% renouvelable d’ici 2050 ou avant.

    Les recherches de 15 grandes universités internationales suggèrent que le nouveau système serait basé en grande partie sur l’énergie solaire et éolienne, le stockage d’énergie, le couplage sectoriel et l’électrification directe et indirecte de presque toute la demande énergétique.

    Des centaines d’études scientifiques ont prouvé qu’il était possible de mettre en place des systèmes énergétiques 100 % renouvelables aux niveaux mondial, régional et national d’ici 2050 ou avant. Le nombre d’études publiées a augmenté de 27 % par an depuis l’année 2010 et continue de croître chaque année.

    De plus en plus de chercheurs concluent que la totalité de la demande en matière de systèmes énergétiques peut être satisfaite grâce aux énergies renouvelables et que cette solution sera moins coûteuse à long terme, tout en répondant aux exigences de durabilité.

    Les principaux piliers de ce nouveau système énergétique sont l’énergie solaire et éolienne, le stockage d’énergie, le couplage sectoriel et l’électrification de tous les secteurs de l’énergie et de l’industrie, ce qui implique des solutions power-to-X et hydrogen-to-X, complétées par l’élimination prochaine du dioxyde de carbone pour contribuer à la stabilisation du climat.

    La revue d’actualité est intitulée “On the History and Future of 100% Renewable Energy Systems Research” et publiée dans IEEE Access.

    “Selon les Nations unies, plus de 160 entreprises représentant 70 000 milliards de dollars d’actifs se sont engagées à décarboniser l’économie mondiale, ce qui signifie éliminer progressivement les combustibles fossiles d’ici 2050. Nos recherches ont montré que nous disposons des technologies nécessaires pour mettre en œuvre un approvisionnement énergétique mondial entièrement basé sur les énergies renouvelables”, déclare le Dr Sven Teske, professeur associé à l’université de Technology Sydney (UTS).

    “La science montre clairement qu’un approvisionnement mondial en énergie 100 % renouvelable est techniquement et économiquement possible. La prochaine étape consiste à inclure nos recherches dans les rapports d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui sont actuellement basés sur des recherches de scénarios énergétiques dépassés”, poursuit M. Teske.

    Le “fort scepticisme” a disparu depuis longtemps

    Au départ, la recherche sur les systèmes d’énergie 100 % renouvelable s’est heurtée à un fort scepticisme. Aujourd’hui, les principaux chercheurs de la communauté de recherche sur les systèmes d’énergie 100 % renouvelable ont combiné leurs points de vue. L’article reflète le développement du domaine de recherche, l’état actuel, les critiques passées, et fournit une perspective sur les besoins futurs en matière de recherche.

    Plus de 20 auteurs de 15 organisations et de 9 pays ont contribué à cette recherche commune.

    “De nombreux jeunes sont déprimés parce qu’ils ont le sentiment que le changement climatique ne peut être arrêté. Nous voulons leur offrir de l’espoir en montrant que notre monde peut satisfaire tous ses besoins énergétiques grâce aux énergies renouvelables à un prix inférieur à celui des combustibles fossiles.

    “Cette étude montre que nos idées font désormais partie du courant scientifique dominant”, déclare Auke Hoekstra, de l’université de technologie d’Eindhoven, aux Pays-Bas.

    Les principales critiques à l’encontre de la recherche sur les systèmes d’énergie 100 % renouvelable portent sur le retour sur investissement énergétique (EROI) des énergies renouvelables, la variabilité et la stabilité du système, les coûts, la demande de matières premières et la perturbation des communautés. Ces aspects sont directement abordés et il est démontré qu’ils appartiennent au passé ou que des solutions existent, de sorte qu’aucun de ces aspects ne doit être considéré comme un obstacle.

    “Plus précisément, l’argument souvent avancé selon lequel les énergies renouvelables n’offrent pas, et ne peuvent pas offrir, un meilleur retour sur investissement énergétique que les combustibles fossiles parce que, à l’heure actuelle, des combustibles fossiles sont encore nécessaires pour leur fabrication et leur installation, est fondamentalement erroné – selon la même logique erronée, le charbon n’aurait jamais pu devenir une source viable d’énergie “nette” abondante, puisqu’il a d’abord été alimenté par de l’énergie animale à faible EROI (c’est-à-dire les muscles humains et les voitures à cheval), les muscles humains et les voitures tirées par des chevaux devaient être utilisés pour l’extraire et le transporter depuis les mines)”, ajoute Macro Raugei, de l’université Brookes d’Oxford, au Royaume-Uni, et de l’université Columbia de New York, aux États-Unis.

    Toutefois, selon les chercheurs de l’article, l’Agence internationale de l’énergie et le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat font preuve d’une grande inertie institutionnelle qui entrave l’adoption de solutions progressistes en matière de systèmes d’énergie 100 % renouvelable.

    La transition pourrait être plus rapide, conduisant à un système énergétique moins coûteux pour des niveaux de durabilité plus élevés, si les institutions internationales adoptaient les dernières connaissances issues de la recherche sur les systèmes d’énergie 100% renouvelable.

    La recherche sur les systèmes d’énergie 100 % renouvelable a stimulé les objectifs politiques respectifs, ce qui entraîne à son tour de nouvelles recherches dans ce domaine. Un large débat a permis de dégager plusieurs domaines de recherche émergents, tels que le couplage sectoriel et les systèmes énergétiques intelligents, la criticité des matériaux, les variations interannuelles des ressources, la fiabilité et la sécurité des systèmes, ainsi que les émissions négatives de CO2 pour lutter plus rapidement contre l’urgence climatique.

    “Les technologies sont déjà là. Les preuves substantielles présentées sont déjà également des preuves empiriques dans plusieurs régions et pays. La capacité d’exploiter les synergies entre l’efficacité énergétique, l’électrification, le chauffage urbain et les électrocarburants est certainement prouvée. Les décideurs doivent maintenant arrêter tout nouvel investissement dans les combustibles fossiles et se concentrer sur la création de systèmes énergétiques intelligents basés sur les énergies renouvelables”, déclare Brian V. Mathiesen, de l’université d’Aalborg, au Danemark.

    Selon ces 15 universités de premier plan, les entreprises, les ONG et les gouvernements doivent travailler ensemble afin de favoriser l’engagement du public nécessaire à la mise en œuvre de systèmes énergétiques durables distribués. Les chercheurs affirment que les modèles de propriété, de gouvernance et de marché locaux doivent être développés pour s’adapter aux différents contextes et traditions culturelles dans le monde.

    On the History and Future of 100% Renewable Energy Systems Research

    https://ieeexplore.ieee.org/document/9837910

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