EDF dans les starting-block pour lancer les deux EPR2 de Penly - L'EnerGeek

EDF dans les starting-block pour lancer les deux EPR2 de Penly

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Ce 15 novembre 2022, EDF a indiqué que les travaux préparatoires à la construction de deux EPR2 sur le site de Penly (Seine-Maritime) pourraient démarrer mi-2024, si la décision politique « est prise rapidement ». Le calendrier prévoit ensuite d’attaquer la construction des réacteurs fin 2027, pour une mise en service toujours prévue pour 2035.

EDF vise mi-2024 pour démarrer les travaux préparatoires aux deux EPR2 de Penly

Alors que la construction de nouveaux réacteurs nucléaires fait l’objet d’un débat public jusque février 2023, EDF a présenté, ce 15 novembre 2022, son plan Excell d’amélioration de la filière nucléaire, qui inclut un calendrier prévisionnel du chantier des deux premiers EPR2, qui devraient être construit sur le site de Penly (Seine-Maritime).

Pour rappel, le président Emmanuel Macron a annoncé, en février 2022, la construction de six EPR2 à horizon 2035, avec une option pour huit réacteurs supplémentaires. Suite au débat public obligatoire, des travaux parlementaires devraient fixer, d’ici 2024 au plus tard, la feuille de route énergétique de la France, et donc la construction ou non de ces réacteurs. Mais EDF entend se tenir prêt.

L’énergéticien met ainsi la pression sur le politique, sachant que la validation des six EPR2 annoncés par le président semble quasi-certaine, mais que des délais peuvent entraver sa mise en musique. Or, face à l’urgence climatique, il n’est plus temps de perdre ne serait-ce qu’un mois dans la mise en service de sources d’énergie décarbonées.

Accélérer le déploiement de sources d’électricité décarbonées

« Si la décision (politique) est prise rapidement, on vise de commencer les travaux préparatoires sur ce site à mi-2024, pour une mise en service à l’horizon 2035-2037 », a ainsi indiqué Gabriel Oblin, directeur de projet pour les réacteurs nucléaires EPR2. EDF entend ainsi se caler sur le calendrier législatif le plus favorable.

Ces travaux préparatoires comprennent le « terrassement, la préparation de la plateforme pour construire l’ouvrage », et devraient durer 3 ans, selon M. Oblin. La construction des réacteurs à proprement parler est prévue pour fin 2027. Au plus fort du chantier, courant 2029, il réunira jusqu’à 7 500 personnes. Le mise en service est annoncée pour 2035.

Le plan Excell vise notamment à mettre en œuvre des bonnes pratiques industrielles permettant d’optimiser les processus de préparation et de construction des EPR2, pour éviter tout enlisement. Le gouvernement a, par ailleurs, présenté le 2 novembre un projet législatif destiné lui aussi à accélérer la construction de nouveaux réacteurs, qui devrait être voté début 2023, voire dès le mois de décembre 2022.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • L’énergie géothermique de type EGS (Enhanced Geothermal Systems) pourrait devenir dès 2030 l’un des moyens les plus rentables de produire de l’énergie propre pour de nombreux pays, à condition de politiques appropriées

    C’est l’un des constats du récent rapport “Superhot Rock Energy: A Vision for Firm, Global Zero-Carbon Energy” du Clean Air Task Force (CATF) réalisé avec la Hot Rock Energy Research Organization, spécialisée dans l’énergie géothermique et le cabinet de conseil en énergie LucidCatalyst.

    Les trois organismes de recherche estiment que cette forme de production d’énergie coûterait environ 20 à 35 $ / MWh, ce qui la rendrait très compétitive

    La désintégration progressive des particules radioactives dans le noyau terrestre produit de l’énergie géothermique. Le noyau terrestre a une température d’environ 5 200 °C, tandis que la roche et l’eau de la croûte terrestre peuvent atteindre des températures d’environ 370 °C. L’énergie thermique est accessible dans les roches et l’eau à quelques kilomètres sous terre

    La géothermie EGS pourrait permettre aux pays du monde entier d’accéder à cette source d’énergie renouvelable à faible coût

    Parmi ses avantages :

    – son potentiel en capacités est en Térawatts
    – à coût compétitif,
    – sa ressource est inépuisable
    – la chaleur de la Terre est partout, disponible 24h/24 et 7j/7
    – avec un minimum d’empreinte de surface
    – à zéro gaz à effet de serre à la production
    – elle permet la reconversion du secteurs fossile et de centrales thermiques
    – de générer des carburants sans carbone comme l’hydrogène et l’ammoniac
    – elle est accessible dans le monde entier
    – elle permet le cas échéant l’exploitation plus propre d’autres ressources locales (lithium, cuivre etc)
    – elle est locale et permet l’indépendance énergétique comme la charge de base

    CATF souligne le manque de financement pour les projets géothermiques par rapport à d’autres programmes d’énergie tels que le nucléaire – dont le potentiel n’est pas aussi universel et les perspectives de compétitivité moindres, parmi d’autres inconvénients substantiels – ou la capture du carbone et l’hydrogène

    Bruce Hill, l’auteur du rapport déplore que : «La géothermie EGS n’est pas encore assez dans le débat sur la décarbonisation – mais compte tenu d’une décennie ou deux d’investissements agressifs, elle pourrait produire de l’énergie de base – locale, dense en énergie, propre, pour une charge de base très compétitive »

    La géothermie EGS débloquerait la chaleur inépuisable qui existe partout. Cette chaleur ouvre la voie à des térawatts d’énergie propre (chaleur/froid et électricité) localisée qui pourraient alimenter les réseaux électriques mondiaux, fournir de la chaleur (et froid) résidentiels et industriels et produire de l’hydrogène et autres sans carbone pour un avenir énergétique sûr et équitable.

    Terra Rogers, directeur du programme, Superhot Rock Energy, précise que la géothermie EGS ne nécessite aucune percée scientifique supplémentaire. Il existe des dizaines de puits à travers le monde qui ont atteint des conditions de surchauffe et, avec les bonnes avancées techniques et commerciales, nous pourrions voir la commercialisation dans des années, pas des décennies.

    Quelques projets existent déjà et plusieurs autres sont prévus pour le Japon, l’Islande, l’Italie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis. Aux États-Unis, il existe un potentiel important pour le développement d’opérations géothermiques plus complexes grâce au soutien du Département de l’énergie (DoE), qui a annoncé son objectif de réduire le coût des systèmes géothermiques EGS de 90 % d’ici 2035.

    La secrétaire à l’Énergie, Jennifer M. Granholm, a souligné qu’il existe aux États-Unis plus de cinq térawatts de ressources thermiques, suffisamment pour répondre aux besoins en électricité du monde entier, ce qui pourrait soutenir l’objectif américain de zéro émission nette d’ici 2050. Elle estime que l’Enhanced Geothermal Shot du DoE fera passer la technologie géothermique EGS à une adoption commerciale rentable

    https://www.catf.us/fr/work/superhot-rock/

    .

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  • Ce qui est consternant c’est que chez EDF on se préoccupe surtout de produire l’électricité de 2040 mais pour celle de 2022 et 2023, Pfft, aucun intéret, la préocupation pour l’immédiat c’est certainement le foot au Quatar

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