Ukraine : Joe Biden met fin aux importations de pétrole de Russie - L'EnerGeek

Ukraine : Joe Biden met fin aux importations de pétrole de Russie

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Ce 8 mars 2022, le président américain Joe Biden a décidé de mettre un terme aux importations de pétrole, de gaz et, plus globalement, d’énergies en provenance de la Russie, en réaction au conflit en Ukraine. Le Royaume-Uni lui a emboité le pas, mais avec une période de transition d’ici fin 2022.

Joe Biden interdit les importations de pétrole, de gaz et d’énergie en provenance de Russie

« Nous interdisons toutes les importations de pétrole, de gaz et d’énergie russes. Nous ne participerons pas au financement de la guerre de Poutine » : la justification, par le président américain Joe Biden, de cet embargo sur l’énergie russe, officialisé ce 8 mars 2022, est sans équivoque. Il s’agit d’une nouvelle couche de sanctions économiques destinées à faire pression sur la Russie pour qu’elle stoppe l’invasion de l’Ukraine, démarrée ce 24 février 2022.

Le président américain a longuement hésité avant de prendre cette décision, car il craignait qu’elle provoque une nouvelle hausse des cours du pétrole et du gaz naturel, et dope ainsi massivement l’inflation.

Mais l’opinion publique américaine était majoritairement favorable à cet embargo, et un projet de loi bipartisan était en préparation au Congrès pour imposer cette mesure.

Les Etats-Unis suivis par le Royaume-Uni, pas par l’Union Européenne

Les achats de pétrole russe représentent 3,4 % de la consommation américaine, et les produits pétroliers russes couvrent 8 % des importations américaines en la matière, essentiellement pour des Etats proches de la Russie (Alaska, Hawaï) ou pour les raffineries du Golfe du Mexique. Les Etats-Unis sont par ailleurs autosuffisants en gaz naturel.

Pour combler ces 670 000 barils russes importés par jour, les Etats-Unis ont deux options, qui peuvent être complémentaires. La première : se tourner vers d’autres fournisseurs – mais les contacts noués avec le Venezuela sur le sujet ont été très critiqués par les élus républicains. La seconde : relancer la production pétrolifère domestique. Mais l’industrie américaine du pétrole de schiste, mise à genoux par l’effondrement des cours en 2020, manque actuellement de capacités d’investissement pour forer de nouveaux puits.

Dans la foulée de l’annonce de la Maison Blanche, le Royaume-Uni s’est lui aussi engagé à arrêter les importations de brut et de produits pétroliers russes, mais d’ici la fin de l’année 2022 seulement.

« Cette transition va donner au marché, aux entreprises et à la chaîne d’approvisionnement plus qu’assez de temps pour remplacer les importations russes, qui représentent 8 % de la demande britannique », a souligné Kwasi Kwarteng, la ministre des Entreprises et de l’Energie. Cette dernière a également évoqué la possibilité de mettre fin aux importations de gaz russe.

Joe Biden a tenté d’associer ses partenaires de l’Union Européenne à cette décision, au moins en partie, mais la dépendance énergétique de l’UE aux hydrocarbures russes est trop forte, surtout dans un contexte d’explosion des prix, pour donner une réponse favorable à ces demandes.

Rédigé par : La Rédaction

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