Précarité énergétique : un phénomène complexe à juguler

Précarité énergétique : un phénomène complexe à juguler

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Le 29 octobre 2019, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a publié une typologie des ménages ayant réalisé des travaux de rénovation énergétique. Alors que le phénomène de précarité énergétique touche aujourd’hui plusieurs millions de Français, de nombreux ménages tentent de trouver une solution face aux logements énergivores, mais tous n’optent pas pour les mêmes solutions…

Les Français les plus précaires sont aussi les plus modestes

Le 22 octobre 2019, l’Union nationale des propriétaires immobiliers a également publié une étude sur la précarité énergétique. D’après ce document, présenté par Le Figaro Immobilier : « La France compte sept millions de « passoires thermiques ». Un peu plus de trois millions d’entre elles font partie du parc locatif privé ». Réalisée par Pierre Hautus, Directeur général de l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) et Michel Pelenc, Directeur général de la Fédération SOLIHA, Solidaires pour l’habitat, à la demande de Philippe Pelletier, président du Plan bâtiment durable, cette analyse nous indique que « 1,7 million logements accueille des ménages modestes (moins de 20.820 euros nets par an selon l’Insee), un peu plus de 900.000 logements, des ménages appartenant à la classe moyenne (entre 20.820 et 38.210 euros par an) et 365.000, des ménages aisés (plus de 38.210 euros par an) ».

Les 5 profils pour les travaux de rénovation énergétique

Quelques jours plus tard, le 29 octobre 2019, c’était au tour de l’Ademe de nous révéler sa typologie des ménages ayant réalisé des travaux de rénovation énergétique. Avec ce travail, Albane Gaspard et Ariane Rozo ont « élaboré des personae présentant de manière incarnée et concrète chaque grande famille de ménages » ayant réalisé des travaux. En coopération avec l’Institut Negawatt, les recherches soulignent que « selon leur profil sociodémographique, leur niveau d’information sur la performance énergétique ou leurs connaissances dans le domaine du bâtiment, les ménages n’entreprennent pas le même type de travaux ». Au total, on distingue 5 différents profils : ceux qui optent pour l’entretien courant, les ménages qui font de l’amélioration à petit pas, ceux qui profitent de l’effet booster des aides financières, ainsi que les ménages qui optent finalement pour l’énergie au sein des arbitrages des travaux, et enfin les ménages qui réalisent une rénovation complète.

Quelle cible prioritaire pour la rénovation énergétique ?

Au moment d’examiner le projet de loi de finances 2020, le député de l’Isère Jean-Charles Colas-Roy rappelait que la rénovation énergétique du bâtiment était une priorité pour l’Acte 2 du quinquennat. C’est pourquoi, il estime que « pour accélérer et massifier la rénovation des logements, il faut certes aider davantage les plus modestes, mais il faut aussi garder des signaux incitatifs pour tous les ménages, afin de rassurer les professionnels du secteur ». Comme le montre l’étude d’UNPI et SOLIHA, les ménages les plus aisés ne sont évidemment pas les plus concernés par les passoires énergétiques. De plus, l’Ademe nous indique qu’il existe « différents leviers actionnables pour favoriser le déclenchement de travaux performants ». Interrogée sur le dispositif du CITE, l’Architecte et urbaniste en chef de l’Etat, Hélène Peskine, rappelait néanmoins que « les ménages les plus solvables font également tourner l’économie du bâtiment » alors que 20% des ménages les plus riches auraient principalement bénéficié du Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE).

 

Rédigé par : La Rédaction

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