La première éolienne offshore française a été raccordée au réseau

La première éolienne offshore française a été raccordée au réseau

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Si la France ne comptait jusqu’à présent aucune éolienne flottante en activité, elle entend bien combler son retard et compte pour cela sur l’innovation dans l’éolien offshore. Cette technologie émergente progresse rapidement et vient de franchir une nouvelle étape prometteuse pour l’avenir de la filière. La première éolienne flottante installée sur les côtes françaises, au large du Croisic (Loire-Atlantique), a été officiellement raccordée au réseau électrique mercredi 18 septembre 2018, et alimentera désormais en électricité plus de 5000 habitants.

Conçu et développé par la société Ideol depuis 2013, le projet Floatgen aura nécessité trois ans d’étude et deux ans de tests en conditions réelles d’exploitation avant son raccordement officiel au réseau, mercredi 18 septembre 2018. « Le raccordement du câble d’export électrique puis une ultime série de tests réalisés ces derniers jours ont permis à l’éolienne Floatgen (…) d’entrer définitivement en production ce mardi 18 septembre », ont annoncé dans un communiqué les porteurs du projet.

Une technologie émergente et prometteuse dans l’éolien offshore

Plus de 18 millions d’euros auront été nécessaires pour mener à terme ce projet cofinancé par Bouygues Travaux Publics et d’autres investisseurs privés et publics comme l’Ecole centrale de Nantes, l’Ademe, la région Pays de la Loire ou la Banque publique d’investissement. D’un point de vue technique, cette turbine flottante affiche une puissance de 2 MW et repose sur un flotteur ancré au fond marin par des câbles en nylon, une fibre synthétique élastique et non corrosive. Installée au sein du site d’expérimentation de l’Ecole centrale de Nantes SEM-REV, elle doit permettre d’alimenter en électricité l’équivalent de 5.000 habitants, et offre de nouvelles perspectives à la filière éolienne marine en permettant de contourner les contraintes de profondeur, en augmentant les zones d’exploitation potentielles au large des côtes, et en limitant l’impact sur les paysages et les usagers de la mer.

Cette annonce constitue « le point de départ d’un déploiement en série d’éoliennes en mer et représente une opportunité unique (pour la France, ndlr) de devenir leader mondial de l’éolien flottant », poursuit le communiqué. Le projet Floatgen constitue en effet la première phase de développement d’une filière de production énergétique prometteuse. Ideol a déjà répondu à un autre appel à projets pour quatre parcs pilotes, dont trois en Méditerranée et un au large de la Bretagne, et doit installer dans les prochains jours un second démonstrateur au Japon.

Crédits photo : Ideol

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • L’approche européenne de l’énergie est particulièrement pertinente car on dispose de la plus importante source venteuse offshore du monde

    L’éolien offshore = 20% des installations éoliennes annuelles de l’Union européenne (3 154 MW de nouvelles capacités connectées au réseau en 2017 soit 2 fois plus qu’en 2016)

    Le projet de l’Union européenne PROMOTION (PROMOTioN – Progress on Meshed HVDC Offshore Transmission Networks) a pour objet d’optimiser le réseau en améliorant ainsi son efficacité, sa sécurité, en réduisant les coûts et plus.

    Il emploie notamment le courant continu à haute tension (HVDC) et déjà les supraconducteurs. La liaison comprend donc 2 stations de conversion à chaque bout d’une ligne de transmission. L’électricité peut être transportée dans les deux sens quasiment sans pertes.

    Vidéo qui permet de comprendre pourquoi les renouvelables apportent le réseau le plus sûr qui soit :

    https://www.youtube.com/embed/ne6wkDZJc0Y

    Quant à elles les éoliennes terrestres en France tournent 75 à 95% du temps (parler d’intermittence et donc erroné alors qu’il s’agit essentiellement de variabilité) et ont un facteur de charge moyen de 25 %. En offshore on atteint des facteurs de charge de plus de 65% sur certains sites en mer du Nord.

    Le repowering peut augmenter d’un facteur de plus de 3 la production comme on le constate notamment en Allemagne pour généralement seulement 15 à 20% du prix initial.

    Les méthodes d’optimisation actuelles de 30% supplémentaire.

    Plusieurs sites sont valorisés via des élevages aquacoles appropriés.

    En bref on a encore pas mal de facteurs d’amélioration de la production et de baisse des coûts.

    Siemens a annoncé passer à moins de 30 euros le MWh sous peu en onshore via la seule optimisation de sa production.

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  • Il faudrait rajouter que le KWh produit par ces éoliennes sera racheté 150 €/MWh alors que le prix de gros est de l’ordre de 42 €. N’y a-t-il pas un problème ?

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  • Là où est le problème est surtout que le prix de l’éolien flottant va suivre une tendance assez similaire à la baisse à l’éolien offshore et terrestre puisqu’il peut nettement augmenter sa puissance, alors que le nucléaire ancien et amorti souvent depuis plus de 40 ans n’est déjà plus compétitif à 42 euros le MWh, que les britanniques commandent aux chinois, que les japonais ont pensé faire pareil, que le russe Rosatom détient 60% du marché nucléaire mondial et prend des risques inconsidérés notamment financiers avec le gouvernement russe actuel pour faire acheter à des Etats, via souvent la corruption et des prêts au delà de 35 ans des centrales nucléaires alors qu’elles ne sont pas compétitives aux renouvelables et que ces pays n’ont pas les réseaux adaptés aux centrales nucléaires et sont souvent instables (Soudan etc)

    Est-il normal que le MWh EPR est déjà autour de 130 euros le MWh (tous frais non inclus) quand le prix de gros est de 42 euros et que l’éolien offshore britannique est autour de 55 euros le MWh et continue régulièrement de baisser ?!

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  • €Energie+
    Mais justement, il est question, pour tous les projets d’éolien du littoral manche et atlantique, d’un prix d’achat garanti aux exploitants de 150 €/MWh pour une durée d’au moins 20 ans, sans compter toutes les aides publiques se rajoutant à la facture. (au moins 40 milliards d’euros au total). Votre tendance à la baisse attendra encore longtemps. Le nucléaire ancien et amorti ne coûte pratiquement plus rien en exploitation. Le coût des futurs EPR NM coûtera bien moins que les 130 € que vous annoncez. Vous présentez les choses comme cela vous arrange et vos positions anti-nucléaires sont connues depuis longtemps.

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  • @ Dan : je n’ai pas de position anti-nucléaire, je démontre seulement comme de nombreux scientifiques et ingénieurs du Cnrs et du CEA entre autres qui partagent mon avis que cette approche qui date d’après guerre et des années 70 a atteint ses limites car c’est une énergie qui a des contraintes physiques et techniques incontournables et lourdes qui ne permettent pas non plus d’en abaisser beaucoup les coûts. Les modélisations disent pareil. Je n’y peu rien c’est un constat scientifique et économique et j’en apporte chaque fois que je peu les preuves.

    Le nucléaire s’est fait dépasser par les renouvelables qui ont techniquement bien plus de possibilités, de potentiel et de baisse des coûts. C’est un fait que vous pouvez constater par leur développement mondial, leurs perspectives et les évolutions technologiques qui n’ont pas encore atteint leur maximum. Mais vous préférez camper sur vos croyances même quand on vous démontre le contraire avec tous les liens possible, en faire un débat binaire pour ou contre alors que là question n’est pas là et n’apporte rien et faire l’autruche alors que tout le monde y compris les acteurs du nucléaire admettent les grands changements en cours.

    Si EDF pensait comme vous, pourquoi croyez-vous qu’il ne cesse comme tous les autres opérateurs à investir au plan mondial dans les renouvelables de plus en plus sans subvention, dans le stockage, qu’il ne cesse de racheter des entreprises du secteur etc.

    Et pourquoi l’Agence internationale de l’énergie atomique tout comme le World nuclear status report, entre autres, reconnaissent le peu de perspectives du nucléaire qui à horizon 2050 représentera une part très réduite de l’électricité mondiale. Ou pourquoi les opérateurs chinois déclarent en congrès publics que le nucléaire est secondaire pour eux par rapport aux renouvelables.

    Ou pourquoi l’important opérateur nucléaire américain Duke Energy déclarait encore ces jours-ci qu’il n’ajoutera pas de nucléaire car ce n’est pas compétitif.

    Ou pourquoi les japonais pensent à se retirer d’Astrid.

    Et on peut continuer longuement la liste.

    Pour l’éolien en terrestre sans subvention il arrive désormais à 17 euros le MWh aux Etats-Unis entre autres et Siemens estime pouvoir le proposer en Europe sous peu à moins de 30 euros le MWh donc vous pouvez constater que les prix baissent.

    Que l’on fasse une série d’éoliennes en France en flottant à 150 euros le MWh pour 20 ans (qui n’est d’ailleurs pas totalement garanti car rien n’empêche une rétroactivité sur les prix comme l’article 34 de la transition le permet et comme vu récemment dans l’éolien offshore sous le mandat de Nicolas Hulot) ne va pas pas faire que ce prix sera à 150 euros pour toutes les éoliennes mais seulement les premières et ce pour lancer la filière et permettre le développement d’entreprises française et emplois.

    Je rappelle également que la CRE est là pour faire que les marges prises par les opérateurs soient en moyenne de 6% donc si çà dépassait trop largement elle ne manquerait pas de jouer son rôle.

    Vous confondez donc en permanence comme je vous l’ai maintes fois dit le soutien à des filières qui autrement n’existent plus et nous obligent à acheter ailleurs.

    Vous oubliez également qu’en développant ces filières on accède au marché mondial qui est très important dans le domaine du flottant. Sinon vous abandonnez le marché mondial et ses importantes retombées aux autres. C’est le cas pour Siemens qui est devenu numéro 1 mondial de l’éolien. Nous avions Alstom mais c’est désormais GE qui profite du marché. Vous voulez donc décidément que nous soyons réduits à un pays de marchands de crêpes.

    Donc :

    1) le prix du flottant va baisser comme l’éolien entre autres l’a fait avant lui et son potentiel de baisse est important, ce qui n’est pas du tout le cas du nucléaire quels que soient les chiffres que vous voulez prendre

    2) il nous permet de créer des entreprises, emplois, innovations et savoir-faire en France et de bénéficier des importantes retombées mondiales alors que dans la vente de réacteurs nucléaires nous n’en avons quasiment plus sauf à accorder des bases militaires à l’Inde et de transférer une part de notre savoir faire aux chinois mais cette braderie ne dure pas longtemps comme on l’a vu pour le TGV entre autres.

    3) le potentiel du flottant est important y compris en France et il nous sera utile car les centrales nucléaires ont déjà plus de 34 ans d’âge moyen et plusieurs plus anciennes et non rentables vont devoir fermer. Il est donc temps de s’y préparer sinon il nous faudra acheter ailleurs et donc être dépendans.

    4) EDF a annoncé des prix à la hausse pour Hinkley Point et des retards, et ce ne sont plus des têtes de série. Donc le prix que j’indique est réaliste. Et dans tous les cas le prix initial de 92 £ (104 euros) et qui date a bel et bien été fixé pour une durée de 35 ans au delà de laquelle les prix d’entretien font augmenter encore ces prix. L’éolien offshore en Grande Bretagne pourtant généralement plus coûteux que le flottant est déjà autour de 52 euros le MWh et ce en très peu de temps. Et lorsque l’on fait du repowering au delà de 25/30 ans, çà ne double pas les prix mais les augmente en pratique de seulement 15 à 20 % voire nettement moins puisque l’on gagne en puissance chaque fois.

    5) Dès lors que le solaire est encore moins cher et que nous n’avons besoin que d’une part relative de stockage surtout sur le réseau Entso-e et que ce dernier dispose déjà quasiment de toutes les infrastructures en place et que le stockage répond également aux transports, à l’industrie etc le prix moyen total ne manquera pas d’être compétitif et imbattable, sans les inconvénients incontournables du nucléaire (démantèlements, déchets , stockage, risques, dépendance etc) et comme c’est en train de se passer partout ailleurs et que les études et analyses des opérateurs eux-mêmes confirment (SCG et PG&E aux Etats-Unis, Transgrid en Australie etc)

    Pour mémoire les prix officiels comparés du nucléaire et des énergies renouvelables étaient déjà en 2017 très en faveur des renouvelables et çà devrait être encore plus le cas en 2018 et années suivantes. Donc vos impressions et croyances personnelles sont une chose mais la réalité en est une autre et je me base sur les réalités :

    https://www.lazard.com/media/450436/rehcd3.jpg

    .

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  • Même si les prix de l’éolien et du photovoltaïque sont amenés à baisser, vous constaterez que, en règle générale, les prix TTC au consommateurs sont nettement à la hausse partout où ces énergies sont développées de manière importante, à cause de coûts de compensation de la variabilité (pour ne pas dire intermittence) et de renforcement réseau importants que celles-ci induisent.

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  • @ Dan :

    1) la hausse TTC du prix de l’électricité ne va pas partout de pair avec l’essor important des renouvelables. En outre l’Allemagne comme le Danemark n’avaient pas besoin de compenser la variabilité éolienne ou l’intermittence solaire puisqu’ils ont fermé des centrales thermiques en net.

    2) vous vous basez sur une phase historique passée et donc de pays pionniers car les prix des renouvelables ont depuis nettement baissé. Cà ne remet donc pas en cause la pertinence économique des renouvelables comme leur développement mondial universel le prouve. Il leur fallait comme pour beaucoup de productions d’un certain volume et que le marché s’organise.

    3) le coût de renforcement d’un réseau s’amortit rapidement et ne représente pas une part énorme rapportée à l’énergie distribuée. De plus souvent les réseaux étaient à rénover. Donc regardez plus précisément la part liée aux renouvelables et celle liée à la rénovation d’anciens réseaux. Vous faîtes l’amalgame ce qui n’a rien de pertinent.

    4) Dans tous les cas où il y a des taxes élevées d’efficacité énergétique les factures sont en conséquence la plupart du temps moins élevées. C’est le cas en particulier de la Californie. Tout comme l’Allemagne est numéro 1 mondial en efficacité énergétique et le Danemark suit de près. Donc l’important c’est la facture annuelle et non le prix électrique TTC.

    5) La baisse des prix des renouvelables a été très rapide dans l’histoire des transitions énergétiques (environ 12 ans) donc s’il y a eut un effort à faire il n’a pas duré très longtemps. Par ailleurs l’efficacité énergétique et donc les taxes pour l’isolation des logements etc ne concernent pas que les renouvelables mais toutes les énergies.

    Vous raisonnez donc comme d’habitude sur le seul prix électrique TTC, sans le rapprocher des montants de factures.

    Et vous ne distinguez pas non plus le détail des taxes que vous portez rapidement chaque fois à charge des renouvelables.

    Dans le même temps vous affirmez que les renouvelables sont responsables de prix négatifs, il n’est donc pas cohérent de les accuser de prix élevés pour les consommateurs.

    Et vous ne pouvez pas non plus contester la baisse des prix des MWh renouvelables.

    Je vous ai de plus déjà démontré par exemple pour l’Allemagne que la part énergie dans le budget est inférieure comparé à la France.

    Des données Eurostat sont régulièrement publiées concernant ces différents paramètres et je ne manquerai pas de les mettre ici à l’occasion pour vous démontrer nos prix en France sont en tendance haussière en bonne partie à cause du vieillissement du parc nucléaire alors qu’ils sont déjà stabilisés ou en retournement pour les pays plus avancés que nous dans leur transition énergétique.

    Vous ne pourrez pas éternellement prétendre que des énergies dont les prix n’arrêtent pas de baisser et qui se développent pour cette raison partout dans le monde seraient plus chères au final que le nucléaire qui se développe de manière beaucoup plus limitée malgré de très importants soutiens financiers d’Etat qui s’engagent sur des prêts de plus de 35 ans à des pays souvent à risques de défaut comme c’est le cas pour Rosatom notamment.

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  • @Energie+
    J’ajouterais à vos propos que la part énergie en Allemagne est aussi due à une importante utilisation de charbon pour le chauffage domestique et les réseaux de chaleur urbains.

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