Éolien flottant : un nouveau prototype inauguré près de Brest

Éolien flottant : un nouveau prototype inauguré près de Brest

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Si la filière éolienne offshore se développe rapidement en Europe et promet à terme, une capacité de production non négligeable, elle sera également très vite confrontée à de nombreuses difficultés comme la raréfaction des sites d’accueil, l’augmentation des coûts, ou l’impact sur l’environnement marin et les paysages. Fort de ce constat, plusieurs sociétés françaises ont d’ores et déjà fait le pari de l’éolien flottant. Après la société Ideol, qui a mis en service en octobre 2018 sur le port de Saint-Nazaire la première éolienne flottante de l’Hexagone, la PME Eolink a inauguré vendredi 20 avril 2017, un prototype d’éolienne flottante marine à Saint-Anne-du-Portzic dans le Finistère.

Convaincue du fort potentiel de développement de l’éolien flottant au large de l’Hexagone, la PME Eolink en partenariat avec l’Ifremer, a conçu et inauguré vendredi 20 avril 2018 près de Brest, un premier prototype à l’échelle 1/10ème de son projet final. Ce modèle réduit dispose de pales à seulement 22m au-dessus du niveau de la mer, dans le but de s’adapter à la « taille des vagues sur le site de Sainte-Anne-du-Portzic (…), dix fois plus petites que celles observées au large ».

Une structure pensée pour optimiser la capacité de production

L’éolienne flottante à taille réelle sera quant à elle « dotée d’une hauteur de nacelle de 120 m au-dessus du niveau de la mer », et fabriquée progressivement après plusieurs phases de tests. Principale innovation, le mât conventionnel est ici remplacé par quatre bras qui permettent d’augmenter la résistance de la structure posée sur le flotteur, de réduire sa masse et son coût et au final, d’installer un rotor plus puissant pour produire davantage d’électricité. Les tests dureront plusieurs mois avant la production des premiers prototypes à taille réelle en 2021 et une fabrication en série en 2025. Sa capacité de production sera de 12 MW, soit deux fois plus que les éoliennes posées en mer du Nord, selon ses concepteurs. « A terme, la solution Eolink pourra produire 12 MW, ce qui permettra de réduire le coût de production électrique de 20 à 25%, par rapport aux références actuelles de 6 MW », soulignent-ils.

Pour rappel, les éoliennes flottantes, équipées d’un simple système d’ancrage, présentent plusieurs avantages dont celui de pouvoir être implantées au large, là où la profondeur dépasse les 50 mètres. Ces zones offrent généralement un gisement de vent plus important et plus constant que les zones côtières. Le potentiel de l’éolien flottant en France est estimé à 400 TWh/ an selon France Energie Eolienne, qui rassemble les professionnels de la filière.

 

En attendant, venez rencontrer tous ces professionnels de la filière au FOWT, la conférence internationale dédiée à l’éolien offshore flottant, les 25, 26 et 27 Avril 2018 à Marseille !

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Crédits photo : Eolink

Rédigé par : La Rédaction

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COMMENTAIRES

  • Sans doute dommage que la start-up Nenuphar vienne d’être mise en liquidation pour un manque de budget pas très important finalement et parce que le marché de l’offshore flottant se développe lentement, car sa technologie de double éolienne flottante contra-rotative était intéressante et productive et correspondait probablement bien à certains sites :

    http://www.nenuphar-wind.com/fr/15-la-solution-nenuphar.html

    Il faut espérer qu’au moins les brevets seront repris…

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  • “elle sera également très vite confrontée à de nombreuses difficultés comme la raréfaction des sites d’accueil, l’augmentation des coûts, ou l’impact sur l’environnement marin et les paysages”

    Il manque l’écueil le plus important, qui est rédhibitoire dans l’état actuel des technologies : l’intermittence de ces moyens de production.
    Dès qu’elles dépasseront un seuil “dur” de 30 % environ du mix de production, ces éoliennes rendront le réseau instable et généreront des blackouts à répétition (cf. ce qui se passe en Australie qui s’est lancée de manière irréfléchies dans ces énergies intermittentes).
    Leur intérêt est donc fortement limité, et en tout état de cause, il faudra que l’énergie produite soit compétitive en l’absence de toute subvention, qui se traduit forcément par des taxes imposées à tous les consommateurs.

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