L'Union européenne s'accorde sur un embargo sur le pétrole russe, et exempte la Hongrie - L'EnerGeek

L’Union européenne s’accorde sur un embargo sur le pétrole russe, et exempte la Hongrie

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Ce lundi 30 mai 2022, les dirigeants des Vingt-Sept États membres de l’Union européenne se sont accordés sur les modalités d’un embargo sur le pétrole russe. Il concernera d’abord uniquement les livraisons par bateau (soit les 2/3 du total), puis sera complété des livraisons par oléoduc vers l’Allemagne et la Pologne, pour atteindre, fin 2022, 90% du pétrole actuellement importé par l’Union européenne. Les dirigeants ont accordé une exemption à la Hongrie, la Slovaquie et la Tchéquie, en raison de leur absence d’accès à la mer.

L’embargo sur le pétrole russe approuvé par l’Union européenne

Après plusieurs semaines de négociations, et des menaces de blocage répétées par le premier ministre hongrois Viktor Orbàn, les dirigeants des États membres de l’Union européenne sont parvenus à un accord, ce 30 mai 2022 au soir, sur le sixième paquet de sanctions contre la Russie, suite à l’invasion de l’Ukraine, en particulier sur les importations de pétrole russe.

Dans un premier temps, cet embargo concernera les 2/3 du pétrole russe livré dans l’Union européenne par bateau. Dans un second temps, la Pologne et l’Allemagne renonceront, d’ici fin 2022, au pétrole livré par la branche nord de l’oléoduc Droujba, portant à près de 90% l’embargo effectif à ce moment. Les ports belges et néerlandais ont obtenu un engagement écrit de Varsovie et Berlin sur ce point, limitant les risques de concurrence déloyale sur le brut russe acheminé en Europe.

Une exemption pour la Hongrie, la Slovaquie et la Tchéquie

Les 10% restants correspondent au pétrole russe livré par la branche sud de Droujba, à la Hongrie, la Slovaquie et la Tchéquie. Les trois pays ont obtenus une forme d’exemption pour une “courte période” (dont la durée n’a pas été définie), en raison de leur situation particulière, notamment l’absence d’un accès à la mer. “Ce que ces pays disaient, c’est que leurs raffineries sont fortement liées au pétrole russe, c’est un héritage de la période soviétique. Elles ne peuvent pas juste comme ça passer à un autre pétrole, cela prend du temps. Ils auront ce temps“, pointe le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

Les Vingt-Sept se sont assurés que Hongrie, Slovaquie et Hongrie ne pourront pas “utiliser ce pétrole (russe) d’une autre manière, pour en tirer des bénéfices, mais uniquement pour leur propre consommation“, précise Mark Rutte. L’accord politique obtenue devrait permettre une mise en place de cet embargo d’ici 6 mois pour le brut, 8 mois pour les produits raffinés. L’annonce de cette décision a fait repartir les cours du pétrole à la hausse.

Ce même lundi 30 mai 2022, le géant gazier russe Gazprom a confirmé qu’il cesserait de livrer les Pays-Bas, suite au refus du fournisseur d’État GasTerra de payer ses factures en roubles. C’est le quatrième pays de l’Union européenne auquel la Russie coupe le gaz pour cette raison, après la Pologne et la Bulgarie, et, plus récemment, la Finlande.

Rédigé par : La Rédaction

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