Le géant coréen Hanwah va racheter la filiale française de RES, spécialiste des EnR - L'EnerGeek

Le géant coréen Hanwah va racheter la filiale française de RES, spécialiste des EnR

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Via un communiqué de presse publié ce 11 août 2021, le groupe sud-coréen Hanwah Solutions a confirmé son intention de racheter les actifs de la filiale française du géant britanniques des énergies renouvelables (EnR), RES, via la signature d’un accord d’exclusivité et d’option de vente (POA). Cette acquisition permettrait au groupe coréen de s’implanter plus profondément dans le secteurs de EnR en Europe, tout en augmentant la capacité d’investissement de RES au niveau mondial.

RES, champion britannique des EnR, cède sa filiale française au conglomérat Hanwah Solutions, désireux de renforcer son implantation en Europe

Fondé en 1981 au Royaume-Uni, RSE est aujourd’hui la première entreprise indépendante du secteur des EnR au niveau mondial. Elle a livré 41 GW de projets solaires, éoliens et de stockage, dispose d’actifs opérationnels à hauteur de 7,5 GW, emploie 3 000 personnes dans le monde.

Sa filiale française RES Méditerranée SAS, fondée en 1999, emploie 240 personnes à travers six bureaux sur le territoire métropolitain et est, avec 5 GW d’actifs, l’un des principaux acteurs des EnR en France.

La direction britannique de RES souhaitait se désengager de cette filiale (en partie à cause des conséquences économiques du Brexit, en partie pour augmenter sa capacité d’investissement sur fonds propres). Plusieurs entreprises étaient candidates au rachat, dont Total, l’italien Enel ou l’allemand RWE.

Mais, ce lundi 9 août 2021, RES a annoncé qu’un accord avait été trouvé avec le conglomérat sud-coréen Hanwah Solutions. Présent dans la finance, la chimie, le bâtiment ou l’armement, Hanwah Solutions s’est également engagé dans les énergies renouvelables depuis le rachat, en 2012, de Q Cells, un producteur allemand de panneau photovoltaïque, devenue sa filiale chargée de développer les EnR.

Ce 11 août 2021, Hanwah Solutions a confirmé, via un communiqué de presse, l’existence d’une PAO pour racheter 100 % des actifs de RES France. L’opération, dont le montant n’a pas été révélé mais est estimé à 730 millions d’euros, doit encore être validée en interne par les équipes de RES France et obtenir les autorisations réglementaire. Elle pourrait être finalisée à l’automne 2021.

« La France est l’un des marchés les plus attractifs pour les entreprises du secteur des énergies renouvelables »

Avec cette acquisition, Hanwah poursuit sa propre transition énergétique, et double son portefeuille de projets EnR en Europe, à 10 GW. Un choix stratégique pour le groupe sud-coréen : « Avec la demande croissante en énergie durable, la France est l’un des marchés les plus attractifs pour les entreprises du secteur des énergies renouvelables. Cela n’est pas seulement dû au nombre élevé d’heures d’ensoleillement et de vent mais aussi au système d’appel d’offres bien établi et fiable du gouvernement français », détaille le communiqué de presse.

Hanwah se satisfait d’ailleurs que l’objectif français d’atteindre 40 % d’EnR dans le mix électrique en 2030 ait reçu « un coup de pouce important il y a quelques jours lorsque, le 27 juillet 2021, le soutien français aux énergies renouvelables, d’un montant de 30,5 milliards d’euros, a été approuvé par l’UE ».

« Ce projet d’acquisition prouve que Q Cells a la volonté de s’engager avec audace sur le marché français des énergies renouvelables et d’apporter une contribution significative à la transition énergétique française, tout en accélérant notre transition en vue de devenir un fournisseur leader de solutions énergétiques globales fournies de manière propre, durable et fiable », s’est félicité Hee Cheul (Charles) Kim, CEO de Q Cells, s’exprimant au nom de Hanwha Solutions.

« Une fois l’opération menée à bien, les capitaux levés contribueront à renforcer la position de RES alors que nous cherchons à accélérer la croissance de l’entreprise au niveau mondial en élargissant notre portefeuille de développement et notre offre de services de soutien », a commenté, pour sa part, Gavin McAlpine, président de RES.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Bravo les coréens.
    Vous avez compris que ces connards de politiciens français s’apprétaient à distribuer l’argent public et qu’il est temps d’aller se servir.

    Bien joué les gars !!!

    Toujours à l’affut des bon coups ces asiatiques.

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  • Quand les arbres favorisent la production des éoliennes (qui elles-mêmes peuvent être réalisées en bois)

    Les brise-vent faits d’arbres sont traditionnellement utilisés pour protéger les cultures et les sols, mais de nouvelles simulations suggèrent qu’ils peuvent améliorer la production d’électricité des parcs éoliens jusqu’à 10 %

    L’air en dessous de la hauteur du brise-vent est ralenti, mais l’air au-dessus du sommet est accéléré.

    Une équipe de l’Université de Twente aux Pays-Bas a simulé un parc éolien de six rangées de profondeur avec un brise-vent identique devant chaque éolienne. Ils ont fait varier des paramètres tels que la hauteur et la largeur du brise-vent et la distance entre celui-ci et l’éolienne.

    Le constat est que le brise-vent idéal est d’environ 10 % de la hauteur de l’éolienne et environ 5 fois plus large que haut. À cette hauteur optimale, avec seulement six rangées d’éoliennes, le sillage lent ne s’accumule pas suffisamment pour annuler les bienfaits des brise-vent.

    Pour une éolienne de 100 mètres de haut dans un parc éolien, le brise-vent idéal serait de 10 mètres de haut et 50 mètres de large.

    La chose la plus simple est donc de planter beaucoup d’arbres. Planter des rangées d’arbres pour une augmentation de 10 % de l’énergie éolienne serait à la fois écologique et extrêmement rentable.

    Le résultat incite d’autres scientifiques à réfléchir aux implications pratiques. Azadeh Jafari, chercheur en dynamique des fluides à l’Université d’Adélaïde en Australie, souligne le fait qu’une grande partie de l’amélioration de la production d’électricité provient de la première rangée de turbines. « Peut-être pouvons-nous élaborer une stratégie consistant à utiliser les brise-vent uniquement dans la première rangée au lieu de tout le champ.

    “10 % c’est très important” estime Leonardo Chamorro, qui étudie la mécanique des parcs éoliens à l’Université de l’Illinois

    https://physics.aps.org/articles/v14/112

    .

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  • @SAM SAM toujours prompte à dire n’importe quoi pensant (pour autant qu’il pense) que les Anglais sont des imbéciles laissant échapper une manne financière payée bien sûr par les nigauts de français, au profit des Coréens, qui sont donc plus malins que les français et les anglais.
    Sam Sam vraiment prêt à dire n’importe quoi si ça peut, dans le petit pois qui lui sert de cerveau, dévaloriser le renouvelable.

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  • Bonjour Hanwah, nos portes ( tres étroites) sont grandes ouvertes, et pas seulement pour un marché confidentiel en France, non, mais pour un marché planétaire, totalement compatible et complémentaire au solaire, entre autres, que la France engluée dans ses habitudes ne comprend pas. Merci la France, vous avez fait votre maximum, c’est à dire pas grand chose, mais nous n’avons plus le temps de patienter davantage. Hanwah, pour gagner du temps : http://www.edda-energie.com
    You’re welcome, sirs.

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