Une France "100% renouvelables" : ce scénario est-il possible ?

Une France “100% renouvelables” : ce scénario est-il possible ?

elisabeth borne edf scenario renouvelables - L'Energeek

La ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, a demandé, ce dimanche 10 novembre 2019, à EDF de réfléchir à son rôle si la France passait à une fourniture d’électricité 100% renouvelables, donc sans nucléaire. La ministre veut ainsi rappeler que c’est le gouvernement qui fixe la politique énergétique du pays, et pas EDF. Pour autant, la France ne se dirige clairement pas vers une sortie du nucléaire.

Vers un scénario 100% renouvelables ?

L’objectif est de réduire la part du nucléaire à 50% d’ici 2035. Au-delà, on doit avoir tous les scénarios sur la table avec un objectif d’assurer pour tous les Français et les entreprises une électricité abordable”, a affirmé la ministre de la Transition Energétique Elisabeth Borne dans l’Emission politique de France Inter, France Télévisions et Le Monde, ce dimanche 10 novembre 2019.

Cette prise de position est une réponse aux déclarations du président d’EDF, Jean-Bernard Levy, en octobre 2019, qui affirmait : ”il est clair que la France se prépare à construire de nouvelles centrales nucléaires”. La ministre a nettement recadré le patron d’une entreprise qui demeure possédée à 80% par l’Etat : “c’est très bien qu’il ait son point de vue, que je ne partage pas. Il se trouve que la politique énergétique, c’est plutôt le gouvernement et en particulier la ministre en charge de l’Energie que je suis qui doit la définir”.

La Ministre rappelle ainsi que le gouvernement travaille tout autant sur une alternative où la France continue de construire des centrales nucléaires que sur une alternative 100% renouvelables : “ce qui n’a pas été suffisamment étudié, c’est des scénarios 100% renouvelables. On n’est pas les seuls (pays) à étudier ce genre de scénario. C’est un scénario que nous étudions avec l’Agence internationale de l’énergie, et on souhaite avoir les éléments mi-2021 car ce n’est pas des sujets totalement triviaux”, a déclaré Elisabeth Borne.

Elle a conclue en rappelant que le grand avantage du nucléaire est qu’il ne produit pas de gaz à effet de serre. Mais que son inconvénient principal était qu’il produisait des déchets, « pour des centaines de milliers d’années ».

Le gouvernement n’entend pas se passer du nucléaire à moyen terme

La sortie a été, logiquement, saluée par les défenseurs de l’écologie, et largement brocardée par l’opposition et les défenseurs du nucléaire, dans le deux cas avec des raccourcis dommageables. Le député LR Julien Aubert s’est ainsi déclaré « catastrophé » par la déclaration de la Ministre, prenant une fois de plus l’exemple allemand pour attaquer un scénario de transition énergétique sans nucléaire.

Pour autant, Elisabeth Borne a bien précisé qu’elle évoquait un horizon au-delà de 2035 : à cette date, comme le confirment la dernière PPE et la Loi Climat-Energie (adoptée au Journal Officiel ce 9 novembre 2019), la part du nucléaire dans la production électrique française sera toujours de 50% (contre 70% aujourd’hui). Très loin de l’Allemagne, qui a programmé une sortie du nucléaire en 2022.

Ce que la ministre réclame, c’est d’envisager un modèle énergétique et électrique avec une sortie du nucléaire, progressive et programmée, sur le moyen terme (probablement au-delà de 2050), avec un fort renforcement de la capacité renouvelable française.

En revanche, quand Elisabeth Borne critique Jean-Bernard Levy quand il affirme qu’il faudra construire de nouvelles centrales, elle semble oublier que de très nombreux réacteurs vont devoir être fermés entre 2030 et 2040. Pour maintenir une production électrique nucléaire à hauteur de 50% du mix électrique en 2035, la France devra, très probablement, construire de nouveaux réacteurs.

Fin 2018 et début 2019, le gouvernement avait d’ailleurs clairement affiché son soutien au nucléaire dans la politique énergétique française.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Evidemment que c’est bidon. Ce qui est grave :
    – la ministre toute polytechnicienne qu’elle est, ne connaît rien au secteur énergétique et n’a jamais travaillé dans le privé,
    – les conseilleurs (ADEME) ne sont pas les payeurs.

    En tout cas, on saura pour qui ne jamais voter.

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  • C’est catastrophique de prendre ses rêves pour des réalités, et nous en subirons tous les conséquences….

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  • Où serons nous en 2035 ?
    Les écolos bobos ont besoin de leur téléphone pour faire du buzz médiatique. (aussi de voiliers de milliardaires cf Greta Thurnberg). Donc des gros data centers
    Solution : récupérer la chaleur des data centers pour faire tourner des turbines. Bravo ! mais comment alimenter les data centers 24H/24 ? Avec des éoliennes et des panneaux photovoltaïques ?

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  • test identification :
    Je suis normalement enregistré et pourtant aucun de mes commentaires n’a jamais été publié. est-ce mon pseudo qui dérange ? “malpensant73”
    Sur le fond comment assurer la fourniture d”‘électricité pour les data centers que les bobos écolos saturent avec leur buzz médiatique ?

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  • @Frida
    C’est aussi ce que j’ai pensé en l’écoutant dimanche. Elle ne vaut pas mieux que S. Royal, et dans l’ensemble, pour tout ce qui touche l’environnement, celle-ci semble incompétente !

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  • on croit rever de toute façon dans 2 ans cette ministre aura disparue…..de la vie politique , mais ça fait peur , le niveau de réflexion de nos politiques .
    Mme la ministre comment ferez vous quand , en plein mois de janvier la temperature baisse à -10 , et là aux infos grosse panique on va atteindre a 19 h le maxi de conso il faut couper l’alimentation des industries pour passer le cap sinon black out de la France …. imaginez si on ajoute toutes les pompes a chaleur qui auront remplacé les chaudieree fuel , tous les maxi chargeur à tesla sur ON a 19 h et pour faire face des éoliennes et des capteurs solaires !!!!!!
    avant de faire des déclarations délirantes prenez une calculatrices ……..
    et dire qu’il y a 40 / 50 ans 3 ou4 cerveaux ont décidés de la construction de 56 réacteurs nucléaires avec le succes que l’on sait , et que malheureusement pour la France une bande illuminés irresponsables par ideologie veut tout détruire Pauvre France

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  • Le gouvernement a mis une ministre de l’énergie , écolo, anti nucléaire,…c’est bien pour aller dans ce sens’ . Le gouvernement n’est pas de bonne foie, il dit qu’il faut maintenir du nucléaire et il fait tout pour en sortir: Arrêt d’Astrid, obliger EDF à étudier l’impossible avec le 100% de renouvelable.
    Nos décideurs n’ont aucune notion du volume d’énergie nécessaire pour alimenter la France. J’ai travaillé dans la production électrique, les énergie renouvelable ne peuvent pas, de façon raisonnable, nous fournir à 100%. Même avec 50%, ça sera très compliquée
    Ou alors la France sera couverte d’éoliennes et de photovoltaïque avec des millions de tonnes de batterie à changer tous les 10 ou 15ans. et 100000 éoliennes à changer tous le 30ans
    Alors vu le coût la France sera devenu une friche industrielle!!!
    Seul un nucléaire, souhaité, sécurisé et bien étudié, pourra sauver l’humanité des gaz à effet de serre. La France sait traité ses déchets nucléaire, il faut y travailler pour les réduire.
    Les japonais, malgré l’accident nucléaire, relance ce type d’énergie, par qu’il n’ont pas d’autre alternative pour subsister.
    La politique antinucléaire de notre gouvernement va ruiner l’économie française,
    Avec la débâcle économique du pays, çà sera quoi??? guerre civile,….
    Les chinois prendront la suite pour s’occuper de notre environnement!!!
    et il n’y aura plus à discuter.

    Répondre
  • Tous, pour ceux qui ont cherché à en savoir plus sur l’énergie, savent qu’actuellement aucune technologie ne atteindre les 100% renouvelable d’ici 30ans. Mais nos décideurs actuels font la sourdes oreille à tous les avis d’ingénieurs et chiffres connus sur les rendements et productions de toute les filières. Jancovici produit depuis plus de 10 ans des études et preuves indiscutables de ses conclusions mais même nommé à la commission sur le climat, il n’inflechhi la politique délire te des Enr qui capte 60% des subventions pour un résultat nul et qui le restera, c’est délirant. Investir 50% des subventions dans transport et habitat serait bon pour tous, emploi, pouvoir d’achat, lutte climatique. A la condition que les entreprises soient honnêtes et payent à chaque dérapage d’installations défectueuse. Cre un organisme charger de valider chaque installation serait la seule solution pour chasse de ce marcher tous les margoylins qui s’y installent, car la scandale actuel y est immense. Et ses résultats sur la lutte contre le réchauffement climatique est réduit à peau de chagrin. Bref qu’elles sont les raisons depuis 20 ans de cette fuite en avant sur les Enr ? Un constat semble s’imposer, financier et politique. Financier parce que les profit des Enr sont à 2 chiffres (une éolienne de 3Mw amortie en 6/7 ans) , quel secteur industriel peut se prévaloir d’un tel rendement ? En PV c’est supérieur… Tous cela pour un résultat nul sur les GES. CAR NOTRE ÉLECTRICITÉ EST DEJA DECARBONNER ET QUE NOS REJETS POUR LA PRODUIRE NE SONT QUE DE 6%…. Politique car sans les votes ecolos pas de majorité. Qui tiendra le discours de la raison scientifique ? Personne apparemment, nous sommes tous entraîné dans une spirale délirante qui va rendre notre monde très rapidement invivable. La guerre est au bout de cette logique, j’en suis désormais convaincu et probablement que j’en ferait les frais….

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  • Elisabeth Borne a parfaitement raison car les énergies renouvelables et leurs utilisations sont multiples et souvent très mal connues du grand public comme on le constate une fois encore dans les commentaires superficiels ici dont les auteurs ne font jamais l’effort d’étudier sérieusement, largement, objectivement et de manière indépendante le secteur de l’énergie ni les tendances à moyen terme et préfèrent répéter des âneries que l’on lit depuis une vingtaine d’années et qui ne permettent pas d’avancer alors que c’est plus qu’essentiel vue notre dépendance aux fossiles et nos émissions qui sont a peine inférieures à celles des allemands compte tenu de nos émissions importées (près de 12 tonnes de CO2/français/an) et alors qu’il faudrait les réduire d’un facteur 3 pour être dans les objectifs bas des accords de Paris.

    Il y a par ailleurs lieu de raisonner en terme d’énergie finale consommée. L’électricité (à 70% nucléaire et 20% renouvelables) représente seulement 25 % de la consommation finale d’énergie en France et nucléaire seulement 18% de la consommation d’énergie finale mais les énergies fossiles (environ 67%) et les renouvelables (plus de 15%).

    Pour rappel EDF, entre autres Engie etc, n’est pas seulement un opérateur nucléaire mais il est de plus en plus impliqué dans les renouvelables, qui ne se limitent pas au solaire et à l’éolien.

    Heureusement car l’énergie et son approche est très loin de se limiter au nucléaire dont les perspectives sont faibles dans le monde selon toutes les études, qui est devenu indéfendable face aux armements et actions actuelles, donc facteur de risques très élevés inutiles, et si on analyse les tendances dont ventes d’EPR et parts de marchés on sait que le marché nucléaire actuellement détenu à 60% par le groupe d’Etat russe Rosatom sera majoritairement chinois dans une vingtaine d’années. Astrid pour mémoire n’est pas jugé économiquement pertinent ni par les japonais ni par les français. Et pour le moment on n’a pas de solution technique ni économique satisfaisante pour les déchets de plus de 100.000 ans de durée de vie et qui risquent de continuer à coûter alors qu’ils ne produiront plus depuis longtemps.

    Il y a par ailleurs notamment lieu d’agir sur les postes prioritaires. On sait que ce sont les bâtiments, les transports, l’industrie, l’agriculture notamment.

    Tout bâtiment reçoit à l’année dans la majorité des cas plus d’énergie qu’il n’en consomme.

    Le chauffage et la climatisation dans les bâtiments et l’industrie représentent près de la moitié de la consommation énergétique.

    Dans les ménages le chauffage et l’eau chaude représentent à eux seuls 79% de la consommation finale totale d’énergie. Le refroidissement ne représente encore qu’une part relativement faible de la consommation finale totale d’énergie, mais augmente pour les particuliers et l’industrie notamment alimentaire.

    Dans l’industrie et plus largement au plan européen 71 % de la consommation d’énergie est utilisée pour le chauffage des locaux et les procédés industriels, 27 % pour l’éclairage et les procédés électriques comme les moteurs de machines, et 2,7 % pour le refroidissement. Selon Eurostat et pour l’Europe par exemple, 75% du chauffage et de la climatisation sont encore produits à partir de combustibles fossiles alors que seulement 19% sont produits à partir d’énergies renouvelables.

    En bref comme on le voit le poste CHALEUR (et à terme froid) est très élevé et les énergies renouvelables ont un rôle très important à jouer dans ce secteur avec des coefficients de performance bien plus élevés que le nucléaire et les pompes à chaleur (écarts pratiques moyens souvent de 3 à 80), bien plus de durabilité, des technologies locales et non principalement japonaises importées (souvent mal recyclées et comportant encore majoritairement des gaz très réchauffants climatiques), bien moins de thermosensibilité dont nous sommes tristement champions du monde avec 2,4 GWh d’appel par degré de moins en dessous des moyennes en hiver etc.

    Plusieurs pays et en particulier au Nord dont Danemark ont développé des réseaux de chaleur avec des part de solaire thermique parfois de plus de 50% et avec stockage inclus des prix moyen au MWh entre 20 et 40 euros le MWh selon les régions. Ce sont des récupérateurs de chaleurs autrement perdues, ce que ne fait que très rarement le nucléaire dont le rendement n’est que de 33% sur le parc actuel et il semble difficile d’imaginer un réacteur nucléaire en Europe à proximité des villes ou des coûts compétitifs. Le prix moyen est également connu dans différents pays nordique et inférieur au nôtre malgré un climat plus froid.

    Aujourd’hui les réseaux de froid sont déjà 5 à 10 fois plus économes en énergie que le refroidissement conventionnel des climatiseurs et peut réduire de 50 % la consommation d’énergie de refroidissement. Cela contribue à réduire la demande d’électricité, les émissions de chaleur, les besoins en eau etc ce qui est extrêmement utile, surtout en période de pointe. Et tout cela se modélise très bien au plan local et plus pour des usages optimaux de l’énergie

    Concernant les pertes d’énergies elles sont considérables en Europe, en France, comme aux Etats-Unis. Exemple édifiant: pertes d’énergies aux Etats-Unis 68,5 quadrillons de Btu sur près de 102 de consommation soit environ 67% !

    A côté des réseaux de chaleur la plupart des immeubles peuvent stocker la chaleur sur longue durée (stockage inter-saisonnier) et on sait le faire comme pour les réseaux de chaleur à des coûts généralement peu chers et une très grande durabilité des technologies (beaucoup de composants issus du recyclage). Sans citer toutes les nombreuses technologies regroupées notamment sous le terme “d’Underground Thermal Energy Storage”, çà va du stockage de l’énergie thermique des aquifères (ATES) à celui en puits (BTES) en caverne (CTES), en pieux verticaux (HT-UTES) etc et ce avec des taux de couverture majoritairement de 100%, des prix à terme dérisoires.

    Dès lors on ne voit plus l’intérêt de la politique érigée comme “tout nucléaire” sur les documents des années 70, dont le lobbying répétitif et sommaire nous parle des aspects positifs mais pas objectivement des aspects négatifs comme l’abandon ou la réduction d’autres approches (hydraulique, toutes les variétés de solaire thermique, énergie des marées alors mise à l’écart malgré les programmes d’alors à prix très bas et très longue durée de vie (synthèse de R. Gibrat dans les années 60), autres renouvelables etc) dont l’histoire de l’énergie nous rappelle la “casse” de beaucoup d’innovations qui nous auraient été très profitables et qui se se développent ailleurs.

    Importante perte de temps et d’argent également en terme d’efficacité énergétique où nous sommes mal classés. Les conclusions d’analyses comme “la malédiction du pétrole” peut en bonne partie s’appliquer au “tout nucléaire”.

    Le nucléaire est principalement “centralisé”, ce n’est pas le cas des renouvelables qui s’intègrent dans les bâtiments, offrent de multiples solutions d’intégrations et des marchés que n’ont pas pris la Chine qui ne peut pas tout couvrir et contrairement au nucléaire cela correspond à tous les marchés sans limitations de pays.

    Cela permet une énergie produite plus souvent localement et la multiplication des micro-réseaux qui offrent généralement plus de sécurité comme on le constate et sont demandés dans plusieurs pays pour çà.

    Et sans pouvoir tout aborder, le solaire comme l’éolien vont voir leur prix encore baisser. L’éolien offshore permet d’augmenter les tailles donc productible et bilans favorables des éoliennes avec des facteurs de charge élevés, on imagine mal les technologies capables de les concurrencer à terme.

    Pour ce qui est du manque de vent et solaire, pour mémoire les données météo sur l’Allemagne depuis plus de 30 ans donnent seulement 14 jours en moyenne sans vent en Allemagne.

    Et quand on prend en compte les complémentarités entre Allemagne et Espagne et plus encore l’ensemble du réseau Entso-e (dans une multitude d’études sur plus de 280 répertoriées, spécialisées et la plupart confirmées et reconfirmées dans le monde et des modélisations de plus en plus pointues et mise à jour sur les mix 100% renouvelables) on trouve des besoins de stockage peu élevés et qui ne représentent pas des problèmes techniques particuliers sinon encore parfois des aspects économique car çà a toujours pris du temps de passer d’un mix à un autre plus approprié.

    Comme le soulignait le BRGM dans un congrès européen récent (European Workshop on Underground Energy Storage), le stockage de l’énergie va jouer un rôle central dans les futurs systèmes énergétiques compatibles avec une société neutre en carbone et respectueuse de l’environnement. Elle permettra d’optimiser l’intégration des énergies renouvelables et récupérables dans le mix électricité-chaleur et de contribuer à la flexibilité des systèmes énergétiques, tout en améliorant l’interconnectivité du réseau, les réseaux intelligents et les fonctionnalités de réponse à la demande. Il facilitera également le couplage sectoriel par l’utilisation d’énergies renouvelables pour la production de carburants verts dans le secteur de la mobilité et de matières premières vertes pour l’industrie chimique comme l’hydrogène.

    On constate d’ailleurs une hausse de ces stockages dans le monde et plus rapidement que par exemple les batteries dans plusieurs pays développés notamment.

    Quelques exemples dont la plupart ne sont pas des technologies nouvelles : Stockage d’énergie par air comprimé (CAES); par pompage souterrain (UPHS); stockage d’énergie thermique souterrain (UTES); stockage souterrain de gaz de synthèse renouvelable (UGS), stockage souterrain d’hydrogène (UHS), tous deux reliés à des systèmes de conversion de l’énergie en gaz (P2G) etc. Et la palette du Power to X est très vaste. On a des déchets incontournable, la pyrogazéification est l’une des meilleures solutions comparé à l’incinération ou l’enfouissement par exemple.

    Pour ces différents types de technologies de stockage souterrain de l’énergie, il existe plusieurs réservoirs géologiques appropriés, à savoir : réservoirs d’hydrocarbures épuisés, aquifères poreux, formations salines, cavernes de roches artificielles dans les roches hôtes et mines abandonnées. Les coûts sont souvent soit déjà compétitifs et les technologies déjà employées depuis longtemps, ou sinon vont le devenir sous peu.

    Ils correspondent en l’état actuel à au moins 2 mois de stockage en France et 6 mois en Allemagne donc bien plus que les besoins actuels et à venir.

    Pour mémoire on a répertorié plus de 300 technologies de stockage dont plus de 100 à rendement élevé et déjà compétitives ou sinon sous peu. A noter que le potentiel des Step a été sous évalué dans le monde et en particulier en Europe.

    En bref Elisabeth Borne a tout à fait raison d’aborder l’ensemble des technologies et approches énergétiques avec une vision moyen terme car il y en a de plus en plus qui ont beaucoup plus de perspectives, sont plus pertinentes et de plus en plus souvent moins coûteuses que le nucléaire, et elles ne posent pas tant de problèmes face par exemple aux missiles basse altitude dont on a vu que l’Arabie Saoudite suréquipée avec les meilleurs anti-missiles actuels n’a pas été capable d’arrêter sur un centre pétrolier majeur et face aux missiles hypersoniques que personne ne sait stopper. Quand on a 59 réacteurs et une moyenne de 2 millions de personnes potentiellement chaque fois durablement concernées, ce n’est pas un problème anodin à mettre sous le tapis.

    Répondre
  • C’est fou le nombre d’analphabetes qui critiquent la décision de Borne alors que eux…. Ils savent. Et la preuve c’est qu’ils le disent.
    Consternant !
    Serge Rochain

    Répondre
  • Et les Dan, et les Frida, et tous les autres, des experts mondialement reconnus qui ne savent même pas comment réguler la puissance de sortie de l’alternateur en bout d’arbre du réacteur nucléaire qu vont vous expliquer…. N’est ce pas Dan 😊😁 ?
    Une misere
    Serge Rochain

    Répondre
  • Ce qui est grave c’est que des gens comme vous; qui ne savent rien d’autre que ce qu’ils ont lu sur des site de lobbying, se posent en “sachant” ayant étudié le problème de façon approfondie et critique ce qui ne correspond pas a leur discours de perroquet.

    Répondre
  • @Granola : Jancovici se paie bien votre tête en faisant le guignole, à 300€ la place pour assister à ses discours périmés depuis 10 ans.
    Mais prisonnier de ses choix et ne voulant pas se déjuger après 20 ans de blabla pronucléaire, il est contraint de continuer, c’est son gagne-pain. Il y a 20 ans il a fait un pari alors que rien n’était joué, aujourd’hui il a perdu; il a choisi le mauvais cheval qui boîte maintenant des 4 jambes.

    Répondre
  • @Kaliber76.
    Heureusement que vous êtes là pour dire la vérité, vous qui savez….. enfin presque car ce n’est pas 56 réacteurs que nous avons c’est 58 et peut-être bientôt un de plus avec l’EPR si les génies qui l’on pondu arrivent enfin au bout après avoir multiplié les délais par 4 comme le prix.
    En plus il aura le privilège incommensurable de fournir de l’énergie 4 fois plus cher que le moindre des ENR

    Répondre
  • @ François
    Obligé d’étudier l’impossible ? A EDF rien d’impossible, la preuve, création d’EDF Energie nouvelle dont vous devenez actionnaire avec la CSPE
    Il est même temps qu’ils se réveillent face a des concurrents du privé comme Neoen qui est en train de leur tailler des croupières, tant dans l’éolien que dans le solaire.

    Répondre
  • @Brunet qui nous dit :
    “Tous, pour ceux qui ont cherché à en savoir plus sur l’énergie, savent qu’actuellement aucune technologie ne atteindre les 100% renouvelable d’ici 30ans. ”

    Qu’est-ce que c’est que ce charabia d’une technologie qui devrait atteindre 100% de renouvelable ? La technologie solaire atteint 100% de renouvelable; la technologie éolienne atteint 100% de renouvelable…. A mois que quelqu’un aide le Soleil a envoyer des photons sur les PPV ou que quelqu’un souffle sur les pales de éoliennes.
    Mais c’est vrai que ça fait instruit de parler de technologie, on passe pour un expert.
    Comme tous les perroquets qui se drapent dans la raison scientifique vous ne savez vraiment pas de quoi vous parlez et vous écrivez en gros majuscule ce que l’on sait déjà que le nucléaire est décarboné bien que vous ignorez comment l’uranium est extrait des minerai uranifères, des traitements de préparation que cela impose avant de finir dans une barre mixant différents isotopes. Il vous suffit d’avoir lu un petit 6% bien sympathique quelque part pour le colporter avec votre certification d’authenticité….. vous êtes consternant de bêtise.

    Répondre
  • @energie+
    Je constate que vous êtes le seul participant au forum à expliquer votre position, mais que nous sommes encerclés par une armée de perroquets totalement incultes qui colportent ce n’importe quoi distillé par les nucléocrates qui voient leur métier fondre dans la faillite de son coût devenu démesuré, sans compté le risque qu’il représente.
    Merci de votre participation qui relève le niveau de ce forum qui sombrerait dans le ridicule du genre français sans des interventions comme la votre.
    Bien cordialement,
    Serge Rochain

    Répondre
  • Si Macron n’ a pas le courage de lancer, courant 2021 , le programme de construction de 3 paires d’EPR , alors on va juste devenir dépendant des chinois, pour un bon bout de temps dans la construction de nos nouveaux réacteurs G3, comme nous l’avions été des américains Westinghouse pour la G2 dans les années 70,avant de ne plus dépendre d’eux par la suite. Car la France ne sortira pas du nucléaire comme le croient les imbéciles de Greenpeace , EELV, SDN et autres sympathisant stupides de la mouvance dogmatique et sectaire du mouvement anti-nucléaire. Surtout que Macron partira soit en 2022,soit en 2027 au pire, et sera remplacé par un mouvement(et gouvernement) de droite pro nucléaire (la gauche,les français n’y croient plus)lequel fera appel aux chinois,au besoin, pour recommencer la construction de réacteurs EPR et reconstituer nos compétences perdues dans le domaine, grâce à l’ association,dans un premier temps, avec les chinois dans les constructions de ces nouveaux réacteurs, de tel sorte que par la suite nous nous passeront à terme des chinois ,pour continuer la construction d’autres EPR en France. Mais Macron(s’il cède à “Le Maire et Borne”) nous aura fait perdre d’abord, beaucoup de temps,de compétences et d’argent(du contribuable) avec ses magouilles politicardes électoralistes minables.Honte à lui s’il cède à “Le Maire et Borne” .

    Répondre
  • Tien voila l’analphabète de la thermodynamique-électromagnétique qui juge que l’article blabla de Finon, suppo notoire nucléocrate membre de la bande que j’ai déjà dénoncé de science et pseudo-sciences, est convaincant par rapport aux chiffres incontestables de l’ADEME qui n’a rien à gagner à promouvoir les ENR ou le nucléaire.
    Arrêtez mon cher Dan de passer votre temps à cherchez des sites qui disent ce que vous voulez entendre (et on se demande bien pourquoi puisque vous n’avez aucune compétence en quoi que ce soit ayant un rapport avec ce sujet), passez le plutôt à apprendre la physique et les mathématiques qui vous permettront déjà de comprendre de quoi vous parlez.
    Vous me faites de plus en plus pitié

    Répondre
  • @ Un grand merci également à vous pour vos intervention très pertinentes Serge Rochain !

    @ Dan :

    On fait des modélisations plus complètes et bien meilleures que celles que cite François Lévêque dont plusieurs datent et/ou ne sont pas spécifiquement réalisées pour la France (OCDE, MIT etc)

    On cite souvent JM Jancovici qui est consultant, François Leévêque qui est économiste, ils ont leurs connaissances mais aussi les limites de leur profession.

    Il manque des spécialités car les technologies évoluent, sont multiples et complexes.

    Comme j’ai pris la peine de l’écrire plus haut, quand vos besoins sont principalement de chaleur, voire à terme de froid, reproduire un système centralisé du passé n’est pas le plus pertinent.

    Vous avez des opérateurs capables de modéliser les meilleures solutions pour chaque situation et régions mais ils sont rares.

    En pratique quand il s’agit de faire des choix qui engagent les opérateurs, vous pouvez vérifier que ce n’est pas l’option nucléaire qui est choisie par ces opérateurs qui doivent s’engager et ont les capacités de modélisation et choix technologiques poussés.

    J’ai publié plusieurs exemple notamment aux Etats-Unis.

    Si l’option nucléaire était la plus pertinente, pourquoi tous les pays et opérateurs ne s’y précipitent-ils pas, pourquoi optent-ils majoritairement pour les renouvelables via des appels d’offres sans subventions et pourquoi les marchés de plusieurs formes de stockages sont en forte hausse avec des prix en forte baisse ?

    L’Ademe et Artelys ont fait un travail intéressant. Beaucoup dont François Lévêque ont reconnu la qualité des travaux mais il a fait quelques remarques auxquelles les auteurs ont répondu.

    Par ailleurs le DIW Berlin et des universités comme Postdam et En Europe du Nord notamment ont publié des modélisations plus récentes qui n’optent pas pour le nucléaire.

    En Allemagne de plus ils font des modélisation avec le chauffage urbain etc qui incluent stockage et dont les prix sont très bas.

    Vous avez bien contesté l’idée de Jancovici de faire tout passer en pompes à chaleur de Cop moyen pratique d’à peine 3, d’origine principalement japonaise, aux gaz souvent très réchauffants climatiques et de durée de vie assez modeste.

    Différentes formes de solaire thermique, les réseaux de chaleur, différents stockages etc ont des durée de vie nettement supérieures, des Cop largement supérieurs, des coûts d’usage inférieurs

    On peut citer beaucoup d’autres exemples : la géothermie c’est encore cher mais si on récupère notamment du lithium le bilan économique change.

    Les différentes formes de stockage étaient présentées comme chères et on voit leurs prix le plus souvent en forte baisse et quand on passe à une économie basée sur le power to X avec substitution du pétrole et gaz et des applications très larges pour le stockage, les bâtiments, l’industrie, les transports, çà modifie complètement l’approche trop centralisée et ancienne sur laquelle se base François Lévêque qui pour mémoire n’est pas un scientifique ou ingénieur spécialisé en énergie.

    Combien de fois faut-il rappeler qu’il faut faire l’effort de s’informer le plus souvent possible des innovations les plus récentes, d’analyser et d’anticiper, sinon vous serez toujours un pays non compétitif, en retard etc. spécialiste de vieux débats rêvant d’une pseudo gloire passé.

    Par ailleurs le fait d’avoir des prix négatifs ponctuels en cas d’excédent d’énergie n’est pas un problème en soit, vous pouvez ainsi constater que les pays et opérateurs concernés s’adaptent et adoptent d’autres approches.

    Les modélisation doivent donc être plus complètes, mises à jour régulièrement et pas se baser uniquement sur un système centralisé ancien dès le départ et incomplet au plan des évolutions technologiques et approches.

    Sinon par exemple autant faire des voitures avec moteurs électriques dans les roues sur un modèle du Fardier de Cugnot de 1770 et réaliser des modélisations puis des débats sans fin sur 20 ans et plus, vous adorez çà ! mais encore une fois ce n’est pas l’approche la plus en pointe.

    Récente publication et modélisation du DIW Berlin : elle ne privilégie pas le nucléaire

    https://www.diw.de/documents/publikationen/73/diw_01.c.670581.de/dwr-19-30-1.pdf

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  • L’Allemagne vise à tripler sa capacité d’énergie éolienne en mer d’ici 2030:

    Les états du nord de l’Allemagne et le gouvernement fédéral veulent presque tripler la capacité installée d’énergie éolienne offshore du pays d’ici dix ans avec un nouvel objectif d’expansion de 20 gigawatts (GW) d’ici 2030.

    La production d’énergie éolienne en mer a augmenté de 30 % par rapport à la même période l’année précédente.

    https://www.cleanenergywire.org/news/germany-aims-triple-its-offshore-wind-power-capacity-2030

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  • Mais ZUT ! Votre rédaction ne devrait pas oublier que 50% de nucléaire en 2035 est un PLAFOND, pas un PLANCHER !
    À croire que vous seriez pro-nucléaires et que vous imaginez que la France doit rester dans le dernier wagon de la transition énergétique vers les EnR.
    Rappelons aussi que les EnR produisent ENCORE MOINS DE CO2 et de Gaz à Effet de Serre que le nucléaire, et surtout AUCUN DÉCHET RADIOACTIF !
    Que de surcroît, elles sont de moins en moins chères, alors que le coût du nucléaire signera sont arrêt !
    Que nos fleuves n’auront bientôt plus la capacité à refroidir l’ensemble des centrales nucléaires et que le réchauffement des eaux qu’elles provoquent est inadmissible (seul 1/3 de l’énergie primaire devient électricité, les 2/3 restant ne sont que chaleur qui finit dans l’atmosphère ou dans les cours d’eau).
    Il suffit de se pencher sur les scénarios de l’Ademe pour comprendre que les options sont nombreuses et qu’une sortie, certes progressive, mais déterminée et complète du nucléaire est tout à fait envisageable et… souhaitable !
    Votre média devrait changer de registre, merci !

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  • Je suis surpris par ces annonces ministérielles, je découvre un courage et une vision politique ouverte et raisonnée, sortant de l’habituel pensée unique sclérosée et obsolète. Enfin l’on commence à raisonner par rapport à la folie sociétale de ce nucléaire porteur de dangers et de coûts croissants, mortifère pour nos générations futures. Enfin l’on ose secouer les fausses certitudes de ce pseudo progrès du nucléaire ancré dans le mensonge et la dissimulation ; c’est aussi avec plaisir que je voie la rage et la fanatisme de cette secte nucléocrate dont les membres seraient, soyons en sûrs, les premiers à prendre la fuite en cas d’accident majeur et à laisser aux autres la destruction de leur santé. Enfin les ENR vont être prises au sérieux en France, il est temps car nous engluer dans le nucléaire avec encore 50% du mix électrique c’est aussi nous condamner à subir une distorsion de concurrence au regard des coûts pour l’économie entière, et continuer avec de lourds impacts environnementaux. Quant une idée ou une orientation est juste elle finit toujours par dominer, mais plus on retarde et plus l’on s’affaiblit, et il faudra qu’un jour les responsables en rendent compte.

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  • Rappel de quelques éléments factuels pour redescendre sur terre :
    – La consommation d’électricité dans notre pays a atteint un pic de 96,6 GW le mercredi 28 février 2018 à 19h00 (source RTE), soit 73% de la puissance installée en France qui est, rappelons-le, de 132 GW fin 2018.
    – Pour dimensionner un parc de production, il faut intégrer deux paramètres incontournables, à savoir la puissance de pointe maximale envisagée, et ensuite le niveau de consommation auquel il faudra s’attendre (548,6 TWh en 2018 soit une hausse de 3,7% par rapport à 2017 – source RTE)…
    De ces deux paramètres, le plus contraignant est la puissance de pointe, car elle conduit immanquablement à devoir surdimensionner la puissance installée. A cela, viennent se rajouter les marges de sécurité afin de garantir l’équilibre du système “Production-Transport-Consommation” et donc la sécurité d’approvisionnement…
    On comprendra aisément que compte-tenu de ces réalités dimensionnelles, imaginer un seul instant de pouvoir atteindre ces objectifs par des moyens de productions 100% renouvelables est totalement utopique.
    Cela met également en lumière le niveau de méconnaissance de la question par nos dirigeants, regrettable et inquiétant.

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