L’éolien en mer va se développer sur les côtes françaises dans les prochaines années. Mais ses conséquences sur la faune et la flore marines restent, en grande partie, à découvrir. C’est le constat que dressent l’Ifremer et le CNRS dans une étude consacrée à l’impact de ces installations sur les organismes et les milieux marins.
Le document ne tranche pas la question de savoir si les parcs éoliens nuisent ou profitent globalement à la biodiversité. Il se contente, pour l’instant, de dresser un état des lieux des connaissances disponibles, connaissances qui restent limitées sur de nombreux points.
La France vise 45 gigawatts (GW) de puissance installée en mer, contre seulement 2 GW en service actuellement. Cet objectif s’inscrit dans la trajectoire vers la neutralité carbone fixée pour 2050.
Les éoliennes et les oiseaux
Un tel changement d’échelle transforme nécessairement l’environnement marin. Câbles, fondations, rotation des pales : chaque parc modifie les fonds, les courants et la présence des espèces alentour. L’étude ne présente pas ce développement comme sans risque pour les organismes et les milieux concernés, sans pour autant conclure à un bilan négatif.
Cette évaluation a pris la forme d’une expertise scientifique collective (Esco), commandée conjointement à l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) et au CNRS (Centre national de la recherche scientifique). Un exercice qui vise justement à faire converger les travaux existants avant que les nouveaux parcs ne sortent de terre, ou plutôt de mer.
Pour mener ce travail, 25 chercheurs se sont réunis lors d’un colloque fin juin. Ils viennent de 13 organismes de recherche différents, français et belges. Leur mission : dresser un état des lieux de la recherche existante et repérer où elle fait défaut, rapporte Sud Ouest.
Le résultat de ces échanges dépasse le simple inventaire. Les chercheurs ont identifié de potentielles lacunes dans les travaux menés jusqu’ici, autant de pistes à explorer avant que les 45 GW visés ne deviennent une réalité sur le littoral français.




