Qu’est-ce que la Convention citoyenne pour le climat ?

Qu’est-ce que la Convention citoyenne pour le climat ?

Ce vendredi 4 octobre 2019 s’ouvre la Convention citoyenne pour le climat. Une expérience de démocratie participative unique en son genre. L’objectif, « redessiner les mesures concrètes d’aides aux citoyens dans la transition climatique et définir des mesures complémentaires (ainsi que leur financement) pour permettre à la France d’atteindre ses objectifs écologiques ». Pour cela, 150 citoyens représentatifs de la population française ont été tirés au sort. Ils auront pour mission de trouver des solutions écologiques, avec un souci de « justice sociale ».

Comment est composée cette Convention citoyenne ?

A l’issue d’un Grand Débat, l’exécutif avait annoncé la mise en place d’une Convention citoyenne pour le climat. Elle s’ouvre ce 4 octobre 2019 au Conseil économique, social et environnemental (Cese) à Paris. Une enceinte qui accueillera de simples citoyens tirés au sort. Ainsi, 255 000 numéros de téléphone ont d’abord été sélectionnés par Harris Interactive. Finalement, ce panel sera représentatif de la société française : sexe, lieu de résidence, diplôme, toutes ces caractéristiques ont été prises en compte pour assurer l’égalité politique des Français.

Le 1er octobre 2019, la convention citoyenne pour le climat a précisé la composition du panel, qui respecte 6 critères socio-démographiques. En définitive, 51 % des participants sont des participantes, 5 % viennent de la région Centre-Val de Loire, 27 % sont retraités, 26 % sont sans diplôme ou détenteurs d’un Brevet des collèges. Il s’agit donc de « citoyens (qui) ne sont pas des experts et n’ont pas vocation à le devenir », indique Thierry Pech, directeur de la fondation Terra Nova, et coprésident du Comité de gouvernance de la Convention citoyenne. Et même si Daniel Cohn Bendit a été tiré au sort, il s’agit d’une pure coïncidence selon Julien Blanchet , Vice-Président du Cese et rapporteur général de la Convention. Malheureusement, celui qui avait déjà décliné le poste de ministre de la Transition écologique et solidaire, après le départ de Nicolas Hulot, “n’était pas disponible“, comme 35% des personnes sollicitées.

Quel travail pour quelles ambitions ?

La lettre de mission rédigée par le Premier ministre, Edouard Philippe, assure que les 150 citoyens auront pour tâche de « définir les mesures structurantes pour parvenir, dans un esprit de justice sociale, à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici à 2030 par rapport à 1990 ». La charge est lourde et nécessitera six sessions de trois jours (le week-end). Le gouvernement précise que « tous les frais des participants » seront pris en charge, tandis qu’une « indemnité journalière de session de 86,24 euros » sera versée, ainsi qu’une indemnisation pour d’éventuelles pertes de revenus (le panel se compose à 18% d’inactifs). L’aspect organisationnel semble avoir été bien pensé, afin que tous les participants puissent se consacrer pleinement à leur tâche.

Dans les prochaines semaines, plusieurs experts seront auditionnés, afin de donner des clés de compréhension aux citoyens “lambda“. Parmi eux, Lambert dispose d’un compte Twitter qui permet à tous les internautes de suivre les travaux de l’intérieur. Aujourd’hui par exemple, il publie le programme de travail. D’après ce document, le Premier ministre Edouard Philippe ouvrira la Convention citoyenne, ce 4 octobre 2019 à 16 heures, aux côtés du président du Cese, Patrick Bernasconi, et en présence des 3 “garants de la Convention” : Cyril Dion, Anne Frago et Michèle Kadi.

Après avoir bénéficié d’un « un socle d’information, un état des lieux » sur le changement climatique et les moyens de lutter contre, les citoyens devront donc déterminer « pourquoi ça ne marche pas suffisamment, où sont les points de blocage et les leviers possibles » explique Laurence Tubiana, présidente de la Fondation européenne pour le climat et coprésidente du Comité de gouvernance. Selon elle, cette expérience correspond à  “une des formes de la démocratie pour avancer vers des changements profonds qui ne peuvent pas se faire sans l’accord de la société“. Alors que la figure des Gilets Jaunes, Priscillia Ludosky déclare être “curieuse de voir” ce que cela va donner, la Secrétaire d’Etat Emmanuelle Wargon expliquait le 22 septembre 2019: “La taxe carbone, on a échoué à l’expliquer (…) C’est pour cela que nous avons arrêté son augmentation en 2019 et en 2020. Si on veut reprendre, il faut commencer par un débat citoyen“.

Rédigé par : La Rédaction

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