L’éolienne en mer la plus puissante du monde sera "Made in France"

L’éolienne en mer la plus puissante du monde sera « Made in France »

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Trois ans après avoir racheté en 2015 la branche énergie d’Alstom, et son éolienne de 6 mégawatts baptisée « Haliade », le groupe américain poursuit son développement en France et en Europe. GE Renewable Energy a annoncé jeudi 1er mars 2018, son intention d’investir au moins 330 millions de dollars (270 millions d’euros) dans l’Hexagone pour développer et produire l’éolienne en mer la plus puissante du monde.

Largement critiqué pour le plan de suppression de 345 emplois lancé fin 2017, sur son site de Grenoble (et contraire à la promesse faite en 2015 de créer 1000 emplois), General Electric semble vouloir se faire pardonner, et prévoit pour cela de larges investissements en France. Le géant américain a dévoilé jeudi 1er mars 2018 un plan d’investissement de 330 millions de dollars destiné à la mise en production d’un nouveau modèle de turbine éolienne offshore inédit.

Vers une diminution des coûts de l’éolien en mer

Ce nouveau modèle, baptisé « Haliade-X 12 MW », sera la turbine offshore la plus puissante du monde. Elle produira 45% d’énergie supplémentaire par rapport aux turbines actuelles, soit de quoi alimenter 16.000 foyers européens. « L’Haliade-X 12 MW permettra une diminution des coûts de l’éolien en mer, positionnant nos clients pour gagner dans un environnement de plus en plus compétitif. C’est une très bonne nouvelle pour la filière française des énergies renouvelables », a déclaré Jérôme Pécresse, le PDG de GE Renewable Energy, cité dans le communiqué.

« La technologie de cette nouvelle turbine, son élaboration et sa production seront assurées pour la plus grande partie en France », a-t-il ajouté. Ainsi, sur les 330 millions de dollars promis pour l’Hexagone, environ 60 millions seront attribués à la modernisation du site de Saint-Nazaire où les nacelles seront produites, et près de 100 millions à l’usine LM Wind Power de Cherbourg, qui doit ouvrir en 2018 et fabriquera les pales. Au total, le démarrage de l’activité de ce site permettra la création de 550 emplois directs et 2.000 emplois indirects, de quoi rassurer le gouvernement français. GE Renewable Energy espère de son côté pouvoir livrer la turbine, 30% plus grande que ses concurrentes, d’ici 2021.

Crédits photo : GE

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • D’après le schéma, une éolienne de 260 m de hauteur doit s’apercevoir de loin.
    C’est certes un avantage pour la navigation, mais je ne suis pas sûr que les vacanciers « bon chic bon genre » du type la Baule ou Perroz-Guirrec apprécieraient d’avoir de tels repères en point de mire. Alors pourquoi pas en Beauce ou sur les crêtes Cévenoles là où il n’y a personne ? Ah ! J’oubliais les écolos purs et durs qui protestent contre l’implantation des lignes électriques au mêmes endroits.

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  • J’ai encore en mémoire la plus grande hydrolienne au large de ST BRIEUC qui a fait « FLOP »….

    Répondre
  • On aimerait bien avoir des retours d’expérience sur ces 63 % de facteur de charge. Il ne seraient pas un peu Marseillais, chez G.E. pour avancer de tels chiffres ?

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    • coté facteur de charge, des mesures réelles en mer du nord atteignent déjà ~50% il me semble.
      C’est déjà pas mal.
      63% on verra, dans tous les cas on est très loin des 25% terrestre.

      Répondre
  • En pratique, l’éolien (et le photovoltaïque) génère, pour le consommateur, un coût global du KWh électrique supérieur (de par les taxes diverses sur la facture ) et, donc, une perte de pouvoir d’achat défavorable à l’économie en général. Donc perte d’emplois dans d’autres secteurs.

    Répondre
    • OUI
      et l’accident nucléaire ne coute rien
      ni le changement climatique ..

      et la dette publique américaine abyssale payée par le monde entier ..
      bref
      le cout c’est quoi ?

      Répondre
    • @ Dan :

      Pourtant nous sommes depuis plusieurs années importateurs nets d’Allemagne car l’énergie y est moins chère que chez nous comme vous pouvez le constater sur les sites de RTE, EEX etc et comme le confirme le World Nuclear Industry Status Report chaque année.

      Pourquoi croyez-vous également que les parlementaires européens ont voté le 17 janvier dernier le passage à 35% d’énergies renouvelables à horizon 2030 en Europe et que la Commission européenne a consulté ses différents modèles qui sont très détaillés, ne disent pas autre chose et constate qu’il est plus bénéfique notamment économiquement avec la chute des prix des renouvelables de viser cet objectif qui reste toutefois désormais à débattre avec chaque pays dont la Pologne, la Hongrie etc.

      Voyez l’ensemble des paramètres et pas seulement les investissements mais les gains que cela génère à horizon 2030 puis 2050 :

      Higher renewable energy targets combined with energy efficiency lead to additional greenhouse gas emissions reductions, both in ETS and non-ETS sectors, in line with Energy Union objectives. Total GHG emissions decrease from:

      -40.8% in the 27%RES/30%EE scenario to
      -43% in the 30%/30% scenario
      -45.8% in the 33%/33% scenario
      -47.5% in the 35%/35% scenario and
      -53.2% in the 45%/40% scenario.

      At the same time, import dependency is projected to decrease with a progressive reduction from:

      53.5% in the 27% RES/30% EE scenario to
      51.7% in the 30%/30% scenario
      50% in the 33%/33% scenario
      49% in the 35%/35% scenario and
      47% in the 45%/40% scenario

      with an important reduction in gas imports:

      26% decrease in the 30% RES/30% EE scenario
      28% decrease in the 35% RES/35% EE scenario and even
      42% decrease in the 45%/40% scenario

      Macroeconomic impacts

      For a 33% RES target combined with 33% EE target, the E3ME model suggests potential benefits, with GDP increasing by 0.38% and employment increasing by 0.16% in comparison to EUCO30rev. The GEM-E3 model shows a neutral impact on GDP (-0.03%) and a positive impact on employment (+0.15%).

      Looking at the more ambitious scenario of 35% RES target combined with 35% EE target, the trends described above are generally observed with a greater magnitude.

      Et concernant l’éolien faîtes la distinction subtile entre « facteur de capacité » (employé par les anglo-saxons) et « facteur de charge » avant de prendre une fois encore les ingénieurs de General Electric – Alstom pour des abrutis, ainsi d’ailleurs que toute personne qui n’est pas en accord avec vos opinions quelque peu légères depuis un moment ! Mais c’est lassant à force d’avoir à reprendre chaque point.

      Répondre
  • Tout d’abord le sujet du « facteur de charge » et  » facteur de capacité » . Ici il est question d’une puissance de 12 MWc. Si la production annuelle est estimée à 67 GWh, c’est que le facteur de charge estimé ici est bien de 63 %. En effet : 63 % x (24 h x 365 j) x 12 MWc = 66,226 GWh. Le « facteur de capacité » annoncé est bien un  » facteur de charge  » ! Ce n’est pas moi qui fait erreur.

    Répondre
    • Ensuite nous sommes importateurs net d’électricité en provenance d’Allemagne car, en période de pointe et après avoir fermé bon nombre de centrales thermiques à charbon et au fioul, nous sommes contraints d’importer d’Allemagne (qui ne les a pas fermées) de quoi alimenter convenablement notre réseau.
      L’Allemagne est fréquemment exportatrice d’électricité (et à bas coût) à cause de ses surcapacité éoliennes et solaires. Voir : https://www.energy-charts.de/price.htm
      En France, nous avons moins de problèmes de ce côté car notre par solaire et éolien est moins conséquent et

      Répondre
      • Heureux d’apprendre par vous-même que les énergies intermittentes placent l’Allemagne (qui dispose pourtant de centrales thermiques flexibles) en surcapacités quasi-permanentes puisque vous pourrez constater que l’on importe pas seulement lors des pics mais à différentes périodes de l’année et ce depuis plusieurs années avant même d’avoir fermé chez nous des centrales thermiques !

        Le prix de leur énergie est bel et bien à l’année moins coûteux que notre énergie nucléaire comme toutes les études sur le sujet le mentionnaient depuis un certain temps déjà et nous n’avons notamment pas assez de renouvelables à bas prix puisque nous sommes obligés d’importer régulièrement et c’est incontestable.

        Vous critiquez abondamment l’Allemagne et leur soi-disant échec mais çà ne vous dérange pas que l’on importe depuis des années de l’énergie à meilleur prix que chez nous et globalement plus carbonée que la nôtre !

        En plus à vous écouter il aurait fallu ne pas faire de renouvelables mais sans doute ajouter encore un ou quelques EPR. Vous pouvez aisément constater, comme par exemple la cour des comptes britannique l’a fait pour l’EPR d’Hinkley Point, que çà n’aurait fait qu’accroître encore plus le différentiel de prix avec l’Allemagne.

        Ce qui va loin en terme d’impact économique global à l’échelon national.

        Répondre
          • P.S. J’aime malgré tout beaucoup l’Allemagne, sa langue, sa culture et ses paysages.( malgré ses forêts d’éoliennes qui dénaturent ce pays).

          • Les allemands avaient le charbon comme bien d’autres pays dans leur sous-sol. Il était donc plus économique pour eux de faire ce choix plutôt que le nucléaire puisque le charbon était nettement moins cher que le nucléaire (j’ai maintes fois rappelé les prix de chaque énergie en 2010 et au delà et vous pouvez le vérifier par vous-même si vous ne me croyez pas).

            Le nucléaire n’était en outre pas assez flexible alors même que les allemands et français disposent des centrales parmi les plus flexibles. Il existe des études sur ce sujet au niveau du parc nucléaire « global » en Allemagne notamment (il y a une nuance de taille entre la flexibilité « d’un réacteur » et celle en pratique « d’un parc ») et c’était un des paramètres pris en compte dans les réflexions scientifiques et techniques pleinement justifiées d’alors.

            Ils ont donc préféré moderniser leurs centrales thermiques et partaient du principe que leur transition ne durerait pas très longtemps et que la pollution à l’échelle de l’Allemagne était assez infime au plan mondial (je me permets de vous rappeler que nous n’avons pas non plus progressé dans nos importations fossiles depuis près de 25 ans)

            Le lobby nucléaire s’est emparé de cette situation en inversant les réalités et en prétendant que nous avions été « vertueux » en implantant des centrales nucléaires (alors que çà n’a jamais été l’objectif à l’époque ! nous n’avions uniquement pas le choix) et alors que l’on importe à volonté de l’électricité moins coûteuse d’Allemagne et que nos émissions importées par habitant ont bondi par délocalisation de nos industries. Conséquence nos émissions totales (avec celles importées) sont par habitant quasi identiques à celles de l’Allemagne alors que notre industrie est moins importante (nous somme plus axés « services »).

            Vous reprenez à l’envie les arguties du lobby nucléaire sans analyser la transition allemande en détail et vous la considérez bêtement comme un « échec », alors qu’à part quelques erreurs qu’ils ont bien identifié et aux difficultés d’être parmi les pionniers, ils sont en train de réussir leur transition.

            Ils n’ont pas de problèmes de stockage puisqu’ils ont un potentiel en cours de développement de plus de 500 TWh en hydrogène/méthanation, soit plus de 6 mois de consommation et bien au delà si l’on compte les différentes formes de stockages supplémentaires déjà compétitives.

            Voyez le rappel de cet article qui intègre notamment l’Allemagne rien qu’en Step avec les liens d’études associées pour exemple :

            https://cleantechnica.com/2018/03/04/no-huge-energy-storage-breakthrough-needed-renewable-energy/

            Par contre en ce qui nous concerne, faire des EPR nous coûterait plus cher que des renouvelables (et concentrerait notre mix vers le tout nucléaire alors particulièrement risqué) tout en perdant les marchés de ces dernières. Le mieux est donc de faire des renouvelables même si nos prix sont encore actuellement plus élevés que chez nos voisins puisque nous sommes partis plus tard à cause du nucléaire notamment.

            Mais on va se heurter à un problème de flexibilité à un moment donné ce qui entraîne des coûts. Et ce alors que nos dépenses (et nos risques) pour le nucléaire ancien augmentent.

            Donc bilan :

            – les allemands qui semblaient avoir (selon vous et les lobbies anti-renouvelables) raté leur transition vont la réussir et économisent déjà sur les énergies importées et une énergie nationale a coût relativement bas dès le départ.

            – pendant ce temps nous ne faisons que commencer notre transition et nous heurtons à des coûts plus élevés avec l’inconvénient du nucléaire vieillissant, de son démantèlement, stockage et surprises imprévues. Ceci en plus de n’avoir pas le potentiel allemand dans les renouvelables en termes d’export et de prix notamment.

            Donc vous feriez mieux de coopérer avec les allemands et autres européens plutôt que de les prendre pour des abrutis car s’ils ont eu quelques problèmes au départ, vous verrez que nous allons en avoir peut-être plus quand eux n’en n’auront plus guère.

            Vous devriez plutôt avoir à l’esprit et en regardant plus loin devant vous que l’on aura besoin de l’énergie nucléaire non pas sous forme uranium gâché à très bas rendement sur terre mais dans la conquête spatiale.

          • @ Dan : vous écrivez plus haut « L’Allemagne est fréquemment exportatrice d’électricité (et à bas coût) à cause de ses surcapacité éoliennes et solaires »

            Et votre lien Novethic mentionne je cite : « Nous avons trop de centrales en Allemagne. Et ce, malgré l’arrêt progressif des pôles nucléaires », analyse Arne Jungjohann, expert des questions énergétiques à la fondation Heinrich Böll. »

            « Berlin a opté pour le charbon, une industrie qui nourrit des liens particulièrement forts avec le monde politique allemand : des syndicalistes, industriels, représentants influents du parti conservateur (CDU) et du parti social-démocrate (SPD) forment un puissant lobby charbonnier, qui dispose par ailleurs d’un important relais en la personne du ministre de l’Économie et de l’énergie, le social-démocrate Sigmar Gabriel. »

            « Deux grandes régions demeurent dépendantes du charbon en Allemagne : la Ruhr à l’ouest du pays et le bassin de la Lusace à l’est, toute proche de la frontière polonaise. En 2015, les mines pourvoyaient encore 20 767 emplois (contre 156 731 en 1989). Pour ces régions structurellement fragiles, l’enjeu est donc existentiel. Mais c’est miser sur le mauvais cheval, argumente l’économiste Claudia Kemfert, spécialiste du secteur énergétique. Il rappelle que les énergies renouvelables emploient aujourd’hui 355 400 personnes et près de 140 000 pour la seule branche de l’éolien. « Cette réforme génère plus de problèmes qu’elle n’apporte de solutions. Les vraies questions n’ont pas été abordées : l’arrêt des subventions au secteur des énergies fossiles et l’amorce d’une sortie progressive du charbon. »

            Votre lien dit exactement la même chose que moi.

            Vous accusez donc toujours à tort les renouvelables alors que vous devriez vous en prendre au lobby du charbon qui s’accroche naturellement comme c’est le cas en Pologne etc

            Il n’y a pas de « surcapacités » renouvelables mais seulement des périodes de « surproduction ». Pour autant malgré ces pics de prix négatifs que j’avais moi même souligné sur ce site en précisant que çà avantageait (en raison inverse des prix) les opérateur qui avaient eu la bonne idée de faire également du stockage, leur mix a bel et bien été notamment choisi pour le plus bas prix possible et c’est globalement un avantage économique, donc parler d’échec n’est pas objectif (pas plus que l’on peut encore parler de succès mais on s’en approche si l’on regarde l’ensemble des données) et ce alors que c’est un pays de près de 83 millions d’habitants avec une industrie plus importante que le nôtre, un climat plus froid, moins de diversité de renouvelables, une géographie plus complexe etc

            Je vous ai déjà dit qu’il y avait eu des erreurs de commises dans la transition allemande (comme à chaque transition énergétique) et il y a par ailleurs beaucoup d’intérêts en jeu donc vous pourrez lire beaucoup d’articles qui relèvent des conflits locaux et tentatives d’influences de lobbies internes et externes etc

            Mais sur le fond ils s’en sortent plutôt bien même si vous semblez penser le contraire.

            Il y a bien eu tendance à la réduction de l’éolien onshore au profit de l’offshore, je ne vois pas où il s’agit d’échec alors que c’est un réajustement comme nous avons eu à le faire à la suite du Grenelle de l’environnement ou d’autres dans le monde.

            Vous semblez confondre l’écume de l’info et le fond des choses. La transition allemande se poursuit et les allemands y sont toujours majoritairement favorables et ce malgré les prix taxes incluses que vous indiquez.

            Ce que je constate c’est que le stockage devient compétitif, qu’ils n’en manquent pas et sont même globalement plus avancés que nous et vous ne semblez pas anticiper l’impact positif pour eux comme pour la plupart des pays.

            Enfin concernant votre dernière remarque je suis scientifique donc j’apprécie au contraire que l’on ne pense pas comme moi, mais encore faut-il que lorsque l’on a pris le temps d’apporter chaque fois point par point les éléments de réponses, souvent à plusieurs reprises et ce depuis largement plus d’un an que nous échangeons, on ne revienne pas systématiquement sur les discussions de départ car c’est vraiment une perte de temps.

            Si vous estimez que les allemands se sont plantés, qu’il faut arrêter les renouvelables, qu’il faut faire à fond du nucléaire et accessoirement de l’hydraulique etc c’est votre droit, mais pour moi cà ne tient pas assez la route et j’ai tenté chaque fois de démontrer pourquoi.

            Je suis favorable au maximum d’efficacité énergétique et aux technologies les plus abouties donc je regarde les choses en perspectives et quand vous évoquez des « forêts » d’éoliennes c’est un peu un cliché car il y a plusieurs transitions dans une transition. Entre les toitures et tuiles ou ardoises solaires et hybrides que l’on réalise désormais qui sont plus solides et moins coûteuses qu’un toit classique et les premiers panneaux il y a une nette évolution esthétique qui n’est d’ailleurs pas finie. Tout comme certains champs solaires donc beaucoup n’ont pas vocation à perdurer à terme alors qu’il commence à y avoir des intégrations dans les vitrages des bâtiments etc. Les éoliennes évoluent aussi même si c’est moins simple.

            Enfin ce n’est pas dans mon tempérament d’avoir de mépris pour quiconque et si j’en avais à votre égard je ne vois pas pourquoi j’échangerais avec vous. Mais je regrette que vous n’apportiez pas d’informations innovantes. Par exemple si vous vous intéressez à l’hydraulique, ce secteur évolue et il y a des technologies plus pertinentes que d’autres, vous devriez l’avoir relevé et pourriez l’évoquer pour d’autres. C’est pareil puisque vous parliez d’isolation de votre habitat, là aussi il y a des évolutions. C’est autre chose que de se demander chaque fois si les allemands, les danois (enfin tous ceux qui font des renouvelables, soit quelques 195 pays au monde !) se sont plantés ou pas. Vous aurez de toutes façons les réponses dans quelques années à peine.

            J’observe déjà que beaucoup de pays ont abandonné le nucléaire, le charbon etc mais qu’aucun n’abandonne les renouvelables !

          • CLEANTECHNICA : lobby du véhicule électrique. Quelle neutralité, là encore !

          • Vos analyses ne remettent pas en cause le bien fondé des technologies renouvelables mais seulement les politiques de soutien conduites qui n’ont pas été assez rapidement mises à jour.

            Je cite :

            « Si l’objectif du tournant énergétique reste consensuel, ce sont les modalités de sa mise en œuvre qui se trouvent actuellement sur la sellette – tout particulièrement la loi de promotion des énergies renouvelables (Erneuerbare Energien-Gesetz, EEG) de 2000. »

            Je vous rappelle que le stockage arrive à grande vitesse et c’était justement un des points faibles de l’Allemagne avec un lobby charbonnier historiquement fortement implanté.

            Donc ne confondez pas toujours la pertinences des technologies renouvelables avec des erreurs de politiques économiques conduites et par ailleurs les spécificités allemandes liées à la géographie du pays plus complexe que chez nous et avec moins de diversité renouvelables (ex. production éolienne au Nord, consommation eu Sud etc)

            Pour autant votre étude est incomplète par rapport à d’autres car elle ne tient nullement compte des intrants économiques (exportations) de même que la réduction des importations fossiles, du faible coût de la R&D etc. avec un bilan globalement de plus en plus favorable.

            Ni du fait que plus de 58% des allemands que l’on présente sans détailler comme si taxés, bénéficient des revenus des renouvelables citoyennes et que la part de l’énergie dans leur revenus et moins importante qu’en France (donc pesant moins dans leur économie) et que leur énergie leur coûte globalement moins cher que dans d’autres pays dont les Etats-Unis et moins que chez nous pour de nombreuses entreprises etc

            Et comme je l’ai indiqué maintes fois si les allemands avaient conservé le nucléaire çà leur coûtait encore plus cher et comme pour nous leur parc global n’a une flexibilité pratique que de 30%. Votre étude oublie aussi leur problèmes de stockage de déchets nucléaires ultimes (fuites de mines salines etc)

            En outre face aux lobbies il y a avait lieu pour éviter de longs blocages de faire un choix assez radical comme les principaux opérateurs de l’énergie eux-mêmes en conviennent et ne remettent pas non plus en cause les choix effectués.

            Il y a de multiples études sur ces sujets et quand on les analyse plus globalement leur transition a vécu des moments difficiles mais n’est nullement un échec et vus les prix actuels des renouvelables et le coût de leur électricité (que l’on importe de plus en plus en conséquence), après une période parfois un peu difficile en tant que quasiment pionniers et vus la population de quelques 83 millions d’habitants, leur conso, climat plus froid etc ils ont de fortes chances de réussir leur transition quand nous seront encore en plein dans la nôtre.

            Donc essayez de regarder plus loin en avant plutôt que de ressortir des données qui datent et que tout le monde connaît, ce sont des débats franco-français de pseudo « auto-satisfaction » qui ne mènent à rien mais les allemands n’en restent pas là car ils n’ont que le choix d’avancer et ils ont les atouts pour le faire si vous étudiez la question de plus près.

          • Merci d’apporter des éléments de preuves ou à charge afin de prouver que Cleantechnica serait un « lobby véhicules électriques » et en quoi cela nous concerne en matière de stockage et d’énergies renouvelables alors que les liens qu’ils citent sont de sources scientifiques comme ceux du Csiro en Australie etc.

            J’aurais pu vous citez les sources scientifiques directes qui sont dans les liens si çà vous pose problème mais c’était plus long et je sais que vous ne les lisez pas.

            Et en matière d’émissions si vous préférez les véhicules diesel et essence il y a beaucoup plus à à redire. Entre autres :

            Une étude de la qualité de l’air a détecté des particules nanométriques de la pollution de l’air dans l’urine des enfants. Avec un diamètre de seulement 100 nanomètres – un millième de la largeur d’un cheveu humain – ces particules ultrafines sont les plus petites particules trouvées dans la pollution de l’air et ont été liées à des maladies cardiaques et respiratoires dans des études antérieures.

            Le carbone noir est connu pour avoir le potentiel de causer le cancer et c’est une composante majeure de la pollution de l’air. Il est produit à partir des hydrocarbures notamment utilisés dans les moteurs diesel. À l’échelle mondiale, l’Organisation mondiale de la santé estime que 6,5 millions de décès prématurés par an sont attribuables à la pollution de l’air.

            https://horizon-magazine.eu/article/ultrafine-pollution-particles-create-air-menace_en.html#.WqbgUXvocrW.twitter

            .

    • Ensuite nous sommes importateurs net d’électricité en provenance d’Allemagne car, en période de pointe et après avoir fermé bon nombre de centrales thermiques à charbon et au fioul, nous sommes contraints d’importer d’Allemagne (qui ne les a pas fermées) de quoi alimenter convenablement notre réseau.
      L’Allemagne est fréquemment exportatrice d’électricité (et à bas coût) à cause de ses surcapacité éoliennes et solaires. Voir : https://www.energy-charts.de/price.htm
      En France, nous avons moins de problèmes de ce côté car notre parc éolien et solaire est moins conséquent. Mais nous exportons fréquemment plus d’électricité que ne produit l’éolien et le solaire cumulés. Voir : https://www.energy-charts.de/price.htm
      Quant aux données issues de la prospective menée par l’Union Européenne, il faut être prudent avec ce qui est avancé car la plupart des prévisions se sont avérées fausses bien des années plus tard. Voir les prévisions du Club de Rome dans les années 1970.

      Répondre
    • Logique que vous retrouviez comme mentionné sur leur notice 67 GWh par an pour un facteur de capacité de 63%. Ce qui est inexact c’est de prétendre que le facteur de capacité de ce type d’éolienne serait « marseillais » alors qu’il est parfaitement conforme.

      Répondre
        • Conforme aux caractéristiques techniques de ce type d’éolienne (hauteur, taille des pales etc)

          Cà n’a pas empêché, entre autres exemples, les éoliennes flottantes de Statoil en mer d’Ecosse de produire plus que ce qui était attendu (load factor)

          Répondre
          • Non mais les plus de 65% ont été dépassés sur plusieurs mois en Ecosse et sont obtenus sur d’autres sites si vous reprenez les statistiques publiées annuellement pour l’éolien européen.

            L’important en dehors des records est donc de relever que le facteur de charge moyen potentiel de l’éolien offshore en Europe est élevé et offre une opportunité importante d’énergie non polluante, recyclable et à prix de plus en plus bas. En plus de permettre le développements de parcs aquacole et la biodiversité marine comme démontré et en cours d’installation.

            Pour l’analyse biaisée et non scientifique du lobbyiste pro-nucléaire Flocard j’ai déjà rapidement répondu sur une autre file, à savoir :

            Rapide analyse purement « personnelle » d’Hubert Flocard = démarche non scientifique (sans aucune publication de référence, comité de lecture, voire controverse etc), datant de 2011 et se basant sur des chiffres plus anciens encore (donc la plupart des chiffres et données sont fausses et/ou inexactes, contredites par les données publiées chaque semestre par Entso-e ou autres bases Emhires etc particulièrement détaillées, sur tous les sites et sur des durées beaucoup plus longues), émanant d’une seule personne étudiant un parc volontairement très localisé et se revendiquant : « Membre de l’association « Sauvons le Climat » pro-nucléaire… et qui est directeur pré-retraité du programme sur « l’aval du cycle électronucléaire (PACE) » !!! De mieux en mieux vos sources Dan lol !

            Faute de temps je cite rapidement quelques points :

            « Le stockage n’est bien sûr qu’une option parmi d’autres. On peut citer le renforcement
            du réseau électrique localement et à longue distance permettant d’évacuer les à-coups de
            production, qui, en général, ne sont pas corrélés aux besoins de consommation locale voire
            nationale ou l’appel à des centrales de puissance locales à dynamique rapide, comme les
            centrales à gaz. »

            Rép :

            Pourquoi RTE relie la Bretagne à la Grande-Bretagne actuelle, les travaux de RTE semblent avoir complètement échappé à H. Flocard en plus des bases données éoliennes Emhires, Entso-e etc particulièrement riches et qui contredisent la plupart de ses chiffres.

            Pourquoi également le solaire n’a pas été pris en compte alors que les 2 énergies se complètent entre-elles et diminuent dans les faits les parts de stockage en plus des autres renouvelables également non prises en compte.

            Bref c’est une analyse partisane et biaisée.

            ou encore :

            « Il est probable que les emplois durables créés en France seront peu nombreux
            comme on peut déjà s’en apercevoir pour le solaire photovoltaïque dont les « green jobs »
            s’évaporent dès que baissent les subventions. »

            Rép :

            L’histoire n’a pas été la même que celle du solaire pour de multiples raisons. H. Flocard semble méconnaître les compétences et activités françaises dans le domaine notamment naval et maritime et n’a pas observé qu’il y existe déjà plus de 900 entreprises qui vivent du seul éolien terrestre en France avec plus de 15.000 personnes concernées, ce avant le démarrage de l’éolien offshore. On dispose de plus d’une importante ressource éolienne en Europe avec des facteurs de charge qui dépassent parfois les 65%.

            ou encore :

            « Quand on considère la courbe d’efficacité (Figs. 6 et 11) on peut être convaincu que, soit des problèmes d’alimentation surgiront (par exemple on arrêtera les parcs éoliens comme en Allemagne ou au Royaume Uni), soit il faudra créer des capacités de réserve proches au service exclusif de l’éolien. »

            C’est déjà un problème en voie d’être dépassé :

            L’important gestionnaire de réseau gaz (SPG) confirme que la méthanation, dont le rendement industriel peut atteindre plus de 80% désormais, est déjà compétitif par rapport aux batteries dont les prix ont pourtant drastiquement baissé et dont l’essor est exponentiel de par leur compétitivité quasiment partout désormais comme toutes les études sur le sujet le démontrent :

            https://microgridknowledge.com/power-to-gas-microgrids-batteries/

            H. Flocard qui n’a pas été visionnaire peut donc revoir sa copie avec toutes les données récentes et nettement plus complètes dont on dispose et faire appel à des scientifiques qualifiés dans les renouvelables, s’il est « honnête » et ne craint pas que son analyse soit totalement remise en question.

  • C’est consternant de lire à quel point le lobby nucléaire s’accroche à son monde du danger, de la pollution et du mensonge, en s’appuyant sur la technique du disque rayé du déni et du refus de voir et de comprendre. C’est effrayant de voir à quel point le corporatisme, la cupidité et le petit confort personnel peut amener certains à exclure tout changement de cap. Ce nucléaire la majorité des Français n’en veulent plus, les allemands nous ont déjà surpassé au regard de leur fonctionnement économique ; lorsque nous avons un déficit commercial de 60 milliards d’euros ils ont un excédent de 300 milliards, et pour l’énergie cela va être la même chose, en espérant qu’aucun accident majeur ne se produise. Dans ce cas l’addition c’est au moins 500 milliards d’euros de dommages, sans compter les morts et les souffrances physiques, et la fin de la France telle que nous la connaissons.

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  • Pour répondre à Energy+, l’Allemagne a encore énormément de progrès à faire, malgré tout ce que vous promettez, pour arriver au niveau de la France en matière d’émissions de polluants de toutes sortes (vu le nombre impressionnant de centrales à charbon et lignite) et de CO2, que ce soit pour la production d’électricité ou de chauffage. https://pro.electricitymap.org/reports/summer_2017 Regardez la réalité en face, une fois de plus, monsieur Energy+.

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