2017, une année "spectaculaire" pour l’éolien offshore en Europe

L’éolien offshore en Europe : 2017, une année « spectaculaire »

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Si la France accuse toujours un retard préoccupant en la matière, ses voisins européens ne s’y laissent pas compter et continuent de développer à un rythme soutenu leurs capacités de production éolienne offshore. Selon le bilan annuel de la filière publié, mercredi 7 février 2018, par l’association du secteur WindEurope, les capacités des éoliennes en mer européennes auraient augmenté de près de 25% en 2017, un bond qualifié de « spectaculaire ».

2017 a donc été une année record pour l’éolien offshore en Europe à en croire les statistiques publiées mercredi 7 février 2018 par l’association WindEurope. Les pays membres de l’UE ont installé pas moins de 3,1 GW supplémentaires, soit une augmentation de 25% en l’espace d’une année seulement. Treize nouveaux parcs éoliens offshore ont été raccordés, y compris le premier parc éolien offshore flottant au monde en Ecosse. Comme à leur habitude, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont abrité la majorité d’entre-eux, avec respectivement 1,7 GW et 1,3 GW supplémentaires.

Un potentiel de production offshore qui reste très concentré

« Investir dans l’éolien offshore aujourd’hui ne coûte pas plus cher que d’investir dans les systèmes plus conventionnels de production d’électricité », explique dans un communiqué Giles Dickson, président de WindEurope, pour justifier cette croissance « spectaculaire ».  Au total, l’Europe compte aujourd’hui plus de 4000 éoliennes offshore dans onze pays, soit une capacité totale installée et connectée au réseau de 15,8 GW. Onze autres parcs éoliens offshore sont actuellement en construction, pour une puissance cumulée de 2,9 GW, et la barre des 25 GW devrait être atteinte dès 2020.

Petit bémol néanmoins, le rapport souligne que l’éolien offshore européen reste malgré tout « fortement concentré », 98% de ces capacités se partageant entre cinq pays seulement : le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas et la Belgique. En France, l’ensemble des projets ont été considérablement ralentis ces dernières années du fait de lourdeurs administratives et de multiples recours en justice, et aucun ne devrait voir le jour avant 2021.

Crédits photo : WindEurope

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Il n’y a pas lieu de trop se presser mais d’opter chaque fois pour les meilleures technologies et çà ne manque pas dans les renouvelables.

    Dans l’énergie des vagues le potentiel énergétique est énorme (le plus élevé de toutes les énergies des océans) et le nombre des technologies important, on oublie d’analyser ces nombreuses techniques qui pourtant évoluent pour certaines très favorablement.

    Dans le domaine éolien offshore et onshore par exemple certains systèmes éoliens de type « Airborne Wind Energy » (AWE) comme celui d’Ampyx Power (NL) avancent bien et ont pour avantages d’utiliser très peu de matière première, d’avoir un coût bas en plus d’une grande facilité d’entretien et de produire plus du double d’énergie à surface égale concernée.

    Le marché AWE a déjà attiré plus de 200 millions de dollars d’investissements de la part de Google, EON, Shell, Schlumberger, Tata, Softbank et autres.

    Le rendement énergétique est deux fois plus élevé que celui des parcs éoliens classiques et à 450 m l’interférence avec l’aviation générale est minime.

    Les autres espoirs sont EnerKite (Allemagne), Kitenergy (Turin, Italie), KiteGen, Makani Power (racheté par Google X), SkySails Power (Allemagne), Airborne Wind Energy Labs, Altaeros Energies, e-Kite, Enevate, eWind, Joby. Énergie, Kitemill, Laddermill, LTA Énergie éolienne, Énergie NTS, Sky WindPower, TwingTec et Windlift.

    En plus de cela, il y a de nombreuses réalisations de centres de recherche comme l’Université de Technologie de Delft, KU Leuven, SwissKitePower, le Centre de Recherche NASA Langley, l’Université de Grenoble, l’Université du Sussex et l’Institut Polytechnique de Worcester notamment.

    Spécifications du système AP3 d’Ampyx Power:

    Hauteur de vol: 100 – 465 m

    Longueur maximale du câble: 900 m

    Vitesse de vol maximale: 80 m / s

    Vitesse du vent d’exploitation: 25 m / s

    En conclusion : avec 90% de matière en moins et des coûts inférieurs, on double la production énergétique d’un parc éolien offshore à surface égale avec une production plus constante.

    C’est utilisable également en repowering (renouvellement à moindre coût et puissance accrue des turbines) offshore et onshore

    https://www.youtube.com/embed/tx0ugnc5j-g

    .

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