Une route chauffante inédite expérimentée dans le Doubs et les Yvelines

Une route chauffante inédite expérimentée dans le Doubs et les Yvelines

route-chauffante

Transformer les milliers de kilomètres de route qui jalonnent le territoire français en autant de centrales de production de chaleur, c’est l’ambition de la société Eurovia, filiale du groupe Vinci, qui teste depuis le mois de juillet 2017 sa technologie de route chauffante sur plusieurs sites à travers la France. Présenté officiellement à la presse lundi 16 octobre 2017, ce projet à énergie positive permettrait à terme de faciliter le déneigement des voies et d’utiliser la chaleur produite pour alimenter les réseaux de chauffage urbains à proximité.

Encore à l’état de projet, les routes intelligentes semblent avoir de beaux jours devant elles. Après la route solaire Wattway présentée par Colas (Groupe Bouygues) et largement soutenue par l’ancienne ministre de l’Environnement Ségolène Royal, c’est au tour du groupe Vinci de s’intéresser à ce nouveau secteur d’activité prometteur. Le spécialiste français de la concession et de la construction expérimente, via sa filiale Eurovia, un nouveau prototype de route chauffante lui permettant de capter l’énergie du soleil ou toute autre source de chaleur pour déneiger une route ou chauffer un bâtiment.

Lire aussi : Ségolène Royal inaugure la première route solaire du monde en Normandie

Installée tout d’abord en juillet dernier sur la voie d’accès au parking poids lourds du péage de Saint-Arnoult dans les Yvelines, un autre segment de cette route « chauffante » est expérimenté depuis fin août sur le parking d’un lycée de Pontarlier dans le Doubs, afin d’alimenter le réseau de chaleur de la ville. Sur le plan technique, cette innovation se base sur un échangeur thermique composé d’un système de tubes placés juste sous la route et qui emmagasine la chaleur produite par le soleil sur la chaussée. Cette chaleur peut ensuite être stockée dans un autre réseau de tubes situé à environ un mètre sous terre, pour alimenter des bâtiments voisins (logements, bureaux ou industries) en chauffage ou production d’eau chaude. En cas de gèle ou d’enneigement de la chaussée, une pompe est également prévue pour récupérer la chaleur située dans le sous-sol et la faire remonter dans les tubes afin de réchauffer la surface.

Lire aussi : Ségolène Royal annonce un nouvel appel d’offres pour les technologies solaires

Si le coût de cette technologie n’a pas été précisé dans le communiqué d’Eurovia, la filiale de Vinci promet néanmoins « une industrialisation complète » et une installation facilitée par les engins de travaux « traditionnels ».

Crédits photo : Eurovia

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
ven 12 Juin 2015
Dans l’Océan Indien, l’île de la Réunion constitue une « zone non interconnectée » (ZNI), c’est-à-dire qu’elle n’est pas connectée au réseau électrique continental, ce qui peut poser la question de la sécurité de l’approvisionnement énergétique. Toutefois, les énergies renouvelables constituent une…
lun 9 Oct 2017
Nous passons environ 80 % du temps dans des lieux fermés, en particulier dans les logements, et l’air que l’on y respire n’est pas toujours de bonne qualité. Pire encore, il est bien souvent de moins bonne qualité que l’air…
jeu 10 Nov 2016
Nette progression du solaire, de l'éolien et de la bioénergie, l'hydraulique se maintenant à un niveau de production plus élevé au fil des années. Source : https://opendata.rte-france.com
lun 6 Juil 2015
En raison d’un réseau vieillissant et insuffisamment alimenté face à la demande croissante, le Cameroun souffre de nombreuses coupures d’électricité, qui exaspèrent les populations et nuisent à l’économie du pays. Pour faire face à cette situation, le gouvernement camerounais a…

COMMENTAIRES

  • Le gisement thermique au plan mondial est évidemment considérable, çà a été démontré tout comme c’est économiquement viable et même rentable (Worcester Polytech Instit, Rhode Island Univ etc). Dans les villes les surfaces de rues, trottoirs et parkings représentent le plus généralement entre 29% et 45% des surfaces.

    Les effets thermiques (îlots de chaleur) sont élevés sur la pollution, la santé, les coûts de climatisation, d’entretien etc

    Une des façons les plus rationnelles de réduire au minimum les effets d’îlot de chaleur urbain avec notamment les plantations d’arbres, est de maximiser le transfert de chaleur des rues, trottoirs etc. Donc maximiser l’extraction de chaleur de la chaussée dans le réseau de tuyauterie et l’absorption de l’eau de la chaussée par le réseau de canalisations.

    Plusieurs pays ont des entreprises qui développent des routes/rues solaires thermiques. En France Charier avec son procédé Hélianthe et partenaire hollandais en propose depuis quelques années. Le coût est généralement peu supérieur aux routes classiques et très inférieur aux capteurs solaires thermiques mais les bilans sont très positifs sur plusieurs plans à la fois

    http://www.charier.fr/actualites/l-entreprise-charier-developpe-des-solutions-de-recuperation-de-l-energie-solaire-dans-la-route.html

    Répondre
  • Icax en GB les couple avec du stockage estival qui peut se faire par forages ou réservoirs enterrés pour le chauffage hivernal des bâtiments, le dégivrage des routes etc. Une fois installé çà dure très longtemps et l’apport est durable.

    Les entreprises routières ont un avenir très techno avec la recharge par induction et autres, les différents capteurs pour l’autonomie des véhicules et autres, les différents revêtements avec matériaux à changement de phase pour le dégel, la réparation autonome, les matériaux absorbants comme des éponges dans les zones inondables, les revêtements réfléchissants, solaires ou hybrides etc

    http://www.icax.co.uk/thermalbank.html

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *