Nucléaire : Areva est désormais détenu à plus de 98% par l’Etat - L'EnerGeek

Nucléaire : Areva est désormais détenu à plus de 98% par l’Etat

areva-capitalisation-edf

Prévue dans le cadre du plan de restructuration et de recapitalisation du géant nucléaire français, l’offre publique de retrait lancée par l’Etat sur le groupe Areva est arrivée à son terme lundi 14 août 2017. L’Etat français détient désormais 98,25% du capital d’Areva SA, a indiqué mercredi 16 août, l’Autorité des marchés financiers (AMF).

L’Etat est donc parvenu a récupéré plus de 49,8 millions d‘actions qu’il ne détenait pas encore (au prix de 4,50 euros le titre, soit une opération à un peu plus de 220 millions d’euros) dans le cadre d’une offre publique de retrait organisée du 1er au 14 août 2017, et possède désormais « 98,25% du capital et au moins 98,41% des droits de vote » d’Areva, a indiqué l’AMF dans un avis. L’action Areva est par ailleurs suspendue depuis le 15 août à la Bourse de Paris à la demande du groupe lui-même. « Cette suspension de la cotation fait partie du processus normal dans le cadre de cette opération. Au terme de l’opération Areva SA ne sera plus côté », a souligné une porte-parole du groupe interrogée mardi 15 août.

Lire aussi : Nucléaire : Areva réalise sa 1ère augmentation de capital de 2 milliards d’euros

Avant le lancement de cette offre, l’Etat détenait déjà 92,22 % du capital et 91,69 % des droits de vote d’Areva SA, depuis la réalisation d’une première augmentation de capital de 2 milliards d’euros, au mois de juillet dernier. Il doit maintenant lancer une procédure de retrait obligatoire s’il veut récupérer le solde des actions qui lui manquent encore.

Lire aussi : Bruxelles donne son accord au rachat d’Areva NP par EDF

A terme, l’Etat français sera le seul actionnaire d’Areva SA tandis que l’activité réacteurs (New NP) passera sous le contrôle d’EDF d’ici la fin de l’année. L’activité liée au cycle du combustible a quant à elle été filialisée au sein de la société New Areva ou NewCo, contrôlée elle aussi par l’Etat. Elle bénéficiera prochainement de la seconde augmentation de capital à hauteur de 3 milliards d’euros. Areva SA enfin ne conservera finalement dans son champs d’actions que quelques activités, dont le chantier du réacteur nucléaire Olkiluoto 3 (OL3) en Finlande.

Crédits photo : Guilhem Vellut

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
Si l'actuel gouvernement polonais n'hésite pas à consacrer le charbon comme une richesse nationale, première source d'énergie du pays, ses effets indésirables sur l'environnement et la population sont aujourd'hui de plus en plus visibles. Devenu monnaie courante pour l'ensemble des…
mer 11 Jan 2017
L’Institut Italien de Technologie de Milan a récemment fait part de ses avancées en matière de revêtement pour les matériaux de l’industrie nucléaire. Si cette percée se concrétise, elle pourrait représenter une réelle opportunité pour la construction des centrales nucléaires de…
jeu 20 Mar 2014
Mardi mardi à l’aube, 56 militants de Greenpeace de 14 nationalités différentes se sont introduits dans le site de la centrale nucléaire de Fessenheim, en Alsace, pour y mener une action coup de poing. Ils ont tous été interpellés par…
ven 21 Fév 2014
Après deux années de conflits avec son ancien groupe, Areva, Anne Lauvergeon semble décidée à tourner la page. C’est en tous cas ce qu’indiquent les retraits de ses plaintes contre le consultant Marc Eichinger et contre l’agence d’intelligence économique, Alp…

COMMENTAIRES

  • C’est encore beaucoup d’argent gaspillé puisque l’on constate que le prix des renouvelables n’arrête pas de baisser plus on les développe, qu’elles s’amortissent vite et n’ont pas d’effet de dissémination du nucléaire ni tous ses inconvénients toujours pas résolus.

    Encore une étude scientifique et économique parmi les de plus en plus nombreuses qui le confirme malgré les gesticulations du secteur nucléaire qui ne se vend que lorsqu’il est appuyé par des Etats comme la Russie ou la Chine avec pour Rosatom les méthodes notamment de dépendance que l’on connaît et employées par Gazprom.

    Je cite: « With no time to wait, all countries should adopt plans for achieving 100% renewable electricity production, while ensuring that markets can be designed to enable renewable-energy expansion. »

    https://www.nature.com/news/three-years-to-safeguard-our-climate-1.22201#/graphic

    .

    Répondre
    • Le nucléaire a déjà fait ses preuves : Il a déjà réussi à quasi totalement décarbonner l’électricité de pays comme la France où il constitue 80% du mix électrique, ou la Suède où il en constitue 42% (le reste étant constitué d’hydraulique et d’un peu d’éolien).

      A l’inverse, le PV et l’éolien ont fait la preuve de leur échec : Malgré les sommes folles qu’ils y ont investi pendant des décennies, des pays comme l’Allemagne ou le Danemark émettent en ce moment respectivement 7 et 4.5 fois plus de CO2 par kWh que nous.

      Répondre
      • En Allemagne vous oubliez :

        – qu’environ 50% des allemands ont des parts (comme notamment au Danemark) donc touchent des revenus des énergies renouvelables),

        – qu’ils sont désormais n° 1 mondial en efficacité énergétique (grâce notamment aux taxes sur les renouvelables comme notamment au Danemark, Autriche etc), car certains comparent souvent les prix taxes incluses sans voir à quoi correspondent les taxes,

        – qu’il y a plus de 400.000 emplois dont 44% consacrés à l’export (également environ 6 milliards d’euros par an d’importations fossiles en moins + dommages environnementaux évités 8,4 milliards d’euros par an),

        – le secteur des cleantech correspond à 15,4% des exportations ce qui n’est pas rien,

        – la R&D publique dans ce secteur n’a été que 3,5 milliards d’euros,

        – le supplément de coût par ménage pour la transition n’est que de + 15 euros environ par mois (alors que pour un climat en moyenne plus froid que chez nous ils consomment comparativement moins d’énergie que nous par habitant),

        – leurs entreprises fortement consommatrices se fournissent directement sur les prix de marché donc à bas prix,

        Dans tous les cas le nucléaire était plus cher et ils n’ont pas réglé le problème des fûts déchargés en vrac dans des mines salines qui se sont fracturées et va coûter très cher.

        Ce n’est donc pas du tout un échec comme vous le présentez, même s’il y a eu quelques erreurs de commises, qu’ils analysent et corrigent, mais ils étaient quasiment pionniers et n’ont pas tous les atouts que nous avons en matière de ressources renouvelables diverses et variées.

        Dans les enquêtes les allemands sont toujours majoritaires à vouloir poursuivre leur transition dans les renouvelables dont les prix sont nettement plus compétitifs que le nucléaire.

        Le prix moyen de l’éolien y est désormais autour de 50 euros le MWh, Flamanville est très largement au dessus de ces prix et doit prévoir des frais supplémentaires avec les problèmes de cuves et couvercles (je n’ai pas vérifié mais EDF doit être à plus de 130 euros le MWh à présent et en plus il y a des risques à surveiller dès le départ comme le précise l’ASN)

        Quant à Brennilis chez nous c’est un feuilleton qui fait l’objet de bandes dessinées qui pourrait durer plus longtemps que les plus longues séries mondiales de cinéma ! Vous admettrez qu’il y a eu des dérapages énormes de délais et de coûts sur cette seule centrale dont on ose plus dire quand elle pourra être finalement démantelée entièrement.

        https://1-stromvergleich.com/strom-report/windenergie/#windenergie-aubau-onshore-2016

        Répondre
        • Encore une fois, je vous rappelle que l’objectif final de toute cette usine à gaz est de réduire très fortement les émissions de CO2.

          Vous vous ébahissez de la méthode allemande, mais force est de constater qu’elle ne marche vraiment pas.

          Répondre
          • Les émissions allemandes ont baissé de 27% sur la base 1990 à récemment comme vous pouvez le vérifier sur les données statistiques de l’IEA entre autres.

            Les nôtres ont moins diminué donc c’est plutôt nous qui devrions faire plus d’efforts car avec nos émissions « importées » nous sommes équivalents par habitant et donc pas exemplaires vu notre mix qui nous avantageait puisque nous n’avions plus guère d’autres ressources fossiles à l’époque où l’on a dû faire des choix.

            En plus nous ne sommes pas très bons en efficacité énergétique et nos coûts énergétiques vont augmenter encore pour longtemps quand d’autres comme le Danemark peuvent désormais arrêter leurs subventions aux renouvelables vus les prix atteints.

          • Depuis 2000, date à partir de laquelle les allemands se sont mis à installer du PV et de l’éolien, la courbe d’émissions de CO2 par habitant est strictement parallèle avec la nôtre, sauf que nous partons de 50% plus bas et nous n’avons pas encore jeté par la fenêtre des centaines de milliards d’euros dans des ENR qui n’ont visiblement pas l’effet recherché.

          • Les allemands en sont aujourd’hui là où nous étions… en 1980. Ils ont quasiment 40 ans de retard sur nous, et leurs émissions n’ont quasiment plus baissé ces dernières années. Tu parles d’une réussite !

          • Plus forte baisse des émissions en Allemagne (- 23,9) qu’en France (- 16,3) de 1990 à 2014 (page 26/80)

            La Grande Bretagne a fait mieux avec 28,3 % de baisse et elle a augmenté dans le même temps sa part d’éolien et de biomasse notamment.

            C’est votre lien que vous lisez trop vite.

            http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Produits_editoriaux/Publications/Datalab/2016/chiffres-cles-du-climat-edition2017-2016-12-05-fr.pdf

            N’oubliez pas d’ajouter les émissions importées pour la France et l’Allemagne et vous obtenez au total des données similaires par habitant.

            Je vous rappelle que l’on importe toujours 50% d’énergies fossiles et que l’on n’a pas progressé sur ce plan depuis 25 ans.

            Et que nous ne sommes pas très bons en efficacité énergétique et ce à cause en grande partie du secteur nucléaire.

          • « Plus forte baisse des émissions en Allemagne (- 23,9) qu’en France (- 16,3) de 1990 à 2014 (page 26/80) La Grande Bretagne a fait mieux avec 28,3 % de baisse et elle a augmenté dans le même temps sa part d’éolien et de biomasse notamment. C’est votre lien que vous lisez trop vite.»

            Non non… je prends simplement les chiffres pertinents. Vous considérez p26 les émissions par pays, sauf que la population varie différemment d’un pays à un autre sur la période :

            La population française a cru d’environ 8 millions sur la période, tandis que la pop allemande est restée en gros constante. Une fois corrigé de ce facteur, les chiffres français et allemands sont quasi identiques (voir p28/80). Ce qui confirme bien mon affirmation selon laquelle la transition énergétique allemande a coûté très cher mais n’a eu aucun effet.

          • Je vous remets ci-dessous ma réponse déjà faîte sur un autre lien Bachoubouzouc. Vous comptez les bébés dans vos chiffres, c’est mignon mais ils n’ont pas beaucoup d’impact en matière de CO2 !

            La démographie a en effet été plus soutenue en France via principalement les naissances.

            « Ce ne sont pas des chiffres qui m’arrangent. Les chiffres par habitant n’ont guère d’intérêt dans ce qui nous préoccupe et qui est le climat car ce qui l’impacte c’est la quantité globale émise. Je vous dirais même que la quantité émise par l’Allemagne ou la France est sans grand intérêt comparé à l’approche mondiale, je pense que vous le comprenez aisément.

            Ce ne sont en outre pas les faibles variations démographiques d’une courte période qui changent la donne mais plus les variations économique plus globales qui intègrent d’autre variantes, de compétitivité, d’évolutions industrielles etc.

            A ce titre comparer les chiffres en tenant compte du PIB a un certain intérêt. Et la aussi l’Allemagne fait mieux que nous avec leurs renouvelables comme vos liens en témoignent.

            Enfin vous pouvez lire sur votre lien que les émissions par habitant ne sont qu’une simple division par habitant ce qui alerte qu’il faut donc tenir compte des émissions importées.

            On peut en effet toujours dire que l’on diminue ses émissions comme la France ou plus encore la Russie en fermant des usines polluantes et en faisant fabriquer ailleurs.

            Vos comparaisons ne sont donc pas pertinentes concernant la réalité des émissions. »

            Si je vous suis bien, il faut arrêter les renouvelables (que font aussi EDF) et l’efficacité énergétique (pour lesquels l’Allemagne est n°1 mondial) et fermer les universités de Stanford, Ucla, Cornell, Helsinki, Singapour, UNSW etc qui disent tous des bêtises en ayant conclu que les renouvelables étaient le meilleur choix actuel, maintes démonstrations très approfondies à l’appui.

            Vous allez pouvoir remplacer D.Trump aux prochaines élection américaines avec de telles affirmations !

  • L’Allemagne a subventionné 2 fois plus le nucléaire que toutes les énergies renouvelables confondues pour une production moindre, les Etats-Unis 10 fois plus le nucléaire que les renouvelables.

    Les firmes du secteur nucléaire (tout comme vous !), en difficultés notoires, font appel aux Etats (et à la corruption de politiques : Uranim, Rosatom etc) pour leur venir en aide après plus de 70 ans d’existence et d’amortissements.

    Donc oui en effet le nucléaire a largement fait ses preuves, il n’est plus compétitif et depuis plus de 70 ans qu’il existe n’a jamais pu régler ses problèmes de risques, déchets etc en plus de ses coûts.

    En plus il n’a pas dit son dernier mot en matière de risques et de problèmes car les statistiques sont imparables et comme le rappelait le dirigeant de l’ASN, il faut s’attendre désormais à un accident majeur environ tous les 20 ans.

    Le nucléaire plus cher que le solaire et éolien en GB et Allemagne (20 ans de recul permettent de faire le constat)

    https://www.agora-energiewende.de/en/topics/-agothem-/Produkt/produkt/65/Comparing+the+Cost+of+Low-Carbon+Technologies%3A+What+is+the+Cheapest+Option%3F/

    Répondre
    • En France, le nucléaire a été jusqu’à présent autant subventionné que le PV (environ 50 milliards d’euros, voir le rapport de la CdC de janvier 2012 p284, ce qui correspond grosso modo à l’ensemble des contrats d’achat sur 20 ans signés pour l’électricité PV dans notre pays).

      Ça serait quand même bizarre qu’avec une part trois fois plus faible du nucléaire dans leur mix les allemands l’aient subventionné plus !

      Répondre
      • Nous avons déjà évoqué le sujet du rapport de la cour des comptes déjà ancien de 2012 qui a fait l’objet de mises à jour et vous omettez chaque fois d’y inclure l’ensemble des coûts et de lire les différents alinéas qui ajoutent encore aux véritable coûts du nucléaire en France.

        Je vous invite à vous référer aux réponses détaillées que je vous avait fait à au moins 2 occasions car on perd du temps à devoir reprendre les données chaque fois.

        Différents journalistes ont fait des articles sur ce sujet et aucun de tout média n’a repris vos chiffres aussi bas.

        La cours des comptes britanniques (NAO), entre autres, estime elle aussi le coût du nucléaire trop cher :

        A report published by the National Audit Office is the latest is a long line of analyses that have concluded that the costs of HPC are very high.

        In particular, the NAO warned that the current CfD subsidy scheme, which guarantees a minimum price for the plant’s electricity, could cost energy consumers up to an extra £29.7bn over the 35-year lifetime of scheme – more than four times the estimate when the deal was agreed in 2013.

        A range of other subsidies – for example, for dealing with spent nuclear fuel, decommissioning and major accident insurance – will add further to the eventual bill.

        The NAO analysis follows the publication of a new and higher figure for the whole lifecycle costs estimated by the government’s Infrastructure and Projects Authority. Meanwhile the costs of alternatives, such as wind and solar power, have decreased to well below those of nuclear. This has caused leading financial commentators – such as The Economist to call for HPC to be scrapped.

        http://theenergyst.com/develop-nuclear-plan-b-in-case-risky-hinkley-c-fails-warns-nao/

        Répondre
          • Étude complètement foireuse qui compare les tarifs en Allemagne avec le tarif de l’EPR tête de série au Royaume-Uni. Soit un coût de série avec un coût de prototype dans deux cadres réglementaires différents.

          • Il est normal (même si les conclusions ne vous conviennent pas !) de comparer l’éolien et le solaire « récents » au nucléaire « récent » qui n’a en outre pas grand chose de nouveau et dont la technologie est majoritairement plus ancienne que les technologies éoliennes et solaires.

            D’autres études allemandes donc en allemand démontrent aussi que le nucléaire n’a pas juste été abandonné pour des raisons politiques mais parce qu’il n’allait clairement plus être compétitif face au frais réels complets donc ceux du stockage qui dépassaient toutes les attentes en Allemagne.

            Malgré les dérapages de frais pour diverses raisons, les allemands ont avec le recul bien fait d’effectuer leur transition.

            Si vous voyez des pays où le nucléaire arrive à être compétitif avec les renouvelables, dîtes-le car Toshiba, Westinghouse, EDF, Areva, les coréens se heurtent à des problèmes économiques et financiers et font de plus en plus appel aux aides d’Etat alors que le secteur nucléaire a bénéficié comme vous pouvez le vérifier sur les statistiques de l’IEA d’un total d’aides publiques directes et indirectes encore très supérieur à celui des renouvelables avec un pic notamment en 82 pour les nombreux pays couverts par l’IEA.

            Alors il serait peut-être temps que cette gabegie s’arrête.

          • Allons, allons, il doit bien exister une étude rédigée en hongrois ancien, disponible sur un site payant, qui comme par hasard donne raison à votre thèse…
            Bref, tout pour ne pas argumenter vous-même sur la base de chiffres de toute façon disponibles à tous.

          • « Si vous voyez des pays où le nucléaire arrive à être compétitif avec les renouvelables, dîtes-le »

            Oui, la France.

          • « Il est normal (même si les conclusions ne vous conviennent pas !) de comparer l’éolien et le solaire « récents » au nucléaire « récent » qui n’a en outre pas grand chose de nouveau et dont la technologie est majoritairement plus ancienne que les technologies éoliennes et solaires. »

            Non, il n’est pas normal de pratiquer du sherry-picking entre les coûts indiqués dans différents pays, différentes réglementations, et à différents moments dans le cycle de vie des produits.

            L’EPR d’Hinkley Point est bien une tête de série, construit par une industrie britannique qui n’avait pas construit de réacteur depuis 30 ans, et dans un cadre réglementaire qui a demandé beaucoup d’adaptations par rapport à l’EPR de base.

            Pourquoi considérer le coût de l’EPR d’HP et non pas celui de FLA3, ou bien des EPR chinois, si ce n’est pour manipuler le résonnement dans le sens qui vous arrange ?

          • J’ai sorti des études (en anglais) sur les Etats-Unis, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, entre autres, car ces pays font du nucléaire et parfois depuis plus longtemps que nous.

            Cà permet des comparatifs plus complets et plus précis.

            Le constat de ces études scientifiques approfondies est partout le même, le nucléaire n’est plus compétitif par rapport aux renouvelables qui sont en plus moins émissives, moins risquées, recyclables, universelles, plus rapides à déployer, consomment moins d’eau par MWh produit etc

            D’où l’appel de nombreux scientifiques et plus à déployer plus vite les renouvelables qui répondent mieux à la baisse des émissions de CO2 (si vous ne confondez pas l’usage du charbon pour des raisons de prix et qui n’est pas lié aux renouvelables qui fonctionnent bien mieux avec une part modeste de stockage comme c’est le cas du nucléaire)

            Sur les prix j’évoquais ceux désormais du nucléaire à la centrale de Flamanville dont la majeure partie du concept n’est pas nouveau tout comme Hinkley Point.

            Pour mémoire vous avez des problèmes coûteux à ajouter durablement à Flamanville si vous lisez le site de l’ASN, entre autres (sans parler des risques)

            Vous vous référez au prix du nucléaire principalement de Gen2 construit à une époque où il n’y avait pas le smic, la main d’oeuvre était abondante, on avait pu faire une série, les critères de sécurité n’avaient rien à voir, on disposait de ressources à très bas prix, il y a eu de nombreux financements directs et indirects etc.

            Vous n’intégrez pas la totalité des coûts qui pour une bonne part ne sont pas encore connus en France mais que l’on peut peut trouver ailleurs et chaque fois ces prévisions de coûts sont sous estimés par l’opérateur et monopole nucléaire.

            J’avais pris le temps de lire en détail le rapport de la cour des comptes de 2012 et avais suivi l’audition au Sénat et vous avais souligné les différents alinéas que la cette dernière évoquait mais dont vous n’aviez évidemment pas tenu compte.

            Je vous avais même signalé les mises à jour que vous ne connaissiez pas.

            Il faudrait d’autres mises à jour encore à la hausse et intégrer entre autres les renflouements des opérateurs nucléaires et révisions de prix chaque fois en hausse.

            Le prix du MWh nucléaire actuel est très sous estimé comme vous confirmera EDF qui ne cesse d’ailleurs de réclamer des hausse de prix.

            Vous vous basez donc sur des données erronées.

            Dans le monde les différents opérateurs nucléaires sont en difficulté de Toshiba, Westinghouse, à EDF, Areva, les coréens etc et ils n’exportent quasiment pas.

            Rosatom et les chinois sont obligés de signer des contrats globaux qui n’incluent pas que le nucléaire, Poutine en personne se déplace et la dépendance des pays concernés est ensuite durable.

            Les réalités du développement des renouvelables après études des intervenants démontrent la non compétitivité du nucléaire face à la forte baisse continuelle des renouvelables qui ont encore un potentiel de baisses et d’améliorations.

            Toutes les projections confirment la plus forte part des renouvelables dans les 10 ans à venir et au delà.

            Il est impossible de lutter au niveau prix avec du solaire qui emploie des couches insignifiantes de matière et se déroule au km de manière entièrement robotisée.

            Le prix du solaire parti de bien plus haut est de ce fait plus bas que celui de l’éolien et je ne vois pas comment un EPR peut rivaliser avec des prix de 17 à 25 euros le MWh pour l’Europe pour le solaire avant 2030 et moins de 40 euros pour l’éolien déjà à 49 euros le MWh en offshore au Danemark et à peine plus en Allemagne, même stockage inclus dont les prix baissent également même plus vite que le solaire dans certains cas.

            Les pays récents qui font du nucléaire sont principalement ceux intéressés par l’armement nucléaire car dans la majorité des cas même des dernières avancées technologiques nucléaires ou encore la filière thorium il est possible de passer du civil au militaire (Inde, Iran etc)

          • « Je vous avais même signalé les mises à jour que vous ne connaissiez pas. Il faudrait d’autres mises à jour encore à la hausse et intégrer entre autres les renflouements des opérateurs nucléaires et révisions de prix chaque fois en hausse. Le prix du MWh nucléaire actuel est très sous estimé comme vous confirmera EDF qui ne cesse d’ailleurs de réclamer des hausse de prix. »

            Je vous l’ai déjà dit :

            1) Vous n’êtes pas le premier antinucléaire avec lequel je débats, et pas le premier à sortir ces chiffres, ces documents et ces arguments. Ce débat, je l’ai déjà eu avec bien d’autres avant vous.

            2) Je connais bien évidemment la màj de la Cours des Comptes. Et comme je vous l’ai déjà dit, la Cours des Comptes prend bien la peine de préciser qu’elle exprime des coûts courants dans cette màj, tandis qu’elle parle de coûts complets dans son rapport de 2012. C’est donc une erreur d’essayer de comparer les deux. Je vous laisse regarder la définition de ces termes sur internet afin que vous compreniez bien de quoi vous parlez.

            3) Les révisions de prix que demande EDF concernent le tarif réglementé (qui inclut les coûts de production mais aussi de commercialisation, de réseaux, et de subventions aux ENR, la part de ce tarif dédiée à la production étant à environ 50€/MWh) et l’ARENH (actuellement à 42€/MWh), tandis que le coût complet calculé par la CdC en 2012 reste bien le chiffre de référence pour le parc historique (autour de 30€/MWh pour le coût complet, et autour de 50€/MWh en incluant en plus les provisions pour renouvellement).

            Bref, vous êtes en train de tout mélanger, je vous propose de relire dans le détail les explications qu’a données la Cours des Comptes à ce sujet.

          • J’entends bien et n’ai pas eu l’impression de faire de confusions, mais bon.

            L’essentiel est que vous parlez du nucléaire mis en place en fin des années 50. Là il est question du nucléaire actuel et de l’avenir.

            Les concepteurs reconnaissent bien là nécessité d’être compétitifs par rapport aux renouvelables et cherchent tous les moyens pour s’en sortir. Il n’y a pas qu’en France c’est général.

            Reste que çà ne résout pas les problèmes de déchets et assez peu les risques donc cette filière Gen 3 uranium est dans l’impasse et j’étudie les avancées les plus récentes en matière nucléaire dans le monde mais il y a toujours des problèmes qui tournent le plus souvent autour de la dissémination, des risques, des déchets, de la quantité d’actinides, des coûts etc.

            Si vous avez le réacteur idéal existant réglant tout cela ou l’essentiel, n’hésitez pas à l’évoquer mais toutes les avancées ne résolvent pas l’intégralité des problèmes à l’heure actuelle.

            Dans le même temps les solutions renouvelables changent complètement le modèle centralisé énergétique et beaucoup vont pouvoir se couper des opérateurs.

            C’est une deuxième difficulté pour le secteur nucléaire qui cherche à développer des petits modules en grandes séries mais ils se heurtent à la bien plus grande diffusion et solutions des renouvelables au niveau y compris d’un quartier, d’un immeuble, individuel etc.

            On a cherché à faire des avions à propulsion nucléaire et même des voitures ce n’était pas satisfaisant techniquement.

            Par contre charger sa voiture (efficiente) avec le solaire ou avoir des véhicules électro-solaires c’est cohérent et efficient : eVe Sunswift, Stella Lux, Stella Vie, Thyssenkrupp Suncruiser etc) et au plan commercial proche Lightyear One, Sion de Sonomotors (techniquement un peu trop lourde !), Immortus EVX etc en plus de la gamme plus petite et urbaine et extra urbaine de « trikes » Mö d’Evovelo, Elf d’Organic Transit etc

            Le thermique solaire est très sous employé car il gêne fortement le système énergétique centralisé.

            Si vous développez des systèmes solaires thermiques comme Drake Landing dans l’Alberta comme je vous ai montré, les fournisseurs d’énergie n’ont plus qu’à fermer leurs portes. On voit les méthodes qu’ils emploient aux Etats-Unis pour tenter de survivre face aux avancées des renouvelables.

            Idem si Renault sort des véhicules solaires comme d’autres commencent à le faire, c’est durable, ne prélève quasiment pas sur le réseau dans les applications les plus fréquentes (véhicules à énergie solaire positive jusque autour de 70 km/h = se rechargent plus vite jusqu’à cette vitesse qu’ils ne consomment d’énergie solaire), il est évident que c’est la fin des rentes d’entretien et de réseau des véhicules thermiques ou de la location de batteries ou des bornes de recharges pour l’électrique. Mais c’est tellement mieux de polluer et de toucher des rentes !

            On peut intégrer du solaire hybride en toiture dès la conception (y compris sous formes de tuiles, Nelskamp etc), çà coûte peu et parfois moins qu’une toiture classique en étant parfois plus durable et çà permet la fourniture d’électricité, de 70% environ d’ECS (eau chaude sanitaire) et parfois plus de 50% du chauffage.

            On a de l’immobilier qui n’a pas besoin de chauffage, çà existe dans de nombreux pays dont en Suède où le climat est plus froid qu’en France.

            Bref, on peut continuer en détail mais pourquoi choisir du nucléaire centralisé et tous ses problèmes quand on a de multiples solutions plus pertinentes à tous points de vue.

            Vous avez discuté avec des écologistes, moi je suis scientifique, et vous réduisez les renouvelables et l’efficacité énergétique aux seul éolien et solaire PV.

            Tout cela fait partie des débats réducteurs.

            L’intérêt des renouvelables et de l’efficacité énergétique est qu’il y a de multiples solutions (dont encore beaucoup à inventer ou améliorer) dans tous les secteurs et c’est ce qui permet le meilleur usage de l’énergie et souvent des ressources quand on les intègre dès le départ dans toutes nos conceptions.

            Le nucléaire ne peut pas arriver autant à cela loin s’en faut, il a plutôt participé à la gabegie énergétique comme les énergies fossiles. C’est une énergie concentrée certes, mais très centralisée aussi.

        • « vous omettez chaque fois d’y inclure l’ensemble des coûts et de lire les différents alinéas qui ajoutent encore aux véritable coûts du nucléaire en France. »

          Ah bon ? Je vous mets au défi de détailler.

          Répondre
          • J’avais pas mal détaillé à 2 reprises dont les coûts publiques des risques (jusqu’à 1000 milliards d’euros par réacteur selon EDF) dont je me souviens que vous aviez éludé ce type d’alinéas, tout comme je vous avez signalé des mises à jours du rapport de 2012 que vous ne connaissiez pas.

            J’avais suivi en détail cet aspect et lu en détail ce rapport mais il est déjà ancien et ne peut contenir par exemple les chiffres réels du démantèlement ou du stockage ni tous les incidents et coûts survenus depuis à la filière ni autres évolutions. Par ailleurs les prix des renouvelables ont encore beaucoup baissé depuis, de même que ceux du stockage, modifiant encore fortement la situation.

            Le fait est que le nucléaire récent s’avère incapable tous frais inclus malgré la durée de 60 ans de fournir une électricité aussi compétitive désormais que la plupart des renouvelables et que cet écart va encore s’accroître. Que de plus ses problèmes techniques lourds demeurent et que d’autres solutions de gestion de l’énergie arrivent.

            Donc il est préférable de se pencher sur les solutions les plus pertinentes que de refaire des vieux débats sur des technologies que l’on ne fera de toutes façon jamais plus, des générations 2 et 3 avec des rendements de 33% en moyenne. Vous avez du temps à perdre !

          • « J’avais pas mal détaillé à 2 reprises dont les coûts publiques des risques (jusqu’à 1000 milliards d’euros par réacteur selon EDF) dont je me souviens que vous aviez éludé ce type d’alinéas »

            Je vous rappelle que notre débat s’étend très longuement sur plusieurs pages, et que donc je ne vois pas l’ensemble de vos réponses. Par ailleurs, vous n’êtes pas (et de loin) le premier antinucléaire avec lequel je débats, donc honnêtement aucun de vos arguments n’est nouveau pour moi :

            La Cours des Comptes a abordé la question de l’assurance nucléaire dans son rapport de 2012, notamment. Ils rappellent que le régime nucléaire diffère sensiblement du régime normal d’assurance. En effet, contrairement au régime normal, l’exploitant nucléaire est jugé responsable de tout accident sur son installation, même si concrètement la cause de l’accident est extérieure. L’exploitant est donc tenu de payer pour les dommages causés par son installation dans la limite d’un montant historiquement faible et actuellement en cours de révision dans le cadre de la Convention de Paris. L’Etat étant l’assureur ultime au-delà de ce montant, comme c’est implicitement le cas pour absolument tous les domaines de l’activité humaine.

            La Cours des Compte calcule dans son rapport p258 le coût de constitution d’un fond d’assurance de l’ordre de 70 milliards d’euros, montant qu’ils jugent pertinent en fonction des études de l’IRSN auxquelles vous faites allusion. Et la constitution d’un tel fond coûterait d’après eux 1,41€/MWh, un montant relativement insignifiant comparé au coût total d’environ 50€/MWh de notre parc nucléaire. Autrement dit, l’assurance du risque nucléaire n’est pas de nature à changer sensiblement la pertinence économique de notre parc.

            « tout comme je vous avez signalé des mises à jours du rapport de 2012 que vous ne connaissiez pas. »

            De même, j’ai déjà vu cette utilisation de la mise à jour de 2013 de la Cours des Comptes reprise à toutes les sauces :

            L’erreur généralement commise par les militants antinucléaires dans l’utilisation de ces chiffres est qu’ils comparent les chiffres de 2012, qui sont des coûts complets sur l’ensemble de la durée de vie du parc, avec ceux de 2013, qui sont des coûts économiques courants (qui évoluent au fur et à mesure du temps, en fonction notamment des investissements en cours de réalisation). Or en 2013, le parc français était en plein investissement du grand carénage, ce qui fait évoluer le coût courant sensiblement à la hausse.

          • Le coût d’un accident majeur sur 1 seul réacteur sur 58 était évalué par EDF dans le rapport de la cour des comptes entre 600 et 1000 milliards d’euros en 2012 et je vous avais souligné l’alinéa concerné que vous n’aviez évidemment pas vu.

            Ce serait insurmontable pour l’Etat et EDF n’existerait plus.

            Par exemple comme l’indique le MIT la seule opération de nettoyage à Fukushima devrait maintenant coûter 189 milliards de dollars – deux fois le montant estimé il y a trois ans – et durer jusqu’à 40 ans

            https://www.technologyreview.com/s/603842/six-years-on-fukushimas-cleanup-looks-harder-than-ever/

            Informez vous également sur les déversements en mer et leurs impacts.

            On dépasse chaque fois les coûts prévisionnels.

          • « On dépasse chaque fois les coûts prévisionnels »

            Là encore vous mélangez tout.

            D’une part c’est la première fois que de tels coûts d’accident sont calculés. On ne dépasse donc pas des coûts prévisionnels puisqu’ils n’avaient jamais été prévu.

            Ensuite la Cours des Comptes choisit elle-même ce chiffre de 70 milliards d’euros pour une éventuelle assurance nucléaire.

            Je vous laisse lire dans son rapport à la page que je vous ai indiqué pourquoi elle prend ce montant et pas un autre, et après on en reparle..

      • D’autres ont des lectures très différentes de vous du rapport de la cour des comptes de 2012 que vous citez !

        Je ne reviens pas de nouveau sur le sujet que nous avions abordé 2 fois mais vous devriez mettre vos lunettes et regarder les différents alinéas et reports et annexes car je me souviens avoir lu ce rapport en détail et vous oubliez déjà à l’époque beaucoup de données !

        http://www.futura-sciences.com/planete/actualites/developpement-durable-cout-nucleaire-france-chiffres-cour-comptes-36447/

        Répondre
  • @ Bachoubouzouk : Si vous sortez n’importe quel chiffre de votre chapeau, vous pouvez évidemment affirmer n’importe quoi !

    L’Allemagne a commencé sa transition énergétique dans les années 90, nous avons installé nos premières centrales à la fin des années 50. On est toujours en train de démanteler Brennilis depuis une vingtaine d’année et on ne connaît toujours pas le prix final largement supérieur aux prévisions initiales. Il va falloir à terme démanteler 58 réacteurs et évidemment vous ne serez plus là pour nous dire, tous chiffres réels connus, que le « nucléaire a fait ses preuves » ! On ne sait pas non plus et on le saura sans doute jamais, quoi faire de manière définitive de nos déchets nucléaires et comment vont-ils, si on ne les ressort pas un jour, se comporter durant plus de 100.000 ans pour en éviter les hauts risques si un accident majeur ne se produit pas avant dont le public devra assurer la charge et les conséquences.

    Les autres pays qui font du nucléaire ont les mêmes problèmes dont les Etats-Unis notamment et se tournent largement vers les renouvelables comme la majorité des autres.

    La Suède estime que l’éolien est plus compétitif que le nucléaire et sa part va donc être réduite dans leur mix énergétique.

    La part de nucléaire en Europe des 28 a aussi vocation à diminuer.

    Les renouvelables sont moins émissives que le nucléaire et du fait qu’elles sont produites en large séries coûtent nettement moins chères plus on les développe. Ce que ne peut se permettre autant le nucléaire compte tenu de ses contraintes de risques notamment.

    Vous ne pourrez jamais être compétitif avec le nucléaire comparé à des renouvelables en très grande séries, sans risques, ni déchets, recyclables entre 97% et 100% etc.

    On savait déjà dès les années 50 que le nucléaire s’exporterait très peu, ses coûts ne pouvant être fortement réduits. Voyez le prix au MWh d’Hinkley Point alors que ce n’est pourtant pas la centrale la plus en pointe ni au meilleur rendement.

    La réalité s’impose d’ailleurs d’elle même puisque plus de 195 pays au monde font des renouvelables et que les prévisions les plus optimistes pour le nucléaire lui donnent une part réduite.

    Nous sommes aussi émetteurs de C02 par habitant que l’Allemagne, émissions importées incluses, vous comparez des pays qui n’ont pas le même historique, charbonnier, gazier, industriel etc donc les données sont différentes. J’aurais pu vous citer l’Islande ou la Norvège, çà n’aurait pas plus de sens.

    Le fait principal est que les renouvelables sont moins émissives que le nucléaire sur tout leur cycle, sont plus rapides à implanter dans le monde, dans bien plus d’applications, secteurs et endroits, à moindre coût, sans risques, ni déchets, ni dissémination nucléaire, ni radioactivité et sont recyclables.

    Tout cela les rend imbattables comme la réalité de leur développement dans plus de 195 pays le démontre et alors qu’elles ont bénéficié de moins de subventions que les énergies fossiles ou que le nucléaire.

    Vous parlez d’éolien et de PV comme une technologie figée alors que l’on fait de « l’éolien flottant hybride » qui utilise l’énergie du vent et de l’océan, dont différentes évolutions permettent encore d’améliorer les bilans, l’utilisation de matières, le rendement, la rentabilité etc ou différentes formes et intégration de PV et hybride intégrant l’importante part thermique etc. de même vous ne tenez pas compte des possibilités de décentralisation et autonomie de régions, entreprises, habitats etc.

    Exemple parmi d’autres aux Etats-Unis où l’aspect financier est souvent important et où le nucléaire qui a pourtant démarré depuis plus longtemps que chez nous ne s’avère pas compétitif face aux renouvelables :

    New analysis from Amory B. Lovins debunks the notion that highly unprofitable, economically distressed nuclear plants should be further subsi­dized to meet financial, security, reliability and climate goals. The analysis, which will appear shortly in The Electricity Journal, shows that closing costly-to-run nuclear plants and reinvesting their saved operating costs in energy efficiency provides cheaper elec­tricity, increases grid reliability and security, reduces more carbon, and preserves (not distorts) market integrity—all without subsidies.

    https://www.ecowatch.com/nuclear-climate-change-2462663343.html

    Répondre
    •  » Si vous sortez n’importe quel chiffre de votre chapeau, vous pouvez évidemment affirmer n’importe quoi ! »

      Allons allons… Nous débattons déjà depuis quelques temps, vous savez pertinemment que mes chiffres sont solides, raison pour laquelle vous n’essayez pas de rentrer dans le détail en les attaquant…

      Répondre
      • Vos chiffres sont très incomplets ou biaisés plutôt que d’être objectifs, çà n’a donc rien de solide puisque vous mélangez du nucléaire ancien, dont on ne dispose en outre pas de toutes les données, et récent par exemple et omettez de nombreux postes, donc dans ce cas on peut manipuler les données autant que l’on veut et on perd son temps.

        En outre vous ne semblez pas bien connaître les renouvelables, leurs capacités, innovations, baisses de prix etc.

        Il existe de multiples études régulièrement publiées dans le monde qui analysent différents critères et vous ne tenez absolument pas compte de leurs évolutions alors qu’elles sont très étayées et démontrent la tendance favorable des renouvelables en matière de prix, y compris sans subventions, et font donc changer les modèles y compris ceux du CEA en faveur des renouvelables.

        Vous m’aviez également demandé de citer des stockages, je l’ai fait à 2 reprises et vous continuez de ne pas vous informer et voir que ce secteur très vaste évolue rapidement, que les prix baissent et sont de plus en plus souvent plus que compétitifs, qu’il y a également là des changements dont il est impératif de tenir compte dans le choix des énergies.

        Il y a également des bases de données sur ce sujet.

        Enfin quand on vous demande pourquoi le nucléaire se porte si mal dans le monde et ne s’exporte guère, soit vous éludez la question, soit vous dites qu’il faudrait le subventionner encore plus alors qu’il existe depuis plus de 70 ans et qu’il n’a jamais résolu ses problèmes techniques ni ses risques et déchets.

        La cour des comptes avait par exemple précisé que les coûts de démantèlement prévus par les Etats-Unis étaient jusqu’à deux fois plus élevés qu’en France et ceux retenus par l’Allemagne jusqu’à plus de trois fois et plus élevés encore en GB.

        Pour compléter d’autre pays dont j’ai fourni des données universitaires détaillées dont Allemagne, GB proches de nous, aux Etats-Unis, pays qui a beaucoup plus de centrales nucléaires que nous et depuis plus longtemps, le dept Energy de l’université du Texas a développé une carte interactive avec le coûts des différentes énergies.

        Vous constaterez que le nucléaire n’est guère compétitif par rapport aux renouvelables quels que soient les Etats.

        Il est possible que ce type de carte interactive soit étendue notamment à l’Europe, çà vous permettra de voir peut-être plus clairement les changements rapides en cours :

        http://calculators.energy.utexas.edu/lcoe_map/#/county/cost

        Répondre
        • Encore une fois, vous nous pondez un roman mais jamais vous ne rentrez dans les détails, dans les chiffres, dans les hypothèses de calculs.

          Répondre
          • Des études détaillées sont faîtes lors d’un marché, de la réalisation d’une centrale, d’un parc solaire, éolien, d’un appel d’offres etc.

            Des études notamment universitaires très détaillées analysent l’ensemble de ces données au niveau des pays et plus globalement également au plan mondial.

            Il y a par ailleurs de multiples données statistiques, économiques etc.

            Le bilan est que vous avez un secteur nucléaire en difficulté malgré son ancienneté, ses soutiens d’Etat, ses alliances mondiales.

            Et un secteur des renouvelables qui se développe plus rapidement dans le monde en affichant des baisses de prix supérieures, dont les subventions diminuent et même de plus en plus souvent s’arrêtent et dont les technologies s’améliorent encore.

            Nous n’allons donc pas refaire à nous 2 toutes ces études et analyses, je vous donne simplement le bilan et de temps à autres un lien, d’autant que je sais que vous n’allez pas lire des études détaillées scientifiques de plusieurs pages.

            Si çà vous plaît de penser qu’il faut persister vers un nucléaire qui n’arrive pas à baisser ses coûts ni à améliorer des problèmes techniques lourds et s’avère de ce fait en difficulté au plan mondial et doit être pris en charge par les Etats, plutôt que d’aller vers les renouvelables qui elles baissent leurs coûts de manière souvent jamais vue y compris le stockage et continuent de s’améliorer, apportant partout de nombreuses solutions, c’est votre droit.

            Observez d’années en années, vous verrez les évolutions dans le monde.

            Personnellement je m’intéresse aux techniques les plus efficientes, aux technologies de rupture, aux perspectives, dans le secteur de l’énergie et également notamment des transports.

            J’ai travaillé sur le nucléaire comme toute autre énergie, et comme beaucoup d’autres je ne vois pas d’issue satisfaisante par rapport aux évolutions dans lesquelles nous sommes arrivés dans les renouvelables et à leur potentiel technologique comme d’applications encore importants de même que dans le domaine de l’efficacité énergétique.

            Mais il est vrai que les renouvelables et l’efficacité énergétique c’est un autre concept qu’il faut intégrer dans nos approches et réalisations, c’est très innovant et efficace mais il faut parfois du temps.

            Dans les transport on avait le choix à une époque entre aérotrain (Bertin) qui allait gagner et TGV qui n’était pas favori, on a choisi TGV à cause de la crise pétrolière.

            A présent on s’aperçoit qu’Hyperloop, Transpod ou mieux encore Hyper Chariot sont ce qui se fait de moins coûteux, plus efficient, plus rapide, plus résistant aux intempéries etc, plus sécurisé, moins coûteux et à moins d’emprises au sol et frais d’entretien.

            Dommage nous n’étions pas passés loin avec le principe de l’aérotrain dont la motorisation l’a planté comme l’absence de vide.

            On a vanté à juste titre les mérites du TGV mais l’histoire montre que l’on aurait pu faire mieux en développant l’aérotrain en mode électrique.

            De même Renault a refusé à Mia de l’aider en présentant le véhicule électrique sur une partie de son réseau de vente pour ne pas avoir un concurrent qu’il aurait d’ailleurs pu racheter. Mia a coulé et pourtant les véhicules électriques se développent fortement et Mia était une bonne solution technique.

          • Si toutes ces études universitaires ont raison, alors pourquoi doit-on encore subventionner les ENR à hauteur de 5-6 milliards d’euros cette année au titre de la CSPE ?

          • Il n’y a actuellement qu’environ 50% de la CSPE qui va aux renouvelables (une part va à l’hydro qui concerne pour beaucoup le nucléaire)

            Les subventions ont pour but de créer des filières et emplois, capter des parts de marchés, éviter de ne dépendre que des technologies étrangères etc.

            C’est un investissements avec des retombées dans beaucoup de secteurs dont bâtiment donc il faut faire le bilan global avant de juger trop vite.

            Cet appui diminue dans le temps et n’a pas vocation à durer longtemps.

            Le nucléaire reçoit également des aides directes et indirectes comme les encore récentes et importantes augmentations de capital d’Etat.

            Des aides sont fournies à la pose de chargeurs et aux véhicules électriques, les retombées se font principalement sur l’opérateur nucléaire qui a vu une opportunité par exemple sur ce secteur.

            On est en Allemagne à près de 42 euros le MWh pour l’éolien onshore et au Danemark l’arrêt des aides est prévu sous peu. Cà leur a permis de financer l’efficacité énergétique, de créer d’importantes filières à l’export et des groupe comme Vestas qui nous manquent.

            https://www.bundesnetzagentur.de/SharedDocs/Pressemitteilungen/EN/2017/15082017_onshore.html?nn=404422

          • « (une part va à l’hydro qui concerne pour beaucoup le nucléaire)  »

            Cette part concerne l’hydro au fil de l’eau. Vous confondez avec l’hydro de lac, qui ne concerne le nucléaire que partiellement pour le soutien à l’étiage l’été.

    • « L’Allemagne a commencé sa transition énergétique dans les années 90 »

      Non, l’Allemagne n’a commencé à installer du PV et de l’éolien qu’à partir des années 2000. Ca n’est qu’à partir de ce moment que les choses ont vraiment commencé à changer en Allemagne, ça n’est qu’à partir de ce moment qu’on peut juger de ce qu’ils ont fait.

      Concernant Brennelis comme le reste du parc, nous avons à notre disposition le rapport de la Cours des Comptes de 2012, ainsi que les nombreux rapports parlementaires réalisés à la demande des écologistes (dans l’espoir de découvrir les « coûts cachés » dont ils parlent depuis des décennies, mais sans succès). Libre à vous d’élaborer à partir de ces chiffres, bien établis et disponibles pour tous.

      Et la Cours des Comptes a conclu que, même si les coûts de démantèlement n’étaient pas connus complètement (normal tant que les chantiers ne seront pas terminés), leur montant et leurs variations possibles n’étaient pas de nature à remettre en cause le bilan économique global de la filière.

      Répondre
        • En 2000, la capacité éolienne installée en Allemagne était très exactement de 6GW, celle de PV de 0GW. Comme je vous le disais, ils n’avaient donc rien (ou quasiment rien) installé.

          Aujourd’hui, leur capacité installée est d’environ 40GW d’éolien, et 40GW de PV.

          Êtes-vous donc sérieusement en train de prétendre que 6GW d’éolien et 0GW de PV ont eu plus d’influence sur les émissions de CO2 par allemand que les 34GW d’éolien et les 40GW de PV qui ont suivi ?

          Répondre
          • Les chiffres d’émissions sont calculés sur la base de 1990 dans les accords d’alors (Kyoto) sur le climat (vous citez d’ailleurs également cette base pour référence avec la période 90 à 2014 comme exemple).

            Leur transition historique « officielle » et premières lois datent bien par ailleurs des année 90 comme mon schéma plus haut le rappelle ainsi que la progression de l’éolien vers 97.

            Cà ne signifie évidemment pas comme partout que la transition a démarré le lendemain de l’adoption des lois.

            Il serait plus significatif d’évoquer la baisse d’émissions à partir des années 2000 et qui en 14 ans est donc forte.

            Vous avez sur le lien suivant le départ de toutes les énergies renouvelables cumulées, l’éolien commence à se développer plus vite vers 97 et le solaire PV vers 2006

            https://en.wikipedia.org/wiki/Renewable_energy_in_Germany

          • Alléluia vous reconnaissez enfin l’évidence !

            Bon ben maintenant si vous regardez l’évolution des émissions de CO2 par habitant de 2000 à aujourd’hui, vous verrez que la courbe allemande est parallèle à la française malgré leurs investissements dans les ENR.

    • Selon l’étude PWC de 2011 « Le poids socio-économique de l’électronucléaire en France », le nucléaire a un chiffre d’affaire à l’export de l’ordre de 6 milliards d’euros par an.

      La filière ENR française peut-elle en dire autant, alors qu’elle importe la quasi totalité de ses équipements ?

      Répondre
      • Quand on déduit les quelques 10 milliards récents de renflouement publics à EDF et Areva, çà ne fait plus lourd !

        Le seul éolien allemand exporte 75% de son chiffre d’affaires. Je ne parle pas des groupes chinois !

        Vous voulez comparer un secteur implanté depuis plus de 70 ans et qui est un monopole bloquant les autres depuis des décennies, à un autre bien plus récent et qui compte de multiples aspects.

        Doit-on inclure les exports de poêle à bois, d’équipements de pompes à chaleur et toutes les gammes relatives aux énergies renouvelables etc ?

        Les éco-industries c’est plus de 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuels et quelques 6,5 milliards par an à l’export.

        Vos comparaisons sont comme la plupart des chiffres que vous prenez, incomplets, biaisés, orientés.

        Vos 6 milliards ne sont pas des ventes de centrales mais des retraitements etc. et ca varie d’une année sur l’autre.

        Donc franchement pas d’intérêt à comparer.

        On sait seulement que les marchés mondiaux des renouvelables sont plus importants et beaucoup plus étendus géographiquement que ceux du nucléaire.

        Que les technologies renouvelables sont beaucoup plus nombreuses et se déclinent sur de multiples produits.

        Que le secteur n’a pu se développer comme il aurait pu en France car bloqué par le monopole nucléaire depuis des décennies.

        Qu’il est par nature plus créateur d’emplois et d’innovations.

        En conséquence on voit les autres nous devancer dans beaucoup de thèmes des renouvelables et nous sommes obligés de faire des rachats au prix fort comme l’a fait notamment EDF.

        Dans le domaine du biogaz par exemple, il est environ encore 2 fois moins coûteux de faire appel à un opérateur allemand que français.

        Répondre
        • Une source pour vos chiffres allemands ?

          Et comment vos chiffres d’exportations de matériels et de services allemands ne peuvent pas être comparés avec… des exportations de matériels et de services français ?

          Répondre
          • Les chiffres à l’export des eco-industries sont sur toutes les bases statistiques (ministère de l’économie etc)

            Parmi d’autres sources, les différents syndicats d’énergies renouvelables dont l’éolien indiquent le nombre d’emplois et entreprises de leurs filières.

            Pour l’éolien terrestre c’est de mémoire déjà autour de 900 entreprises et 15.000 emplois en France.

            Pour l’Allemagne et pour les renouvelables vous les trouverez pour chaque thème des renouvelables sur les liens suivants et d’autres:

            https://1-stromvergleich.com/strom-report

            Les allemands exportent évidemment bien plus que nous dans les renouvelables.

          • Si vous avez la flemme de me donner un lien vers un document précis et la page où vous avez trouvé ce chiffre, pourquoi prenez-vous la peine de me répondre ?

        • Pouvez-vous citer un chiffre précis sur l’emploi lié au secteur ENR en France ? Pouvez-vous citer le bilan import/export de cette filière ?

          Je vous rappelle que l’emploi étant un des principaux postes de coût dans à peu près toutes les industries, il est difficile de prétendre que quelque chose est simultanément moins cher et plus pourvoyeur d’emplois…

          Répondre
          • Exemple : quand on replante des haies, que l’on gère des forêts etc

            – çà a un impact favorable sur l’environnement, la biodiversité, les sols etc
            – cà crée une filière d’emplois locaux (machines, vente de granulés, biogaz, compost, engrais, meilleurs revenus des agriculteurs etc)
            – cà évite des importations d’engrais, d’énergies fossiles, de gaz et çà produit en outre de la chaleur et de l’électricité ou d’autres composants énergétiques (méthanol, hydrogène etc) ou d’autres produits dans de multiples applications, chimie, matériaux etc

            Bilan: création d’emplois locaux durables, pas de pertes de transports via des énergies venues de très loin par des gazoducs etc donc gains et emplois pour le pays.

            Quand on innove dans l’éolien dont flottant, l’hydrolien, le solaire etc on crée des emplois tout en baissant le prix de l’énergie produite à mesure que l’on multiplie les ventes nationales et à l’export (loi de Moore qui s’applique très mal au nucléaire d’où ses échecs pour une énergie finale en hausse)

            Le fait d’avoir une ressource gratuite, locale, renouvelable et des technologies en très grande séries et recyclables qui s’intègrent dans de multiples applications permettent à la fois la création d’emplois dans de multiples secteurs et une énergie de plus en plus compétitive plus on l’intègre au quotidien.

            On connaît beaucoup de pays qui ont abandonné le nucléaire, je ne connais pas de pays qui a abandonné les renouvelables, hormis des gouvernements qui ont tenté sans succès de retarder leur développement.

    • « Nous sommes aussi émetteurs de C02 par habitant que l’Allemagne, émissions importées incluses »

      Une source ?

      Répondre
      • Par ailleurs, nous parlons ici du secteur électrique. Et si on regarde les émissions de CO2 du secteur électrique allemand par rapport au nôtre, vous savez aussi bien que moi qu’il n’y a pas photo…

        Répondre
      • Statistiques SOeS du ministère de l’environnement par exemple. Nous sommes à près de 12 tonnes d’émissions de C02 par habitant par an.

        Donc vous pouvez encore une fois tricher dans vos chiffres et comparer un pays qui dispose de plus d’industrie à un autre axé services qui importe plus, ou encore un pays qui avait un sous sol riche en lignite et un secteur charbonnier historique, à un autre qui n’en n’avait plus guère et qui n’a jamais fait le choix du nucléaire pour des questions d’émissions de CO2.

        Mais le fait est que nous ne progressons pas assez vite tant en terme d’émissions que de recyclage et c’est le vrai sujet.

        Répondre
        • « Statistiques SOeS du ministère de l’environnement par exemple. »

          Et sinon en étant précis, en donnant un lien web vers les chiffres que vous citez par exemple ?

          Répondre
        • Encore une fois, on parle du secteur électrique ici. Et vous savez aussi bien que moi qu’il y a un rapport de 1 à 10 entre les émissions allemandes de ce secteur et les nôtres (de l’ordre de 300 millions de tonnes de CO2 émis par an par le secteur électrique allemand contre environ 30 chez nous).

          Répondre
          • C’est aussi intelligent que si je vous disais que l’Islande fait mieux que nous.

            L’histoire, la situation etc de chaque pays est différente. La baisse des émissions a pourtant été plus rapide en Allemagne que chez nous si vous lisez la page 26 du lien que vous citez.

            La base est 1990 (accords de Kyoto) mais comme vous l’aurez noté cette baisse est d’autant plus significative qu’elle s’est faîte grâce aux renouvelables dans un temps plus court à partir de leur développement (vers 97 pour l’éolien, 2006 pour le solaire)

            De plus avec les émissions importées (je cite à nouveau) :

            The carbon footprint calculated by the SOeS (statistical service of France’s Ministry for Sustainable Development) represents the amount of greenhouse gases (GHG) emitted in order to satisfy France’s consumption, including emissions relating to imports. In 2007, France’s per capita carbon footprint was around 12 tonnes of CO 2 equivalent per year, compared to 8 tonnes per person emitted from metropolitan French territory. Between 1990 and 2007, the per capita carbon footprint increased by 5%, whereas the average per capita emissions per person from national territory decreased by 15%. During that period, emissions associated with imports grew by 64%, reaching almost half of France’s carbon footprint for consumption in 2007.

            Source : The carbon footprint of French consumption – Observation et statistiques

            (France 11,6 t. de C02 par habitant récemment)

          • Sauf que l’Allemagne est justement un pays assez comparable au nôtre :

            Une surface et une population relativement comparables, une géologie et un climat pas très différents.

            Et j’avais comparé la France et l’Allemagne pour un indicateur : Les émissions de CO2 par habitant.

            Vous choisissez de parler d’un autre indicateur, qui est l’empreinte carbone, dans le cadre de la France. Très bien, alors comparons nos chiffres pour cet indicateur avec ceux de l’Allemagne :
            Vous nous dites que la France était à 12 tonnes par an et par habitant en 2007. En 2004, l’Allemagne était à 15.74 tonnes…

            https://www.eureapa.net/explore/?region_id=9

  • Graphiques du développement passé et à venir du nucléaire dans le monde et/ou selon les zones géographiques :

    Il a en effet fait ses preuves qu’il n’était plus compétitif et n’avait pas réussi à régler ses lourds problèmes techniques, risques et déchets, malgré plus de subventions que les renouvelables et plus de 70 ans d’existence :

    http://thebulletin.org/global-nuclear-power-database

    Répondre
    • L’énergie est un domaine dans lequel le cadre réglementaire fait tout. Les industriels réclament depuis longtemps des règles incitant à investir dans le long terme dans les énergies bas carbone.

      Par ailleurs, en France, on attend toujours que les ENR puissent vivre sans subventions, contrairement au nucléaire…

      Répondre
      • Le nucléaire est continuellement subventionné, une part importante de la formation est publique, L’Etat est actionnaire largement majoritaire (86% d’EDF, 100% d’Areva) et renfloue régulièrement ces groupes qu’il soutient à bras le corps plus qu’il n’en tire de bénéfices.

        Sinon ils s’effondreraient.

        Nous sommes obligés de faire des interventions militaires et de maintenir des troupes depuis des décennies pour sauvegarder nos ressources en uranium, soudoyer des gouvernement pour qu’il nous achètent des centrales (Uranim etc)

        Obligés d’ouvrir des réacteurs même quand les cuves et notamment le couvercle sont à risques (problème actuel de Famanville souligné par l’ASN), ce qui va entraîner des surcoûts durables alors que les délais comme les coûts ont été plus que très largement dépassés.

        Nous devons assurer la quasi intégralité des risques en cas d’accident nucléaire et également des risques sur plus de 100.000 ans de durée de vie des déchets nucléaires si on n’arrive pas à les recycler avant, mais à quels coûts et encore pour des durées très longues malgré tout.

        Voyez la réalité des déchets nucléaires dans le monde.

        Répondre
        • Encore une fois, j’ai cité les chiffres du rapport de la Cours des Comptes de 2012 pour prouver que ce que vous dites est faux. Libre à vous de citer des pages de ce même rapport, ces chiffres que vous êtes autant capable que moi de citer.

          Répondre
          • Encore une fois nous avons évoqué à 2 reprises en détail les chiffres du rapport 2012 qui est déjà obsolète.

            Vous savez très bien que la totalité des chiffres sont inconnus comme le démantèlement qui a chaque fois dépasse les délais et les prévisions de coûts (idem pour la construction) et les déchets). Que les risques d’un accident y sont estimés entre 600 et 1000 milliards d’euros par réacteur et un accident n’est pas exclu comme le rappelle le directeur de l’ASN encore ces derniers temps.

            De même vous prenez une situation que l’on ne connaîtra jamais plus avec une main d’oeuvre à l’époque à bas prix, (pas de smic), des ressources peu chères, des niveaux de sécurités pour des Gen 2 et 3 non compatibles avec les attentes actuelles, une ressource à bas prix, des contraintes moindre etc.

            Les prix actuel de l’électricité nucléaire sont de plus sous-évalués.

            Dans tous les pays développés au monde on fait le même constat et je vous ai donné plusieurs liens d’études scientifiques.

            La cour des comptes britannique fait le même constat concernant le nucléaire récent en Grande Bretagne qu’elle estime trop coûteux très durablement :

            A report published by the National Audit Office is the latest is a long line of analyses that have concluded that the costs of HPC are very high.

            In particular, the NAO warned that the current CfD subsidy scheme, which guarantees a minimum price for the plant’s electricity, could cost energy consumers up to an extra £29.7bn over the 35-year lifetime of scheme – more than four times the estimate when the deal was agreed in 2013.

            A range of other subsidies – for example, for dealing with spent nuclear fuel, decommissioning and major accident insurance – will add further to the eventual bill.

            The NAO analysis follows the publication of a new and higher figure for the whole lifecycle costs estimated by the government’s Infrastructure and Projects Authority. Meanwhile the costs of alternatives, such as wind and solar power, have decreased to well below those of nuclear. This has caused leading financial commentators – such as The Economist to call for HPC to be scrapped.

            http://theenergyst.com/develop-nuclear-plan-b-in-case-risky-hinkley-c-fails-warns-nao/

            Flamanville dépasse également largement ses délais et prix (et je ne vous rappelle pas la Finlande).

            Tout cela était des exceptions et têtes de série je suppose. Le problème est que çà commence à faire beaucoup de « têtes de séries » et les opérateurs mondiaux du nucléaire sont tous touchés et n’arrivent pas à exporter sinon avec des appui de l’Etat et des contrats et marchandages globaux.

            Et ceux qui s’orientent plus vite vers les renouvelables et répondent aux appels d’offres sans subventions, s’en tirent mieux dans leurs résultats. Comparer EDF et Engie par exemple.

        • Rappelons que le nucléaire est la troisième industrie du pays, derrière l’aéronautique et l’automobile.

          Rappelons qu’à elle seule, EDF a rapporté 20 milliards d’euros de dividendes en 10 ans.

          Rappelons que l’équilibre import/export d’électricité est positif de 2 milliards d’euros par an, essentiellement grâce à la rentabilité du nucléaire.

          Rappelons que la majorité du minerai d’uranium dans le monde est produit par des pays développés et amis : USA, Canada, Australie. (et que ce minerai est actuellement tellement peu cher que cela ne constitue pas vraiment un sujet)

          Rappelons que nous sommes intervenu au Mali non pas pour protéger les mines du Niger, mais pour éviter qu’un nouvel Afghanistan ne se constitue au Mali.

          Répondre
          • Je vais alors poser la question autrement puisque vous n’approfondissez pas la géopolitique de l’énergie que vous devriez lire plus attentivement. Pourquoi croyez vous que l’EI se trouve dans les secteurs exportateurs de pétrole et de minerai uranium ?

            Le délai avant la fin de l’uranium est de 50 à 70 ans selon le développement du nucléaire.

            Et pourquoi croyez vous que les américains, les russes, les chinois eux aussi interviennent ?

            Dans vos chiffres vous oubliez les importantes dettes d’EDF, ses multiples augmentations de capital pour le renflouer, le sauvetage d’Areva qui aurait déposé le bilan sinon, la quasi absence d’exportations de centrales etc ce n’est pas objectif sur la situation réelle et mondiale de ce secteur qui doit être renfloué après pratiquement 60 ans d’activité et ce n’est pas fini car beaucoup de coûts restent.

            C’est un échec.

        • Rappelons que si l’ASN autorise l’usage de la cuve de FLA3, c’est qu’elle est sûre.

          « Voyez la réalité des déchets nucléaires dans le monde. »

          Oui, ces déchets tellement problématiques que, en France, ils ne tuent à ce jour personne et ne fuient pas dans l’environnement. Tellement problématiques que les antinucléaires se payent le luxe d’essayer de bloquer toute décision les concernant.

          Répondre
          • Les rivets du Titanic qui comportaient pourtant des traces de scories semblaient sûrs et le navire a fait l’objet d’autorisation de navigation.

            Manque de chance ce sont ces mêmes rivets et ces scories qui sont à l’origine de la rupture de la coque du navire à plusieurs endroits après la collision sur 6 compartiments alors qu’il ne fallait pas dépasser 4 afin que le navire ne coule pas. On connaît la suite.

            La cuve de l’EPR comporte ce type de problème ainsi que le couvercle. Il devra être constamment surveillé ce qui de facto entraîne des coûts supplémentaire sur toute la durée de cet EPR, en plus des risques. Les gens qui donnent l’accord aujourd’hui ne seront plus là s’il y a accident majeur.

            Vous affirmez que les déchets ne fuient pas et pourtant les organisations environnementales qui relèvent les taux de radioactivité autour des zones de retraitement, dans l’air, terre, ruisseaux, mer etc enregistrent régulièrement des dépassements de taux de radioactivité (quand elles ne sont pas systématiquement interdites d’accès aux alentours des sites alors qu’elles jouent un rôle tout à fait utile).

            Evidemment comme les délais d’impact sur la population et l’environnement sont longs, vous pouvez toujours affirmer que çà ne tue personne mais seriez vous prêt à vous nourrir durablement des produits des zones concernées pour prouver leur innocuité ?

            Pour mémoire plus il y a de réacteurs en fonctionnement dans le monde et d’activités dans ce secteur, plus la radioactivité mondiale augmente comme Fukushima l’a démontré et nous aurons forcément d’autre démonstrations notamment en Europe et pire que Tchernobyl.

            Les renouvelables pour un meilleur prix et réduction d’émissions de Ges plus fortes ne posent ces problèmes.

            De nombreuses études démontrent qu’avoir 100% d’énergies renouvelables est non seulement possible dans quelques 150 pays analysés (139 pour Stanford) mais apporte plus d’avantages par rapport aux énergies fossiles et nucléaires, en termes de coûts, de réduction d’émissions, d’indépendance énergétique etc Et çà offre pas mal d’options de mixes dans les renouvelables au niveau des pays et régions.

            http://www.cell.com/joule/fulltext/S2542-4351(17)30012-0

            Mais bien sûr tous ces scientifiques ont tort, seul Bachoubouzouc a raison !

  • Pourquoi le nucléaire est devenu un marché de niche: En mai, la Suisse décidait, au terme d’un référendum, de ne pas prolonger la durée de vie de ses centrales nucléaires. La Confédération rejoignait une cohorte de pays ayant dit non à l’atome : Allemagne, Italie, Autriche, Taïwan… Le mois suivant, la Corée du Sud annonçait qu’elle allait réduire la part du nucléaire dans son mix électrique.  » Je vais abandonner tous les projets de nouveaux réacteurs en cours et je ne prolongerai pas la vie des réacteurs actuels « , déclarait le nouveau président Moon Jae-in.

    Confronté au boom des renouvelables et aux surcoûts des centrales de troisième génération post-Fukushima, le nucléaire traverse une mauvaise passe. Westinghouse (Toshiba) est en faillite, et Areva a besoin d’urgence d’être recapitalisée. En avril, l’énergéticien Engie s’est retiré du projet NuGen en Grande-Bretagne. Demain, il pourrait faire de même en Turquie…

    https://www.challenges.fr/entreprise/energie/le-non-a-l-atome-se-propage-dans-le-monde-entier_485701

    Répondre
    • Que le nucléaire ait été relégué à une niche par beaucoup de politiques publiques, c’est la réalité. Que ces politiques aient été pertinentes et efficaces au regard des objectifs affichés, ça reste à démontrer.

      Répondre
  • Cà n’a pas été lié à des politiques publiques dans beaucoup de pays. Les suisses ont été contre après beaucoup de débats approfondis (si vous avez suivi) et référendums, d’autres pays également. Les Etats-Unis entre autres font des constats économiques et depuis plus d’une vingtaine d’année le nucléaire y est au point mort et Westinghouse a arrêté récemment la construction de 2 réacteurs malgré de lourds investissements.

    Vous être en train de dire qu’il faudrait subventionner encore plus une filière qui l’a été largement, qui n’a pas pu trouver de solutions techniques à ses problèmes depuis plus de 70 ans qu’elle existe, qui n’assure aucun de ses risques, qui nous laisse des déchets sur plus de 100.000 ans et ce alors que se développe d’autres filières moins émissives, plus compétitives, sans risques, recyclables, permettant de nombreuses solutions tant pour les régions, que les particuliers etc.

    Vous voulez voir les renouvelables juste par le biais de l’éolien et du solaire alors que ce sont de multiples techniques et de multiples mode d’intégration.

    On réalise par exemple des éléments de toitures modulaires qui intègrent la charpente, l’isolation, le solaire thermique et photovoltaïque. C’est parfaitement monté en usine, bien plus rapide à mettre en place qu’un toit classique, plus résistant, recyclable, très vite amorti et fournit la majorité voire la totalité de l’énergie (eau chaude, chauffage, électricité) selon les surfaces et régions, d’un habitat.

    C’est parmi de multiples solutions bien plus efficient et pertinent que de s’alimenter avec une centrale nucléaire évaporant de l’eau à 150 km, les pertes et coûts réseau etc dès lors que le stockage électrique évolue avec là aussi pas mal de solutions tant au niveau d’un quartier, immeuble, ou habitat.

    Répondre
    • Non, ce que je suis en train de dire, c’est que si le PV et l’éolien s’avèrent un jour moins chers (en coût complet pour l’ensemble du système électrique) et plus efficaces pour baisser les émissions de CO2 que le nucléaire, alors oui il faudra évidemment se lancer à fond là dedans.

      Mais que ce n’est actuellement pas le cas, et de loin. Ce que je dis, c’est que de nombreuses technologies (notamment de stockage) ne sont pas aujourd’hui comme à moyen terme au rdv pour permettre cela.

      Répondre
  • L’éolien « onshore » est à 42 euros le MWh dans les appels d’offres en Allemagne (et 49 euros en « offshore » au Danemak. Comme déjà dit selon toutes les études fiables on s’oriente vers 17 à 25 euros le MWh avant 2030 pour le solaire en Europe et on est à 33 euros pour le stockage en batterie de flux actuellement.

    Pour la méthanation on s’attend à la compétitivité désormais dans environ 5 ans seulement (selon prix C02), malgré le prix exceptionnellement bas actuellement du gaz, avec l’amélioration des techniques et rendements et en fonction des volumes, d’où la dizaine de sites lancés en France qui vont ouvrir dès 2018 (à 2022 car ce sont des sites soumis aux règles Seveso)

    Nous avons une capacité d’intégration de quelques 40% de renouvelables dans notre réseau actuel en France.

    Je ne vois pas ce qui justifierait de ne pas avancer. Quand on fait de l’éolien flottant ou de l’hydrolien, c’est récent, çà coûte plus cher pour quelques années mais si vous laissez d’autres développer ces technologies avant vous, vous perdrez la prime à l’entrant sur le marché et risquez fortement de payer plus cher en ayant perdu durablement le secteur, les retombées, les emplois et le marché mondial. Des alliances se sont constituées et c’est une bonne approche.

    Il aurait plutôt fallu attendre que le prix du nucléaire baisse avant de se lancer dans les EPR !

    Mais les différentes innovations nucléaires dans le monde démontrent que les prix ne baissent pas vraiment et que c’est plus cher pour les réacteurs les plus avancés. On voit aussi la dissémination nucléaire (armement) derrière les intérêts manifestés par certains pays.

    Quant aux émissions elles sont moindres pour les renouvelables comme le tableau plus bas le rappelle et plusieurs études :

    https://www.ecowatch.com/mark-jacobson-to-james-hansen-nukes-are-not-needed-to-solve-worlds-cli-1882141790.html

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *