Nucléaire : l'Afrique du Sud prête à signer de nouveaux accords de coopération - L'EnerGeek

Nucléaire : l’Afrique du Sud prête à signer de nouveaux accords de coopération

Interpellé par la justice sur le manque de transparence des accords signés dans le cadre du nouveau programme nucléaire, le gouvernement sud-africain n’entend pas pour autant renoncer à l’énergie nucléaire, considérée comme indispensable pour garantir la stabilité du réseau. La ministre sud-africaine de l’Energie Mmamoloko Kubayi a en effet annoncé samedi 13 mai 2017 que de nouveaux accords de coopération en vue de la relance du programme nucléaire civil seraient signés, dans le stricte respect des règles constitutionnelles.

Désireux de se défaire de sa dépendance au charbon dans sa production d’électricité, l’Afrique du Sud évoque depuis 2010 maintenant la relance de son programme nucléaire civil afin de compléter la seule centrale actuellement en service sur le continent africain, à Koeberg. Plusieurs accords de coopération ont été signés ces dernières années avec la France, la Chine, la Russie, les Etats-Unis ou la Corée du Sud, en vue de l’attribution finale du contrat nucléaire à l’issue d’un appel d’offres entre les cinq pays.

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Saisie par des ONG qui dénonçaient l’opacité de ce processus, la justice a toutefois ordonné fin avril la suspension de trois de ces accords pour manque de transparence. Si le gouvernement n’a pas souhaité faire appel de cette décision, il entend de son côté maintenir le processus en cours et signer de nouveaux accords avec les parties concernées dès que possible. « Il est important de noter que nous n’avons pas l’intention d’utiliser les accords actuels mais que nous allons signer de nouveaux accords avec les cinq pays concernés », a expliqué la ministre de l’Energie, indiquant que la procédure serait ensuite soumise à l’examen du Parlement.

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Initialement prévu pour permettre l’installation de 9 600 MW, d’ici 2030, le programme nucléaire avait été revu à la baisse à court terme pour une capacité de 1 359 MW. La compagnie publique d’électricité Eskom avait relancé, en décembre dernier, une demande de renseignement (RFI), en collaboration avec le Trésor public d’Afrique du Sud afin de mieux évaluer les coûts et la faisabilité de ce projet.

Crédits photo : Paul Scott

Rédigé par : La Rédaction

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