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Nucléaire belge : l’UE valide l’accord de prolongation entre la Belgique, Engie et EDF

Fragilisé à plusieurs reprises ces dernières années lors des arrêts temporaires de trois réacteurs nucléaires pour cause de maintenance, le système d’approvisionnement belge ne semble pas pouvoir se passer dans l’immédiat de ses centrales de production nucléaire sans faire peser le risque du black out. Le gouvernement belge l’a bien compris et s’est entendu avec les groupes Engie et EDF sur les conditions financières du prolongement d’activité des réacteurs de Doel (1 et 2) et de Tihange jusqu’en 2025, dans le cadre d’un accord autorisé vendredi 17 mars 2017 par la Commission européenne.

Considérant l’énergie nucléaire comme le garant de la stabilité et de la sécurité de l’approvisionnement électrique national dans les années à venir, le gouvernement belge avait pris la décision en 2014 d’autoriser la prolongation d’activité pour une décennie supplémentaire de trois réacteurs nucléaires dans les centrales de Doel (détenue par Engie-Electrabel) et de Tihange (co-détenue par Electabel et EDF Belgique). Un accord avec les exploitants de ces installations avait été négocié à cette occasion afin de convaincre les filiales belges d’Engie et d’EDF d’investir 1,3 milliard d’euros pour moderniser ces centrales et assurer des conditions de fonctionnement optimales d’ici 2025.

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En contrepartie, le gouvernement belge s’était engagé à indemniser ces compagnies d’électricité en cas de fermeture prématurée de ces centrales ou de modification de divers paramètres économiques, comme le niveau de la taxe nucléaire. Cette garantie financière, qui s’apparente pour certains à une aide de l’Etat, a finalement été validée cette semaine par la Commission européenne, l’exécutif européen estimant qu’elle n’entraînait aucune distorsion de la concurrence sur le marché de l’électricité belge. « La Commission a conclu que la Belgique avait démontré que les mesures évitaient toute distorsion injustifiée du marché énergétique belge« , a déclaré la Commission dans un communiqué.

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Bruxelles a notamment été convaincue par le fait qu’Engie-Electrabel devrait vendre chaque année un volume équivalent à la part de la production annuelle de ces trois réacteurs qui lui revient, ce qui permettra de renforcer la concurrence sur le marché belge.

Crédits photo : Electrabel

Rédigé par : La Rédaction

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