France : les enjeux autour du chauffage au bois - L'EnerGeek

France : les enjeux autour du chauffage au bois

France : les enjeux autour du chauffage au bois

Depuis le mois de novembre, l’Ademe a anticipé la vague de froid. L’agence pour la transition énergétique diffuse un spot radiodiffusé pour sensibiliser les Français aux bonnes pratiques liées au chauffage au bois. Car cette méthode de chauffage reste très plébiscitée dans l’Hexagone : environ 25% des Français se chauffent au bois.

Bois : un chauffage qui ne connait pas la crise en France

Les Français restent très attachés au chauffage au bois. C’est ce qui ressort des chiffres puisqu’on dénombre actuellement près de 7 millions de logements qui se chauffent de cette façon. D’après l’Ademe, c’est environ 25% de la population qui a recours au chauffage au bois en France. L’Hexagone est d’ailleurs le champion d’Europe en matière de chauffage en bois. Aucun autre pays n’est autant équipé pour le chauffage à partir de bûches ou de granulés de bois.

Le chauffage au bois a longtemps été l’apanage des campagnes. Et encore aujourd’hui, les zones rurales représentent 50% des logements qui utilisent le chauffage au bois. Mais la tendance gagne aussi les zones périurbaines et les agglomérations. Pour une bonne raison : en France, le chauffage au bois affiche des performances économiques très compétitives. D’après l’Ademe, le chauffage au bois est moins cher que le chauffage au gaz ou à l’électricité. En moyenne, l’Agence estime que le coût d’un chauffage électrique ou au gaz entre 84 et 154€/MWh. Alors qu’une chaudière à bûches revient entre 48 et 78€/MWh, et qu’un poêle à granulés fonctionne pour 73 à 103€/MWh. Dans le contexte de crise énergétique, le chauffage au bois a donc de quoi séduire les ménages. D’autant que le gouvernement français a justement mis en place un chèque énergie spécial pour le bois de chauffage.

Rappel des bonnes pratiques

“On peut se chauffer au bois… et BIEN se chauffer au bois.” L’Ademe a fait de cette phrase le slogan de sa campagne 2022. L’Agence vise en effet à sensibliser les Français aux bonnes pratiques liées au chauffage au bois en France. Car si le chauffage au bois n’a rien de nouveau, les consommateurs ne sont pas toujours au fait des bonnes pratiques pour optimiser ce moyen de chauffage, bien s’équiper ou limiter la pollution.

En premier lieu, l’Ademe rappelle que les cheminées ouvertes sont un mauvais moyen pour se chauffer. En effet, la déperdition est trop grande, et la pollution très élevée. Les Français qui souhaitent s’équiper doivent plutôt opter pour un poêle à granulés (avec un rendement supérieur à 85%) ou un poêle à buches dernière génération (d’un rendement entre 75% et 90% selon les modèles). Afin d’accompagner les ménages dans le choix de leur équipement,

l’Agence pour la transition énergétique a même consacré une partie de son site internet de conseils, agirpourlatransition.ademe.fr, au chauffage à bois. Elle y répond notamment à toutes les questions liées au stockage du bois et à l’entretien des différents poêles de chauffage.

Chauffage au bois et transition énergétique

Les Français sont attachés au chauffage au bois, mais comme le souligne l’Ademe, ils sont majoritairement mal équipés. “Le parc de chauffage domestique au bois a un taux de renouvellement lent” constate l’Agence. Dans les faits, près de la moitié des logements sont équipés d’un appareil vétuste (de plus de vingt ans) et peu performant ou d’un foyer ouvert, donc peu performant et gros émetteur de particules fines. La France doit donc favoriser l’adoption d’équipements nouvelle génération pour une meilleure performance énergétique.

Pour aider les particuliers, l’état français a mis en place plusieurs leviers. En premier lieu, différentes aides sont disponibles pour les particuliers qui souhaitent investir dans un poêle à bois. Ils peuvent bénéficier d’une aide financière grâce à MaPrimeRénov. Et certaines collectivités territoriales font également partie du Fonds Air, qui peut également fournir des aides pour le renouvellement des appareils de chauffage individuels. Enfin, le label Flamme verte a justement été mis en oeuvre dès 2000 pour promouvoir l’achat d’appareils de chauffage au bois plus performants. Et il doit aider les Français à choisir plus facilement leur futur poêle à bois.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Plus intelligent que le bois, le gaz etc

    Accenta : coupler solaire, géothermie et stockage inter-saisonnier pour réduire drastiquement la consommation d’énergie des bâtiments et maisons, neufs ou en rénovation, les décarboner à coût réduit sans avancer les fonds (Accenta les avances et se paie sur la réduction de consommation d’énergie) et en utilisant le stockage inter-saisonnier

    Résultats : jusqu’à 85% de réduction des consommations et 95% de décarbonation, pour un coût jusqu’à 20 fois inférieur aux alternatives du marché

    Rendement de 98% entre chaleur stockée l’été et récupérée l’hiver. Exemple chiffré pour preuve parmi d’autres les bâtiments d’Airbus

    Son approche couple solaire et géothermie tout en visant à réduire le nombre de sondes, donc les coûts, tout en veillant à recharger les sols en calories l’été et non à les épuiser comme pour les approches encore courantes

    Elle cherche l’équilibre à l’échelle du bâtiment, de façon à prélever autant de calories en hiver que ce qui a été injecté l’été

    Une solution qui permet aussi d’implanter moins de sondes. On peut diviser par deux le champ de sondes en couplant une production solaire thermique à l’installation. Côté nature du sous-sol, toutes les roches présentent des conductivités thermiques similaires à 10 % près. Les sondes peuvent donc être implantées aussi bien dans un sol granitique, qu’argileux, calcaire ou autre, le phénomène physique sera le même .

    L’autre originalité du système réside dans l’usage de l’intelligence artificielle pour piloter l’installation.

    Comme pour tous les dispositifs géothermiques, la solution d’Accenta nécessite un branchement à des pompes à chaleur. Ici, le système est relié à deux dispositifs différents : une PAC géothermique et une autre aérothermique car de multiples paramètres entrent en ligne de compte : la zone géographique, mais aussi la nature et l’état du bâtiment à chauffer et refroidir, les conditions météo, etc.

    Un algorithme traite l’ensemble de ces données pour optimiser le fonctionnement de l’installation au plus près des besoins des utilisateurs.

    C’est l’ensemble de ces solutions : optimisation du champ de sondes, son usage pour prélever mais aussi pour stocker des calories et l’hybridation des dispositifs de la chaufferie et leur pilotage par une intelligence artificielle qui permet de réduire les coûts et de porter le retour sur investissement à quelques années

    L’ensemble du dispositif a été développé grâce à l’association du laboratoire des Mines, du Bureau de recherche géologiques et minières (BRGM) et de l’école Polytechnique.

    Si la technologie a déjà été mise en œuvre sur plusieurs ouvrages neufs, la société a pensé sa solution pour les ouvrages existants et vise les bâtiments classés, E, F, ou G en étiquette énergétique. Ceux pour lesquels l’isolation thermique sera très complexe ou coûteuse, d’où l’idée de les doter de systèmes géothermiques optimisés pour réduire leurs consommations malgré leurs handicaps initiaux.

    https://www.accenta.ai/solutions/chauffage-geothermie

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