Cambodge : les débuts de l’exploitation de pétrole se soldent par un échec - L'EnerGeek

Cambodge : les débuts de l’exploitation de pétrole se soldent par un échec

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Désireux de devenir producteur de pétrole, le Cambodge a inauguré, à la fin de l’année 2020, son premier puits off-shore, au large de Sihanoukville, dans le sud du pays. Ce 1er juillet 2021, le premier ministre cambodgien Hun Sen a admis que ce projet était un « échec », la production insuffisante, plus de 7 fois plus faible que prévue, a même provoqué la faillite de la société exploitant le puits.

Le premier champ de pétrole off-shore du Cambodge est un « échec »

Les rêves de pétrole du Cambodge vont-ils s’envoler en fumée ? La première tentative d’exploitation d’or noir du pays est, en tout cas, un « échec », comme l’a reconnu le premier ministre cambodgien, Hun Sen, ce dimanche 1er juillet 2021.

En 2017, le lancement du premier projet de pétrole off-shore, dans le golfe de Thaïlande, au large du port de Sihanoukville, avait rendu les responsables politiques locaux ambitieux. Le gouvernement estimaient à l’époque que le premier puits du pays, dans le champ pétrolifère d’Apsara, pouvaient apporter des recettes annuelles s’élevant à au moins 500 millions de dollars.

L’enthousiasme était toujours de mise, le 29 décembre 2020, à la mise en service du puits. “A l’approche du Nouvel An 2021, nous avons un grand cadeau pour notre nation – c’est le premier pétrole produit dans notre pays”, avait déclaré le premier ministre Hun Sen.

Le 9 juin 2021, la première goutte de pétrole off-shore extraite du puits d’Apsara a été déposée dans un musée au sein du Win Win Memorial. Ironiquement, cette cérémonie (à laquelle Hun Sen n’a pas assisté) a eu lieu 5 jours seulement après la demande de mise en liquidation de KrisEnergy, la société exploitant le champ de pétrole d’Apsara.

La société exploitant le puits mise en liquidation

En effet, la production s’est avérée plus de 7 fois inférieure aux 7 500 barils par jour escomptés. Le manque de liquidité a donc empêché KrisEnergy de rembourser ses dettes, poussant la société vers la faillite. Hun Sen l’a d’ailleurs reconnu ce 1er août 2021 : “En fin de compte, on a extrait un millier de barils par jour. Et maintenant, la société est en faillite”, a admis le premier ministre.

Reste à savoir si ce coup d’arrêt sera définitif, ou s’avérera un simple contre-temps. Tout dépend probablement du résultat d’un conflit avec la Thaïlande. Les deux pays revendiquent en effet la souveraineté sur une vaste zone de 26 400 km² à l’ouest du champ pétrolifère d’Apsara, qui recèle de très importantes réserves de pétrole. Cambodge et Thaïlande ont accordé séparément des droits d’exploitation à plusieurs multinationales du pétrole, dont ConocoPhillips, Chevron, Total, ou Shell.

La Royal Dutch Shell a justement annoncé, ce 2 août 2021, qu’elle allait céder (probablement à des acteurs locaux) ses actifs dans sa filiale nigériane Shell Petroleum Development Company of Nigeria Limited (SPDC), qui contrôle un tiers de l’exploitation du pétrole du Nigeria. Cette décision acte le peu de rentabilité actuelle du pétrole du golfe du Niger à l’international.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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