La Roumanie mise sur le nucléaire pour tenir ses objectifs climatiques - L'EnerGeek

La Roumanie mise sur le nucléaire pour tenir ses objectifs climatiques

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Ce vendredi 11 juin 2021, en Roumanie, plusieurs spécialistes du nucléaire ont expliqué pourquoi le pays avait choisi cette énergie, associée aux renouvelables, pour atteindre ses objectif climatiques. Le recours au nucléaire semble pour eux la seule voie possible pour décarbonner la production d’électricité en Roumanie, et fermer les centrales au gaz et au charbon. La Roumanie soutient d’ailleurs l’intégration du nucléaire dans la taxonomie verte.

La Roumanie va construire deux nouveaux réacteurs dans la centrale nucléaire de Cernavodă

La Roumanie a fait le choix du nucléaire pour assurer sa transition énergétique, et le pays espère que l’Union Européenne intégrera l’atome dans sa très attendue taxonomie verte – pour l’heure, la question demeure en suspens. Ce 11 juin 2021, le reporter d’Euronews Hans von der Brelie a publié le résultat d’une enquête, où il est parti à la rencontre de spécialistes de l’énergie nucléaire en Roumanie, pour comprendre les raisons des choix énergétiques des autorités roumaines.

Actuellement, les combustibles fossiles assurent environ 40% de la production électrique roumaine (dont 25% pour le charbon). Le pays dispose de deux centrales nucléaires, héritées de la période communiste, à Cernavodă, petite ville au bord du Danube. Fin octobre 2020, les premiers ministres roumains et français, Ludovic Orban et Jean Castex, ont signé une déclaration d’intention de coopération dans le domaine du nucléaire civil pour la construction des réacteurs 3 et 4 de Cernavodă et à la rénovation du réacteur 1. Cet accord acte la participation de la France, aux cotés des Etats-Unis et du Canada, à l’extension de cette centrale.

La Roumanie envisageait au départ d’agrandir Cernavodă via un partenariat avec la Chine et le Canada, un projet piloté par China General Nuclear Power (CGN). Mais ces discussions ont été rompues, et c’est bien un consortium dirigé par la société d’ingénierie américaine AECom, avec des partenaires canadiens, français et roumains (dont Orano) qui développera l’extension de la centrale nucléaire, pour un total de 8 milliards de dollars.

Pour atteindre les objectifs climatiques de la Roumanie, «  nous devons développer les énergies renouvelables et continuer le programme nucléaire »

Pour Teodor Chirica, président du conseil d’administration de Nuclearelectrica, à Bucarest, ce choix d’investissement s’imposait pour tenir les engagements de la Roumanie dans l’Accord de Paris : Pour atteindre ces objectifs, nous devons développer les énergies renouvelables et continuer le programme nucléaire : il est impossible de les remplir sans cela. Aujourd’hui, on parle de 18 à 20% de nucléaire dans notre mix énergétique ; 30 à 35% est une part atteignable d’ici à 2050 si on reste sur la progression que nous avons aujourd’hui”, expose-t-il.

Il espère par ailleurs que le nucléaire sera intégré à la taxonomie verte, tout en critiquant la posture des opposants à cette décision : “Les uns sont dans une posture politique, idéologique et les autres s’appuient sur la science. Si dans le pire des cas, la liste de référence de l’Union européenne, la taxonomie, n’intègre pas le nucléaire, cela ne veut pas dire que nous ne pourrons pas développer le nucléaire. Le problème, c’est que nous ne pourrons pas avoir accès à des financements abordables comme dans le cas des autres énergies et cela pourra pénaliser l’aspect économique du projet”, défend Teodor Chirica.

Le chef d’équipe de la centrale Cernavodă, Costin Antonie, avance des arguments similaires, en décrivant le mix idéal pour décarboner la production d’électricité en Roumanie : “Le premier élément, c’est l’énergie nucléaire qui est la base parce qu’elle est toujours disponible quand on en a besoin. Ensuite, il y a les renouvelables : on en a en Roumanie, il faudrait les maintenir et même investir plus là-dedans, mais elles ne sont pas disponibles tout le temps et ce manque de disponibilité est compensé par le nucléaire”.

Parallèlement au développement de son programme nucléaire, la Roumanie veut investir largement pour exploiter au mieux son potentiel dans l’éolien et le photovoltaïque. La Roumanie fait partie des nombreux pays de l’Est de l’Europe, membres de l’Union Européenne, et qui ont décidé d’investir dans le nucléaire pour tenir leurs objectifs climatiques, aux cotés de la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie et la Bulgarie.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Normal la Roumanie est un ancien pays occupé par l’ex-Urss qui y a encore des réseaux actifs comme dans la plupart des pays d’Europe de l’Est, donc une énergie centralisée, sous dépendance se développe là où la corruption est plus facile (Soudan etc) ou bien où le passage à la bombe atomique pourrait être envisagé (Arabie Saoudite, EAU etc)

    Faîtes réaliser une étude indépendante en Roumanie et comme par hasard vous constaterez que le nucléaire n’est pas indispensable et qu’en plus il est plus cher que les renouvelables.

    Le nucléaire n’a pas son pareil sur le mode de l’industrie du tabac pour noyauter et pipeauter tout le monde avec des slogans simplistes !

    Heureusement que les renouvelables vont dominer comme le rappelle encore l’IEA dans son récent rapport (qu’elle estime l’un des plus importants de son histoire) : “Net-zéro d’ici 2050 : Une feuille de route pour le secteur énergétique mondial”

    Pour décarboner plus vite, à meilleur prix, sans les gros inconvénients durables du nucléaire (étude NREL et DNV GL)

    Importants avantages et inconvénients modérés du solaire flottant (FPV) qui est en pleine croissance depuis 2016 (actuellement près de 30% par an dans déjà 60 pays) et qui pourrait (potentiellement) fournir tous les besoins mondiaux en énergie

    Sur les seuls sites hydroélectriques (pour pallier l’intermittence), le solaire flottant pourrait fournir près de 50% de la consommation finale mondiale d’électricité (selon les chercheurs du NREL lien plus bas)

    Le solaire FPV n’a quasiment pas d’inconvénients au plan de l’environnement mais, bien utilisé, plusieurs avantages, surtout avec le réchauffement climatique. Il en est de même au plan technique malgré des contraintes spécifiques. Au plan économique il est (en moyenne) encore à court terme (selon les emplacements) un peu plus cher que le solaire au sol mais son potentiel de baisse de prix est plus élevé et il reste encore des améliorations de performances et de rapidité d’installation des systèmes à intégrer donc sa situation par rapport au solaire terrestre pourrait s’inverser plus vite que prévu, au moins pour de nombreux sites.

    Le FPV connaît une croissance rapide sur le marché des énergies renouvelables depuis 2016. D’ici 203O il devrait produire dans le monde plus de 3 fois le total de la production électrique française (soit plus de 3 fois x 480 TWh/an, près de 1500 TWh/an)

    Son potentiel de fourniture d’énergie est évidemment bien plus élevé que la consommation mondiale totale d’énergie compte tenu des surfaces dont on dispose qui, en plus, sont généralement proches des sites d’habitation majoritaires (ce sont au choix : stations d’épuration, étangs d’irrigation, lacs de carrière, terres inondables, bassins, lacs, canaux, rivières, mers, océans etc)

    Sur les seuls sites hydroélectriques de grande taille auxquels il peut être couplé pour éviter l’intermittence solaire (sans compter les autres sites), les chercheurs du National Renewable Energy Laboratory (NREL) du département américain de l’Énergie estiment qu’il pourrait permettre jusqu’à 7,6 TW de capacité à partir des seuls systèmes solaires photovoltaïques, soit environ 10 600 TWh/an.

    Ces chiffres n’incluent pas le montant généré par l’hydroélectricité qui s’y ajoute.

    A titre de comparaison, la consommation finale mondiale d’électricité est d’un peu plus de 22 300 TWh/an

    Ces seuls sites hydroélectriques équipés de solaire FPV pourraient donc fournir près de 50% de la consommation finale mondiale d’électricité en un temps record comparé aux autres énergies.

    L’hydroélectricité quant à elle représente en plus environ 20 % du bouquet énergétique mondial.

    Par ailleurs le groupe consultatif technique DNV GL, qui a mis en place une initiative intersectorielle pour développer les meilleures pratiques pour le secteur (rejointe par plus d’une vingtaine de groupes tels qu’EDF, Equinor, Statkraft, EDP etc), a cité des estimations selon lesquelles les seules eaux intérieures artificielles peuvent à elles seules ajouter jusqu’à 4 TW de nouvelle capacité électrique dans le monde. Et ce ne sont qu’une petite partie des potentiels disponibles des seuls sites intérieurs. Ditlev Engel, PDG d’Energy Systems chez DNV estime que “le solaire flottant est une technologie encore assez inexploitée à croissance rapide avec un potentiel énorme”.

    Les avantages du couplage du PV flottant avec l’hydroélectricité comprennent la réduction des coûts de transmission en se connectant à une sous-station commune. De plus, les deux technologies peuvent s’équilibrer car le plus grand potentiel de l’énergie solaire se situe pendant les saisons sèches, alors que pour l’hydroélectricité, les saisons des pluies présentent la meilleure opportunité. Cela signifie que les opérateurs d’un système hybride peuvent utiliser l’hydroélectricité par pompage pour stocker la production solaire excédentaire.

    Un système FPV peut supporter les charges de pointe de la journée, ce qui permet de réserver plus d’énergie hydroélectrique pour une charge accrue en soirée. L’avantage le plus important est qu’un tel système FPV utilise l’infrastructure de transmission d’électricité existante de la centrale hydroélectrique, réduisant ainsi le CAPEX global du système FPV mais aussi de la centrale hydroélectrique.

    De plus la quantité réduite d’eau évaporée peut être utilisée à des fins d’irrigation au lieu d’être perdue.

    Le NREL estime que 379 068 réservoirs hydroélectriques d’eau douce à travers la planète pourraient accueillir des sites photovoltaïques flottants combinés à des installations hydroélectriques existantes. Des données supplémentaires sur l’emplacement sont nécessaires car certains réservoirs peuvent être à sec pendant certaines parties de l’année ou peuvent ne pas être propices à l’hébergement de PV flottant.

    (Gros) avantages et (rares) inconvénients des systèmes flottants :

    – impacts neutres à positifs sur l’environnement (selon les système légère réduction de la pousse des algues mais possible lutte contre les prolifération d’algues dont celles toxiques)

    – contrôle de l’environnement : un avantage parallèle est le confinement de la prolifération d’algues, un problème sérieux dans les pays industrialisés. L’ombre produite par les panneaux solaires flottants peut aider à réduire la présence d’algues qui fleurissent dans l’eau douce. Les algues peuvent être un peu dangereuses pour la santé humaine si elles se trouvent dans une source d’eau potable et elles peuvent également entraîner la mort de plantes et d’animaux qui vivent dans l’eau

    – Pas d’occupation du sol comme le nucléaire, l’hydro, l’éolien et le solaire terrestres

    – réduction de la température de l’eau (plutôt un avantage)

    – conformité de la plupart des systèmes avec les réservoirs naturels et d’eau douce

    – réduction de l’évaporation et préservation des écosystèmes : environ 80 % de l’évaporation de la surface couverte est économisée en climat chaud donc impacts favorables sur les resources, l’agriculture et la biodiversité

    – implantation rapide donc décarbonation rapide avec impacts favorables comparé par exemple au nucléaire qui décarbone beaucoup moins vite, est plus cher, comporte beaucoup plus de risques et des déchets de durée ingérable (plus de 100.000 ans en l’état actuel) et qui est beaucoup moins recyclable, ou que l’hydraulique seul plus ou moins long à implanter selon le type (30 MW peuvent être installés en seulement 8 semaines en raison du haut degré de modularité, de l’absence de nivellement du terrain et de l’élimination des zones d’ombre, etc

    – production électrique supérieure au PV au sol (meilleur refroidissement eau et vent), moins de salissures, facilités de nettoyage. Toutefois sur certains sites les oiseaux adorent s’y reposer et pas seulement donc il fait prévoir un nettoyage automatisé

    – selon les sites, les systèmes flottants présentent toutefois des défis spécifiques, liés à leur ancrage, à leur amarrage en place, tenant compte des variations possibles du niveau d’eau, du type et de la profondeur du lit du réservoir, des situations météorologiques extrêmes telles que les vents violents et les vagues et nécessitent des niveaux de qualité élevés pour la sécurité

    – ils n’ont le plus souvent quasiment pas de problèmes de neige et gel donc production maximale y compris l’hiver, sauf emplacements particuliers

    – la baisse plus lente du rendement a en outre été démontrée (plus grande durabilité)

    – meilleur suivi solaire facilité : une grande plate-forme flottante peut être facilement tournée et peut effectuer un suivi d’axe vertical. Cela peut être fait sans gaspiller d’énergie et sans avoir besoin d’un appareil mécanique complexe comme dans les centrales PV terrestres. Une centrale photovoltaïque flottante équipée d’un système de suivi a un surcoût limité alors que le gain énergétique peut aller de 15 à 25 %

    – opportunités de stockage : la présence d’eau suggère naturellement d’utiliser le stockage d’énergie gravitaire principalement dans le couplage avec des bassins hydroélectriques. Cependant, d’autres possibilités ont été explorées et en particulier des systèmes CAES

    – La technologie FPV promet de fournir de l’énergie solaire moins chère que les installations terrestres PV (déjà les moins chères avec l’éolien), car elle a un rendement plus élevé que les installations terrestres en raison de l’effet de refroidissement de la masse d’eau. Les installations FPV sont également plus rapides à déployer et nécessitent moins de nettoyage par rapport aux coûts de nettoyage et de maintenance des installations terrestres dans les zones désertiques sèches et poussiéreuses. A titre d’exemple le lac Nasser en Égypte a une superficie d’environ 5000 km 2 et est en cours d’équipement

    – recyclables et simples à démanteler (réversibilité totale)

    Les couplages déjà réalisés et les importantes perspectives

    Outre le couplage évident et très complémentaire avec la majorité des formes d’hydroélectrique, les autres couplages du solaire FPV sont nombreux à être étudiés et/ou déjà installés : aquaculture, cultures d’algues, épuration, dessalinisation, éolien offshore, recharge de navires et sous-marins etc

    Couplages avec l’éolien offshore avec la production d’hydrogène et/ou l’agriculture maritime : l’agriculture maritime littorale/côtière alimentée par des systèmes FPV pourrait être un modèle commercial que nous verrons émerger d’ici à quelques années.

    Combiner les parcs éoliens offshore existants et futurs avec le FPV est une approche qui se répand. Il s’agit de couvrir l’espace ouvert entre les éoliennes offshore individuelles avec le FPV, augmentant ainsi l’efficacité de l’utilisation des terres et contribuant à la production globale d’énergie, tout en utilisant la même infrastructure de réseau. Par exemple la société italienne Saipem, par l’intermédiaire de sa filiale norvégienne Moss Maritime, en collaboration avec Equinor, est en train de concevoir des projets dont la production d’hydrogène sur l’Adriatique avec l’avantage de la ressource en eau.

    Couplages avec le numérique : Aujourd’hui, plus de 40 % de la population mondiale vit à moins de 100 km de la côte. À la lumière d’un monde de plus en plus connecté et numérisé, les serveurs cloud proches des lieux de vie facilitent la courte distance de déplacement des données, d’où les centres de données immergés, déjà une réalité au large de l’Écosse, alimentés par des systèmes FPV pourraient être la norme à l’avenir. À titre d’exemple, Singapour, un pays confronté à des contraintes foncières, mais dont les centres de données consomment aujourd’hui environ 12 % de l’énergie électrique de la nation, devra ajouter des centres de données pour répondre à la demande future, cherche donc activement des centres de données alimentés par FPV. Selon les estimations, le marché mondial des centres de données devrait atteindre une valeur de 58 milliards de dollars d’ici 2025.

    Les parties prenantes du secteur de l’électricité dans les pays où les terres sont limitées (dont plusieurs sont situés en Asie) ont manifesté un vif intérêt pour le FPV. Plus de 80 % des projets actuellement installés sont en Asie, principalement en Chine (où des régions côtières ou de grands plans d’eau comme le Mékong pourraient être utilisés), en Corée et au Japon mais d’autres pays sont sur les rangs. Les analystes de Fitch voient une croissance à l’échelle des services publics qui s’étend sur des marchés tels que le Brésil, les États-Unis, la Tunisie et la France alors que le déploiement sur les réservoirs et les lacs s’accélère.

    A ce jour 60 pays poursuivent activement le déploiement du FPV. L’Asie devrait représenter environ 2/3 de la demande mondiale, principalement grâce à la Chine, l’Inde, la Corée du Sud, Taïwan, la Thaïlande et le Vietnam.

    La Banque mondiale participe activement à l’exploration de sites potentiels et à la réalisation d’activités de cartographie et de faisabilité technique dans des pays comme le Myanmar, le Pakistan, la Turquie, l’Ukraine, le Mali et la Côte d’Ivoire pour de telles centrales hybrides hydroélectriques-FPV. En outre, l’Atlas solaire mondial a identifié 1889 sites mondiaux potentiels cette année

    Historique : Des ressortissants américains, danois, français, italiens et japonais ont été les premiers à déposer des brevets pour le solaire flottant. En Italie, le premier brevet déposé, concernant les modules PV sur l’eau, remonte à février 2008 ainsi que cette même année les premières installations commerciales.

    Techniques : sans être exhaustif, les installations peuvent être classées en 5 catégories

    – Installations PV constituées de modules montés sur pontons
    – Modules PV montés sur radiers flottants en plastique et acier galvanisé
    – Modules PV montés sur radeaux, entièrement en plastique.
    – Modules sur membrane bioplastique
    – Films sur membranes ou supports flottants

    Le solaire CSP (concentrated solar power) est également pour partie concerné

    Parmi les entreprises sur ce marché

    Acciona, Adtech Systems, Aqualis Braemar, BayWa r.e, BlueC Engineering, Carpi Tech, CNR – Compagnie Nationaledu Rhone, EDF France, EDP Renewables Portugal, Equinor, 4C Solar, Current Solar AS, Sulzer Ltd, Kyocera, Trina Solar, Yellow Tropus Pvt, Wuxi Suntech Power Co, Yingli Solar, Ciel & Terre International, LONGi Solar, JA SOLAR Technology Co. Ltd, Hanwha Group, Ibiden Engineering, Innosea, Isi Floating, Isigenere, JLD International, JinkoSolar Holding Co, Koine, K2 Systems, K-Water-Solatus, Lightsource BP, LG CNS, LOC Group, Marubeni Japan, Moss Maritime, Mainstream Renewable Power, Makor Energy Solutions, NoriaEnergy, Quant Solar, Saipem, Sungrow Power Supply Co, Sumitomo Mitsui, Nemo Eng, Numerous Copycats, Reservoir Solar Company, RWE, Scatec, Seaflex, SolarMarine Energy, Solaris Synergy, Swimsol GmbH, SunRise, E&T Corporation, TNO, Total, Tata Power Solar System Ltd, Topper Floating Solar PV Mounting Manufacturer Co, NRG Energia, Vikram Solar Limited, GCL-SI, Statkraft, Takiron Engineering, Talesun, Pristine Sun Corp, Sharp Corporation, Solar HPP Hybrids, Sunlit, Maritime PV, Sunseap, Swimsol, Ocean Sun etc

    Etude scientifique concernée pour le seul hybride solaire PV couplé à l’hydroélectrique réalisée à l’attention de décideurs qui connaissent encore mal le sujet : “Hybrid floating solar photovoltaics-hydropower systems: Benefits and global assessment of technical potential” by Ursula Grunwald, Evan Rosenlieb, Heather Mirletz, Alexandra Aznar, Robert Spencer, and Sadie Cox.

    https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0960148120313252

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  • Ciel & Terre (France)

    Le groupe français Ciel & Terre (Hauts de France 59) a déjà développé plus de 520 MWc de projets solaires flottants dans le monde avec son système Hydrelio, soit plus de 225 fermes flottantes dans plus de 30 pays et prévoit de porter ce nombre à 1 190 MWc d’ici fin 2022

    https://www.ciel-et-terre.net/fr/

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  • Innosea (France)

    Innosea est une spin-off de l’Ecole Centrale de Nantes et un cabinet d’ingénierie indépendant spécialisé dans le domaine des Energies Marines Renouvelables : éolien offshore (support fixe et flottant), hydrolien, énergie des vagues, Energie Thermique des Mers

    http://innosea.fr/

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  • autre exemple Ocean Sun (Norvège)

    Ocean Sun AS cotée en bourse est une entreprise norvégienne spécialisée dans les énergies renouvelables. La société propose un système d’énergie flottante avec capteurs solaires montés sur une fine membrane hydroélastique. Un système Ocean Sun consiste en un ou plusieurs flotteurs ancrés côte à côte pour construire de plus grandes centrales électriques et il a été conçu pour prendre en considération la profondeur de l’eau, les vagues, les courants et les vents locaux. La société ne fabrique pas de composants mais propose des accords de licence lui donnant le droit de déployer sa technologie, qui est brevetée ou en instance de brevet dans de nombreux pays

    Leur système membranaire est plus adapté aux océans, fjords etc

    En vidéo

    https://www.youtube.com/embed/Xkr3FIrRMHE

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  • Energie+, toujours Vrp des ” renouvelables” peu performantes . On s’y attendait ! C’est son business, comme Rochain.

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  • @ Dan :

    C’est vrai qu’au plan absence de performances intellectuelles vous en connaissez un sacré rayon et que pour écrire des âneries vous êtes un champion !

    Trouvez-moi une technologie qui se déploie aussi vite avec si peu d’impacts et à si bas prix que le solaire flottant FPV sur des centrales hydro (donc avec stockage et tous les avantages que j’ai cité plus haut), qui décarbone au moins aussi vite, sans besoins d’importantes structures à monter/démonter/démanteler, avec un potentiel de quelques 10 600 TWh/an comme l’ont calculé les chercheurs du NREL, soit près de 50% de la consommation finale mondiale d’électricité qui est d’un peu plus de 22 300 TWh/an ?

    Pour comparaison en France le nucléaire produit moins de 370 TWh/an quant il n’est pas en panne et dans le monde environ 2 710 TWh

    Vous savez, tous les virus du covid dans le monde rentrent dans moins d’un verre d’eau en volume mais çà peut faire des millions de morts et la grippe dite espagnole avait fait plus de 50 millions de morts en moins de 4 ans

    Donc ne sous estimez pas les apparences.

    En outre toutes les études vous donnent tort sur les performances “globales” des renouvelables.

    Selon entre autres l’AIE dans son rapport récent intitulé “Net-zéro d’ici 2050 : Une feuille de route pour le secteur énergétique mondial” et autres IIASA, leur part dans la production doublerait passant de 29 % à 61 % d’ici à 2030, pour atteindre 88 % en 2050.

    L’éolien et le solaire étant les principaux contributeurs, devenant les principales sources d’électricité avant 2030 et répondant à près de 70 % de la demande en 2050.

    Chacune de ces sources produirait plus de 23 000 TWh d’ici à 2050, ce qui peut être comparé à la demande électrique mondiale actuelle.

    Et pour rester dans les performances, l’EPR pendant ce temps il entre en fonction quand pour décarboner, à quel prix le MWh et combien sont exportés ?

    En cas de terrorisme un peu poussé ou de conflit il aurait de superbes performances comme la Cour des comptes et l’IRSN en ont cité les coûts alors insoutenables et comme on en connaît les impacts probablement pour des dizaines de milliers d’années

    Et le bilan du nucléaire sur les quelques 8 millions de personnes sur les 12 millions en précarité énergétique qui subissent les coûts de chauffages et chauffes-eau de type grilles-pain, c’est super performant aussi au plan énergétique tout comme les Cop moyens des pompes à chaleur comparé au solaire thermique etc.

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  • EPR de Taishan : quand il y a une fuite il suffit de relever le niveau des normes…comme à Tchernobyl où l’on avait ainsi limité en apparence le nombre de personnes impactées, ou bien de baisser le niveau d’émissions de C02, comme dans le rapport de l’Ademe etc

    On pipeaute les chiffres comme Dan le fait couramment et on serre les fesses en espérant que çà va passer !

    La centrale nucléaire chinoise de Taishan présente une «menace radiologique imminente». Le constat vient de Framatome, une filiale du groupe français EDF, qui a aidé à construire la centrale et en possède toujours des parts

    L’autorité de sûreté chinoise augmente les limites acceptables pour la détection des rayonnements à l’extérieur de la centrale nucléaire de Taishan afin d’éviter d’avoir à la fermer

    Framatome soupçonne que ces limites pourraient être à nouveau relevées afin de maintenir le réacteur qui fuit en fonctionnement malgré les inquiétudes pour la sécurité de la population.

    Les Etats-Unis «évaluent» la situation depuis une semaine et s’inquiètent d’une potentielle fuite radioactive.

    Le scénario pourrait mettre les États-Unis dans une situation compliquée si la fuite se poursuivait ou devenait plus grave sans être réparée.

    Plusieurs rencontres ont eu lieu à Washington pour surveiller la situation, et l’administration Biden a eu plusieurs échanges à ce sujet avec le gouvernement français et ses experts

    https://www.letemps.ch/monde/inquietudes-francoamericaines-autour-dune-centrale-nucleaire-chinoise

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  • Tchernobyl : c’est performant ! çà ne produit plus d’électricité mais çà fonctionne tout seul et coûte durablement !

    Une idée de chantier de vacances “performantes” pour Dan !

    Réacteur n°4 : augmentation des valeurs mesurées par des compteurs neutroniques

    A la poursuite de l’éventuelle augmentation de réactivité de la matière présente dans le local 305/2 est associé le risque d’un accident dit de criticité (réaction en chaine de fissions divergente).

    Sur ce point, des études passées, fondées sur des caractérisations du corium mais aussi l’augmentation du flux de neutrons de juin 1990, ont conclu à la possibilité d’un tel accident.

    Ce type d’accident se produit lorsque la réactivité du milieu fissile dépasse le seuil où, en moyenne, le nombre de neutrons produits est supérieur au nombre de neutrons disparaissant sans générer de fission. Le flux de neutrons va alors augmenter de manière exponentielle.

    De manière générale, le risque de criticité est à prendre en compte dans la surveillance et les futures opérations de démantèlement qui seront menées dans le réacteur n°4 de Tchernobyl.

    Dans un premier temps, l’ISPNPP a l’intention d’intensifier la surveillance des zones où le phénomène d’augmentation du flux de neutrons est constaté. Des robots pourraient être utilisés pour se rapprocher le plus possible de ces zones afin de mettre en place de nouve​aux capteurs (neutrons, température…), voire introduire un matériau qui a la propriété d’absorber les neutrons pour écarter le risque d’accident de criticité. La possibilité de prélever de nouveaux échantillons représentatifs de l’état actuel du corium est également envisagée

    https://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Pages/20210526_NI_Tchernobyl-Neutrons.aspx#.YMg7gzo68lY

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  • Non DAN, mon business c’est l’objectivité, la connaissance et la science je ne fais pas partie, comme vous des asservis par le lobby nucléaire ayant perdu tout libre arbitre.

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