Canadiens et Chinois s'associent pour construire deux réacteurs en Roumanie - L'EnerGeek

Canadiens et Chinois s’associent pour construire deux réacteurs en Roumanie

centrale_nucléaire_RoumanieLa société canadienne d’ingénierie SNC-Lavalin, via sa filiale Candu Energy, a signé le jeudi 23 juillet dernier, un accord avec le groupe Chinois CNPEC (China Nuclear Power Engineering) dans le cadre d’un projet de construction de deux réacteurs nucléaires en Roumanie. Une initiative qui marque le début d’une entente envisagée à plus long terme dans la réalisation de grands projets d’infrastructures énergétiques au niveau international.

Ainsi, comme l’a déclaré le PDG de Candu Energy, Preston Swafford, cité dans le communiqué, ce nouvel accord “renforce nos liens étroits avec à la fois les secteurs nucléaires chinois et roumains”. En effet, la société canadienne, qui détient la technologie CANDU sera chargée ici de la planification et de la conception du projet roumain résultant à la base d’un accord de construction entre la CNPEC et la société nationale de l’énergie nucléaire roumaine.

Ajouté aux réacteurs CANDU 1 et 2 mis en service en 1996 et 2007, le projet de deux nouveaux réacteurs roumains CANDU 3 et 4 sur le site de Cernavoda devrait permettre de fournir 40 % des besoins en électricité du pays qui compte à ce jour près de vingt  millions d’habitants.

Parallèlement, la société canadienne déjà présente en Chine avec deux réacteurs de 700 MW sur le site de Qinshan au sud-ouest de Shanghai, a conclu à cette occasion un partenariat durable avec le groupe Chinois afin de “réaliser conjointement des projets dans le domaine de la production d’électricité, des mines et de la métallurgie, et de la protection de l’environnement liée au secteur nucléaire”.

Dans ce cadre, SNC-Lavalin devrait assister la CNNC dans la réalisation d’un réacteur à combustible avancé en Chine basé sur une nouvelle technologie privilégiant l’uranium recyclé et le thorium comme combustibles. Une nouvelle technologie donc, qui doit permettre selon les prévisions d’obtenir des réacteurs à haut rendement tout en réduisant les déchets. En cas de succès et si ce projet est validé par la commission de sécurité nucléaire chinoise, cette technologie pourrait rapporter des dividendes considérables à la société canadienne au regard des perspectives de croissance du parc nucléaire chinois.

Comme l’a réaffirmé Preston Swafford, “ces projets ont le potentiel de générer des milliards de dollars pour les économies canadiennes et chinoises, tout en soutenant la demande croissante de la Chine pour l’énergie”.

Les deux sociétés ont également prévu de s’attacher à développer  “des projets d’extraction d’uranium en Chine” et de collaborer sur “la prospection de divers secteurs et marchés en plein essor”.

Rédigé par : La Rédaction

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COMMENTAIRES

  • Enfin la filière au thorium est réactivé : il est incompréhensible que tous les programmes nucléaires pour créer des réacteurs au thorium ( moins chers, moins dangereux, moins producteurs en déchets, aussi performant dans la production d’électricité …. ) aient été abandonnés dans les années 60 !… Il y a là une question à laquelle il faudra répondre un jour !… ( Et rendre des comptes !…)

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