Inde : EDF avance sur les six EPR de la centrale nucléaire de Jaitapur - L'EnerGeek

Inde : EDF avance sur les six EPR de la centrale nucléaire de Jaitapur

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Ce vendredi 24 avril 2021, EDF a remis une « offre technico-commerciale engageante » à son partenaire en Inde, l’exploitant nucléaire NPCIL : le document concerne le projet de construction d’une centrale nucléaire de 6 réacteurs EPR à Jaitapur (Etat du Maharashtra). D’une puissance totale de 9,6 GW, elle deviendrait, si le projet aboutit, la plus grande centrale nucléaire du monde.

EDF remet à son partenaire indien une « offre technico-commerciale engageante » pour les 6 EPR de la centrale nucléaire de Jaitapur en Inde

Les planètes vont-elles enfin s’aligner pour concrétiser un des plus importants projets d’EDF à l’export ? Ce vendredi 24 avril 2021, l’énergéticien a en effet annoncé avoir transmis une « offre technico-commerciale engageante » à NPCIL, un exploitant nucléaire indien, partenaire d’EDF dans le projet de centrale nucléaire à Jaitapur, dans l’Etat du Maharashtra, en Inde.

Les deux partenaires envisagent d’y construire une centrale nucléaire composée de 6 réacteurs EPR, d’une puissance inédite de 9,6 GW, capable d’alimenter 70 millions de foyers indiens. De quoi accélérer l’électrification du pays sans augmenter les émissions de CO2 de l’Inde – le mix électrique du géant asiatique, lancé dans une ambitieuse transition énergétique, est composé actuellement à plus de 50% de charbon.

Ce projet a été initié en 2009 par Areva, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, mis en sommeil par la catastrophe de Fukushima en 2011, repris par EDF en 2015 (en même temps que la branche de construction des réacteurs nucléaires d’Areva), et relancé en 2018, par la signature d’un accord franco-indien sur la définition d’un schéma industriel de coopération.

La situation politique est en effet favorable, après les visites en Inde de la ministre de la transition écologique Barbara Pompili, fin janvier, puis du ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, mi-avril. Le premier ministre indien Narendra Modi est attendu à Paris début mai 2021.

De forte retombées économiques attendues en Inde et en France

C’est dans ce contexte qu’EDF a envoyé un signal fort, en transmettant à son partenaire ce document technique de 7 000 pages, prélude indispensable à la signature d’un accord-cadre engageant avec NPCIL. Cet accord, espéré par EDF pour le premier semestre 2022, serait le point de départ officiel d’un projet d’une importance stratégique cruciale.

Le coût total de la centrale de Jaitapur est estimé par NPCIL à environ 30 milliards d’euros. Il serait pris intégralement en charge par le groupe indien, qui serait également chargé de la construction des réacteurs. De son coté, « EDF propose de fournir les études d’ingénierie et de fabriquer les équipements les plus critiques comme les cuves des réacteurs ou encore les générateurs de vapeur grâce à sa filiale Framatome ».

Ce projet permettrait de créer des dizaines de milliers d’emplois en Inde pendant la durée du chantier. Mais, selon EDF, il «générerait également d’importantes retombées économiques pour la filière nucléaire française sur toute la durée du projet – environ 15 ans -, avec la création de plusieurs dizaines de milliers d’emplois au sein d’une centaine d’entreprises ».

Ce projet se heurte cependant à de fortes oppositions locales, notamment à cause des risques de séismes dans l’Etat du Maharashtra, et les dangers supposés que feraient peser l’évacuation des déchets nucléaires sur la pêche locale. Par ailleurs, le parti au pouvoir dans l’Etat de Maharashtra était, jusqu’aux dernières élections, opposé à la centrale, pourtant largement soutenu par l’exécutif national. Mais l’alternance a placé à la tête du Maharashtra un gouvernement plutôt favorable au projet. De quoi le mettre prochainement sur les rails ?

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • A ce jour, la plus grande centrale nucléaire au monde est celle de Kashiwazaki-Kariwa au Japon, avec sept réacteurs et une capacité de 7.965 MW (5×1.067 et 2×1.315).

    Construite sur une faille sismique, cette centrale n’a pratiquement rien produit depuis le tremblement de terre du 16 juillet 2007 (Chuetsu-oki).

    Avec 70,3 TWh produits de 2008 à 2020, cela fait un facteur de charge moyen de 7,7% – moins qu’avec du photovoltaïque à Tromsø, tout au nord de la Norvège par 69° de latitude.

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  • En 2008, Areva voulait construire douze réacteurs EPR en Afrique du Sud avant 2025, les deux premiers réacteurs devant être mis en service en 2016. Tout cela est tombé à l’eau.

    Le projet d’EDF en Inde est contesté par la population locale depuis plus de dix ans.

    Si ce projet EPR se réalise, le coût de production de l’électricité sera très supérieur à celui de l’éolien et du solaire PV, qui sont déjà en dessous de 32 €/MWh en Inde.

    En dix ans, l’Inde a mis en service trois réacteurs nucléaires : un “fait maison” de 202 MW construit en 8,5 ans et deux d’origine russe de 932 MW construits en 11,5 ans et 14 ans. Ces deux derniers ont un facteur de charge cumulé de 52% et 45%.

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  • Les facteurs de charge du nucléaire s’effondrent d’années en années avec les nouveaux réacteurs plus sophistiqués et certainement plus sûr mais de plus en plus fragiles de par ces sophistications sans doute. En revanche, les facteurs de charges des éoliennes s’améliorent avec l’évolution, leurs plages de fonctionnement s’élargissent.
    Sur le plan économique le coût du nucléaire ne cesse de croitre et celui des renouvelables de chuter.
    Petite comparaison du moment :
    Les données du problème :
    Nucléaire :
    Cout EPR : 19,1 G€ Délai de réalisation 2007 à 2023 : 16 ans
    Puissance de production théorique 1,6 GW Facteur de charge 75% (mais même à 100% sans maintenance ni rechargement d’uranium ni incidents…. Ça ne fera pas le poids. Noter que le facteur de charge du parc existant n’a été en 2020 que de 68%) Puissance réelle : 1,2 GW
    Production annuelle : 10,5 TWh

    Parc éolien :
    Coût d’une éolienne de 2 MW : 1 M€ Facteur de charge moyen France de l’éolien : 25%
    On peut donc construire plus de 19 000 éoliennes avec ce que coûte (a déjà couté sans produire) l’EPR de Flamanville. Puissance théorique 38 GW, puissance réelle 9,5 GW
    Production annuelle : 83 TWh soit 8 fois plus que le nucléaire de l’EPR
    Ajoutez à cela que le parc peut produire au bout de 2 ans seulement, car moins de deux ans suffisent pour construire une éolienne et la raccorder. Aujourd’hui l’étape la plus longue de la construction d’une éolienne est représentée par les délais imposés par les recours juridiques systématiques.

    Le coût du MWh solaire ayant rejoint celui de l’éolien depuis 2018 le résultat est le même pour le solaire

    Il faut estimer le coût du stockage si tant est qu’il faille stocker car le stockage est un fantasme inventé par le nucléaire, qui ne sachant pas quoi faire de son électricité la nuit, la stocke sous forme de chaleur la nuit dans les millions de m3 d’eau sanitaire. Il suffit par ailleurs de consulter systématiquement les courbes fournies par RTE pour voir que part vent fort l’éolien (bien qu’encore très mal réparti en France) la production est jusqu’à 5 fois celle du vent moyen au niveau duquel il « faudra » équipé le parc pour qu’il fournisse le besoin dans le mixe qui lui aura été assigné. En conséquence par vent fort il y aura une puissance colossale à stocker avec cette électricité quasi gratuite ce qui rendra probablement intéressant le stockage H2 malgré la piètre conversion E->H2->E de 40%. Ajoutez-y que dans les ENR le biogaz est dans un état stocké dès sa production et son potentiel, peu développé en France (1,8 % du mixe électrique) qui l’est 5 fois plus en Allemagne, permettrait d’alimenter exclusivement par ce moyen le pays par temps calme et couvert anticyclonique durant 3 mois au moins chaque année avec la méthanisation des simples déchets agricoles. Actuellement l’Allemagne dont le biogaz représente déjà 8,4% du mixe électrique peut assurer son besoin électrique à 100% par cette source 1 mois par an. N’oubliez pas non plus les ENR constants ou presque, avec les solutions marémotrices, les hydroliennes, les houliennes, et n’oubliez pas non plus l’hydraulique de barrage qui marche déjà fort bien….. autant de solutions qui rendent ridicule l’insistance des nucléocrates sur le caractère intermittent lui aussi ridicule puisqu’il s’agit de variabilité et pas d’intermittence qui est le « tout ou rien » présenté aussi de façon toute aussi ridicule comme aléatoire, avec une météo datant de l’âge de la hache de pierre, peut-être, mais plus aujourd’hui. Il y a beau temps que l’on sait ce que le vent attendu demain va produire, et où (façade maritime Nord, Ouest, Sud ? Et dans l’intérieure même chose). La même météo va aussi nous donner la couverture nuageuse et…. Il est temps de revenir au XXI e siècle au lieu de bétonner sur le XXe qui a bien fait son boulot, merci, au revoir.

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  • Pas faux tout cela. Mais revenons à une nucléaire simple et compréhensible comme le propose les SMR. Partout les gros trucs s’arrêtent (avions, centrales, ..) pour aller vers plus petit, plus versatile, moins cher en absolu, que l’on peut construire rapidement et s’il y a problème, on ne bloque pas tout. Pour l’Inde cela fait 15 ans que les indiens baladent les occidentaux avec leurs projets nucléaires, de plus posez vous la question, qui paie? Les indiens ne sont pas réputés bon payeur c’est vrai EDF a, (enfin avait) les moyens.

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  • Le baratin habituel pondu par tout les clowns du forum est totalement délirant.

    Il suffit d’aller dans n’importe quelle base de données sérieuse (électricity map, rte) pour constater les résultats complètement minable des ENRi.

    ENRi qui ont déjà coûte 150 milliards (le coût de 10 EPRs) pour produire à peine 7% de l’électricité française et 0% de l’électricité quand on en a besoin.

    De plus, malgré son inefficacité avéré, le secteur reste très largement subventionné.
    Subventions qui ne servent uniquement qu’à engraisser les investisseurs privés.

    Comme toujours, en France, on marche sur la tête !!!!

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  • En 2016, l’éolien dépassait déjà le nucléaire pour la production d’électricité en Inde. En 2018, le photovoltaïque faisait pratiquement jeu égal avec le nucléaire. En 2020, l’éolien a produit 52% de plus que le nucléaire – le solaire PV 38% de plus – l’hydraulique 4,0 fois plus.

    Au Maharashtra, un appel d’offre actuel fixe un maximum de 3,05 roupie le kWh (33 €/MWh) le tarif maximum accepté pour des projets photovoltaïques dans différents endroits de cet état, pour un total de 1,3 GW.

    Au Rajasthan, c’est un appel d’offre de 1,2 GW qui est en cours pour du solaire PV.

    Un autre appel d’offres, ailleurs en Inde, concerne des projets hybrides éolien-solaire pour 1,2 GW. Pour chaque projet, chacune des technologie doit représenter au moins un tiers de la puissance totale.

    Au Gujarat, un contrat de gré à gré (PPA : Power Purchase Agreement) fournit l’électricité photovoltaïque à 2,22 roupie le kWh (24,6 €/MWh).

    Des centaines ou des milliers de TWh d’électricité renouvelables auront été produits en Inde avant que le premier EPR ne soit connecté au réseau (si cela se fait).

    Pour ce qui est des SMR, c’est la nouvelle mythologie, qui vient compléter ou contrebalancer celle des RNR. On en parlera une autre fois pour ceux qui ne savent pas ce que c’est.

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  • A Alain Capitaine :
    En effet, comme vous, je pense que les SMRs moins chers dans l’absolu et que l’on peut construire rapidement , ont de l’avenir . Ainsi que leur future version à neutrons rapides, déjà en projet, appelés FMR , pour “Fast Modulars Reactors”. La SFEN avait publié un article à leurs sujets, il y a plusieurs semaine . Les FMRs se développeront à leur tour, quand les ressources minières en Uranium naturel commenceront à se réduire significativement .

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  • Quelle est la part d’EDF dans l’éolien et le solaire pour “s’engraisser” ? Et de combien EDF “s’engraisse-t-il” avec ses projets éoliens et solaires dans divers pays ?

    Bien sûr, avec un coût de production du nucléaire ancien de 55 €/MWh, comme disait son patron devant le Sénat en 2015, et au vu des prix du marché de gros, ce n’est pas avec le nucléaire qu’EDF “s’engraisse”. Au contraire, cela ne fait qu’ajouter aux pertes de l’EPR.

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  • En France, pour une production totale d’électricité de 500,1 TWh en 2020, l’éolien a produit 39,7 TWh (7,9%) – le solaire PV 12,6 TWh (2,5%) – l’hydraulique 65,1 TWh (13,0%) et les autres renouvelables 9,6 TWh (1,9%) soit un total de 127,1 TWh et 24,4% pour les énergies renouvelables.

    Avec un EPR de 1.630 MW au facteur de charge 90% (selon EDF), la production serait de 12,8 TWh/an. Eolien et solaire seuls, avec 52,3 TWh, auraient produit 4,1 fois plus que l’EPR en 2020.

    Quand à l’affabulation des 150 Md€ qu’auraient déjà coûté l’éolien et le solaire, quel est le multiplicateur utilisé par rapport à la réalité ?

    Pour une énergie qui produit “0% de l’électricité quand on en a besoin”, l’éolien à lui seul a produit 9,7% de l’électricité consommée le 12 février dernier, jour de la plus forte consommation d’électricité du mois. Le 29 janvier, l’éolien avait produit 19,1% de la consommation.

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  • En France, pour une production totale d’électricité de 500,1 TWh en 2020, l’éolien a produit 39,7 TWh (7,9%) – le solaire PV 12,6 TWh (2,5%) – l’hydraulique 65,1 TWh (13,0%) et les autres renouvelables 9,6 TWh (1,9%) soit un total de 127,1 TWh et 24,4% pour les énergies renouvelables.
    ET le Nucléaire a produit en 2020 plus de 350 TWh , beaucoup plus que l’éolien et le PV .
    Cacher méthodiquement la production du nucléaire quand ça n’arrange pas les antinucléaires dans leur démonstration, est une technique aussi minable que ridicule, qu’ils utilisent souvent, et qui les décrédibilisent complètement . CQFD . Et l’avenir est à un bouquet ENR-nucléaire . Mais ça , ça leur donne de l’ urticaire et de l’exémas ; ça leur est insupportable .et ça les rends fous de rage .

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  • @Samsam
    C’est vrai ça, des résultat tellement minables de ces ENRV (V pour variable, pas intermittent, ça c’est pour le Nuk-I dont 19 réacteurs sont actuellement à l’arrêt) qu’aujourd’hui entre, rien que le solaire et l’éolien ils fournissaient l’équivalent de ce qu’auraient pu produire les 19 réacteurs à l’arrêt :.5725 MW pour le solaire et en même temps 11081 MW pour l’éolien, ce qui a permis de ne pas vider les barrages avec une simple utilisation au fil de l’eau pour 6000 MW pendant que le nucléaire avec ses forces restantes il pantouflait autour de 36500 MW toute la journée.
    Mais mine de rien le total du renouvelable en ajoutant les 800 petits MW de bioénergie fait un total de 23606 MW ….. qu’est-ce que ça sera quand l’ensemble des régions seront équipées comme les hauts de France et le Grand Est qui totalisent à eux deux la moitié des éoliennes du pays et quand l’offshore donnera du boost ?

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  • La production nucléaire n’est pas cachée, elle est minable
    Quant d’un parc de 61,4 MW on n’est capable que de sortir 36 MW c’est du facteur de charge de 59% ….. à la hauteur d’un facteur de charge d’éolien offshore pour un outil qui est vanté d’un facteur de charge de 90%, il n’y a pas de quoi souligner sa performance.

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  • Je ne suis plutôt équilibré dans mes choix et mes opinions quoi que parfois je suis tranché. Là je reprends les phrases de l’inteligencia européenne pour définir la taxonomie verte. c’est sic : ”L’objectif de cette taxonomie est de mettre en avant les secteurs d’activités où il est préférable d’investir pour permettre à l’Europe d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050”. Fort de cette définition je ne vois vraiment pas pourquoi sauf à interpréter, ne pas classer le nucléaire dans le taxonomie verte.

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  • La classification (taxinomie) européenne au sujet de l’inclusion ou non du nucléaire est très loin en dehors des réalités.

    L’objectif proclamé est la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) pour la production d’électricité, pour tant soit que ceci ait de l’importance aussi bien dans les émissions de GES que dans l’évolution du climat. Sachant que la production d’électricité (seule) ne compte que pour une faible partie des émissions totales de GES.

    Où vaut-t-il mieux investir ?
    Dans le nucléaire, dont la production d’électricité en 2020 est encore inférieure à ce qu’elle était en 2006 (2.700 TWh estimé pour 2020 contre 2.804 Twh en 2006) ?
    Ou dans les renouvelables, dont la production est passée de 3.440 TWh en 2006 à 7.028 TWh en 2019 ?

    Pour se limiter à l’éolien et au solaire au cours des dernières années, leur production était de 1.088 TWh en 2015 et 2.154 TWh en 2019, soit une progression de 1.066 TWh et 98 % en quatre ans.
    Alors qu’après Fukushima, le nucléaire n’a progressé que de 2.576 TWh en 2015 à 2.796 TWh en 2019 (220TWh et 8,5%) pour redescendre à 2.700 TWh en 2020 (provisoire).

    En quatre ans, alors que la production d’électricité nucléaire n’a progressé que de 220 TWh, celle des énergies renouvelables a progressé de 1.517 TWh (7.028 – 5.511), dont 598 TWh pour l’éolien et 467 TWh pour le solaire.

    L’écart est encore plus important en faveur des énergies renouvelables si l’on prend en compte l’année 2020 dont les données commencent à être connues.

    Surtout avec un coût de production de l’électricité renouvelable inférieur à celui du nucléaire.

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  • A Alain Capitaine .
    De toutes manières, comme le disent si bien les chiffres de l’AIEA : On disposera d’environ 710 GW de nucléaire dans le monde en 2050. Alors on aura un bouquet énergétique, composé d’ ENRs+batteries+H2+Nucléaire, qui si l’on ne s’est malheureusement pas débarrassé entièrement du fossile en 2050 , sera associé en complément, à de la CCS et de la CCUS, même si c’est coûteux en énergie(et en financement), car à cette époque(dans 30 ans), il faudra bien s’investir encore plus dans la lutte contre les GES !!

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  • @ Gibus,

    Savez-vous faire autre chose que ressortir sans cesse la même argumentation frelatée ?

    Si l’objectif est de trouver des investissements très rentables, alors il faut effectivement foncer vers les ENRI.
    Car grâce aux subventions massives dont elles bénéficient, elles sont extrêmement rentables pour les investisseurs qui peuvent revendre le Mwh solaire à 600 euros contre moins de 55 pour le MWh nucléaire.

    Par contre, si on regarde leurs bilans économique et écologique, celui-ci est catastrophique.
    Non seulement, elles coûtent une fortune, (n’importe qui en tappant “subventions ENR France” dans un moteur de recherche est capable de retrouver le rapport de la cours des comptes qui dénonce leur coût de 121 milliards pour ne produire que 7% de l’électricité en France)

    De plus, les ENRI, n’ont jamais rempli leur objectifs de réduction des GES car la production d’énergie issues des sources fossiles n’a jamais baissé en valeur absolue.
    Cela montre bien leur inefficacité totale.

    Systématiquement, vous comparez les prix en MWh, mais ces comparaisons sont totalement biaisés car elles ne tiennent pas compte des subventions et des externalités diverses comme la gestion de leur intermittence.

    De plus, elles sont volontairement malhonnêtes car à chaque fois elles comparent les plus chers des projets nucléaires aux moins chers des projets ENRi dans les pays où les subventions sont les plus généreuses.

    La France n’a quasiment plus de centrale à charbon contrairement à l’Allemagne et cela malgré ses 125 Gw installé d’ENRi.
    Cela démontre bien l’inefficacité des ENRI.

    J’invite ceux que ça intéresse à aller voir les excellents documentaires “planet of the humans” de M. Moore ou “la face cachée des ENR” de Guillaume Pitron qui montre la réalité des ENRi et en particulier de la biomasse qui est un véritable désastre écologique !!!!!

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  • Comme le disait si bien l’AIEA en 1975, “on disposera de 1.300 GW à 1.900 GW de nucléaire en 1990 et de 3.600 GW à 5.300 GW en 2000”.

    On a vu ce qu’il en était des propos de l’agence atomique, avec 318 GW réel en 1990 et 351 GW en 2000 : dix à quinze fois moins qu’annoncé.

    Pour 2050, l’AIEA envisage deux possibilités : soit une capacité nucléaire de 715 GW, soit une capacité de seulement 363 GW (moins qu’à ce jour). La production nucléaire serait alors de 11,2% ou de 5,7% de la production mondiale d’électricité.

    Le captage du carbone, avec ou sans utilisation (CCS ou CCUS) est l’Arlésienne qui fait illusion depuis plus de dix ans. Dans de rares cas le CO2 est récupéré pour être injecté dans des puits de pétrole, pour augmenter leur production (et produire plus de GES).

    Depuis plusieurs décennies déjà, les nord américains transportent par pipeline, sur des centaines de kilomètres, le CO2 provenant d’un gisement de CO2 pour l’injecter dans les puits de pétrole. C’est méconnu, mais c’est une réalité.

    Aujourd’hui, il coûte moins cher pour de nouvelles installations, y compris aux Etats-Unis, de produire de l’électricité avec de l’éolien ou du photovoltaïque qu’avec du charbon. Alors que les centrales au charbon ferment dans ce pays, comme les centrales nucléaires lorsqu’elles ne sont pas subventionnées, qui ira investir à perte dans une centrale au charbon avec du CCS ou même du CCUS ?

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  • Toujours la même rengaine démodée.

    Mais au fait, combien d’électricité à 600 €/MWh a été vendue par l’investisseur EDF (branche renouvelables) ? EDF s’engraisse donc en investissant dans l’éolien et le solaire, partout dans le monde. Est-ce pour compenser un nucléaire devenu non rentable ?

    Pour les 600 euros le MWh, c’est presque l’antiquité, tout au moins pour le photovoltaïque. Un faible volume d’installations a bénéficié de ce tarif : quelques centaines de MW sur une capacité installée actuelle de plus de 10.800 MW (métropole).

    En mars 2011, pour le résidentiel (catégorie au tarif le plus élevé), le tarif d’achat était déjà ramené à 46 ct€/kWh pour l’intégration au bâti (IAB) des très petites installations (moins de 9 kWc) – 40,25 ct€/kWh pour celles de 9 à 36 kWh – le tarif de l’intégration simplifiée au bâti (ISB) étant de 30,35 ct€/kWh (moins de 36 kWc) ou 28,83 ct€/kWh (de 36 à 100 kWc).

    En janvier 2012, ces tarifs d’achats étaient respectivement de 38,80 ct€/kWh – 33,95 ct€/kWh – 22,49 ct€/kWh et 21,37 ct€/kWh.

    En janvier 2015, l’intégration au bâti (IAB) ne concernait plus que les installations inférieures à 9 kWc avec un tarif d’achat de 26,57 ct€/kWh. Pour les installations en ISB, c’était 13,46 ct€/kWh (0 à 36 kWc) et 12,79 ct€/kWh (36 à 100 kWc).

    En avril 2021, la distinction entre IAB et ISB a disparu (depuis fin 2018). Le tarif d’achat varie selon la taille de l’installation : 17,79 ct€/kWh de 0 à 3 kWc – 15,12 ct€/kWh de 3 à 9 kWc – 10,95 ct€/kWh de 9 à 36 kWc – 9,52 ct€/kWh de 36 à 100 kWc.

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  • Tarifs d’achat du photovoltaïque : suite.

    Les tarifs d’achat précités ne concernent que les petites et moyennes installations sur toiture, le tarif étant très inférieur pour les installations au sol à la suite des appels d’offres : en moyenne 5 à 6 ct€/kWh depuis trois ans.

    Par comparaison, le tarif “bleu” de l’électricité en février 2021 est de 15,82 ct€/kWh ou 16,30 ct€/kWh en option de base, selon la puissance souscrite – ou de 18,53 ct€/kWh en heures pleines et 13,53 ct€/kWh en heures creuses.

    La capacité cumulée des installations au tarif le plus élevé, celles de moins de 3 kWc, était de 890 MW (8,5%) à fin 2020 – de 3 à 9 kWc : 640 MW (6,1%) – de 9 à 36 kWc : 480 MW (4,6%) – de 36 à 100 kWc : 1.700 MW (16,3%) – de 100 à 250 kWc : 1.300 MW (12,5%) – supérieur à 250 kWc : 5.400 MW (51,9%).

    Les tarifs d’achat ont diminué avec la baisse du coût des panneaux photovoltaïques et de leur installation. Mais comme aucune visibilité n’existe en France pour les fabricants et pour les installateurs, les coûts sont plus élevés que dans d’autres pays.

    En Allemagne, le tarif d’achat est de 7,81 ct€/kWh pour les installations de moins de 10 kWc – de 7,59 ct€/kWh pour celles de 10 à 40 kWc – de 5,95 ct€/kWh pour celles de 40 à 100 kWc et autour de 5 ct€/kWh pour les appels d’offres.

    On voit bien la différence de coût pour le PV entre une politique qui entend préserver le nucléaire et une politique en faveur des énergies renouvelables.

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