Pour le GIEC, des solutions existent contre le dérèglement climatique

Pour le GIEC, des solutions existent contre le dérèglement climatique

GIEC, valérie masson delomotte

Approuvé par 195 Etats, le rapport du GIEC sur le changement climatique et l’utilisation des terres a été publié ce jeudi 8 août 2019. Et ses conclusions sont plutôt inquiétantes. Les terres utilisées pour l’agriculture sont de plus en plus nombreuses, ce qui a pour conséquence un déboisement massif et des émissions de gaz à effet de serre toujours plus problématiques. Pourtant, des solutions relativement simples existent afin d’assurer une meilleure sécurité alimentaire pour tous…

La démographie accentue le dérèglement climatique selon le GIEC

Comment nourrir plus d’êtres humains tout en préservant les équilibres écologiques de la planète ? C’est à cette question cruciale que tente de répondre la dernière étude du GIEC consacrée au «  changement climatique, à la désertification, la dégradation des sols, la gestion durable des terres, la sécurité alimentaire et aux flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres ». Un titre particulièrement long qui a le mérite de définir clairement les enjeux auxquels le monde est aujourd’hui confronté.

Alors que produire plus est indispensable afin de répondre aux besoins d’une population mondiale en pleine expansion, le GIEC fait le constat de la dégradation des sols. Trop sollicités, plus assez naturels, les sols consacrés à l’agriculture sont en souffrance tandis que la population mondiale est appelée à passer de 2,6 milliards d’individus en 1950 à 9,8 milliards en 2050. Il faut nourrir plus de monde et changer la manière de produire, tout comme les habitudes de consommation. Le rapport du GIEC assure que « retarder le passage à l’action pourrait avoir pour conséquence des effets irréversibles sur certains écosystèmes, avec à long terme le risque de conduire à une augmentation considérable des émissions (de gaz à effet de serre) qui accélérerait le réchauffement climatique ». La co-présidente du GIEC, Valérie Masson-Delmotte met particulièrement en garde contre la fonte du permafrost, c’est à dire les sols dont la température se maintient en dessous de 0°C pendant plus de deux ans consécutifs.

Technologies et traditions : des solutions complémentaires pour la planète Terre

L’agriculture, la sylviculture et d’autres activités directement liées à l’utilisation des terres représentent pas moins de 23 % des émissions de gaz à effet de serre. Il y a donc des efforts énormes à faire… Toutefois, selon Valérie Masson-Delmotte, des solutions existent pour les agriculteurs, mais aussi pour les consommateurs. De même, la ministre de l’environnement, Elisabeth Borne déclare : « il n’est pas trop tard pour agir (…) Nous aurons besoin de la mobilisation de tous ». Mais pour l’instant, l’exploitation des sols pollue et participe au réchauffement climatique, lequel oblige à cultiver de nouvelles terres jusque-là boisées. Des terres qui auraient dû jouer un rôle positif dans la lutte contre ce même réchauffement climatique. Un cercle vicieux, alors qu’on estime qu’en 2019, « la production de nourriture utilise [déjà] 37% de la surface de la planète ».

En plus de s’appuyer sur des technologies qui permettent de mieux irriguer les terres agricoles, les experts du GIEC appellent au retour de méthodes ancestrales afin de préserver la qualité des sols. L’agroforesterie (mêler les arbres aux surfaces cultivées), combiner champs et pâturages, pratiquer le système de la jachère ou recycler les déchets végétaux sont autant de techniques millénaires que l’agriculture d’aujourd’hui ne peut plus ignorer. D’autres pistes évoquées ne font pas consensus à commencer par le recours aux bioénergies produites à partir du bois, de déchets organiques et de produits agricoles. En tout état de cause, il y a un questionnement général sur l’effet de la production massive de biocarburants à base d’huiles végétales sur les émissions de gaz à effet de serre. Sur cette question cependant, les situations ne sont pas identiques d’un pays à l’autre. Aussi, il importe de ne pas pénaliser nos partenaires qui font des efforts en termes d’arrêt progressif de la déforestation comme l’Indonésie ou la Malaisie, tout en ne fermant pas les yeux sur les agissements des climatosceptiques comme Jair Bolsonaro.

Rédigé par : La Rédaction

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