Canicule et climatisation : la consommation d’électricité augmente en France !

Canicule et climatisation : la consommation d’électricité augmente en France !

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Si la demande d’électricité diminue généralement au mois d’août en raison des congés estivaux et de la faible activité économique, un autre facteur pourrait bientôt inverser cette tendance. Selon une étude du cabinet SIA Partners réalisée le 4 août 2018 pour le compte du journal Le Monde, la canicule aurait conduit à un pic de consommation d’électricité inhabituel pour cette période de l’année lié à l’utilisation croissante de la climatisation. Explications.

Avec un mois de juillet considéré comme le troisième mois le plus chaud depuis 1900 et un début du mois d’août caniculaire, l’été 2018 s’annonce comme un été record en matière de chaleur en France et en Europe. Les températures ont fleureté avec les 40°C partout dans l’Hexagone (soit 6 à 7 degrés de plus que les normales saisonnières) poussant les particuliers à s’équiper en systèmes de climatisation et donc à consommer davantage d’électricité.

Un pic de consommation d’électricité à 55 000 MW

Selon cette étude du cabinet SIA Partners publiée le 4 août 2018, la production électrique française aurait connu un pic de consommation à 55 000 mégawatts à la mi-journée, lors des premiers jours du mois d’août, soit une consommation largement au-delà des chiffres constatés habituellement à cette période. « Avec les besoins de climatisation, chaque degré supplémentaire par rapport aux normales de saison demande la mobilisation de l’équivalent d’un demi-réacteur nucléaire », explique Pierre Leplatois, consultant au cabinet SIA Partners et expert du réseau électrique. Si les chiffres de cette année ne sont pas encore connus, les périodes estivales se traduisent ces dernières années par une hausse sensible des achats de climatisation généralement très gourmands en énergie. En 2017 par exemple, plus de 500 000 unités ont été vendues, soit 8% de plus qu’en 2016.

Pas d’inquiétude pour autant concernant l’approvisionnement électrique de la France. Cette surconsommation passagère reste largement inférieure aux besoins électriques hivernaux (qui dépassent bien souvent les 2 400  MW) et ne remet pas en cause l’équilibre du réseau à l’échelle nationale. Les centrales nucléaires permettent à elles seules de couvrir les besoins du pays et les fermes de panneaux solaires affichent de très hauts rendements en cette période à fort ensoleillement. « La France exporte massivement sa production électrique depuis le début de la canicule. On arrose toute l’Europe », conclut Pierre Leplatois.

Rédigé par : La Rédaction

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COMMENTAIRES

  • Sauf que si la canicule avait duré à peine quelques semaines de plus, ce n’est pas 4 réacteurs que l’on fermait mais au moins 17 comme en 2003.

    Et le climat français commence à ressembler à celui de l’Espagne il y a quelques années seulement. On sait que les +50°C seront de plus en plus fréquents et ce plus rapidement qu’anticipé.

    Le solaire thermique répond très bien au réchauffement climatique y compris pour la fourniture de froid (en plus du chauffage et de l’eau chaude) avec très peu et même sans consommation d’énergie comme le fait entre autres Endless Solar.

    Le solaire photovoltaïque quant à lui est en pleine évolution pour faire face au réchauffement via des revêtements (notamment silicates) à bas prix qui augmentent les rendement de 20% (comme ceux développés par l’Université de Stanford), c’est une baisse de plus de 5°C des températures reçues.

    On développe aussi les systèmes de “micro-pompes à chaleur thermoélectriques” déjà utilisées en informatique etc pour les panneaux solaires photovoltaïques.

    Par ailleurs la Chine notamment met en place des immeubles ainsi chauffés ou refroidis (en plus de l’eau chaude) via des modules solaires thermoélectriques et espère atteindre des Cop de 4,78 pour le chaud et 4,16 pour le froid sans bruit, sans pièces en mouvements, pouvant utiliser le courant continu donc le PV sans onduleur donc avec des coûts réduits, sans les inconvénients et pertes des gaz réfrigérants ultra-réchauffants. qui sont un méga problème mondial.

    https://www.researchgate.net/publication/278029623_Review_of_solar_thermoelectric_cooling_technologies_for_use_in_zero

    En France à cause du nucléaire nous sommes les champions mondiaux de la thermosensibilité hivernale avec comme cité dans l’article + 2400 MW de demande par degré C de plus en hiver.

    Et on va sans doute arriver à être aussi bien placés sur le podium en thermosensibilité estivale.

    Notre modèle des années 70 est nul !

    Et à rectifier au plus vite.

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