EDF signe un protocole d'accord de coopération nucléaire au Brésil

EDF signe un protocole d’accord de coopération nucléaire au Brésil

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Alors que le réacteur EPR de Taishan en Chine enregistrait cette semaine sa première réaction en chaîne, (signe d’un processus de démarrage réussi), le groupe EDF poursuit son développement à l’international et profite de ce premier succès pour renforcer ses positions sur un marché mondial du nucléaire toujours plus dynamique. Selon un communiqué rendu public mardi 5 juin 2018 par la compagnie d’électricité brésilienne Eletrobras et sa filiale Eletronuclear, l’énergéticien français aurait signé un nouveau protocole d’accord au Brésil en vue d’une coopération dans le secteur nucléaire.

Malgré une production hydroélectrique très importante et de larges réserves en hydrocarbures, le Brésil fait face depuis plusieurs années à une augmentation constante de sa demande en électricité confrontée à la faiblesse de son réseau électrique. Pour y remédier, le gouvernement s’est engagé à augmenter les capacités de production nationale et à diversifier le mix électrique en accord avec les nouveaux enjeux climatiques. Energies hydroélectrique, renouvelable et nucléaire devraient constituer la base du mix énergétique brésilien dans les années à venir.

Vers une reprise du chantier de la centrale Angra 3 ?

Sur le plan nucléaire, le Brésil possède déjà deux réacteurs construits dans les années 1970 sur le site d’Angra situé à 150 km au sud de Rio de Janeiro (Angra 1, de 640 MW et Angra 2, de 1.350 MW) et un troisième toujours en cours de construction mais dont le chantier est suspendu depuis 2015 faute de financements. Ce troisième réacteur d’une puissance de 1.405 MW pourrait finalement voir le jour, si l’on en croit les premières discussions engagées entre la compagnie d’électricité brésilienne Eletrobras (et sa filiale Eletronuclear) et le groupe français EDF. Selon un protocole d’accord dévoilé mardi 5 juin par Electrobas et signé pour une durée de trois ans, EDF contribuera « par son expertise à l’opération d’Angra 1 et Angra 2 », notamment pour des activités de maintenance, et étudiera avec ses nouveaux partenaires locaux « les opportunités de collaboration (…) pour la reprise des travaux de la centrale d’Angra 3 et le développement de nouvelles centrales au Brésil ».

Au-delà de la simple reprise du chantier existant, cette collaboration naissante avec Electrobras serait donc aussi l’occasion pour le Français de promouvoir sa nouvelle technologie EPR dont les progrès réalisés ces dernières années sur le plan industriel ont déjà séduit plusieurs pays. Conforté par le démarrage réussi de l’EPR chinois, l’exploitant français espère d’ailleurs rapidement réduire les coûts et les délais de construction pour optimiser la compétitivité de l’EPR sur le marché du nucléaire international.

Crédits photo : Sturm

Rédigé par : La Rédaction

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COMMENTAIRES

  • bonjour,

    juste pour vous signaler une faute de frappe, Angra 1 fait 640 MW de puissance et non 1640 (ce qui en ferait le réacteur nucléaire le plus puissant du monde).

    bien à vous,
    Martin Boissavit

    Répondre
    • merci beaucoup d’avoir repéré cette erreur de frappe. L’erreur est corrigée.
      Cordialement,
      L’Energeek

      Répondre

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