Arctique : Total confirme sa participation au mégaprojet gazier du russe Novatek - L'EnerGeek

Arctique : Total confirme sa participation au mégaprojet gazier du russe Novatek

Le groupe pétrolier français Total a annoncé lundi 3 juillet sa participation au nouveau mégaprojet de gaz naturel liquéfié (GNL) du groupe russe Novatek, dont la construction est prévue dans le Grand Nord russe. Un projet prometteur compte tenu des ressources estimées mais qui devra, pour se concrétiser, faire fi des conditions géographiques difficiles et des sanctions économiques imposées par l’UE.

Déjà partenaires dans le cadre du projet d’usine de liquéfaction de gaz sur la péninsule de Yamal, actuellement en cours de construction au nord du cercle arctique à 2.500 kilomètres de Moscou, le groupe Total et le spécialiste du gaz en Russie Novatek devraient poursuivre leur coopération dans le Grand Nord. Malgré les difficultés techniques liées au climat et à l’isolement, cette région contient des réserves de gaz considérables et suscite logiquement l’intérêt du groupe français.

Lire aussi : La Russie a couvert le tiers de la consommation européenne de gaz en 2016

Baptisé Arctique-2, ce nouveau projet sera situé sur la péninsule de Gydan, dans la mer de Kara, et pourrait voir sa première phase de construction débuter dès 2022 ou 2023. Il doit permettre à terme de produire autant que le projet Yamal. “Nous allons définitivement prendre part au projet. Nous détenons presque 19% du capital de Novatek et la réponse est pour moi évidente”, a indiqué le PDG de Total Patrick Pouyanné dans une interview au quotidien russe Vedomosti. Cette participation sera “au minimum de manière indirecte, via notre partenariat avec Novatek. Une participation directe dépendra des conditions, mais nous avons cette volonté”, a-t-il ajouté.

Lire aussi : Hydrocarbures : Total signe deux nouveaux accords d’exploration au Sénégal

Cette nouvelle collaboration sera toutefois largement conditionnée à l’évolution des relations diplomatiques et économiques entre la Russie et l’Europe, et la prolongation au non de l’embargo à destination des entreprises russes. M. Pouyanné s’est quant à lui prononcé en faveur d’une levée de ces sanctions, qui “ne nuisent pas seulement à la Russie, mais également à l’Europe”. Pour rappel, le financement de Yamal, qui doit produire 16,5 millions de tonnes à partir de 2019, a largement été handicapé par les sanctions imposées contre Novatek par les Etats-Unis à cause de la crise ukrainienne.

Crédits photo : Novatek

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
lun 24 Juin 2019
Macky Sall vient de recevoir le prix de l' "Homme de l’année du secteur pétrolier africain" par Africa Oil & Power pour ses efforts de relance de l’économie sénégalaise. Une récompense plutôt méritée pour ce chef d'Etat qui préside le…
lun 28 Nov 2016
A seulement quelques jours de la prochaine réunion de l'Opep à Vienne, les pays exportateurs de pétrole sont toujours engagés dans d'âpres négociations. Visant à obtenir une limitation de la production pétrolière, elles créent une situation instable responsable pour une large…
jeu 2 Août 2018
Quatre ans après le partage de ses activités avec Veolia, la nouvelle version de Dalkia poursuit sa stratégie. La filiale exclusive du fournisseur d'électricité EDF, spécialisée dans les services énergétiques, développe sa présence sur la scène internationale. En effet, mercredi…
mer 16 Août 2017
Membre de l'Opep, le Koweït produit près de 2,7 millions de barils de pétrole par jour dont il tire 85% de ses revenus, et exploite pour cela depuis de nombreuses années maintenant plusieurs champs pétroliers offshore dans la mer du…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.