Pour Valérie Faudon, "le nucléaire est un moyen de production extrêmement compétitif"

Pour Valérie Faudon, « le nucléaire est un moyen de production extrêmement compétitif »

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Au moment où se prépare l’élaboration de la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Energie, la Société Française de l’Énergie Nucléaire (SFEN) a publié en septembre 2017 une étude sur le coût du parc nucléaire français. L’Energeek a rencontré la directrice générale de la SFEN, Valérie Faudon, qui a accepté de nous présenter la situation économique de l’atome dans l’Hexagone. 

  • Dans l’étude intitulée « les coûts de production du parc nucléaire », vous évaluez « les coûts cash » de l’énergie atomique à 33€/MWh. Pouvez-vous revenir sur votre démarche ?

L’objectif de cette étude est de nourrir la réflexion lancée dans le cadre de l’élaboration de la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Énergie. En attendant la constitution des groupes de travail, nous avons identifié quelques sujets souvent mal compris par les différentes parties prenantes. Le premier d’entre eux porte sur la question du coût du nucléaire. Dans un premier temps, nous avons regardé la situation du nucléaire existant, c’est l’objet de la note que nous avons publiée.

En économie, il existe plusieurs méthodes de calcul de coûts en fonction de la question posée. En 2014 par exemple, la Cour des comptes a utilisé la méthode des « coûts courants économiques ». Elle s’est donc focalisée sur la rémunération du capital initial investi pour déterminer la marge permettant à l’électricien de disposer de capacités de financement.

Aujourd’hui, la transition écologique pose la question de l’opportunité de continuer ou non l’exploitation des centrales nucléaires. Pour répondre à cette question, notre section économie et stratégie énergétique propose « la méthode des coûts cash ».

Avec cette formule simple à comprendre, on cherche à savoir quand est-ce que l’exploitation rapporte plus qu’elle ne coûte. Pour ce faire, on s’intéresse particulièrement à deux indicateurs : d’une part, le prix de vente de l’électricité, et d’autre part, le coût de dépense annuel du mégawatt électrique produit par une centrale nucléaire. Ce dernier regroupe l’ensemble des dépenses de l’électricien, non seulement les salaires, mais aussi les dépenses de fonctionnement, de maintenance courante et exceptionnelle (Grand carénage) et d’investissement qui ont lieu sur le parc.

Pour obtenir ce montant, nous nous sommes appuyés sur le rapport de la Cour des Comptes et sur les comptes d’EDF. En intégrant les dernières annonces du groupe, tant sur la réduction des dépenses que sur les optimisations du Grand Carénage, nous sommes parvenus à un coût de 33 euros par mégawattheure.

  • En France le prix du solaire PV est estimé à 55 €/MWh et l’éolien terrestre à 42 €/MWh, il y aurait donc un différentiel d’au moins 10 €/MWh avec le coût cash du nucléaire. Est-ce cela qu’on appelle communément la « rente nucléaire » ?

Effectivement, le nucléaire est un moyen de production extrêmement compétitif. Toutefois, il ne faut pas se tromper, cette énergie est très peu chère car les infrastructures ont déjà été amorties. Si on revient à la méthode des coûts cash et qu’on regarde les dépenses à venir, on constate que le coût de dépense annuel du mégawatt électrique est structurellement peu élevé, puisque les investissements ont déjà été réalisés.

Il est intéressant de noter que ce « coût cash » est inférieur au prix du marché (environ 40 €/MWh), bien qu’il soit pourtant relativement faible. Cela confirme aussi qu’EDF gagne de l’argent grâce au nucléaire, il s’agit même de la principale source de revenus de l’entreprise. Au cours des 20 dernières années, elle a versé 20 milliards d’euros de dividendes à l’Etat ; au point qu’en 2016, Emmanuel Macron avait d’ailleurs considéré que « l’État a[urait] prélevé trop de dividendes chez EDF ».

  • Vous rappelez que la filière nucléaire ne fait pas face à un « mur d’investissement ». Mais que répondez-vous à ceux qui évoquent malgré tout un « effet falaise » ?

Dans un contexte post-Fukushima, les dépenses du Grand Carénage avaient été chiffrées à 50 milliards d’euros (aujourd’hui réévalué à 45 Md€ d’euros). Cette première évaluation a contribué à forger l’idée que le programme du Grand Carénage pourrait représenter un « mur d’investissement » pour l’électricien. En réalité, il s’agit d’une période où les coûts cash sont plus élevés d’environ 1 Md€/an en moyenne. Ces investissements sont pris en compte dans le calcul des coûts cash à 33 €/MWh.

Une certaine confusion subsiste parfois également autour de ces dépenses de maintenance courante. Dans le monde de l’industrie, les changements de gros composants font partie de la vie normale d’un exploitant. Ces investissements sont inclus dans les coûts cash mentionnés plus haut, et sont donc auto-financés par l’exploitation du parc nucléaire existant, malgré la situation actuelle de prix de marché dégradés.

En ce qui concerne le démantèlement, des provisions constituées par des actifs dédiés ont été auditées par la Cour des Comptes et la Direction Générale de l’Énergie et du Climat (DGEC). Selon les sages de la rue Cambon, le coût de production électronucléaire est très peu sensible au coût du démantèlement et/ou de la gestion des déchets radioactifs. Le doublement des coûts de démantèlement ne conduirait qu’à une augmentation de 5% du coût de production. Idem, le doublement du devis du projet Cigéo conduirait à une augmentation de seulement 1% du coût de production.

Pour résumé : les coûts de production d’électricité nucléaire inclus l’ensemble des dépenses (déchets, démantèlement, grand carénage etc.) et, compte-tenu de ses bons résultats, le parc nucléaire exploité aujourd’hui est le mode de production le plus compétitif pour produire de l’électricité.

  • Dix nouveaux réacteurs sont entrés en service en 2016, démontrant ainsi l’intérêt de nombreux pays pour cette énergie bas carbone aux côtés des EnR. Dès lors, ne faut-il pas arrêter d’opposer le nucléaire aux énergies renouvelables ?

En France en tout cas, il n’est pas logique d’opposer le nucléaire aux énergies renouvelables.

Par ses bonnes performances économiques, le nucléaire participe au financement de la transition énergétique via EDF. L’électricien est même le premier contributeur de l’Agence des Participations de l’Etat avec 2 milliards d’euros par an. Cette contribution est portée en grande partie par les activités nucléaires.

Par ailleurs, le financement des énergies renouvelables repose surtout sur la Contribution du Service Public de l’Electricité (CSPE). Et à en croire les prévisions de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), le montant annuel versé aux EnR serait à contrario extrêmement élevé : 7 milliards d’euros pour l’exercice en cours. Malgré les gains de compétitivité réalisés par les différentes filières, leur coût de production reste supérieur au prix du marché, tandis que les volumes d‘électricité verte ne cessent de croître.

Enfin, il n’y a pas vraiment de substituabilité entre les EnR et le nucléaire. Pour les comparer, il faudrait notamment pouvoir intégrer les coûts de système, c’est-à-dire les moyens de « back-up » nécessaires pour palier l’intermittence des énergies renouvelables. Sinon, on peut également regarder les controverses sur « la théorie du foisonnement », qui serait loin d’être systématiquement vérifiée.

Dans ces conditions, nous pensons que le rééquilibrage du mix-électrique en faveur des énergies renouvelables doit être conduit de manière progressive. La trajectoire pourrait par exemple être fonction de la montée en compétitivité des EnR et du progrès de leurs caractéristiques techniques, afin de garantir l’équilibre du système électrique, l’idée étant d’empêcher une trop forte augmentation de la facture d’électricité, et en même temps d’éviter de construire de nouvelles centrales à gaz.

Rédigé par : Valérie Faudon

Valérie Faudon

Déléguée générale de la Société Française d’Énergie Nucléaire (SFEN)

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COMMENTAIRES

  • Si la Sfen estime que le nucléaire est rentable pour le secteur, c’est une bonne nouvelle qui nous évitera à l’avenir d’avoir à le renflouer comme encore lourdement récemment ou d’avoir à prendre à charge la très grande partie des risques et dérapages financiers réguliers !..

    On peut en effet douter dans ce type de rapport non indépendant émis par le secteur lui-même au titre du lobbying habituel, de certains paramètres qui sont présentés très avantageusement comparativement à d’autres études tout à fait sérieuses dans des pays similaires, expériences pratiques à l’appui (exemple prix de départ sous estimés du démantèlement et stockage, absence de prise en compte des imprévus et risques etc.)

    On peut également s’étonner de l’important endettement chronique d’EDF compte tenu de cette « rentabilité » et nouvel exercice comptable de présentation des coûts. Heureusement que nous n’avons pas à refaire des barrages dans le contexte d’urbanisation actuel.

    Les calculs sont effectués pour une durée d’exploitation de 50 ans qui dépasse largement la durée initiale de 30 ans prévue au départ pour ces centrales initialement moins sécurisées que ce que l’on attend actuellement, comme çà a encore été démontré récemment avec des risques qui ont évolué très défavorablement depuis leur construction et on sait que l’on ne peut tout rénover.

    L’opérateur a tenté de baisser ses frais d’exploitation mais à quelles conséquences, les problèmes d’entretien sont continuellement relevés par l’ASN :

    « L’Autorité de sûreté nucléaire a rendu un rapport sévère concernant la centrale de Belleville-sur-Loire (Cher). Résultat : le site a été mis sous surveillance. »

    « Des travaux abandonnés et pourtant obligatoires, des canalisations rouillées qui fuient, des vannes laissant échapper de la vapeur avec un risque de contamination radioactive, des systèmes d’alimentation électrique de secours dont le fonctionnement peut faire défaut en cas d’accident… Ce ne sont que quelques-uns des nombreux exemples de dysfonctionnements constatés par l’ASN »

    http://www.leparisien.fr/economie/energie-une-nouvelle-centrale-pointee-du-doigt-par-le-gendarme-du-nucleaire-21-10-2017-7346382.php

    Une des questions importantes est à quel meilleur prix le secteur et en mesure de fournir le MWh aujourd’hui et à l’avenir en assumant durablement les prix qu’il prétend. Et c’est valable pour tout producteur d’énergie.

    On note en effet P24/34 du rapport que « la production nucléaire vendue sur les marchés de gros, à un prix illustratif de l’ordre de 35 à 40 euros/MWh, ne permet pas de rémunérer le capital au niveau attendu et corrélativement de permettre un réinvestissement avec une large part d’autofinancement à la fin d’exploitation des moyens existants : le coût complet CCE est en effet significativement supérieur à ce niveau de 40 euros »

    Dans le même temps le prix du solaire tend vers les 17 à 25 euros le MWh sous peu en Europe et il n’a pas du tout les mêmes coûts d’entretien, de démantèlement, de risques etc et s’il a besoin de stockage comme le nucléaire, il permet de multiples solutions de stockage comparativement à ce dernier.

    Si comme çà a souvent été le cas d’anciens salariés d’EDF (qui bénéficient en plus de tarifs favorables pour leur électricité !) ne bloquaient pas systématiquement les projets éoliens, ce qui est une spécialité particulièrement développée en France, ces derniers auraient pu être réalisés plus rapidement que 8 ans de délai moyen pour un parc contre 2 ans dans d’autres pays et permettraient des prix actuellement proches de 30 euros le MWh en France 2e gisement venteux européen et alors qu’il est autour des 40 euros le MWh dans des pays voisins moins favorisés, continue régulièrement de baisser et le repowering va encore plus dans ce sens par rapport au prix initial, ce qui est tout le contraire pour un EPR qui encore une fois comme à Hinkley Point a un mal fou à maîtriser ses dérapages de coûts et réserve chaque fois des mauvaises surprises.

    L’absence de vérité est vraiment une spécialité des monopoles énergétiques en général et le nucléaire n’y échappe malheureusement pas.

    Une différence fondamentale entre l’énergie nucléaire et les renouvelables et que ces dernières peuvent être réalisées en très grande séries donc les coûts ont encore un important potentiel de baisse. De plus elles sont recyclables, sans risques ni déchets et en plus moins émissives par MWh produit.

    Il est noté dans le rapport que les français ne veulent pas « mettre leurs oeufs » dans le même panier.

    Les français veulent surtout une énergie qui ne soit pas chère et ne pas se réveiller un jour et qu’on leur annonce, après avoir comme d’habitude minimisé les impacts, qu’il y a eu un accident majeur sur un réacteur ou plus parmi les 58, et malheureusement à force de jouer les prolongations permanentes, de tirer les prix dans tous les sens et de jouer avec les exercices comptables, çà ne diminue pas les probabilités mais les augmente.

    Un autre élément majeur que n’intègre pas la Sfen est que les énergies renouvelables permettent de plus en plus l’autonomie de particuliers, d’îlots de quartiers, de communes voire plus ainsi que des échanges d’électricité locaux et de ne pas impacter le réseau y compris dans la recharge pour le transport.

    Même si l’approche est assez récente elle est de plus en plus satisfaisante tant au plan de la baisse des coûts, de l’autonomie mais surtout particulièrement de l’efficacité énergétique. On évite les transports électriques sur longues distances, les pertes, les réseaux, leurs coûts, les risques de coupures en cas d’événements climatiques etc. et les solutions de stockage les plus évoluées sont de plus en plus satisfaisantes en termes de rendement, de sûreté, de durabilité et de bilan global.

    Le sujet de fond n’est donc pas de mettre ou non ses oeufs dans différents paniers mais d’exploiter et d’optimiser au mieux tout le panel de solutions qu’offrent l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables sans risques et de choisir de manière indépendante et scientifique les solutions les plus pertinentes à chaque cas. Le nucléaire n’a pas cette souplesse de possibilités.

    Le secteur nucléaire avait par exemple en son temps bloqué l’évolution du secteur hydraulique dont l’apport n’avait rien de négligeable et pouvait être nettement amélioré et la Sfen pourrait bien calculer ce qu’à coûté cet arrêt et le coût nécessaire au renouveau très favorable de ce secteur qui est en plus source d’emplois et de technologies à l’export.

    C’est en effet quand même un comble qu’un secteur vienne se plaindre qu’on cherche à l’arrêter, ce qui n’est pas le cas sinon le réduire au fil de sa durée de vie acceptable, et qu’il tente de se rajeunir avec une épaisse couche de maquillages dont l’ASN et l’IRSN relèvent régulièrement les rides, alors qu’au cours de l’histoire il a mis des bâtons dans les roues au développement d’autres secteurs et technologies pourtant pertinentes (hydraulique, solaire thermique, éolien etc) !

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  • Etonnant cette méthode des « coûts cash » qui ne prend pas en compte la rémunération de l’investissement initial… C’est un peu comme si je calculais le coût d’achat de ma maison sans prendre en compte le taux d’intérêt de mon prêt bancaire ?

    Etonnant aussi de se focaliser sur le parc nucléaire existant, comme si avec le Grand Carénage, la durée de vie des centrales actuelles allait devenir illimitée. Si l’on veut écarter les EnR au profit du nucléaire, il faudra forcément dans quelques années construire de nouveaux réacteurs, et quand on regarde les coûts du « nouveau nucléaire » (Olkiluoto, Flammanville, Hinkley Point), c’est tout de suite une autre histoire. Le prix d’achat accordé à EDF Energy par l’Etat britannique pour Hinkley Point C est ainsi de 108€/MWh, bien au-delà des tarifs d’achat accordés aujourd’hui au PV et à l’éolien terrestre. Le nouveau nucléaire est donc lui aussi subventionné par la puissance publique (et donc par le contribuable), comme les EnR, et comme l’a été l’ancien nucléaire.
    Même EDF n’ose plus dire que le nucléaire est compétitif face aux renouvelables : https://www.actu-environnement.com/ae/news/edf-revoit-place-nucleaire-competitivite-role-production-29697.php4
    D’ailleurs, puisque la SFEN cite la Cour des Comptes, rappelons que celle-ci estime, dans ces derniers chiffres, le Grand Carénage à plus de 100 milliards d’euros.

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  • Le mensonge d’État, le mensonge ordinaire et quotidien sont plus que jamais les socles sur lesquels s’arqueboutent les jusqu’au boutistes du nucléaire ; rien ne les émeut ni ne les ébranle : les déficits colossaux comblés par nos impôts, les endettements faramineux qui condamneraient toute autre activité privée, les pollutions radiologiques cancérigènes récurrentes invisibles et inodores non évaluées, les risques croissants minimisés, les déchets mortifères millénaristes en croissance continue et dissimulés pour quelques centaines d’année, après on s’en fout …. des coûts dont l’on nie l’envolée proportionnelle à la vétusté des centrales et à l’interdiction de l’accident que même l’ASN ne peut exclure.
    Les énergies renouvelables constituent aujourd’hui et enfin une opportunité formidable à l’égard de laquelle les lobbyistes du fissile, habitués à flatter un égo technologique mal placé, constituent une entrave dans nos efforts de mise à niveau. Des pays comme l’Allemagne, la Corée du Sud, la Suisse, dont le niveau industriel, technologique et scientifique semble plus prometteur que le notre, ont entamé, à divers degrés, une démarche de sortie progressive ou de réduction de leur capacité nucléaire.
    Louper , même partiellement cette révolution des renouvelables témoignerait d’une grave erreur stratégique et de surcroît relèverait d’une mise en danger des populations soumises à un risque fissile croissant. En fonction des évolutions futures, les responsables de ces errances devraient avoir à en répondre.

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  • À la limite, l’électricité pourrait être gratuite, il suffit de faire payer les contribuables !

    Il faut bien distinguer le prix de l’électricité et le coût réel du nucléaire. Qui paie recherche et développement ? Qui paie les établissements publics de gestion des déchets et de sûreté nucléaires ? Qui paie la protection des centrales, la FARN, force d’action rapide nucléaire, ses 4 services régionaux, l’unité dédiée de la gendarmerie (plus de 700 membres formés par le GIGN) ? Qui a payé le gâchis du surgénérateur Phénix (12 milliards, sans compter le démantèlement) ? Qui va payer le surcoût de l’EPR de Flamanville (de 7 milliards) ? La France a même payé les 47 millions de contribution au sarcophage de Tchernobyl. Etc. etc. Et en cas d’accident majeur, EDF paiera en millions tandis que l’État, donc nous, devra déverser des milliards.

    La SFEN est envers et contre tout pour le nucléaire. En cas d’accident, envoyons ses membres jouer aux décontamineurs.

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