Energies renouvelables : l'Espagne tente de relancer le secteur Energies renouvelables : l'Espagne tente de relancer le secteur

Energies renouvelables : l’Espagne tente de se relancer

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Après cinq ans de gel du soutien aux énergies renouvelables, l’Espagne prépare un appel d’offres conséquent pour de nouveaux projets. Le gouvernement souhaite redynamiser une filière amorphe depuis les grandes mesures d’austérité de 2012, afin d’atteindre, d’ici 2020, l’objectif fixé par Bruxelles de 20% d’énergie renouvelable dans le total de l’énergie produite, contre seulement 16% actuellement.

Le retour du soutien gouvernemental

Très actifs à l’international, les opérateurs espagnols spécialisés dans les énergies renouvelables comme Gamesa, Gransolar ou Acciona le sont beaucoup moins dans leur pays d’origine. La faute notamment à un cadre réglementaire peu avantageux et à un brouillard législatif empêchant le moindre investissement.

Les énergies renouvelables en Espagne ont en effet connu une véritable traversée du désert depuis 2012 et le moratoire sur les aides d’Etat accordées dans ce domaine. A cette époque, le gouvernement conservateur refusait de maintenir les subventions attribuées aux nouvelles installations renouvelables et cela quelque soit la filière (solaire, éolienne, biomasse, etc.). Les énergies vertes avaient pourtant un bel avenir devant elles mais la crise économique de 2008 et les politiques d’austérité qui suivirent, furent sans appel.

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Pourvue d’un taux d’ensoleillement record et de vents significatifs, la péninsule ibérique était considérée jusqu’alors comme l’un des pays pionniers en matière d’énergies propres dont la croissance fut fulgurante dès le début des années 2000. Le gouvernement souhaiterait désormais retrouver cette vigueur d’antan et reprend pour cela progressivement le chemin des appels d’offres. Fin décembre, il a annoncé sa volonté de soutenir financièrement l’installation de 3.000 mégawatts (MW), tous types d’énergie renouvelables confondus (éolien, solaire, biomasse…) dans le cadre d’un nouvel appel d’offres prévu pour 2017.

Un marché intérieur espagnol à fort potentiel

Si cet appel d’offres est dans la moyenne de ce que proposent actuellement les autres gouvernements européens, il apparaît en Espagne comme un véritable événement après plus de cinq années de silence radio de la part des autorités, et suscite logiquement l’enthousiasme des professionnels du secteur. « C’est une bonne nouvelle pour le secteur. Il y a de l’intérêt, il y aura probablement une forte participation des entreprises », souligne auprès de l’AFP José Donoso, directeur général de l’Union espagnole photovoltaïque (250 entreprises).

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De nombreuses entreprises tournées exclusivement vers l’extérieur (on pense notamment à Gamesa qui exporte 100% de sa production, faute de clients dans son propre pays), commencent à prendre la mesure des opportunités que pourrait offrir leur pays en cas de volonté politique réelle. Les perspectives de développement du marché espagnol sont en effet potentiellement énormes si l’on considère le peu de capacités nouvelles installées ces dernières années. « En 2015, il s’est installé plus de puissance photovoltaïque à Bruxelles que dans toute l’Espagne », indique Fernando Ferrando Vitales, vice-président de Fondation Renouvelables.

Aides publiques et planification nationale

Mais pas d’emballement généralisé pour autant, les professionnels du secteur restent prudents dans l’attente des modalités techniques de l’appel d’offres qui seront annoncées au cours du premier semestre 2017. Craignant une répétition de l’échec de l’appel d’offres de 2016 (aucun des projets retenus dans le cadre de cet appel d’offres de 700 MW n’a finalement été concrétisé), ils n’hésitent plus à critiquer le système d’enchère retenu à cette occasion et la faiblesse des aides proposées.

La grande question est donc de savoir à combien s’élèveront les aides, si cette nouvelle tentative débouchera effectivement sur des réalisations concrètes, et si celles-ci seront bien adaptées aux besoins du territoire. Certains regrettent en effet de ne pas avoir été consultés et pointent du doigt le manque de planification à l’échelle nationale. Il faudrait dire par exemple : « nous avons besoin de plus d’électricité dans le nord du pays. Quelles ressources avons-nous dans le Nord ? Beaucoup de vent. Et bien, on va mettre des éoliennes, plutôt que des panneaux solaires, plus adaptés au Sud. Ne pas consulter ceux qui feront les investissements, qui mettront en place les machines (…) donne une sensation d’improvisation », souligne Heikki Willsted, directeur des politiques énergétiques de l’Association entrepreneuriale éolienne (AEE).

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Mais au-delà de la faiblesse des aides (qui seront logiquement plus faibles que dans les années 2002 compte tenu de la compétitivité accrue des technologies en question), les entreprises se plaignent surtout des changements trop rapides des réglementations tarifaires qui troublent la visibilité à long terme sur la rentabilité, et compliquent l’obtention de financements.

Crédits photo : Gamesa / Observ’ER

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • L’Espagne connaîtra bientôt une révolution technologique dans les énergies renouvelables ou des technologies de rupture sont en train d’être mise au point notamment dans le solaire et le stockage et cela des 2017.

    Les subventions sans de véritables réponses technologiques à hauts rendements ne servent à rien et les start-up espagnoles vont bientôt résoudre ce problème en proposant des produits ne nécessitant pas de subventions ou très peu.

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