Bâtiment : l’étude ADEME/RTE conforte la stratégie gouvernementale

Bâtiment : l’étude ADEME/RTE conforte la stratégie gouvernementale

étude RTE ADEME

Quelques jours après le dévoilement du contenu définitif de la future réglementation environnementale 2020 (RE2020), une étude réalisée par l’ADEME et RTE confirme la pertinence des choix gouvernementaux dans le bâtiment. 

Au terme de deux années de recherche commune, l’agence pour la transition écologique (ADEME) et le Réseau de transport d’électricité (RTE) ont publié, le 16 décembre 2020, les résultats de leur étude sur la décarbonation du chauffage dans le secteur du bâtiment. Pour l’ADEME et RTE, ces travaux avaient pour but de déterminer si les trois principaux piliers de la stratégie nationale bas carbone (SNBC), à savoir la rénovation énergétique des bâtiments, l’amélioration du rendement des solutions de chauffage et leur décarbonation via des solutions électriques et/ou renouvelables, étaient réellement efficaces pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Le tout sans engendrer de difficulté sur le système électrique ni de surcoût économique. Pour répondre à cette question, les chercheurs ont évalué l’impact du scenario de la SNBC à mi-chemin de l’échéance (2035), mais aussi celui d’un scenario baptisé « stress-test » dans le cas où certains objectifs ne seraient pas atteints d’ici là. Dans le premier cas, ils ont conclu que la mise en œuvre des trois piliers de la SNBC permettaient de diviser par deux les émissions du chauffage dans le bâtiment d’ici 2035 sans augmenter la consommation moyenne ni les pointes sur le réseau électrique, mais avec un fort intérêt économique. Dans le second cas, ils ont estimé que la non-atteinte des objectifs fixés pour chaque pilier – chacun ayant un effet bénéfique sur la réduction des émissions de CO2 – conduirait à dévier de la trajectoire vers la neutralité carbone et à augmenter les pointes de consommation sur le système électrique (entre +2 à +6 % d’ici 15 ans). 

Isolation, électrification, développement des énergies renouvelables

« Cette étude met en évidence que les trois leviers de la décarbonation du bâtiment – isolation, électrification et développement des énergies renouvelables (bois, biométhane, réseau de chaleur) permettent chacun d’atteindre environ 30 % de la trajectoire CO2, analyse Arnaud Leroy, PDG de l’ADEME. Elle renforce l’absolue nécessité d’empêcher le déploiement des radiateurs à effet joule et d’accélérer, dans la durée, le nombre et la performance des rénovations du bâtiment, qui permettent de conjuguer les objectifs climatiques, l’amélioration du confort des logements et la lutte contre la précarité énergétique. » « Respecter la feuille de route climatique de la France est notre seul horizon, et cela implique d’utiliser davantage d’électricité en tant que source décarbonée essentielle, a réagi Xavier Piechaczyk, président du directoire de RTE. Comme gestionnaire du système, nous sommes prêts à y faire face. Garantir la sécurité d’alimentation en électricité est notre mission, et cela signifie anticiper les futurs usages et prévoir leurs conséquences sur un équilibre entre production et consommation qui doit être assuré en permanence. Utiliser des solutions électriques efficaces et développer les flexibilités constitue le moyen de respecter ces deux impératifs. »

RE2020 : une première victoire dans la lutte contre le réchauffement climatique du bâtiment

Alors que la décarbonation du bâtiment – deuxième secteur le plus émetteur de CO2 après celui des transports – constitue une priorité de la politique gouvernementale pour lutter contre le réchauffement climatique, la publication de l’étude de l’ADEME/RTE vient conforter les choix gouvernementaux en matière de solutions de chauffage bas carbone et de rénovation énergétique (en particulier les travaux d’isolation). Ses conclusions vont également dans le même sens que les derniers arbitrages révélés le 24 novembre dernier sur la future réglementation environnementale 2020 (RE2020) La mise en application de ce texte révolutionnaire en matière de construction, qui met les réductions d’émissions carbone au même rang que celles des consommations d’énergie, a déjà été repoussée à plusieurs reprises en raison des vifs débats qu’elle suscite. Les acteurs de la filière gaz, inquiets de voir les ventes de chaudières au gaz et au fioul diminuer de 5,3 % en 2018 et 2019, ont en effet tenté de sauvegarder la place des énergies fossiles dans le bâti neuf en accusant les systèmes de chauffage électriques de mettre en danger l’équilibre du réseau à l’échelle nationale.

Ces accusations n’ont toutefois guère convaincu puisque les dispositions de la RE2020 récemment dévoilées par le ministère de la Transition écologique prévoient, comme c’est déjà le cas pour le fioul, « la disparition progressive des logements neufs chauffés au gaz » dès l’été 2021 dans les maisons individuelles et d’ici 2024 dans les logements collectifs. « D’ici 2030, la réglementation fera baisser [l’impact carbone d’un bâtiment neuf] de plus de 30 % », s’est félicitée Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique. Reste désormais à étendre ces orientations de rénovation et de décarbonation aux bâtiments existants, et en particulier aux passoires énergétiques. En France, les logements anciens représentent en effet l’immense majorité du parc résidentiel (99 %). Avec la RE2020, le bâtiment français a donc remporté un premier combat contre le réchauffement climatique, mais pas la guerre…

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • ENFUMAGE ! RTE et Ademene n’arrêtent pas de publier des études bidons validant la stratégie gouvernementale. Celle-ci nous amènera dans le mur comme le montre déjà l’Allemagne. Trop complexe d’expliquer ici les arguments favorable à cette thèse, alors cherchez et lisez le document suivant :la trahison des clercs de jp riou sur les ENRi. Je prend les paris qu’en 2030, tous ces études seront démenties par la réalité. Est-il encore temps d’agir ? Je crains que non, malheureusement !

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  • @ Gilles : aucune approche scientifique ni objectivité dans le texte auquel vous faîtes référence qui est la sempiternelle propagande primaire et primitive des anti-éoliens maintes fois répétées depuis une quinzaine d’année truffées de données inexactes, qui nous coûte très cher via les procédures systématiques, délais et plus et fait prendre du retard aux plans énergétique, économique, de la dépendance, des marchés extérieurs etc

    Les auteurs Bernard Durand sont l’un ancien géologue retraité du secteur pétrolier et l’autre Jean-Pierre Riou chroniqueur retraité de l’éducation nationale. Donc aucun des 2 n’est énergéticien et çà se voit à chaque étape de leur texte.

    Lorsque vous devez subir une opération chirurgicale je suppose que vous n’allez pas voir des rebouteux, et pourtant c’est ce que vous faîtes ici en appauvrissant les apports dans les commentaires avec des sources dont l’objectif est de manipuler l’opinion et qui ne sont en rien ni qualifiées ni objectives.

    Quel que soit son opinion le minimum c’est d’être honnête et ce n’est pas votre cas ni celui de vos auteurs qui ne cachent pas leur opinion à charge dans leur présentation.

    C’est pitoyable, n’apporte rien et vos paris à horizon 2030 sur des études qui auront forcément vieilli n’ont aucun intérêt, vous auriez dû vous en rendre compte par vous même.

    Quand vous publiez un commentaire, faîtes au moins l’effort de réfléchir et d’approfondir les sujets avant d’écrire qu’ils sont trop complexes pour vous et de demander aux autres d’aller chercher vos sources.

    198 pays dans le monde font des renouvelables, donc si les allemands, RTE, l’Ademe, le gouvernement qui applique des décisions débattues pendant de nombreuses années avec tous les opérateurs concernés etc se trompent vous êtes encore un génie méconnu, prix Nobel autoproclamé dans un univers d’abrutis !

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  • @energie+
    A mon tour de vous demander poliment de réfléchir : les renouvelables ne sont pas une religion à laquelle on croit ou non, mais un moyen de produire de l’électricité, avec les avantages et inconvénients que l’on connait, notamment l’intermittence qui nécessite de construire d’autres moyens de compensation.
    Un pays comme la Norvège ou l’Autriche qui dispose d’énergie hydraulique à profusion peut avoir intérêt à compléter par d’autres renouvelables intermittents (éolien notamment) car l’hydraulique qui est très modulable compense parfaitement l’intermittence.
    Un pays émergent qui n ‘a pas d’hydraulique et qui ne peut maîtriser le nucléaire n’a pas d’autre choix que de développer des renouvelables intermittents jusqu’au seuil limite de 30 à 40 %, et de compenser les 70 % par du gaz… en attendant mieux.
    Un pays développé comme l’Allemagne qui maîtrise le nucléaire est totalement stupide et inconscient d’en sortir et de devenir tributaire de son lignite ou du gaz russe.
    Quant à la France qui dispose déjà du nucléaire et le maîtrise parfaitement, elle sera impardonnable si elle en sort même partiellement et continue de construire de l’éolien qui lui coûte cher et n’apporte aucun avantage .

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  • Ainsi, selon les zélateurs du nucléaire, il faudrait construire de nouveaux moyens pour compenser les énergies renouvelables lorsqu’elles ne produisent pas suffisamment. Certains vont même jusqu’à dire qu’il faudrait construire un MW de charbon ou de gaz pour chaque MW d’éolien ou de solaire car, comme l’on sait, le vent peut être faible et le soleil ne brille pas la nuit.

    Avons-nous construit 27,48 GW de moyens divers en France pour compenser les 17,28 GW d’éolien et les 10,20 GW de photovoltaïques construits ? Chacun sait bien que non.

    En Allemagne, 35,3 GW d’éolien et 35,1 GW de solaire ont été construits au cours des dix dernières année. A-t-on construit 70,4 GW de moyens complémentaires comme du charbon ou du gaz pour compenser les faiblesses de ces renouvelables variables ?

    Au contraire, alors que la capacité nucléaire a diminué de 12,3 GW au cours de ces dix ans, celle de l’ensemble des fossiles a baissé de 1,6 GW. Dans tous les pays, la réalité est bien différente du discours convenu de certains ignorants malveillants.

    A une époque pas très éloignée, on nous racontait que les énergies renouvelables, supposées se limiter à l’éolien et au solaire, ne pourraient pas dépasser 10% de l’électricité d’un pays sans mettre en danger la stabilité du réseau électrique.

    De toute évidence, cette valeur est largement dépassées en de nombreux endroits du monde. En Irlande en particulier, qui est non seulement une île géographique mais aussi une île pour son système électrique le montre bien. Ce pays n’est relié avec le reste de l’Europe que par deux modestes liaisons en courant continu, ce qui ne permet pas d’intervenir sur le réglage de la tension et de la fréquence.

    Pourtant, depuis deux ans, l’électricité éolienne peut satisfaire jusqu’à 65% de la consommation irlandaise, île entière, de façon instantanée, sans que cela nuise au bon fonctionnement du réseau. Ce taux va encore augmenter avec les années.

    En France, le coût de l’électricité produit par les éoliennes ou par les grands parcs solaires est depuis longtemps inférieur au coût annoncé (calculé par la Cour des Comptes) pour le nucléaire de l’EPR.

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  • @ Studer :

    Je complète ce qu’à écrit Gibus à juste titre comme çà vous aurez de la lecture pour bien commencer l’année !

    Je pense tout comme pour Dan, Sam Sam et Gilles que vous auriez intérêt à vous baser sur des sources scientifiques et professionnelles approfondies et lire ce que font réellement les acteurs impliqués dans cette évolution énergétique et technologique – même si parfois ils sont discrets sur certains aspects en cours compte tenu des enjeux – et d’étudier plus à fond thème par thème car çà évolue rapidement et vous êtes tous 4 éloignés des réalités.

    Vous avez manifestement à la base un problème de qualité de vos sources d’information.

    Les scientifiques et ingénieurs du secteur de l’énergie ont pensé aux problèmes que vous évoquez avant que vous ne soyez sur les bancs de l’école, donc il vous a manqué quelques éléments de l’histoire et comme je fais partie de ces derniers je vais repréciser.

    L’Allemagne ne pouvait pas à la fois sortir du nucléaire et du charbon. Elle a choisi de sortir du nucléaire avant car c’était la voie la moins coûteuse pour elle et son industrie exportatrice.

    Ce n’était en aucun cas une approche “religieuse” ou d’autres pour elle comme vous le présentez à tort mais pragmatique pour ne pas dire stratégique.

    La France en a également profité parmi beaucoup d’autres pays dont la Grande Bretagne en lui important de l’énergie à bas prix.

    Vous allez dire que l’aspect économique est passé avant l’aspect écologique, c’est exact, mais la France n’est pas non plus un modèle car il s’est trouvé que par hasard le nucléaire était peu émissif mais il n’a pas été installé dans ce but à l’époque et la France n’a pas fait beaucoup d’efforts sur ses autres secteurs émissifs, transports, bâtiments, agriculture, émissions des produits importés fabriqués ailleurs etc. Elle est toujours dépendante à 49% d’énergies fossiles importées depuis de nombreuses années.

    Etes vous vous même exemplaire dans votre consommation de pétrole de manière directe et indirecte et pourriez-vous l’être dès demain ?

    L’Allemagne n’en n’a pas fait non plus beaucoup avec son goût pour les grosses berlines et les vitesses élevées sur autoroutes. Malheureusement chaque pays a ses défauts donc plutôt que de critiquer mieux vaut coopérer pour les résoudre au plus vite.

    Résultat : le bilan des émissions “totales” par habitant est assez proche entre un allemand et un français et c’est pourtant bien çà qu’il faut traiter pour avoir un impact sur le climat.

    Parmi bien d’autres vous avez une étude de l’Université de Stuttgart qui date de 1992 dont j’avais déjà mis le lien ici et qu’il faudrait retrouver mais elle expliquait bien cette démarche et les prix et prévisions d’alors.

    Vous allez sans doute dire que çà a coûté cher au départ. Oui par le fait d’être pionniers et comme souvent tout investissement mais pour beaucoup en raison d’aspects géographiques propres à l’Allemagne (gisement venteux au Nord, population au Sud etc) ce qui ne met pas en cause les technologies renouvelables qui ont en plus un potentiel de stockage carbone important : quand on fait une éolienne en bois (Mobvion etc), c’est très résistant, durable et stocke le carbone tout comme le ciment ou béton qui peut désormais stocker durablement le carbone. C’est une évolution utile pour les bâtiments réputés généralement plus émissifs à leur construction mais également les éoliennes dont le bilan devient alors imbattable.

    De plus le secteur des entreprises allemandes a été clairement favorisé avec les retombées économiques que l’on connaît et l’écart qui s’est amplement creusé à l’avantage de l’Allemagne par rapport à la France.

    Si vous faîtes le bilan de ce que çà rapporte à l’Allemagne (et à l’Europe) en terme d’exportations ils sont largement bénéficiaires.

    Si l’équipe de Joe Biden aux Etats-Unis réalise des plans massifs dans les renouvelables, c’est aussi face à la place de leaders qu’occupent l’Europe (pour beaucoup grâce à l’Allemagne et ses nombreux brevets) et la Chine dans ces secteurs et pour ne pas trop en dépendre, donc essayez d’aborder tous ces aspects avec tous les paramètres dans leur globalité y compris géopolitiques.

    Pour mémoire plus de 20 Etats américains ont déjà décidé depuis plusieurs années de passer aux 100% d’énergies renouvelables et d’autres les rejoignent au fur et à mesure.

    De même au plan écologique on peut dire que les allemands ont pollué mais c’est peu rapporté à la dépollution de leur technologies durablement développées et exportées quasiment partout dans le monde.

    Vous constatez que les production éoliennes et solaire vont largement dépasser celles du nucléaire dans le monde d’ici 2022/2025 donc décarboner plus vite et que la part de nucléaire est attendue autour de 10% d’ici 2040 et plus donc pour décarboner çà ne suffit pas.

    Les allemands qui ont beaucoup développé ces technologies et les chinois qui ont permis de faire beaucoup baisser les prix ont-ils eu tort ?

    Manifestement non comme les données globales le démontrent. Nos EPR sont comparativement quasi insignifiants dans la décarbonisation globale du monde et de plus ils n’ont pas réglé de manière assez satisfaisante les problèmes de risques, de ressources, de dissémination, de déchets ultra-longue durée, de prix etc. C’est une ancienne technologie avec beaucoup de limites qu’elle n’arrive toujours pas depuis des décennies à surmonter de manière satisfaisante ni économique sinon çà se vendrait plus nettement.

    Nous avons donc refait le coup de la ligne Maginot qui a coûté très cher pour pas grand chose.

    L’intermittence vous inquiète encore alors que si vous preniez le temps d’aller dans des congrès professionnels sur les réseaux ou si vous analysiez les évolutions en cours vous verriez que ce n’est non seulement plus un problème mais des opportunités multiples avec de nouveaux intervenants spécialisés dans le domaine.

    Au plan météo ce n’est pas un problème on dispose de données très fiables sur largement plus de 30 ans et bien au delà.

    Au niveau des études scientifiques et modélisations sur le sujet on en compte plus de 182 dans le monde revues par leurs pairs et beaucoup sur l’Europe et qui font parfois plus d’une centaine de pages donc si vous voulez de la lecture vous avez de quoi faire le sujet est largement suivi et leur validité n’est pas remise en cause.

    Par exemple vous avez seulement 14 jours par an sans vent terrestre en moyenne en Allemagne mais 6 mois de stockage potentiel et jamais de période sans vent en France selon Météo France et 2 mois minimum de stockage.

    En outre en terme de stockages step les études démontrent qu’il y a des excédents en Norvège, Ecosse, Espagne, Italie, Suisse etc

    On ne manque pas de différents stockages en Europe

    Par exemple pour le seul hydrogène et pour les seules cavités salines, donc au plus bas coût les étude sur le sujet aboutissent à :

    84,8 PWh (soit 84800 TWh) d’hydrogène dans des dépôts de sel et des dômes de sel

    La plupart de ces cavernes de sel sont concentrées dans le nord de l’Europe, en mer et sur terre. L’Allemagne en représente la plus grande partie, suivie des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de la Norvège, du Danemark et de la Pologne. Les autres sites potentiels se trouvent en Roumanie, en France, en Espagne et au Portugal.

    Les sites onshore ont une capacité de stockage de 23,2 PWh (23200 TWh). La proximité de la côte est considérée comme un facteur positif car une distance d’environ 50 km du littoral est encore économique en termes d’élimination de la saumure. L’Allemagne a le plus grand potentiel de stockage dans les contextes onshore et offshore, avec seulement des cas onshore et contraints avec des capacités de 35,7, 9,4 et 4,4 PWh, respectivement.

    Le stockage de l’hydrogène dans les cavernes de sel est similaire à celui du gaz naturel. Il ne diffère que par les matériaux des puits d’accès, des têtes de cavernes et des infrastructures de transmission. Par rapport aux réservoirs de pétrole et de gaz épuisés, elles présentent l’avantage de nécessiter moins de gaz d’amortissement pour éviter la rupture des roches, ainsi que la grande capacité d’étanchéité du sel gemme et la nature inerte des structures salines. Les cavernes de sel constituent également une solution plus flexible car elles peuvent assurer des taux d’injection d’hydrogène et des cycles de retrait élevés. La densité énergétique de ces cavernes peut varier entre 214 kWh et 458 kWh par mètre cube. La capacité dans les structures de sel domal est la plus élevée, soit 210 GWh, tandis que celle des cavernes situées dans les dépôts de sel lités varie de 65 GWh à 160 GWh.

    Je vous cite ces données à titre indicatif car les modélisations démontrent que sur un réseau européen bien conçu on a besoin que d’un % de stockage très modeste comme c’est le cas pour tous les nombreux pays étudiés.

    De plus des recherches récentes de Wood Mackenzie suggèrent que l’hydrogène vert, principalement produit par électrolyse solaire, atteindra la parité des coûts en Australie, en Allemagne et au Japon d’ici 2030.

    Au niveau éolien offshore l’Europe a la chance de disposer du plus important gisement mondial avec des facteurs de charge moyens de 40% et parfois bien au delà.

    En plus on a notamment un gisement éolien au Groënland inexploité très complémentaire à l’Europe de l’Ouest et par ailleurs un gisement solaire au Sud de l’Europe encore très largement sous exploité et pas ou sous connecté selon.

    Les 7 régimes de vent complémentaires en Europe ne sont pas exploités donc avant de conclure qu’il n’y aurait pas assez de vent lisez en détail les études et modélisations sur le sujet.

    L’approche la moins coûteuse de l’énergie quelle que soit l’énergie est celle commune européenne (les énergéticiens britanniques le savent déjà car vous verrez que le Brexit de l’énergie n’existe pas dans les faits, les échanges d’énergie continueront et même s’amplifieront), çà n’exclue d’ailleurs pas plusieurs approches à la fois.

    Regardez de près en lisant leurs publications les objectifs, avancées et comment travaillent en commun depuis plusieurs années en Europe Enstoe (réseaux électriques) et Entsog (réseaux gaz et a terme réseaux décarbonés hydrogène et diverses sources de biométhane, syngas etc) + Euroheat (réseaux de chaleur et froid) HeatStore (stockage de chaleur en Europe) + toutes les approches d’utilisation des ressources perdues (chaleur et froid) + efficacité énergétique + la multitude de programmes européens sur l’autonomie des villes, quartiers, bâtiments, énergie dans l’industrie, les transports etc – çà va vous faire beaucoup de lecture mais vous comprendrez mieux que :

    – notre approche de l’énergie “centralisée” est inadaptée et source de pertes, de manque de résilience, de surcoûts etc
    – on a beaucoup trop gaspillé avec ces approche de marchands d’énergie qui voulaient accroître leurs parts et positions de monopole jusqu’à ce que l’évolution technologique les oblige à s’adapter à d’autres approches plus appropriées
    – on hérite souvent d’un vieux système donc çà prend du temps à optimiser (prenez l’exemple de l’Ukraine et d’ex-pays de l’Europe de l’Est qui étaient organisés y compris au plan énergétique au service de l’ex-Urss mais qui nous coûtent cher notamment via la BEI à réorganiser)
    – on dispose de potentiels très importants et plus qu’amplement suffisants
    – En Grande Bretagne et plus encore en France, études scientifiques à l’appui, un bâtiment produit plus de 3 fois l’énergie qu’il consomme l’année. Nous savons capter cette énergie photovoltaïque et thermique, la partager (réseaux de chaleur et froid, réseaux locaux) et la stocker (anciennes batterie auto, batteries de flux, forages, matériaux à changement de phase etc on connaît plus de 300 types de stockage dont plus de 100 a rendement élevé et déjà compétitifs ou autrement sous peu) y compris en stockage inter-saisonnier et y compris au Nord de l’Europe ou ailleurs comme au Canada depuis plus d’une décennie (Drake Landing etc)
    – à ce titre vous avez de plus en plus de solutions et de quartiers, communes, bâtiments, entreprises etc à énergie positive et j’en publie régulièrement pour votre information

    Tous ces sites en Europe via des programmes et projets sont amenés à se démultiplier suite aux retours d’expérience des entreprises impliquées qui diffusent ces savoir-faire et technologies européennes, regardez le nombre de projets où tous les pays sont impliqués.

    Cà concerne beaucoup d’innovations, de brevets, d’entreprises, d’emplois, de technologies à l’export donc de retombées. C’est à terme bien plus vaste que le secteur nucléaire français dont la technologie nous échappe.

    Vous avec donc en amont une énergie peu chère éolienne et solaire et en aval et en complémentaire les intégrations des énergies renouvelables au plan local. On peut même faire beaucoup mieux en terme d’intégration si le secteur du bâtiment veut bien sen donner la peine comme on le voit dans le monde mais pas encore assez en France où nos façons de faire des toits qui sont abîmés lors de tempêtes et pour lesquels on trouve de moins en moins de couvreurs datent de plusieurs siècles sans évolutions majeures.

    Ces 2 approches multiples en amont comme en aval vont se rapprocher comme une tenaille et j’espère qu’à ce moment là vous comprendrez comment on fonctionne.

    C’est beaucoup plus efficace et rapide à terme à déployer quand les conditions légales sont réunies que d’agir par le biais d’un seul monopole centralisé qui n’arrive pas à faire face à l’ensemble des approches énergétiques désormais à disposition et d’autres qui arrivent.

    Vous pouvez donc aisément anticiper, tout comme les opérateurs le font, que de plus en plus d’entreprises vont vouloir quitter le réseau qui est coûteux en même temps que des échanges locaux ou que l’autonomie se développe. Vous pouvez analyser l’évolution dans ce sens au plan mondial et la France n’y échappe pas. Regardez les graphiques de hausse de la seule auto-consommation par exemple.

    De plus parcourez le potentiel des différentes sources non intermittentes

    J’ai déjà évoqué pour Bertrand Cassoret toute une liste de solutions étudiées par chaque organisme et opérateurs concernés

    A titre indicatif, consommation électrique en France environ 450 TWh et efficacité énergétique en retard comparée à l’Allemagne, le Danemark etc donc potentiel de progrès non négligeable

    – Power to heat : (gisement de chaleur fatale industrielle actuellement disponible à plus de 100°C, dont 2,27 TWhth/an récupérable à haute température (entre 200 et 350°C) pour produire de la vapeur :

    51 TWhth/an

    – Gazéification hydrothermale (égouts/canalisations) rendement de 60 à + de 70% selon catalyseurs et 90% avec cogénération etc avec en plus récupération phosphore, phosphate etc importés donc coûteux et qui vont manquer :

    138 TWh : potentiel par an à moins de 50 euros le MWh soit plus d’1/3 des importations de gaz en plus d’une eau bien plus propre que celle actuellement rejetée dans les rivières et sans les déchets parfois à risques épandus ou mis en décharges.

    – Réseaux de chaleur 4 et 5e Génération : on n’a que 5% de bâtiments connectés, on pourrait passer assez rapidement à plus de 50% des bâtiments avec une part élevée de solaire haute et moyenne température (CSP, tubes, plan etc) qui peut être supérieure à 50% avec toutes les formes de stockage inter-saisonnier et plus disponibles (forages, réservoirs, aquifères etc)

    La production totale de chaleur livrée par les 781 réseaux de chaleur en France a atteint 25,4 TWh en 2018 soit seulement environ 3,3% de la consommation française de chaleur

    254 TWh serait l’énergie produite en passant à 50% de bâtiments connectés, soit pourtant moins que bien d’autres pays (Scandinavie etc). Les Cop (coef. de performance) sont en moyenne de 4 à 7 et vont encore bien au delà avec le solaire thermique qui à lui seul peut avoir des Cop de 80. Donc bien mieux que le système de pompes à chaleur (Cop de moins de 3 en moyenne en pratique dans les tests réalisés chez les habitants) ou les convecteurs grilles-pain pilotables ou pas et sans surchauffer les rues l’été lors de la climatisation. Le tarif des réseaux de chaleur est au plus bas entre 20 et 30 euros le MWh au Nord de l’Europe. En France on est au dessus mais on a d’importantes marges de baisses avec une politique et programmation adéquate alors qu’actuellement c’est un peu l’anarchie avec des communes qui ne connaissent pas bien ces technologies ni les aides européennes etc. De plus beaucoup d’immeubles en France comme en Europe ont un chauffage central approprié et sinon les transformer n’est pas un problème majeur ni très coûteux et la durabilité est très supérieure aux pompes à chaleur, qui de plus sont majoritairement importées et encore très émissives.

    – Pyrogazéification :

    180 TWh/an : production de méthane à partir de matières organiques, bois sans valeur ou à risques d’incendie l’été, ou déchets conditionnés, soit 40% de la production.

    – Power to gas :

    140 TWh production de méthane par électrolyse de l’eau et mieux encore avec l’évolution des catalyseurs, soit 30% de la production

    – Biogaz

    140 TWh et environ 40% de potentiel en plus (196 TWh) avec l’électro-méthanogénèse (conversion du C02 autrement perdu de la filière biogaz en méthane)

    – immeubles à énergie positive (obligatoires en neuf et rénovation dès le 1er janvier 2021). C’est l’une des meilleures approches de l’énergie décentralisée et locale. Ils permettent entre autres des charges durablement ridiculement faibles pour des personnes cherchant à se loger dans des villes plutôt que de migrer à des heures de leur travail etc avec les phénomènes d’embouteillages et contraintes coûteux et de gilets jaunes que l’on a pu constater.

    On peut encore continuer la liste avec toute une série de technologies individuelles, locales, régionales etc. qui s’appliquent à l’énergie, aux bâtiments, transports, mobilité etc.

    On a bien plus de potentiels renouvelables que le Danemark ou l’Allemagne (France 2e régime de vents, solaire, biogaz, biomasse, géothermie etc) et pourtant avec essentiellement l’éolien le Danemark progresse plus vite que nous.

    C’est tout l’intérêt des renouvelables d’avoir une approche à la fois globale via les réseaux européens Entsoe, Entsog (gaz et à terme syngaz, hydrogène, biométhane etc), Euroheat, HeatSoree, Respond (gestion optimale offre demande du réseau) etc et non seulement français puisque l’on a toujours échangé avec nos voisins pour des questions de meilleure efficacité et coûts plus réduits et on achète aux prix de marché européens les plus bas. Les technologies renouvelables et leurs approches sont multiples (plus d’une centaine) donc il faut bien appréhender l’ensemble du sujet et potentiels.

    Voilà, vous avez dû sûrement trouver mon texte trop long mais une simple étude sur le mix global européen fait plus de 100 pages alors ce n’est qu’un bref aperçu de ce que l’on fait car le sujet est très vaste.

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  • @energie+
    Votre texte est en effet trop long ce qui est caractéristique des discours sectaires. De plus le ton est méprisant : quel est votre pedigree pour vouloir donner des leçons ? Très modestement je lis beaucoup de revues scientifiques sérieuses, j’échange avec des énergéticiens de tous bords et j’ai exercé dans la production d’énergie pendant plusieurs décennies. J’ai eu aussi le loisir de rencontrer de doux illuminés comme il y en a tant à l’ADEME et à Negawatt, qui ont certes reçu (pour certains) une formation scientifique, mais se cramponnent à leurs ordinateurs et à leurs modèles numériques, pour s’efforcer de « démontrer » comme vous que l’avenir est aux énergies du vent et du soleil ; mais en se plantant lamentablement sur les données d’entrées ou en faisant des hypothèses pour le moins optimistes sur des paramètres clefs comme le rendement des process … quand ce n’est pas en occultant totalement certains aspects du problème comme le maintien de la stabilité du réseau à chaque instant (et non pas en moyenne horaire).
    Bref, sortez à votre tour de votre sphère universitaire et de vos discours de science fiction. Regardez la réalité industrielle et même sociétale : croyez-vous que nos concitoyens sont prêts à se laisser envahir par des machines fonctionnant à l’énergie du vent et du soleil, et par des usines à gaz sensées pallier leur fonctionnement aléatoire ?
    Pour en finir sur la forme, vos éoliennes en bois m’ont bien fait rire : croyez vous qu’elles sont utilisables pour des machines aussi haute que la tour Eiffel nécessaires pour produire (de manière intermittente évidemment) quelques 12 GW de puissance électrique ?

    Quant au fond, je ne ferai que quelques remarques :
    Vous dénigrez le nucléaire car il « s’est trouvé que par hasard le nucléaire était peu émissif, mais il n’a pas été installé dans ce but à l’époque » : certes, mais en quoi serait-ce un défaut ??? Je vous rappelle que la raison initiale de ce choix était liée à l’indépendance énergétique du pays, que ce choix est plus que jamais pertinent (cf. crise sanitaire actuelle), et que les énergies du vent et du soleil sont d’abord importées, de Chine notamment.
    Vous en parlez comme d’une « ancienne technologie » et faites référence à la « ligne Maginot », ce qui me permet de présumer que vous ne connaissez strictement rien à une filière qui est au contraire à la pointe des innovations technologiques ; quant à l’argument de la ligne Maginot, il n’est pas révélateur d’un esprit scientifique ouvert…
    Vous affirmez de manière péremptoire que « l’approche centralisée est inadaptée », en opposition avec tout ce qu’on apprend à l’école sur l’optimum d’un système complexe. De plus elle permet de gérer la solidarité entre territoires et la péréquation tarifaire. Enfin, cette affirmation démontre que vous avez une vague idée de l’emplacement des sites de production, largement répartis sur notre territoire. Encore un argument théorique (faux de surcroît), qui évite de rentrer dans la réalité physique et technologique qu’il est peu probable que vous maîtrisez, à l’exception de concepts généraux et fumeux.
    Exemple typique : vous affirmez à propos de l’intermittence du vent et du soleil que «n’est non seulement plus un problème mais des opportunités multiples avec de nouveaux intervenants spécialisés dans le domaine. » Drôle de façon de contourner l’un des défauts rédhibitoires des nouvelles technologies dites Vertes (qui entre parenthèses ne le sont pas vraiment si on rentre dans les détails… ce que vous évitez soigneusement de faire). J’aimerais simplement que vous m’expliquiez comment il serait possible de pallier l’absence de vent pendant plusieurs jours et de compenser les différences de consommation entre saisons ? En évitant de citer les batteries ou même les STEPS, dont le principe même est inadapté au problème de plusieurs décades… L’ADEME a imaginé un procédé chimique (power to gaz) basé sur du méthane, avant de faire marche arrière suite à des remarques concrètes. Ce qui n’empêche pas cette Agence de continuer de clamer qu’on peut se passer du nucléaire (pourquoi cette obstination ?) et qu’on doit utiliser des énergies intermittentes, à condition d’adapter notre consommation à leur production !
    Cher monsieur, la production d’énergie est une science, pas une religion. Dans ce domaine il faut examiner tous les aspects du problème : le coût bien entendu, mais aussi l’indépendance du pays, la protection du climat, et l’acceptabilité sociale des solutions déployées. Sans exclure a priori aucune solution, en tenant compte des réalités géographiques (la France n’est pas la Norvège), techniques (on ne sait pas stocker à grand échelle), politiques (on ne peut dépendre à 100 % de la Chine), en fuyant le dogme (l’énergie du vent et du soleil n’est pas gratuite) et les fake-news (le nucléaire est de très loin l’énergie qui a fait le moins de victimes dans le monde).
    Et, comme dit précédemment, en évitant de se prendre pour le Messie quand on n’a à l’évidence aucune expérience pratique de ce dont on parle.

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  • > > La France n’est pas indépendante de 50% à 55% du point de vue énergétique (selon les années) comme veut le faire croire depuis des décennies la propagande gouvernementale.

    Bien que les stocks d’uranium donnent au pays une réserve de plus longue durée que les stocks de pétrole ou de gaz, il n’en demeure pas moins que l’uranium utilisé dans les réacteurs nucléaires est importé en totalité depuis 2001, date de fermeture de la dernière mine à Jouac. En 1990, la production se limitait déjà au tiers des besoins, pour décliner rapidement les années suivantes.

    En réalité seulement 12 % de l’énergie primaire est produite en France : les énergies renouvelables et une pincée de pétrole.

    Alors que l’uranium compte pour 42% dans l’énergie primaire (en 2019), les deux tiers de cette énergie nucléaire est rejetée dans l’air et dans l’eau, notamment celle des fleuves qu’elle réchauffe.

    Pour les éoliennes, le bilan énergétique est tellement favorable que l’énergie dépensée pour son cycle de vie complet, de l’extraction des matériaux qui la composent à son recyclage partiel ou total, est “remboursée” en quelques mois. L’ordre de grandeur est à peu près le même pour le bilan carbone.

    Concernant les panneaux photovoltaïques, une étude déjà ancienne (2006) de l’Agence internationale de l’énergie (26 pays) montre que l’énergie dépensée pour leur cycle de vie complet était “remboursée” (avec la technologie de l’époque) en 2,9 ans à Paris – 2,6 ans à Lyon – 1,9 ans à Marseille – 3,0 ans à Copenhague – 2,9 ans à Oslo et à Stockholm – 3,0 ans à Berlin – 3,1 ans à Dublin – 3,2 ans à Londres – 1,9 ans à Rome – 1,8 ans à Lisbonne – 1,8 ans à Madrid.

    Depuis, les rendements des panneaux ont fortement augmenté alors que beaucoup moins de matériaux et d’énergie sont utilisés pour les produire. De même pour le contenu carbone, qui est un critère de sélection lors des appels d’offres de la CRE.

    Répondre
  • > > > En 2019, le facteur de charge annuel de l’éolien a été de 24,6%. Pour l’hiver météorologique, de décembre 2018 à février 2019, il a été de 28,8%. Pendant ce dernier hiver, seulement dix jours (sur 90) ont eu un facteur de charge inférieur à 10% (de 4,3 à 9,9) et ce n’étaient pas les jours les plus froids. Pour dix autres jours, le f.c. a été compris entre 60% et 78%,

    A deux occasions seulement sur tout l’hiver, le vent a été faible trois jours de suite, avec un facteur de charge moyen de 6,8% et de 5,5%. Les “longues périodes sans vent” n’existent pas.

    Le jour le plus froid de l’hiver 2018-2019, le facteur de charge éolien a été de 27,1%. Pour les trente jours les plus froid de l’hiver, le f.c. a varié de 5,4% à 40,9%. On voit qu’il n’y a aucune corrélation entre la température et le facteur de charge de l’éolien. Par contre, les journées très froides de l’hiver sont bien souvent les plus ensoleillées.

    Pendant l’hiver 2019-2020, le facteur de charge de l’éolien a été encore meilleur et il n’y a eu que deux jours consécutifs avec peu de vent.

    Répondre
  • En ce qui concerne le stockage de l’hydrogène, la valeur indiquée de 84.800 TWh est un potentiel tout théorique (je connais bien cette étude). Dans la pratique, il faudra sans doute diviser par cent et attendre 2050 ou plus. De toute façon, les cavités salines potentielles se trouvent surtout en Allemagne et sous la mer du Nord, encore faut-il les creuser et en extraire la saumure. En France, les sites éventuels sont bien peu nombreux.

    De toute façon, le rendement global du “Power-to-Gas-to-Power” (PtGtP) est très médiocre, de l’ordre de 23%, comme l’indique l’Ademe. Pour restituer un MWh d’électricité, il faut en avoir puisé 4,35 quelques jours ou semaines auparavant.

    A moins d’être un producteur de fromage perdu dans les alpages (hors réseau de toute façon), aucune entreprise ne quittera le réseau car aucune ne peut être autonome chaque jour de l’année. Même un agriculteur disposant de 100 kWc de panneaux photovoltaïques sur ses hangars (500 m2) ne peut se passer du réseau pour son exploitation.

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  • @Gibus
    Essayez de répondre simplement aux questions suivantes :
    – pourquoi le solaire PV et l’éolien sont toujours largement subventionnés et ne pourraient survivre sans aides ?
    – comment garantir la fourniture d’électricité partout et à chaque instant avec ces énergies aléatoires, et notamment à la pointe d’hiver de 19h quand un anticyclone nous prive de vent pendant plusieurs jours d’affilée ?
    – que ferions nous, les français, si les chinois ne nous fournissaient plus de panneaux solaires ni des matériaux indispensables aux éoliennes comme les terres rares ?

    … et vous comprendrez pourquoi le nucléaire dont 80 % de la valeur économique est produite en France, qui est fiable (pilotable) et très bon marché, est incontournable.

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  • > > > > Chacun sait que l’Agence internationale de l’énergie (IEA) ne manque pas “de doux illuminés” qui “se cramponnent à leurs ordinateurs … pour démontrer que l’avenir est aux énergies du vent et du soleil”.

    Ainsi, après avoir très longtemps sous-estimé ces énergies renouvelables, l’IEA estime maintenant qu’à eux-seuls, l’éolien et le solaire photovoltaïque pourraient produire plus de 27% ou plus de 45% de l’électricité mondiale en 2040 (selon le scénario) contre seulement 9% à 11% pour le nucléaire.

    Mais pensez à ces véritables “illuminés” qui, en 1975, nous annonçaient que la capacité nucléaire mondiale serait de 3.600 à 5.300 GW en l’an 2000 (351 GW en vrai) et que, cette même année, le nucléaire produirait environ la moitié de l’électricité mondiale (15,9% en vrai). Ceux-ci sont de l’agence atomique (IAEA).

    Comme déjà dit auparavant, aussi bien l’éolien que le solaire ne menacent pas la stabilité du réseau électrique. Les technologies ont beaucoup évolué depuis dix ans. Aussi bien les parcs éoliens que les parcs photovoltaïques récents peuvent participer à la régulation du réseau en fréquence et en tension. En Allemagne, depuis plusieurs années, toute installation photovoltaïque (y compris sur le toit d’une maison) est tenue de respecter certaines contraintes pour ne pas perturber le réseau.

    L’exemple le plus probant est celui de l’Irlande qui peut accepter jusqu’à 65% d’électricité éolienne à chaque instant.

    Les éoliennes présentes en France sont fabriquées par des entreprises européennes ou françaises, en Europe et en partie en France. Trouver une éolienne chinoise en Europe doit être bien difficile.

    Les panneaux solaires ne sont pas tous fabriqués en Chine, même ceux à bas prix. D’autre part, de nombreux fabricants chinois se fournissent en silicium métallurgique de qualité solaire auprès de pays européens comme la Norvège. Le lingot de silicium représente sans doute la plus grande partie de l’énergie consommée pour produire des cellules et panneaux photovoltaïques.

    Une contribution précédente a montré, en détail, que ” l’absence de vent pendant plusieurs jours ” n’existe pas. En particulier en hiver où le facteur de charge de l’éolien est très rarement inférieur à 10%. Selon les hivers, ce f.c. est deux à dix fois plus souvent au dessus de 40% qu’en dessous de 10%.

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  • > > > > > – Pourquoi l’électricité provenant (peut-être) de l’EPR sera-t-elle largement subventionnée puisque son coût de production (futur) est estimé à 120 €/MWh en France et garanti à un tarif identique en Grande-Bretagne ?

    Pour l’électricité des réacteurs nucléaires actuels en France, la Cour des comptes estime leur coût de production réel à 60 €/MWh pour 2013, sans doute 63 €/MWh en 2020. Pas étonnant que depuis des années EDF demande une forte revalorisation des tarifs de l’électricité, car vendre à perte ne fait qu’augmenter la dette.

    Le coût réel du MWh nucléaire actuel, c’est à peu près le tarif d’achat de l’éolien terrestre lors des derniers appels d’offres. C’est plus cher que celui des centrales photovoltaïques au sol des derniers appels d’offres (55 €/MWh). C’est plus cher que celui du dernier appel d’offres éolien en mer (Dunkerque) à 44 €/MWh, pour lequel les offres allaient de 44 à 61 €/MWh.

    Les subventions ont été nécessaires pour permettre aux énergies renouvelables de se développer et sont en diminution pour chaque nouveau MWh. En leur temps, le charbon et le nucléaire ont été subventionnés, de façon peu visible mais effective. Qui s’en préoccupait à l’époque et qui connaissait le sujet ?

    – Que feraient les français sans “terres rares” dans leurs téléphones portables, disques durs … (très souvent chinois) ? Terres rares (mal nommées) utilisées aussi dans la fabrication du verre et des céramiques, dans les catalyseurs (pots catalytiques, craquage du pétrole), …. et dans le domaine militaire (aviation, missiles …). Le néodyme par exemple est six fois plus abondant que l’uranium dans la croûte terrestre.

    Les éoliennes terrestres utilisent très rarement des “terres rares”. Une étude de l’Ademe indique 3% pour la France. Pour les éoliennes en mer, où ces minéraux sont utilisés, deux solutions techniques sont en test au niveau pré-industriel pour s’en passer.

    Si la Chine a acquis une situation de quasi-monopole sur la production de ces minerais, cela vient du “dumping” économique, social et environnemental qu’elle a pratiqué depuis vingt ans ans. Ce qui a conduits des producteurs “occidentaux” à la faillite. Mais les choses sont en train de changer.

    Pour la fabrication de cellules et panneaux photovoltaïques, les choses sont aussi en train de changer. Avec la robotisation et l’avance technologique de l’hétérojonction, l’Europe se prépare à être de nouveau compétitive sur tous les maillons de la chaîne. Et les salaires chinois ont augmenté.

    La Norvège est le second producteur mondial de silicium, la France le cinquième, l’Allemagne le huitième. L’Allemagne est aussi le premier fournisseur mondial d’équipements utilisés dans l’industrie solaire.

    Une entreprise norvégienne prévoit de construire une usine en France pour produire plusieurs millions de panneaux PV par an.

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  • @ Studer

    Si un texte long est, d’après vous, caractéristique de sectarisme, vous ne devez pas avoir réellement lu/analysé beaucoup de livres, études et rapports et je comprends mieux pourquoi vous ne lisez manifestement pas ce que l’on vous écrit puisque vous reposez les mêmes questions sans comprendre les réponses que l’on vous fait et comme je le supposais – et ce n’est pas du mépris – vous n’approfondissez pas ces sujets.

    Je ne vous méprisais pas puisque j’ai pris la peine de vous répondre de manière la plus détaillée possible.

    Vous auriez dû connaître la plupart des études et données que j’ai cité et dont j’ai fait exprès de diversifier les sources et approches pour tenter de vous démontrer que quel quel soit le secteur c’est une vision très partagée. Vos questions ne concernent en effet pas tel ou tel point mais des aspects auxquels il a été maintes fois répondu en détail depuis une quinzaine d’années.

    Vous dites que vous abordez “très modestement” ces sujets mais que l’Allemagne est “totalement stupide”, que vous avez croisé beaucoup de scientifiques déconnectés et illuminés etc. Citez les car c’est grave s’il y a autant d’abrutis.

    Regardez la part de scientifiques qui font vraiment de la recherche fondamentale en énergie et ceux qui travaillent régulièrement avec l’industrie et qui sont là pour résoudre les problèmes de l’industrie. Vous ne connaissez pas bien le secteur c’est le moins que je puisse dire en lisant les mélanges, confusions et incohérences que vous écrivez.

    Votre approche est en effet “très modeste ? ouverte ? et respectueuse des autres ?”… chapeau bas lol !

    Vos décennies dans la production confirment que vous n’avez pas d’approche de pointe dans le domaine des renouvelables donc l’essor n’a pas des décennies. Vos mélanges de sources d’études concernées démontrent que vous ne faîtes pas assez la distinction des sources et moyens des études et modélisations.

    Une étude récente de Princeton sur le mix américain par exemple c’est 345 pages

    Plutôt que de réagir de manière épidermique comme sur les réseaux sociaux, prenez le temps de lire avant ce que l’on écrit. Sinon aucun intérêt d’échanger et d’avoir à recommencer chaque fois, je n’ai pas le temps.

    Ayant déjà en grande partie répondu aux questions (si si lisez bien mes réponses et celles de Gibus) que vous reposez plusieurs fois sans même visiblement avoir compris les réponses (ou bien vous le faîtes exprès) , je n’y reviens pas.

    Je vous mets seulement un lien d’un article du CEA qui ne fait dire ce que j’essayais de vous expliquer et qui au plan européen dans le cadre de programmes pour lesquels je travaille est une approche similaire. Peut être que vous comprendrez mieux présenté par le CEA :

    https://www.cea.fr/Pages/actualites/energies/interconnecter-reseaux-energie.aspx

    Pour les questions de réseaux électriques je n’avais pas répondu mais vous avez des vidéos Youtube sur le sujet de la part d’opérateurs et plus car les remarques que vous faites sur le sujet sont abordées au niveau des formations en énergie.

    Le bois notamment dans l’éolien vous fait rire mais vous n’avez pas précisé pourquoi. Je vous invite donc à mieux étudier le secteurs des matériaux avancés, leur résistance, usages etc. et le potentiel notamment en stockage carbone et dans le bâtiment au plan mondial. Je crois que vous passez à côté de quelque chose.

    Je me permets aussi de vous rassurer, je suis de près les évolutions dans le plus possible de domaines de l’énergie dont le nucléaire et je vais peut être même vous surprendre mais aussi dans le charbon qui trouve des applications utiles par exemple dans le secteurs des batteries etc.

    Une autre étude du MIT est sortie récemment sur le mix américain préconisant les renouvelables plutôt que le nucléaire. Les Etats-Unis visent la neutralité carbone en 2050.

    Elle conclue un peu comme j’essayais de vous le dire concernant l’Europe où nous trouvons comme pour la plupart des autres régions du monde des points communs :

    “La demande d’électricité aux États-Unis peut être satisfaite grâce aux technologies zéro carbone actuellement disponibles”

    “La coordination interrégionale et l’optimisation de la transmission réduisent considérablement les coûts”.

    “Le nucléaire, s’il est disponible, joue un rôle moins important que les énergies renouvelables dans les projections de coûts centraux”.

    Accessoirement ce qui est propre aux Etats-Unis “la décarbonisation planifiée au niveau national est plus efficace que les approches étatiques ou régionales”

    Je sais que d’après votre “très modeste approche” et vos décennies d’expériences dans la production” ce sont des illuminés qui font plein d’erreurs et ne connaissent pas les rendements de même que leur informatique dans les nombreuses modélisations aux MIT, à Stanford, Caltech, Princeton etc et entre autres dans la plupart des autres organismes, opérateurs, intervenants en Europe, en plus de la “très stupide Allemagne” (entre autres Espagne Italie, Irlande, Ecosse, Autriche, Suisse, Belgique etc) mais je mets quand même le lien dans le post ci-après car je constate que nos grands groupes ont du mal à suivre la compétition et la course avec cette bande “d’illuminés” dont je constate depuis quelques temps qu’ils sont dopés notamment par l’élection de J. Biden et plus globalement par les changements de hiérarchie dans le classement des différents groupes mondiaux de l’énergie

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  • (Suite) “The Value of Inter-Regional Coordination and Transmission in Decarbonizing the US Electricity System”

    Comme le lien de l’article du CEA j’évoquais pour répondre notamment en complément des aspects intermittence, stockages etc, au plan européen, la coopération Entsoe, Entsog, Euroheat, HeatStore, Respond etc.

    Les Etats-Unis font les mêmes constats et bien d’autres pays et des responsables du Royaume-Uni ont fait aujourd’hui des déclarations sur la base des renouvelables et qui vont dans le sens contraire d’un Brexit de l’énergie !

    https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2542435120305572?dgcid=author

    .

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  • Beaucoup de bla-bla de la part de Energie+ et Gibus. En tout cas, en Allemagne, dès que le vent fléchit, la production éolienne s’effondre et le mix devient très fortement carboné, autour de 500 g le KWh, dû la compensation par le thermique fossile, charbon et gaz. Energie+ annonçait il y a trois ans que l’Allemagne allait se doter de stockage massif dès 2019 au point de cesser d’utiliser le charbon. On voit ce qu’il en est de toutes ces prospectives. Le contenu carbone de l’électricité a d’ailleurs très peu évolué à la baisse avec le développement des ENR variables en Allemagne comme en France pour des investissements en centaines de milliards d’euros dans chacun de ces pays. Et le coût de l’électricité TTC pour le consommateur n’a pas cessé d’augmenter fortement partout, malgré cette fuite en avant (vers les enr i).

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  • Mais alors, combien de gCO2/kWh lorsque le vent souffle et/ou que le soleil brille en Allemagne ? L’information n’est pas complète (cerise).

    Comment fera l’Allemagne pour produire tant et tant de CO2 lorsque toutes les centrales à charbon/lignite auront été fermées ? Déjà 4.788 MW de capacité ont été retirés du marché le 1er janvier 2021, suite à appel d’offres. Encore des subventions aux fossiles … pour qu’ils arrêtent de produire.

    Depuis la loi de février 2002 sur la sortie du nucléaire en Allemagne (bien avant Fukushima), précédée par une autre loi sur les énergies renouvelables, le contenu en CO2eq de l’électricité allemande a bien diminué.
    Selon Umweltbundesamt c’était :
    – 644 g/kWh en 2000
    – 610 g/kWh en 2005
    – 555 g/kWh en 2010
    – 527 g/kWh en 2015
    – 401 g/kWh en 2019.

    Cela nous fait 28% de moins en neuf ans, malgré l’arrêt de nombreux réacteurs nucléaires.

    Maintenant, certains ne veulent pas voir l’évolution en cours à travers le monde. L’Allemagne va effectivement cesser d’utiliser le charbon, en 2038 ou en 2035. La production d’électricité éolienne + solaire pourrait dépasser celle du nucléaire vers 2023 dans le monde.
    Le solaire PV seul dépasserait le nucléaire avant 2028 et l’éolien seul avant 2026.

    Les investissement unitaires – euros par MW de capacité – ont beaucoup diminué depuis dix ans. Aussi bien pour l’éolien que pour le photovoltaïque, on trouve de nouvelles constructions sans aucune subvention, en mer du Nord, en Espagne, au Portugal, en Grande-Bretagne, en Belgique, en Allemagne … Certains projets sont accompagnés de stockage, de quatre heures le plus souvent.
    Par exemple, cela permettra de vendre de l’électricité solaire au prix fort, sur le marché de gros, à l’heure de pointe en hiver, une fois la nuit venue.

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  • @ Dan

    Mieux vaut un long blabla reposant sur des bases et références exactes, qu’un court blabla comme vous le faîtes reposant sur des données erronées !

    En outre je n’ai jamais prétendu que l’Allemagne allait se passer du charbon dès 2019 mais elle prend de l’avance dans le stockage notamment de type massif avec leurs retombées économiques favorables au plan mondial.

    En plus des réponses que vous a apporté Gibus sur la réduction des émissions de CO2 de l’Allemagne et des liens que je mettais du MIT, du CEA et par ailleurs de plusieurs références d’études connues que vous pouvez aisément retrouver que je citais et dont je suppose qu’elles sont toute également du blabla, je vous résume une étude blabla concernant les prix et le stockage intégrant des modélisations sur 315 scenarii de coûts pour des mix 100% renouvelables en France :

    “Sur la base des modélisations d’EOLES d’optimisation des investissements et de la distribution des énergies renouvelables et des technologies de stockage, répondant à la demande horaire en France pendant 18 années météorologiques” :

    l’analyse de sensibilité avec 315 scénarios de coûts en faisant varier simultanément le coût du PV (de –50% à + 50%), de l’éolien (–25% à + 25%), des batteries (–50% à + 50%) et power-to-gas (–50% à + 50%) démontre que le coût nivelé du système de l’électricité, y compris la production et le stockage, varie de 36,5 € à 65,5 € / MWhe, avec une valeur moyenne de 50 € / MWhe.

    Cette valeur moyenne est basée sur l’hypothèse que le mix énergétique est optimisé après l’arrivée des informations sur les coûts technologiques.

    Si on suppose au contraire que tous les investissements doivent avoir lieu avant de connaître le scénario de coût réel, le coût moyen à l’échelle du système n’est que de 4% (2 € / MWhe) plus élevé et il est inférieur de 9% dans 95% des scénarios.

    Par conséquent, le “regret” est limité lorsque l’optimisation est basée sur des hypothèses de coût qui ne se concrétisent pas.

    Le principal message à retenir est donc que même si les technologies impliquées dans un système électrique entièrement renouvelable sont très différentes, elles sont substituables. Par exemple si les batteries sont plus chères que prévu, le mix optimal comprend moins de batteries et moins de PV, mais cela est compensé par une énergie éolienne supplémentaire, avec un impact très limité sur le coût à l’échelle du système.

    Enfin, le coût du stockage ne doit pas être surestimé: dans le scénario de coût de référence, le stockage (batteries, pompage hydraulique et méthanisation) ne représente que 14,5% du coût du système (contre 85,5% pour la production d’électricité)

    http://www.iaee.org/en/publications/ejarticle.aspx?id=3776

    .

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