Les investissements verts stagnent en France depuis 2013 - L'EnerGeek

Les investissements verts stagnent en France depuis 2013

energies-renouvelables

A l’heure où la lutte contre le changement climatique et la transition énergétique nécessitent de plus en plus de moyens, les investissements en faveur du climat n’avancent plus. Selon le groupe de réflexion I4CE émanant de la Caisse des Dépôts, l’ensemble des investissements verts matériels (hors recherche) auraient stagné en France depuis 2013.

Publiés le 7 décembre dernier dans le Panorama annuel des financements climat en France de l’Institute for Climate Economics (l4CE), les chiffres de l’investissement vert dans l’Hexagone depuis 2013 sont loin d’être encourageants. Après avoir augmenté de manière régulière jusqu’en 2013, pour atteindre 31,8 milliards d’euros, les investissements en faveur du climat se sont stabilisés en 2014 et en 2015 autour de 32 milliards d’euros.

Rappelons que ces investissements regroupent l’ensemble des dépenses qui permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, le nucléaire, la rénovation thermique des bâtiments, les infrastructures de transports durables, ou les secteurs non énergétiques (agriculture, forêts, etc.). Ils représentent actuellement près de 10% de l’ensemble des investissements matériels français mais s’avèrent toujours insuffisants pour financer le processus de transition énergétique engagé par le gouvernement français.

Lire aussi : Les investissements dans les énergies renouvelables diminuent selon l’AIE

« En 2014, année de référence de l’étude, si les ménages et les entreprises privés ont réalisé 59% des investissements, plus de la moitié des financements (55%) sont conduits par le secteur public (Etat, collectivités, fonds européens, banque publique d’investissement, etc.). Au regard de la tendance depuis 2013, il y a besoin d’une accélération importante », constate Hadrien Hainaut, chef de projet à I4CE, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale où il présentait le rapport. La feuille de route de la transition énergétique française prévoit notamment qu’il faudrait doubler les ressources publiques entre 2016 et 2023 pour atteindre les objectifs de la loi sur la transition énergétique.

Lire aussi : La Caisse des dépôts poursuit ses investissements dans l’éolien terrestre

Cette stagnation cache néanmoins « des évolutions contrastées entre les secteurs », nuance Hadrien Hainaut. Les investissements dans l’efficacité énergétique par exemple, ont fortement augmenté pour atteindre 14,1 milliards d’euros, alors qu’ils ont reculé dans les infrastructures de transports depuis 2013, passant de 11,6 à 9,5 milliards d’euros.

Crédits photo : Tafe SA Tonsley

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
mer 13 Avr 2016
La mise en avant des bénéfices économiques des énergies renouvelables est un argument de plus en plus utilisé par les pouvoirs publics et les organismes écologiques pour motiver la transition vers un modèle énergétique plus respectueux de l'environnement. Invité à…
sam 20 Mai 2017
En France, la fin du monopole d'EDF et de GDF a eu lieu en 2007. L'occasion pour les consommateurs de changer de fournisseur d'énergie et de faire jouer la concurrence. Mais le changement n'est pas toujours facile pour les foyers…
jeu 15 Sep 2016
Au mois de novembre, le Maroc organisera la 22ème conférence des Nations unies sur le climat. Se voulant exemplaire, le pays hôte a récemment confirmé son intention de développer l'énergie solaire. Pour y parvenir, le ministre de l'énergie, Abdelkader Amara, a notamment…
ven 16 Sep 2016
Le président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), Christian Adovelande, considère que 20 mille milliards de francs CFA seraient nécessaires pour répondre aux besoins énergétiques de la population d'Afrique de l’Ouest. En développant prioritairement les infrastructures de la…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *