La Commission de régulation de l’énergie (CRE), souvent surnommée le « gendarme du secteur », a annoncé une augmentation des tarifs qui va toucher beaucoup de foyers : une augmentation du « prix repère » du gaz de 15,4 %, qui prendra effet le 1er mai. Cette hausse des prix survient à la suite de perturbations énergétiques amplifiées par la guerre au Moyen-Orient et concerne environ les trois quarts des abonnés résidentiels au gaz, soit près de 7,5 millions de ménages, alerte le 20 Minutes.
Pourquoi cette hausse et ce que ça change
La CRE explique cette hausse par la volatilité des marchés du gaz, indiquant que les prix ont « ponctuellement doublé » sous l’effet des tensions géopolitiques. Pour les foyers dont l’abonnement est indexé sur le prix repère, la conséquence directe sera une augmentation moyenne de la facture de 6,19 € TTC pour le mois de mai.
La CRE a aussi voulu rassurer en rappelant que cette hausse intervient au printemps, période où le chauffage est moins nécessaire, ce qui devrait limiter la hausse sur la facture des ménages.
Le prix repère change chaque mois
Le prix de référence du gaz, réévalué tous les mois, passera de 139,12 € / MWh TTC en avril à 160,54 € / MWh TTC en mai. Cette variation repose sur une méthode de calcul précise. La part « approvisionnement » du prix repère est déterminée à partir des prix de marché moyens observés durant les deux mois précédents, soit février et mars 2026. Aux coûts d’approvisionnement s’ajoutent les taxes et les coûts d’acheminement, qui contribuent au prix final payé par le consommateur.
Les abonnés à prix fixe ne sont pas concernés
Tous les abonnés ne seront pas affectés de la même façon. Environ 27 % des ménages ont souscrit à une offre à contrats à prix fixes : ces contrats ne voient pas leur tarif bouger pendant la durée de l’engagement, offrant une protection contre les variations du marché. Le choix entre une offre à prix fixe et une offre indexée sur le prix repère devient donc déterminant pour se prémunir des futures variations de tarif.






