Le prix du gaz ne cesse d’augmenter et se répercute directement sur les factures des ménages. Dès avril, on attend une nouvelle hausse liée à la montée des coûts d’approvisionnement (en gros, le prix d’achat du gaz sur le marché). Cette situation inquiète ceux qui utilisent le gaz pour chauffer leur logement, cuisiner ou obtenir de l’eau chaude. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a ainsi affiché un prix repère plus élevé pour avril, ce qui influence les offres indexées et provoque des questions sur la gestion des dépenses énergétiques.
L’effet sur vos factures
Les consommateurs abonnés à des offres indexées sur ce prix repère verront leur facture augmenter dès le mois prochain. En effet, les tarifs suivent les prix de gros du marché, ce qui veut dire que même si vous n’êtes pas sur une offre strictement indexée, vos tarifs pourraient tout de même évoluer à la hausse. Par contre, ceux qui ont opté pour une offre à prix fixe bénéficieront d’un tarif stable jusqu’à l’échéance de leur contrat, évitant ainsi cette augmentation immédiate. Néanmoins, pour les foyers qui utilisent le gaz pour plusieurs usages domestiques – eau chaude, cuisine et chauffage – les dépenses devraient connaître une hausse notable dès avril.
La CRE joue un rôle central dans la fixation de ce prix repère. Cet indicateur (qui sert de référence pour fixer les tarifs des offres indexées) a été publié pour avril et présente une tendance à la hausse depuis plusieurs mois. Les consommateurs devront donc s’attendre à payer davantage pour leur consommation de gaz.
Les nouveaux tarifs en détail
En avril, le tarif moyen par kilowattheure (KWh) s’établira à 0,153 euro pour l’eau chaude et la cuisine, et à 0,124 euro pour le chauffage. À titre de comparaison, en mars, ces tarifs étaient respectivement de 0,121 euro et 0,150 euro, ce qui montre une fluctuation non négligeable. Même si le coût fixe de l’abonnement reste stable à 114,30 euros pour l’eau chaude et la cuisine et 277,43 euros pour le chauffage, la hausse du tarif au KWh se traduit par une augmentation générale des dépenses.
Concernant la répartition géographique, environ 95 % des consommateurs résidentiels sont desservis par GRDF. Les 5 % restants habitent des zones particulières, comme Strasbourg et Grenoble, où des Entreprises locales de distribution (ELD) gèrent l’approvisionnement en gaz. Dans ces zones ELD, les hausses peuvent varier en raison de variations régionales des prix.
Pour un foyer consommant 11 000 KWh par an pour le chauffage, la facture pourrait atteindre 146 euros en avril, contre seulement 101 euros un an auparavant. Cela représente une augmentation mensuelle de 45 euros par rapport à avril 2024.






