À partir du 1er mars 2026, les factures d’énergie de nombreux Français vont augmenter. La hausse touchera surtout les ménages chauffés au gaz, et beaucoup l’ont qualifiée de « mauvaise nouvelle ». Elle s’explique principalement par l’augmentation du prix repère fixé par l’État, ce qui risque de peser sur le budget de nombreux foyers français.
Qui est concerné par la hausse ?
Cette hausse du prix du gaz concernera trois quarts des ménages français, soit environ 75 % des foyers. Elle vise les consommateurs de gaz qui ont des contrats à prix variables. Les fournisseurs restent libres de répercuter cette hausse sur les factures des clients. L’effet global attendu se situe entre 4 % et 5 % suivant les usages, avec une répercussion directe sur la facture annuelle qui pourrait réduire le pouvoir d’achat d’environ soixante euros par an.
Que s’est-il passé jusqu’ici ?
La hausse intervient alors qu’une tendance à la baisse avait été observée depuis l’été 2025. La dernière hausse significative remontait à juillet 2025. En janvier 2026, les abonnements annuels avaient déjà augmenté de 13,10 €, première étape avant la hausse prévue en mars. Il est précisé que les consommateurs peuvent souscrire à des contrats à prix fixes avant cette date pour se prémunir contre la nouvelle augmentation.
Qui décide et qui informe ?
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) est l’organisme qui pilote la fixation du prix repère de vente de gaz (PRVG); elle a récemment modifié sa méthode de calcul. Des médias et plateformes comme RMC et Hello Watt relayent l’information et donnent des conseils aux consommateurs. Les fournisseurs de gaz, libres de suivre ou non l’évolution du PRVG, décideront de la façon dont ils répercuteront cette nouvelle politique tarifaire.
Comment se calcule la hausse
Les principales composantes du prix du gaz sont le prix de l’énergie (exprimé en kilowattheure (kWh)) et le montant de l’abonnement annuel. La consommation de référence est en moyenne de 11 000 kWh, la facture annuelle passant de 1 462 € à 1 521 € (soit une différence typique d’une soixantaine d’euros). Pour le chauffage, une hausse de 5,32 % du prix du kWh est prévue, faisant franchir le seuil symbolique des 10 centimes d’euro par kWh.
Que peuvent faire les consommateurs ?
Face à cette hausse, beaucoup envisagent de réduire leur consommation en baissant le chauffage ou en prenant des douches plus courtes. Certains préconisent de comparer les offres commerciales ou de changer de contrat, selon les conseils de plateformes comparatives comme Hello Watt. Des offres à prix fixes sont aussi proposées, souvent privilégiées pour éviter la hausse annoncée de 5 %. Sylvain Le Falher d’Hello Watt recommande vivement d’examiner ces options.






