Le prix du gaz naturel en France va repasser sous la barre symbolique des 0,10 € par kWh à partir du 1er février 2026, avec un tarif fixé à 0,09867 € par kWh pour le chauffage. Sur le papier, ça peut sembler une bouffée d’air pour les foyers après des années de hausse. Mais des augmentations attendues des coûts fixes et des frais d’acheminement dans l’année pourraient annuler cette réduction et maintenir des factures globales élevées.
Des baisses qui cachent des hausses
La situation des prix du gaz est loin d’être simple. Le coût de la « molécule de gaz » devrait baisser de 3,24 % par rapport au mois précédent, ce qui donne un peu d’oxygène. Mais cette baisse risque d’être vite compensée par d’autres hausses.
Depuis le 1er janvier 2026, les abonnements annuels ont augmenté. Par exemple, l’abonnement pour un foyer chauffé au gaz est passé de 330,80 € à 343,90 €, et celui des petits consommateurs (gaz pour la cuisson ou l’eau chaude) est passé de 134,14 € à 147,24 €. Ces hausses servent à couvrir les frais commerciaux des fournisseurs et les coûts liés à la filière biogaz, précise la Commission de régulation de l’énergie (CRE).
Les tarifs d’acheminement suivront aussi la tendance : une augmentation de coûts d’acheminement de 3,41 % est prévue à partir du 1er avril 2026, ce qui alourdira encore la note pour les ménages. Des ajustements des taxes et des contributions écologiques sont également susceptibles d’annuler les gains escomptés.
Ce que ça change pour les consommateurs
Sur le papier, la baisse du prix du kWh représente une baisse de leur facture théorique d’environ 36 € par an pour un ménage moyen consommant 11 200 kWh par an. C’est modeste, mais ça peut soulager temporairement certains budgets.
Les experts de Selectra (comparateur d’offres énergétiques) rappellent toutefois que cette économie risque d’être absorbée par la hausse des coûts fixes et des tarifs d’acheminement, ce qui laisse un sentiment mitigé chez les consommateurs.
Les petits consommateurs, qui utilisent le gaz surtout pour la cuisson ou l’eau chaude, verront le prix du kWh diminuer de 2,47 %, passant de 0,13249 € à 0,12926 €. Là encore, ces baisses ne compenseront probablement pas l’augmentation de leur abonnement annuel.






