En ce 1er janvier 2026, le paysage de l’énergie en France va connaître des changements importants. La fin du mécanisme de l’ARENH (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique), en place depuis 15 ans, marque une réforme électrique. Ce dispositif permettait de stabiliser les prix de l’électricité et de favoriser la concurrence sur le marché. Son abolition entraînera des conséquences directes sur votre facture d’électricité, un sujet qui mérite toute votre attention.
L’ARENH : ce que ça changeait pour les prix de l’électricité
L’ARENH obligeait EDF à vendre une partie de sa production nucléaire à bas prix à d’autres fournisseurs. Cela garantissait une certaine stabilité des tarifs pour les consommateurs et les ménages français ont largement bénéficié de cet accès à une électricité moins chère. Bercy (le ministère de l’Économie et des Finances) contribuait à cette stabilité grâce au dispositif.
Avec la fin de l’ARENH, EDF vendra désormais son électricité directement sur le marché, ce qui pourra provoquer des fluctuations des prix. Les fournisseurs qui profitaient de cet accès privilégié seront directement touchés par ce hausse des coûts. Les consommateurs verront la fin d’un prix fixe pour une partie de l’électricité nucléaire. Si cela peut inquiéter, Emmanuelle Wargon, présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), tient à rassurer en confiant à Franceinfo : « On ne va pas vers une explosion, ni des prix de l’électricité, ni des prix du gaz. On va, globalement, vers de la stabilité. »
Le VNU : un nouveau modèle économique
Le 1er janvier 2026 marquera l’entrée en vigueur du Versement nucléaire universel (VNU). Ce nouveau modèle permettra à EDF de vendre son électricité au prix du marché, assurant ainsi des revenus plus élevés pour financer des investissements dans le parc nucléaire.
Ce basculement crée toutefois des incertitudes sur les prix, qui pourraient être « très bas ou très hauts ». Pour protéger les consommateurs d’une flambée tarifaire, une taxation des bénéfices d’EDF au-delà d’un certain seuil a été prévue, afin de redistribuer une partie aux ménages et limiter la hausse des factures.
Bercy promet une stabilité des tarifs relative « au début de l’année » et indique que les trois quarts des ménages français, qui bénéficient des tarifs réglementés de vente (TRVE), ne seront que modérément affectés. Ces mesures concernent surtout des contrats comme l’offre bleue d’EDF. En revanche, les clients ayant souscrit des offres de marché pourraient voir leurs tarifs varier.
Ce que cela signifie pour les gros consommateurs et le marché de l’énergie
Les industriels, grands consommateurs d’énergie, risquent de ressentir plus fortement la fin de l’ARENH. Le ministère de l’Économie reconnaît la nécessité de travailler étroitement avec eux pour atténuer les effets négatifs. Pour beaucoup, la disparition d’un prix fixe préétabli pourrait être déstabilisante.
En parallèle, la révision des Certificats d’économies d’énergie (CEE) influencera aussi les tarifs, entraînant une légère hausse des factures d’électricité, mais aussi de gaz. Les fournisseurs prévoient de répercuter ces hausses, ce qui devrait générer une augmentation estimée à une cinquantaine d’euros en moyenne par an sur la facture de gaz.






