Pourquoi les salariés de l’électricité sont-ils en grève ?

La CGT appelle les salariés du secteur de l’électricité à la grève illimité à partir de ce mardi 2 septembre 2025.

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Pourquoi les salariés de l’électricité sont-ils en grève ? © L'EnerGeek

Ce mardi 2 septembre 2025, les salariés du secteur de l’électricité sont en grève à l’appel de la CGT. Plusieurs dossiers sont sur la table et les revendications sont nombreuses dans ce secteur ultra-stratégique.


Les salariés de l’électricité débrayent


La CGT Mines-Énergie appelle l’ensemble des salariés de l’électricité et du gaz à un mouvement de grève national à partir de ce mardi 2 septembre 2025. Selon le syndicat, plus de 220 piquets étaient déjà actifs dès la matinée. Cette grève, prévue pour durer 24 heures mais reconductible, n’est pas liée à la journée de mobilisation du 10 septembre prochain.


La colère des salariés de l’électricité s’explique d’abord par la stagnation des rémunérations. Selon les syndicats, trois échelons de la grille salariale sont toujours en dessous du SMIC, une situation jugée intenable. Les grévistes réclament donc des hausses de salaires d’au moins 9 %. Pour la CGT, ce décalage illustre la perte de reconnaissance d’un secteur pourtant stratégique et essentiel au fonctionnement du pays. Le syndicat estime que les salariés ont perdu 4 % de pouvoir d’achat entre 2021 et 2024. Dans le même temps, le recours croissant à l’intérim et à la sous-traitance accentue le sentiment de précarisation.


Des revendications sociales et politiques liées à l’énergie


Outre les salaires, la grève des salariés de l’électricité porte sur plusieurs revendications plus larges. La fédération réclame l’abrogation de la réforme des retraites qui a repoussé l’âge légal de départ à 64 ans. Pour le syndicat, les agents soumis à des astreintes et à des horaires atypiques sont particulièrement pénalisés par cette réforme. La CGT propose la création de nouveaux échelons d’ancienneté afin de compenser le report de l’âge de départ.


Les salariés demandent également une révision du régime fiscal appliqué aux factures. La TVA sur l’électricité et le gaz, relevée à 20 %, devrait selon eux revenir à 5,5 %. Derrière cette exigence se pose plus largement la question du marché régulé. Les syndicats plaident pour un retour à des tarifs publics, considérés comme garants du « juste prix ».


Le mouvement de ce mardi s’inscrit dans un calendrier plus large. La grève est annoncée comme reconductible jusqu’au 4 septembre 2025 et pourrait se prolonger les 10 et 18 septembre, dates choisies pour peser dans le débat sur le budget. Les salariés de l’électricité voient ainsi leur action comme le coup d’envoi de la rentrée sociale, une période traditionnellement propice aux mobilisations collectives. En revanche, ce mouvement n’a aucun impact sur le réseau, et donc sur les clients.

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