7 milliards en plus pour la transition énergétique 2024 - L'EnerGeek

Transition énergétique en France : 7 milliards de budget supplémentaire en 2024

Transition énergétique en France : 7 milliards de budget supplémentaire en 2024

Le 8 juillet dernier, Elisabeth Borne a annoncé un budget supplémentaire en 2024 pour assurer la transition énergétique de la France. L’état compte mobiliser 7 milliards d’euros pour renforcer sa stratégie sur plusieurs fronts. La Prime Rénov et le Fonds vert vont notamment bénéficier de cette rallonge budgétaire.

7 milliards d’euros de plus pour la transition énergétique de la France en 2024

“C’est un investissement inédit de l’état qui servira à financer les rénovations énergétiques, les transports en commun, les énergies renouvelables et la transition agricole.” En présentant cette nouvelle rallonge budgétaire, Elisabeth Borne n’a pas manqué de souligner que le gouvernement était dans une continuité. En effet, c’est la seconde fois en quelques mois que le gouvernement français revoit à la hausse son budget pour la transition énergétique de 2024. Auparavant, l’état comptait mobiliser 2 milliards d’euros pour consolider le Fonds vert. Mais Matignon a finalement décidé de porter les investissements à 7 milliards d’euros l’année prochaine.

Pourquoi une telle augmentation sur le budget 2024 à venir ? La première ministre a été très claire. Son ambition est de doubler le rythme de la réduction des émissions de gaz à effet de serre de la France. L’état doit tenir les objectifs affichés pour 2030. Or, la progression actuelle est encore en-deçà des objectifs. En effet, la France ambitionne de baisse ses émissions de 50% d’ici 2030 par rapport à l’année de référence 1990. Or en 2022, nous n’étions qu’à une baisse de 25% des émissions.

Comment mobiliser le budget supplémentaire de 7 milliards ?

Elisabeth Borne a elle-même fixé les grands axes de ces investissements supplémentaires. D’après elle, la transition énergétique de la France en 2024 doit se jouer sur la production des énergies renouvelables. Mais les chantiers en matière de mobilité durable et de transition agricole sont aussi en jeu. On peut donc imaginer que l’état va renforcer certains des dispositifs existants, à l’instar du Plan national de covoiturage, qui affiche déjà des résultats meilleurs qu’attendus.

Le gouvernement souhaite aussi consolider la dynamique entre état et collectivités locales. En effet, les territoires sont en première ligne de la politique de transition énergétique. Et le gouvernement souhaite poursuivre un travail en tandem avec des projets co-financés par l’état et les collectivités.

Priorité à la rénovation énergétique

L’un des principaux chantiers sera évidemment la rénovation énergétique. Il s’agit d’un des axes principaux définis par le gouvernement pour le pilotage de la transition énergétique de la France à partir de 2024. Or, c’est aussi l’un de ceux sur lesquels le retard est le plus flagrant. D’après l’Observatoire National de la Rénovation Energétique, 17 des logements en France sont des passoires énergétiques.

Donc si la France veut atteindre la neutralité carbone fixée pour 2050, elle doit impérativement rénover 370 000 logements chaque année d’ici à 2030, puis 700 000 entre 2030 et 2050. Un rythme loin d’être atteint à l’heure actuelle. Et le rapport de la commission d’enquête du Sénat sur la rénovation énergétique était même plutôt alarmant. “Le nombre de ces rénovations n’est pas connu avec précision, mais il est compris entre 50 000 et 100 000.”

Pour augmenter la cadence des rénovations, le gouvernement d’Elisabeth Borne entend renforcer le dispositif Ma Prime Rénov. Le budget annuel alloué à ce dispositif est révisé. Et en 2024, il passera donc de 2,4 à 4 milliards d’euros.

Depuis la création de cette prime, ce sont déjà 1,5 million de Français qui ont pu bénéficier de cette aide financière. Et au total, l’état a déboursé 5,6 milliards d’euros pour la rénovation énergétique des logements. Un premier pas vers la transition énergétique des habitations en France. Mais avec ce renforcement budgétaire, l’état espère encourager plus de propriétaires à effectuer des travaux pour rénover leur habitat.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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