Premier bilan pour le Plan national covoiturage

Premier bilan pour le Plan national covoiturage

Premier bilan pour le Plan national covoiturage

En décembre dernier, le gouvernement lançait officiellement son plan national en faveur du covoiturage. Il encourageait les Français à faire appel à ce transport alternatif pour leurs trajets du quotidien. Avec un double objectif affiché : réduire les émissions de gaz à effet de serre et adopter un principe de sobriété énergétique. Six mois après, le gouvernement dresse un premier bilan et se félicite du succès de son plan national de covoiturage.

Le Plan national de covoiturage fait son premier bilan

Que s’est-il passé en six mois ? Christophe Béchu a célébré les six premiers mois d’existence du Plan national de covoiturage le 13 juillet dernier. Et le ministre de la Transition écologique a présenté les premiers chiffres. Au total, ce sont déjà 5 millions de trajets en covoiturage qui ont été effectués en six mois. Le chiffre tient compte des réservations opérées par l’intermédiaire d’une plateforme dédiée. Et il équivaut à 8 millions de litres d’essence économisés, soit 25 000 tonnes de CO2 évitées d’après les chiffres du ministère. L’occasion pour le ministre de rappeler que cette “écologie du quotidien [est] bonne pour la planète et bonne pour le pouvoir d’achat”.

Un dispositif incitatif qui séduit les Français

Si le Plan national de covoiturage semble séduire les Français, c’est aussi parce qu’il prévoit plusieurs aides. En effet, le gouvernement a mis en place plusieurs mécanismes incitatifs pour encourager les Français à davantage covoiturer au quotidien.

D’abord, le Plan national de covoiturage prévoit une aide de 100 euros pour les primo-conducteurs. Cette prime est reversée par directement par les plateformes de covoiturage. Et elle est ciblée pour les trajets de coute distance, c’est-à-dire ceux en lien avec les déplacements domicile-travail.

Le gouvernement a également inclus le covoiturage dans le forfait mobilités durables. Cette aide qui encourage les mobilités alternatives au quotidien prévoit que l’employeur prenne à sa charge une partie des frais de déplacement des salariés. Et le covoiturage est éligible à cette aide.

Enfin, il existe désormais des partenariats entre l’état et certaines collectivités. Selon les territoires, les conducteurs et les passagers peuvent bénéficier d’une incitation financière combinée. Le principe : 1 euro d’aide de la part de l’état + 1 euro d’aide de la part de la collectivité. Concrètement, cela signifie que les passagers peuvent covoiturer gratuitement ou pour quelques euros par trajet. Et les conducteurs bénéficient d’une prime pour chaque personne transportée dans leur véhicule.

Et après, quel élan pour le covoiturage national ?

Lors du lancement du Plan national en faveur du covoiturage, l’état fixait un objectif de 3 millions de trajets quotidiens par an. Avec 5 millions atteints en six mois, l’objectif est d’ores et déjà atteint. Mais la tendance va-t-elle s’inscrire dans la durée ?

En 2022, les trajets du quotidien en covoiturage ne représentaient que 900 000 déplacements. Entre temps, la hausse des prix des carburants et la grande campagne de sensibilisation nationale sont passés par là. Les Français vont-ils poursuivre dans la voie du covoiturage ?

Du côté des utilisateurs, le covoiturage ne manque pas d’intérêt du point de vue financier. C’est d’ailleurs ce que souligne Marc, un conducteur interrogé dans le cadre de l’étude pour le Plan national de covoiturage. “Je me suis mis au covoiturage principalement pour partager mes frais de carburant. En covoiturant la moitié de la semaine, j’arrive à économiser grosso modo un plein par mois.”

Mais le covoiturage est aussi un enjeu pour la mobilité et le taux de pression sur les axes de déplacement, comme le rappelle Matthieu Theurier. En effet, le vice-président de la métropole de Rennes souligne l’importance de repenser le taux de remplissage des véhicules particuliers sur les routes. “Quand il y a 100 voitures qui circulent en heure de pointe sur Rennes métropole, elles transportent 102 passagers. En fait, il suffirait qu’elles en transportent 110 ou 120 pour qu’on n’air plus de problèmes de congestion routière et qu’on réduise, du coup, la pollution de l’air.”

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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