La loi « programmation sur l’énergie et le climat » présentée au mieux en juin 2023 - L'EnerGeek

La loi « programmation sur l’énergie et le climat » présentée au mieux en juin 2023

loi programmation energie climat presentee au mieux juin 2023 - L'Energeek

La ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, a indiqué, ce mercredi 11 janvier 2023, qu’elle espérait pouvoir présenter en juin 2023 le projet de loi de « programmation quinquennale sur l’énergie et le climat », qui doit fixer les trajectoires des différentes sources d’énergies entre 2028 et 2033. La question de la relance du nucléaire est au cœur de cette loi, dont l’examen tardif est critiqué.

Les législateurs devraient présenter le projet de loi de « programmation quinquennale sur l’énergie et le climat » (LPEC) au plus tôt en juin 2023

La future loi de « programmation quinquennale sur l’énergie et le climat » (LPEC) doit fixer la trajectoire énergétique de la France sur la période 2028-2033, par source d’énergie, avec des niveaux de production prévus en 2033. De cette loi découlent notamment les mises à jour de la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) et de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE).

Ce 11 janvier 2023, auditionnée par le Sénat, la ministre de la Transition Energétique Agnès Pannier-Runacher a « espéré » que cette loi puisse être présenté en juin 2023. Avant d’entamer sa rédaction, il faut en effet attendre la fin de la concertation publique sur l’avenir du mix énergétique de la France, fin janvier 2023.

Il faudra ensuite ensuite attendre les « travaux de préparation de la loi » pour « une présentation je l’espère au mois de juin, qui donnera lieu ensuite à un examen » par le Parlement, a précisé Agnès Pannier-Runacher. La ministre n’a pas précisé les dates d’examen ni a fortiori d’adoption de ce texte, « les agendas législatifs étant assez chargés » par ailleurs.

La LPEC sera examinée après les lois d’accélération des EnR et du nucléaire

Cette LPEC doit notamment acter (ou non) la relance du programme nucléaire français, voulue par l’exécutif. Depuis l’annonce de construction d’au moins six EPR2 par Emmanuel Macron, en février 2022, EDF travaille notamment sur ce scénario, et la renationalisation de l’énergéticien a été décidée en grande partie pour faciliter cette relance.

De nombreux parlementaires et acteurs de ces sujets ont critiqué le choix du calendrier législatif, cette LPEC passant après deux lois d’accélération administrative des renouvelables (en fin de négociation à l’Assemblée et au Sénat) et de l’énergie nucléaire (actuellement examiné en commission au Sénat).

Le Parlement va donc se prononcer sur ces accélérations avant de connaître les objectifs pour ces différentes énergies. Le gouvernement a justifié ce calendrier législatif par l’urgence de disposer de nouvelles sources d’énergie bas carbone, particulièrement dans le contexte actuel.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Jusqu’à l’an dernier, la caractéristique de nos gouvernants (de Chirac à Hollande puis Macron) était de “procrastiner” c’est à dire de temporiser sur les décisions sensibles de relancer le nucléaire.
    L’idéologie perfidement distillée par les partis Verts avait fini par percoler dans l’opinion publique et dans la plupart des médias, et on parlait de s’orienter comme l’Allemagne vers un mix 100 % renouvelable. L’ennui étant que ceux-ci sont d’abord intermittents et nécessitent d’être “doublés” par des centrales pilotables, c’est à dire celles qui étaient réputées les moins chères il y a encore quelques mois : les centrales au GAZ !!
    La guerre de Poutine a fini par faire ouvrir les yeux à nos dirigeants français actuels (les Allemands ont encore conservé les peaux de saucisson qui leurs couvrent les paupières) : il est urgent de relancer le nucléaire !!! Sans vergogne, (Fessenheim ? c’est pas moi, c’est Hollande) ils pressent maintenant EDF, qu’ils ont rachetée à 100 % pour réaliser un miracle. A noter que l’ancien PDG JB Lévy, qui avait sans cesse lancé des alertes, a été licencié comme un malpropre alors qu’il parlait au nom de l’intérêt général.
    On vit dans un monde formidable.

    Répondre
  • Concernant la procrastination JBL est un expert. Accuser l’Etat, lui Pdg de l’entreprise de ne rien avoir prévu c’est gonflé. Maintenant faire un nouveau reacteur c’est 15 ans et 10 milliard d’€. Rien à espérer avant 2038. A cette date TaGaDa et Bugey seront en retraite soit environ 16 GW de moins. Au mieux en France on aura 46 GW de nucléaire , avec quelle disponibilité ? Il est donc urgent de faire immédiatement des EnR et d’installer du stockage. Lancer aussi quelques EPR. Ne pas oublier qu’en 2050 on consommera, sauf fin du monde 800 TWh d’électricité.

    Répondre
  • Concernant la procrastination JBL est un expert. Accuser l’Etat, lui Pdg de l’entreprise de ne rien avoir prévu c’est gonflé. Maintenant faire un nouveau reacteur c’est 15 ans et 10 milliard d’€. Rien à espérer avant 2038. A cette date TaGaDa et Bugey seront en retraite soit environ 16 GW de moins. Au mieux en France on aura 46 GW de nucléaire , avec quelle disponibilité ? Il est donc urgent de faire immédiatement des EnR et d’installer du stockage. Lancer aussi quelques EPR. Ne pas oublier qu’en 2050 on consommera, sauf fin du monde 800 TWh d’électricité.

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