Rolls-Royce se réoriente vers le nucléaire civil, avec des SMR - L'EnerGeek

Rolls-Royce se réoriente vers le nucléaire civil, avec des SMR

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Le motoriste Rolls-Royce, touché de plein fouet par la crise du transport aérien, a décidé de réorienter une partie de son activité au Royaume-Uni vers le nucléaire. Le constructeur fabrique déjà des composants pour les EPR d’EDF et construit des SMR (Small Modular Reactor) pour des sous-marins nucléaires. Rolls-Royce a annoncé, ce 14 novembre 2020, sa volonté de construire des SMR à usage civil : le renouvellement du parc nucléaire britannique est une opportunité que le constructeur veut saisir.

Frappé par la crise du transport aérien, Rolls-Royce veut construire 16 SMR au Royaume-Uni

Pour éviter le crash, Rolls-Royce veut se diversifier dans le nucléaire civil. Son activité principale est en effet la construction de moteurs d’avion : le transport aérien est l’un des secteurs les plus durement touché par la crise sanitaire, et Rolls-Royce a récemment annoncé la suppression de 9 000 emplois dans l’aviation civile, au niveau mondial.

Le constructeur britannique n’est pas un novice dans l’atome : il fabrique des composants pour les EPR d’EDF et, surtout, produit des petits réacteurs nucléaires, les SMR, pour la propulsion des sous-marins nucléaires. Un SMR civil présente l’avantage d’être intégralement fabriqué en usine, puis déplacé sur le site d’exploitation, et non assemblé sur place comme pour un EPR. Il permet ainsi des économies d’échelle importantes, pour peu qu’il soit fabriqué en grandes quantités.

Rolls-Royce a constitué en 2016 un consortium visant à produire des SMR nouvelle génération, avec, entre autre, la société française Assystem, les britanniques Laing O’Rourke et Atkins, et le National Nuclear Laboratory du Royaume-Uni. En 2019, le gouvernement britannique a apporté un soutien de 18 millions de livres (20 millions d’euros) à ce projet.

Et c’est ce consortium qui a annoncé, ce 14 novembre 2020, un projet de construction de 16 SMR de 400 MW chacun, tous installés en Grande-Bretagne. « En concevant une centrale électrique fabriquée en usine, qui sort de la chaîne de montage, nous avons radicalement réduit les nombreux risques associés à la construction de nouvelles centrales nucléaires. En utilisant une technologie éprouvée et des composants standardisés et simplifiés, nous la rendons beaucoup plus économique », défend Tom Samson, le directeur-général du consortium.

Le Royaume-Uni veut conserver 20% d’électricité d’origine nucléaire

Chaque SMR coûterait environ 2 milliards de livres (2,2 milliards d’euros). Rolls-Royce a annoncé que 80% des composants de ces réacteurs seraient fabriqués au Royaume-Uni, assurant 6 000 emplois locaux sur 5 ans pour ce premiers projet. Le consortium est ambitieux, et vise 34 000 emplois britanniques dans cette technologie d’ici 2035.

Mais ce premier projet, ainsi que ses éventuels développements futurs, nécessite, pour voir le jour, un soutien financier du gouvernement britannique, que Rolls-Royce a donc publiquement demandé.

Le constructeur compte pour cela à la fois sur le chômage provoqué par la crise sanitaire, et sur la politique énergétique du Royaume-Uni. En effet, dans le cadre de sa transition énergétique, Londres entend remplacer progressivement toutes ses centrales à charbon par des renouvelables, en maintenant la part du nucléaire dans la production d’électricité britannique à 20%.

Or, sur les huit centrales actuellement en activité outre-Manche, quatre devraient être arrêtées d’ici 2024. Plusieurs projets étaient en cours pour les remplacer. Mais, si EDF poursuit les travaux de l’EPR d’Hinkley Point, Hitachi a récemment jeté l’éponge sur son projet de centrale de 3 GW, à Wylfa, au Pays de Galles. Dès lors, les SMR de Rolls-Royce pourraient être une des réponses à la fermeture prochaine de ces centrales.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Ne pourrait on faire l’AIRBUS du nucléaire des SMR ? L’Airbus A380 serait l’EPR et L’Airbus A320 les SMR…….

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  • Ce n’est qu’un coup de bluff destiné à faire croire que le nucléaire n’a pas dit son dernier mot car ces SMR existent depuis le début des années 60 comme les réacteurs classiques qui équipent EDF, mais les SMR équipent notamment des sous-marins nucléaires et d’autres navires militaires. Nous en avons près d’une dizaine en France en activité.

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  • Après avoir laminé SES , l’ex département de Schneider Electric, Rolls Royce proposerait maintenant une expertise qu’il ne possède pas ? Quelle bouffonnerie !

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  • Pas besoin de nucléaire pour faire disparaitre le charbon de la production d’électricité britannique. Les renouvelables ont déjà fait le travail.

    Entre 2012 et 2019, la production d’électricité à base de charbon est passée de 135,5 TWh à 6,5 TWh (-129 TWh). Le nucléaire n’a joué aucun rôle en cela puisque sa production est passée de 64 TWh à 51 TWh (-13 TWh).

    Le gaz a remplacé une partie du charbon en passant de 98 TWh à 129 TWh (+31 TWh), mais ce sont surtout les énergies renouvelables qui ont remplacé le charbon : de 39 TWh en 2012 à 114 TWh en 2019 (+75 TWh).

    A eux seuls, éolien et solaire sont passés de 21 TWh à 77 TWh (+56 TWh) en sept ans.

    Question coût du nucléaire, le prix annoncé pour d’éventuels réacteurs SMR correspond à 8,8 Md euros pour l’équivalent en puissance d’un EPR (4×400 MW). C’est pratiquement le coût qui était annoncé en avril 2015 (9 Md€) pour l’EPR de Flamanville (passé de 3,3 Md€ en 2006 à 12,4 Md€ en octobre 2019).

    Et on voit qu’après plus de 60 ans d’existence, le nucléaire a encore besoin d’être soutenu financièrement, incapable d’être économiquement viable.

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  • Ne crois tu pas que tu sois un peu dur Gibus ? Dans un MIX équilibré pour les pays du nord le nucléaire fera surement partie du MIX. Je viens de terminer un livre ”€nergies 2050, le défi du sans carbone”, dans lequel j’aborde tous ces problèmes et les conclusions sont nuancées. Ce qui est sûr c’est que le sans carbone doit devenir un vraie priorité, sinon de graves ennuies nous menaces.

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  • C’est le début de la dissémination nucléaire avec des réacteurs de 450 MW donc quasiment aussi dangereux que les réacteurs conventionnels actuels à 900 MW et leur multiplication va multiplier les risques de sabotage, de terrorisme, tout en produisant toujours la même quantité de déchets nucléaires dont on ne sait déjà que faire ! En France 1000 gendarmes sont employés en permanence sur les sites des 19 centrales, en plus des sécurités privés et des moyens anti-aériens, et le terrorisme peut provoquer un accident majeur avec les SMR disséminés et multipliés. Par ailleurs ce seront les mêmes pollutions lors du cycle de production du combustible et de son fonctionnement ; c’est une triste nouvelle, de plus c’est une information tronquée qui élude toutes les externalités négatives du nucléaire qui n’est ni propre et émetteur de gaz à effet de serre même s’il n’émet pas de CO2. Consternant de voir des personnes se réjouir d’une perspective aussi mortifère pour l’homme et son environnement !

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  • J’adore lire les arguments mensongers et faux de tous le beaufs anti-nucléaires du style:

    “Pas besoin de nucléaire pour faire disparaitre le charbon de la production d’électricité britannique. Les renouvelables ont déjà fait le travail.”
    Si vous alliez faire un tour sur electricity map, vous sauriez que c’est surtout le gaz et le nucléaire (importé en partie de France et de belgique) qui ont remplacé le charbon et que le royaume-uni s’apprête à construire un nouveau réacteur nucléaire à Sizewell en complément de celui qui est déjà en construction à HPC.

    “Et on voit qu’après plus de 60 ans d’existence, le nucléaire a encore besoin d’être soutenu financièrement, incapable d’être économiquement viable.”
    C’est drôle que l’on dise que le nucléaire ai besoin d’être soutenu depuis 60 ans alors que c’est rigoureusement faux.
    Les réacteurs nucléaires en construction en actuellement n’ont bénéficié d’aucune subvention.
    C’est d’ailleurs ce qui explique la faillite d’Areva et l’endettement colossale d’EDF.

    A l’inverse, éolien et nucléaire ont capté 120 milliards de subvention (rapport cours des comptes) rien qu’en France. Et en Allemagne, c’est plus de 500 milliards.
    Mais bon, ça on n’entends jamais parler au 20H.

    Merci de continuer à me faire rire tous les jours.

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  • Après plus de 60 ans d’existence, le nucléaire a effectivement besoin d’être soutenu financièrement. C’est d’ailleurs le gros problème du secteur nucléaire, souvent cité par les publications et conférences de ce secteur : comment financer la construction de nouveaux réacteurs ?

    Aux Etats-Unis, plusieurs états (New-York, Ohio, Illinois, Connecticut, New Jersey) subventionnent le nucléaire pour lui tenir la tête hors de l’eau alors qu’il n’est plus compétitif. Plusieurs réacteurs ont été définitivement arrêtés, malgré une prolongation de leur licence, car ils n’étaient plus compétitifs ou à la suite d’un problème technique trop coûteux à réparer.

    En Caroline du Sud, la construction des réacteurs Summer 2 et 3 (AP1000) a été abandonnée car cela aurait coûté le double ou plus du coût annoncé, avec accumulation de retards.

    En Géorgie, la construction des réacteurs Vogtle 3 et 4 (AP1000) continue, avec plusieurs années de retard, pour un coût déjà pratiquement doublé. Le coût des prédécesseurs, Vogtle 1 et 2, était estimé à 668 M$ au départ pour finir à 8,87 Md$ (les 2) en fin de compte, avec une durée de construction de 10 et 12 ans.

    De nombreuses méthodes ont permis de subventionner le nucléaire de façon peu visible, comme c’est encore le cas aux Etats-Unis. Un financement direct (tax credit) est attribué à ces réacteurs, complété par une garantie des emprunts qui réduit fortement les coûts financiers. Mais en plus, les consommateurs de Georgia Power paient une contribution supplémentaire pour financer en partie la construction des réacteurs. Fin 2017, ils avaient déjà payé plus de 2,2 Md$ en avance.

    Ce sytème est identique en Caroline du Sud et dans d’autres états où les consommateurs financent à l’avance des réacteurs en projet mais dont la construction n’a souvent jamais commencé.
    Des exemples : … facingsouth.org/2019/03/institute-index-south-pays-dearly-nuclear-industrys-failed-renaissance

    De nombreux projets des années 2000 ont été abandonnés ou sont en attente depuis des années, qui ne seront sans doute jamais réalisés. Certains états comme la Floride … permettent aux compagnies concernées de faire payer par avance par leurs clients l’éventuelle construction d’un réacteur. Et ceux-ci continuent de payer, y compris lorsque le projet a été abandonné.

    C’est ce mécanisme qui est envisagé pour financer en partie d’éventuels nouveaux réacteurs britanniques. Car le tarif attribué à Hinkley Point-C n’est plus accepté.

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  • Un site qui ne fait que produire des informations ponctuelles, que chacun peut interpréter à sa guise selon le moment où il l’a vu, n’apporte guère de connaissance.
    C’est comme regarder un jour la météo d’un pays pour s’imaginer connaître le climat de ce pays.

    Lorsqu’on est sérieux, on regarde les statistiques énergétiques d’un pays pour comprendre l’évolution de celui-ci. Ces statistiques sont publiques et accessibles pour la Grande-Bretagne entre autres.

    Pour Sizewell, rien n’est encore décidé et le coût de Hinkley Point C pour le consommateur laisse les parlementaires réticents, y compris ceux favorables au nucléaire.

    En effet, à 92,5£/MWh en monnaie de 2012, ou 114 €/MWh au taux de change de l’époque, tarif indexé sur l’inflation et garanti pendant 35 ans, c’est le double du prix moyen sur le marché de gros des dix dernières années et du prix estimé à très long terme.
    Avec l’inflation, cela fait déjà 104 £/MWh. Qu’en sera-t-il lorsque le réacteur sera terminé ?

    C’est nettement plus cher que pour les derniers projets attribués pour l’éolien en mer.
    Dans le même temps, des centrales solaires se construisent, sans aucune subvention, en Angleterre. L’électricité sera vendue au prix du marché. En ajoutant des batteries, dont les coûts baissent rapidement, cela permettra aussi de vendre de l’électricité solaire le soir aux heures de pointe.

    Pour cet hiver en France, avec tous les réacteurs qui seront à l’arrêt au moment où la consommation est la plus forte de l’année, RTE compte sur l’aide de ses voisins pour ne pas avoir à faire trop de délestages. Entre autres, sur l’éolien anglais et écossais.

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  • Les comparaisons aux MWh sont complétement pipeau !!!
    On compare d’un côté une énergie intermittente et subventionnée à une autre qui est pilotable et produite à la demande. Des choux et des carottes donc.
    Si les clowns anti-nucléaires était sérieux, ils feraient la comparaison des deux systèmes complets capables de produire 100% du temps et “HORS SUBVENTIONS”
    Et en faisant des comparaisons honnêtes, pas en comparant le moins chers des projets éoliens qui sortira dans 10 ans avec les plus chers des projets nucléaires en cours.

    Si le nucléaire touche des subventions, pourquoi êtes vous incapables de donner des chiffres ?
    Moi, je peux dire que 120 milliards minimum de subventions on été alloué au seuls éolien + photovoltaique en France car c’est issu d’un rapport de la cours des comptes !!!!

    “Pour cet hiver en France, avec tous les réacteurs qui seront à l’arrêt au moment où la consommation est la plus forte de l’année, RTE compte sur l’aide de ses voisins pour ne pas avoir à faire trop de délestages. Entre autres, sur l’éolien anglais et écossais.”

    Ben oui, tous les réacteurs vont être en rade en même temps, sans qu’on comprenne pour quelle raisons, et ce sont les éoliennes qui produisent quand elles veulent qui vont assurer le suivi des charges lors des pics. …

    Pour info, en ce moment en France, le 23/11 à 16h48.
    La production éolienne de toute la France c’est 773MW , c’est à dire même pas la puissance d’un petit réacteur nucléaire.
    C’est 4,7% de la puissance totale (16,5GW) installée et 1,15% de l’électricité totale en France.
    La production nucléaire au même moment, c’est 46,6 GW (74% de la puissance installé et 69% de la production d’électricité en France)

    Ça veut dire que avec seulement 4 fois la puissance installé, le nucléaire produit 60 fois plus que l’éolien.
    Vous la voyez la différence la ????

    Même en Grande bretagne, les turbines à gaz produisent 2 fois plus que les éoliennes. (17GW VS 8GW)
    LOOOOOOOOOOL.

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  • Toujours le même bavardage simpliste et figé, avec le constant “cherry picking” (cueillette des cerises) pour ne regarder qu’un point particulier éphémère et non la réalité d’ensemble.

    Le système électrique évolue partout dans le monde. Le village gaulois ferait-il exception ? Astérix pouvait convenir aux histoires enfantines, mais est bien éloigné des préoccupations des adultes.

    La caricature habituelle des promoteurs du nucléaire est de dire qu’il n’y a pas d’électricité éolienne lorsqu’il n’y a pas de vent ou d’électricité solaire la nuit.

    La production d’électricité renouvelable ne se fait pas seulement à partir d’énergie éolienne et solaire, mais aussi hydraulique et à partir de la biomasse solide et du biogaz. Ce dernier, associé en partie au gaz de synthèse d’origine renouvelable, est en mesure de remplacer le gaz naturel vers 2050, tout au moins en Europe et dans de nombreux autres pays. Par ailleurs, dans un pays très nucléarisé comme la France, c’est la production hydraulique, en particulier celle de lacs et de STEP, qui assume la demande supplémentaire d’électricité en soirée.

    Dés maintenant, le stockage de l’électricité permet de fournir de l’électricité solaire après le coucher du soleil, non seulement avec le solaire thermodynamique (CSP) que bien peu connaissent, mais aussi avec les stations de batteries ayant quatre heures d’autonomie.

    Aux Etats-Unis, malgré le faible coût du gaz, une partie de la production solaire et éolienne est stockée dans des batteries pour remplacer les “peakers” (turbines à combustion) aux heures de pointe, car cela est devenu plus économique.

    La France a un sérieux problème avec le chauffage électrique, promu par EDF pour écouler une production d’électricité nucléaire dont le besoin était très fortement surestimé. Ce qui conduit à une sensibilité aux températures hivernales très supérieure à celle des autres pays européens.

    D’autres solutions existent et sont en développement, comme une meilleure isolation thermique des bâtiments, les réseaux de chaleurs à base d’énergies renouvelables, le stockage intersaisonnier de la chaleur.

    Une analyse de la consommation et production d’électricité depuis début octobre montre que si les énergies renouvelables étaient déployées à une échelle suffisante, le gaz naturel étant exactement remplacé par du gaz renouvelable lorsque le besoin s’en fait sentir, aucun problème ne se poserait pour répondre à la demande.

    Cela serait encore plus facile en réduisant les besoins de chauffage électrique comme cité ci-dessus.

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