Le Kazakhstan confie sa première centrale nucléaire à la Russie pour 16,5 milliards de dollars

Le Kazakhstan s’engage dans l’ère nucléaire avec un contrat de 16,5 milliards de dollars pour sa première centrale.

Publié le
Lecture : 2 min
Le Kazakhstan confie sa première centrale nucléaire à la Russie pour 16,5 milliards de dollars
Le Kazakhstan confie sa première centrale nucléaire à la Russie pour 16,5 milliards de dollars © L'EnerGeek

Le Kazakhstan a franchi une étape importante en signant un accord historique avec la Russie pour construire sa première centrale nucléaire. Cet engagement, d’un coût estimé à environ 16,5 milliards de dollars, est présenté comme un élément majeur pour renforcer l’approvisionnement énergétique du pays d’Asie centrale. D’après un article de Boursorama, la signature a eu lieu le 28 mai 2026 à Astana et représente un tournant pour le Kazakhstan, qui veut diversifier ses sources d’énergie et répondre à une demande intérieure en forte hausse.

Un partenariat russe qui pèse lourd

Le contrat prévoit la construction de la centrale de Balkhach, à Ulken, sur les rives du lac Balkhach dans le sud-est du pays. La société publique russe Rosatom a été retenue pour piloter ce chantier d’envergure. Présent à Astana, Vladimir Poutine a insisté sur le fait que « la mise en service de la centrale contribuera de manière significative à l’approvisionnement énergétique de l’économie kazakhe ».

Une partie du financement proviendra d’un prêt conséquent accordé par Moscou, appuyé par un crédit à l’exportation signé entre les deux pays. Outre le coût global de la centrale, une enveloppe de 1,84 milliard de dollars est spécifiquement dédiée à la sécurité et aux infrastructures de support.

Un projet qui mijote depuis des années

L’idée d’intégrer le nucléaire au mix énergétique kazakh remonte à au moins deux décennies. Un référendum en 2024 a permis aux citoyens de se prononcer en faveur du projet. Le coup d’envoi des travaux est attendu en 2027, avec une première mise en service prévue pour début 2034.

La centrale de Balkhach sera équipée de deux réacteurs VVER-1200 III+, marquant l’entrée effective du Kazakhstan dans l’ère nucléaire. Malgré cela, une partie de la population reste méfiante, un sentiment alimenté par l’histoire du pays, où des centaines d’essais nucléaires menés pendant l’ère soviétique ont laissé d’importantes séquelles sur la santé publique et l’impact environnemental.

Le pays cherche à diversifier son mix énergétique

Le Kazakhstan est le principal producteur mondial d’uranium et possède aussi d’importantes réserves de gaz naturel. Pourtant, son parc électrique repose surtout sur des centrales à charbon vieillissantes, souvent insuffisantes pour répondre à la demande intérieure. Des efforts ont été faits pour développer l’hydroélectricité et les énergies renouvelables, mais la construction de cette centrale nucléaire apparaît comme une solution d’adaptation face aux besoins à long terme. Le président kazakh, Kassym-Jomart Tokaïev, a déclaré que « l’accord signé aujourd’hui sur la construction de la centrale nucléaire de Balkhach joue un rôle important », soulignant ainsi la portée du projet pour l’avenir énergétique du pays.

Le contrat avec Rosatom n’était pas la seule option étudiée. Des candidats comme China National Nuclear Corporation (CNNC), EDF et Korea Hydro & Nuclear Power (KHNP) ont aussi été pris en considération. Par ailleurs, en plus de cette première centrale, le Kazakhstan a validé le principe d’une deuxième installation nucléaire qui sera confiée à la CNNC, s’inspirant de la stratégie technologique chinoise.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.