Cette start-up a fait fonctionner un micro-réacteur nucléaire en 12 mois : les ingénieurs du secteur n’y croyaient pas

Antares a franchi une étape inédite avec son micro-réacteur nucléaire Mark-0.

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Cette start-up a fait fonctionner un micro-réacteur nucléaire en 12 mois : les ingénieurs du secteur n'y croyaient pas
Source : Antares | L'EnerGeek

Le 5 juin 2026, la start‑up américaine Antares a franchi une étape historique en mettant en service son micro‑réacteur nucléaire Mark-0. Ce prototype, devenu le premier projet soutenu par le Department of Energy (DOE) à atteindre la criticité, ouvre une nouvelle voie pour les technologies nucléaires avancées. En atteignant ce stade, le Mark-0 a déclenché une réaction de fission en chaîne auto‑entretenue, permettant la production d’une énergie continue. Cette réussite attire l’attention dans le cadre d’initiatives visant à décarboner la production d’électricité et à renforcer la énergie durable.

Technique et organisation : ce qui change

Le réacteur Mark-0, exploité par Antares, se distingue par une approche originale. Il utilise du sodium liquide comme caloporteur plutôt que la technologie de l’eau pressurisée traditionnelle, et fonctionne à pression atmosphérique. Cette caractéristique diminue les risques de surpression et d’explosion de vapeur, même si la réactivité du sodium à l’air et son potentiel explosif au contact de l’eau imposent des mesures de sécurité renforcées.

Le site de démonstration retenu est l’Idaho National Laboratory, situé à Idaho Falls. Cet emplacement permet de tester le réacteur sous une surveillance stricte. En atteignant la criticité sur ce site, Antares devient la première entreprise privée américaine à réaliser cette prouesse technique. Le programme Reactor Pilot Program du DOE soutient cette démarche, avec pour objectif de conduire plusieurs autres entreprises à la même réalisation d’ici le 4 juillet, date symbolique pour le pays.

Qui sont les acteurs et quels sont les objectifs

L’adoption et la généralisation de ces micro-réacteurs nucléaires pourraient transformer le paysage énergétique des États‑Unis. Outre Antares, des acteurs majeurs comme la Commission américaine de régulation du nucléaire (NRC) et la start‑up NuScale jouent un rôle déterminant. À ce jour, NuScale reste la seule entité à avoir obtenu un soutien réglementaire complet de la NRC, soulignant l’importance d’obtenir ce type d’homologation pour Antares et d’autres développeurs. Les sites militaires américains visent une mise en service projetée de ces réacteurs d’ici septembre 2028, pour renforcer la sécurité énergétique nationale.

Jordan Bramble, le patron d’Antares, a résumé la progression de l’entreprise en déclarant : « Nous sommes passés d’un concept à la criticité en moins de 12 mois. », cite BFMTV. Ce délai court illustre l’efficacité et la détermination d’Antares dans son développement. Parallèlement, les objectifs fédéraux restent concentrés sur le déploiement d’autres projets avant la date cible du 4 juillet.

Régulation et déploiement à venir

Pour qu’Antares puisse commercialiser son réacteur, une homologation de la NRC est indispensable. Pour l’instant, Antares bénéficie d’une autorisation spéciale du DOE, qui joue un rôle important dans la progression du projet. Le financement complémentaire est aussi déterminant : la France a récemment annoncé, via Emmanuel Macron, un soutien financier d’environ 90 millions d’euros pour des projets de chaleur décarbonée, montrant l’intérêt international pour ces innovations.

Avec un développement mené pas à pas, les États‑Unis espèrent que des projets comme celui d’Antares serviront de modèle pour d’autres entreprises mondiales, et accompagneront le virage vers des solutions énergétiques moins émettrices de carbone. Face à l’urgence climatique, ces progrès technologiques prennent une place de plus en plus importante.

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