Etats-Unis : NextEra Energy, champion des ENR, dépasse les géants du pétrole à Wall Street - L'EnerGeek

Etats-Unis : NextEra Energy, champion des ENR, dépasse les géants du pétrole à Wall Street

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Signe des temps qui changent : ce vendredi 2 octobre 2020, NextEra Energy, spécialiste américain de l’éolien, du photovoltaïque et du stockage d’électricité, a vu sa valeur boursière dépasser, en cours de séance, celle d’ExxonMobil. Le groupe d’ENR est même désormais valorisé davantage que Chevron.

NextEra Energy valorisé à 137,7 milliards de dollars, contre 139,4 pour ExxonMobil et 132,9 pour Chevron

La crise du Covid-19 a considérablement fragilisé le secteur des combustibles fossiles, frappés par une baisse de la demande et des politiques publiques favorisant les énergies renouvelables (ENR) dans ce genre de situation. De façon plus générale, les investisseurs dans l’énergie tendent à préférer les ENR auxhydrocarbures, conscients qu’un grand nombre de gouvernements, en particuliers en Occident, ont fait de la lutte contre le changement climatique une priorité.

Ce vendredi 2 octobre 2020, les cours de la Bourse de Wall Street ont parfaitement illustré ce changement de paradigme. En effet, la valorisation boursière du groupe NextEra Energy, qui mise largement sur les ENR, a dépassé, en cours de séance, le géant pétrolier ExxonMobil. La valorisation de NextEra Energy a connu, en fin de séance, un léger recul, pour terminer à 137,7 milliards de dollars. A peine derrière les 139,4 milliards d’ExxonMobil. Et devant l’autre géant pétrolier américain, Chevron, valorisé à 132,9 milliards de dollars.

Créée en 1928, en Floride, NextEra Energy fournit de l’électricité à 5 millions de foyers américains. Le groupe se présente comme le premier producteur mondial d’énergie solaire et éolienne. NextEra Energy est également à la pointe dans le développement des systèmes de stockage d’électricité par batterie. Le groupe opère également des centrales nucléaires et au gaz.

Les compagnies pétrolières américaines payent leur refus d’investir dans les renouvelables

Le chiffre d’affaire de NextEra Energy a atteint, en 2019, 19 milliards de dollars – soit quatorze fois moins qu’ExxonMobil – et son bénéfice 3,8 milliards de dollars – soit quatre fois moins que le géant pétrolier. Mais la tendance à court et long terme semble largement favorable aux producteurs d’ENR. Sous l’effet de la crise sanitaire, ExxonMobil a récemment quitté le Dow Jones Industrial Average, l’indice vedette de Wall Street, où il était présent depuis 1928.

Les compagnies américaines payent une stratégie axée exclusivement sur les hydrocarbures, et où la seule concession à la transition énergétique est d’investir dans les procédés de captation du carbone – là où les groupes pétroliers européens investissent massivement dans d’autres types d’énergies, en particulier renouvelables.

« Royal Dutch, Shell, Total, Eni et Equinor ont débuté leur transformation de compagnie pétrolière en énergéticiennes », pointait fin septembre Matthias J. Pickl, chercheur à l’université saoudienne du Roi Fahd, dans une étude. A l’inverse, selon la même étude, Exxon, Chevron et le brésilien Petrobras «restent de vrais retardataires, se focalisent sur les hydrocarbures et n’ont qu’une très faible activité dans les renouvelables».

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Tien, les investisseur seraient donc devenus fou de croire aux ENR au point d’abandonner même les autres moyens de produire de l’électricité?

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  • Il n’a a pas que l’électricité dans la vie des nations. Au fil des années, la consommation d’énergie primaire tourne toujours à 85 % en fossile. La part des énergies renouvelables variables ou intermittentes) augmente surtout grâce aux considérables subventions dont profitent les actions de NextEra Energy.(qui n”agit pas que dans ce domaine, mais surtout le gaz d’origine fossile) L’avenir nous dira s’il s’agit d’une bulle spéculative ou non. https://www.lemondedelenergie.com/energie-accords-de-paris-monde/2019/09/03/

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  • L’énergie primaire n’est pas un bon indicateur de l’énergie effectivement consommée, car des pertes qui peuvent être très importantes sont comprises dans l’énergie primaire.

    Un exemple flagrant est fournit par une comparaison entre le nucléaire et l’hydraulique.
    Alors que le nucléaire est compté pour une valeur presque le double que celle de l’hydraulique en énergie primaire, l’électricité produite par le nucléaire n’est que de 66% de celle produite par l’hydraulique.

    Dans le cas des fossiles et du nucléaire, une très grande partie de l’énergie primaire sert à chauffer l’air ou les cours d’eaux. La pire situation est celle du nucléaire avec son rendement moyen de 33% (deux tiers de perdus), le cas du charbon étant un peu meilleur avec un rendement de 35% à 46% selon l’ancienneté et la technologie des centrales. Pour le gaz en cycle combiné, le rendement est de 58 à 60% (selon techno), mais comparable au charbon pour le cycle ouvert et pour le pétrole.

    Dans le cas de l’hydraulique, de l’éolien et du solaire, il n’y a pas à vrai dire d’énergie primaire, mais l’équivalence faite dans les statistiques entre la production d’électricité et une supposée énergie primaire est trompeuse.

    Pour se limiter au secteur de l’électricité, le seul où le nucléaire peut se comparer avec d’autres sources, la part du nucléaire a baissé de 13,3% à 10,4% entre 2009 et 2019, celle des fossiles a baissé de 67,5% à 63,6% et celle des énergies renouvelables a augmenté de 19,2 à 26,0%.
    En énergie produite (TWh), les fossiles ont légèrement diminué en 2019 pour la première fois. Mais ce n’est qu’un début.

    Comme on le voit, le nucléaire n’est guère efficace pour contrecarrer les fossiles. Alors que la production d’électricité nucléaire n’a guère progressé entre 2009 et 2019, de 2.699 à 2.796 TWh (+3,6%), tout en restant inférieure à son maximum de 2006 (2.803 TWh), la production d’électricité renouvelable est passée de 3.889 à 7.028 TWh (+80,7%).

    Pour ce qui est de Nexera, de façon volontaire ou non, ses actifs nucléaires sont amenés à diminuer.
    Pour commencer, le réacteur de Duane Arnold devrait fermer de façon anticipée d’ici fin 2020 alors qu’il dispose d’une licence valable jusqu’en 2034.

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  • @dan,
    non il n’y a pas que l’électricité, mais elle prend une place de plus en plus importante, et cela va continuer jusqu’à ce qu’elle soit la forme d’énergie la plus importante et pour une raison qui coule de source :
    Toutes les autres formes d’énergie ont une fin en raison de ce que la Terre n’est pas la corne d’abondance d’une part et que d’autres parts toutes ces énergies sorties de Terre polluent, y compris le nucléaire avec ses déchets sans solution autre que de les glisser sous le tapis.
    Il ne reste donc que l’électricité qui peut être produite par des moyens infiniment renouvelable et plus on veut approcher le zéro CO2, plus il faut se rapprocher du Soleil et de ses énergies dérivées, vent, courant marin……
    Un jour il ne restera

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