ADEME : 10 ans de soutien à l'innovation des smart grids - L'EnerGeek

ADEME : 10 ans de soutien à l’innovation des smart grids

ADEME - soutien à l'innovation pour les smart grids

L’ADEME célèbre en 2020 les dix ans de son projet sur les systèmes électriques intelligents. Dans un rapport aux allures de grande rétrospective, elle revient sur l’innovation dédiée aux smarts grids. Avec l’avènement des énergies vertes et la stratégie de sobriété énergétique voulue par le gouvernement, les smart grids sont plus jamais au cœur de la transition énergétique.

C’était il y a dix ans. L’ADEME lançait un grand projet de soutien à l’innovation dans le domaine des smart grids. A cette époque, le diagnostic posé par l’ADEME était clair. L’Agence estimait : “Pour faciliter l’insertion des énergies renouvelables et s’adapter à l’évolution des usages, les réseaux électriques doivent intégrer de nouvelles technologies ou services garantissant une fourniture d’électricité efficace, économique et sécurisée.” Pour répondre à cette demande, l’ADEME a décidé de soutenir financièrement les projets de recherche et développement dans le domaine des réseaux intelligents.

L’Agence avait alors priorisé les sujets autour de quatre grands axes. Il s’agissait de rendre les consommateurs plus actifs dans la gestion de leur consommation pour favoriser la sobriété énergétique. Un autre axe de recherche devait se focaliser sur l’essor des énergies renouvelables, et leur intégration sur les smart grids. L’ADEME souhaitait également obtenir des solutions pour optimiser les réseaux de transport et de distribution de l’électricité. Enfin, le quatrième axe de travail devait soutenir des projets visant à la promotion des véhicules électriques.

Innovation pour les smart grids : 127 millions d’euros et 64 projets soutenus par l’ADEME

Dix ans plus tard, l’ADEME a accordé 127 millions d’euros de subventions et d’avances remboursables. Et elle peut se targuer d’avoir aidé pas moins de 64 projets de recherche, développement et innovation. Parmi ces projets, on compte déjà 45 projets clôturés. Les 19 projets restants sont encore en cours. Autant de projets sélectionnés au départ parce qu’ils “constituent un réservoir d’innovations au service de la transition écologique et solidaire et un potentiel de développement de marchés en France et à l’export pour la filière industrielle française.” Plus concrètement, les projets accompagnés par l’ADEME sont soit sélectionnés par le Secrétariat Général pour l’Investissement, soit choisis dans le cadre des Appels à Projets Recherche de l’ADEME.

10 ans d’innovation des smart grids : les conclusions de l’ADEME

Après avoir accompagné les projets d’innovation pendant dix ans, l’ADEME dresse le bilan dans son rapport. Elle fait un état des lieux des smarts grids en France, et des perspectives d’évolution dans les prochaines années. D’après l’ADEME, la numérisation des infrastructures est désormais indispensable. Elle “permet aux gestionnaires de réseau, grâce au déploiement de nouvelles fonctions (maintenance prédictive, supervision…) d’améliorer leur performance opérationnelle”. Une performance qui se traduit par un coût d’exploitation plus faible, une utilisation optimale des capacités des réseaux électriques, ainsi qu’un risque réduit de coupures.

Les avancées de ces dix dernières années prouvent aussi que les modèles virtuels permettent des prévisions fiables dans la production des énergies alternatives. Ces prévisions, qui doivent être territorialisées pour un pilotage plus efficace, répondent aux besoins des exploitants. On utilise désormais des centrales virtuelles comme des outils prédictifs qui permettent le pilotage à distance tout en optimisant la capacité de production des sites d’énergies vertes.

Le prochain défi des smarts grids : le stockage

Si l’ADEME se félicité des innovations dans le domaine des nouvelles technologies et de la gestion de réseau, elle reconnaît toutefois que le stockage demeure un problème. A l’heure actuelle, l’ADEME estime que “le coût du stockage, les caractéristiques actuelles du système électrique et de la régulation rendent le contexte plutôt défavorable au développement du stockage distribué sur le territoire métropolitain.” Il s’agit d’un problème d’autant plus urgent à résoudre que l’ADEME insiste sur les “services précieux” que le stockage pourra offrir aux smarts grids.

La recherche doit donc encore progresser en la matière, car sans capacités de stockage, l’intégration d’une plus grande quantité d’électricité verte sur les smart grids sera limitée. L’ADEME note d’ailleurs qu’une solution alternative s’organise. Les batteries électrochimiques gagnent du terrain, notamment dans les zones non interconnectées.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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