PPE : la consultation publique démarrera le 20 janvier 2020

PPE : la consultation publique démarrera le 20 janvier 2020

ppe consultation publique 20 janvier 2020 - L'Energeek

Le gouvernement annonce, ce mardi 7 janvier 2020, que la consultation publique sur la nouvelle PPE et la seconde Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) se tiendra du 20 janvier au 19 février 2020. Présentée début 2019 et discutée au sein de plusieurs instances au long de l’année 2019, cette PPE fixe la feuille de route énergétique de la France pour la période 2019-2028.

« D’ici la fin du mois, nous lancerons la consultation publique » sur la PPE et la SNBC

La Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) est entrée dans la dernière ligne droite avant son adoption définitive. Cette PPE fixe les objectifs de transition énergétique de la France, dans ses grandes lignes et filière par filière, pour la période 2019-2028 . Le mardi 7 janvier 2020, le gouvernement a annoncé que les textes de la PPE et de la SNBC étaient rendus publics et seront discutés par les citoyens, entre le 20 janvier et le 19 février 2020.

“D’ici la fin du mois, nous lancerons la consultation publique sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie et notre Stratégie nationale bas-carbone, qui sont notre feuille de route pour réduire au plus vite nos émissions de gaz à effet de serre et atteindre la neutralité carbone que vous avez désormais inscrit dans la loi”, a ainsi déclaré la ministre de la Transition Energétique, Elisabeth Borne, devant l’Assemblée.

“Ces mesures seront renforcées par les propositions des 150 citoyens (de la Convention citoyenne pour le climat) qui travaillent d’arrache-pied et que le président de la République rencontrera vendredi”, a complété la ministre.

Le fruit d’un long processus, qui prendra prochainement force de loi

Cette nouvelle PPE est issue d’un processus d’élaboration lancé mi-2017 en collaboration avec les parties prenantes, puis d’un débat public en 2018, pour aboutir en novembre 2018 à un premier projet présenté par le président de la République Emmanuel Macron. En janvier 2019, une première version complète de cette PPE est dévoilée. Elle a été discutée tout au long de l’année 2019 par plusieurs instances, dont l’Autorité environnementale sur l’ Évaluation Environnementale Stratégique, le Conseil supérieur de l’énergie ou le Comité du système de distribution publique d’électricité.

Plusieurs modifications d’importance ont été apportées au texte. Le plus emblématique concerne sans doute l’éolien en mer : sous la pression des acteurs de la filière, persuadés qu’elle pouvait apporter davantage à la transition énergétique française, les objectifs de puissance installée d’ici 2028 ont été relevé de 700 MW à 1 GW par an – soit une hausse conséquente de 43%. La filière biogaz était également montée au créneau.

En ce début 2020, les rapports sur la PPE et la SNBC, leurs synthèses et leurs projets de décret sont mis à la disposition du public. Les textes prévoient en tout entre 102 et 113 GW de puissance renouvelable installée en France en 2028, soit deux fois plus qu’en 2017. 14 réacteurs nucléaires devraient être fermés d’ici 2035 – sans exclure de devoir en construire de nouveaux pour garantir la fourniture d’électricité. Le texte prévoit également une baisse de la consommation primaire d’énergies fossiles de 35% en 2028 par rapport à 2012.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Mes remarques portent sur deux points
    – la part du renouvelable dans les objectifs de production
    La production d’électricité en 2018 était de 439 TWh hors exportation et pertes de réseau
    Les prévisions de production de la PPE 2020 sont de 440 TWh pour 2023 et de 426 TWh en 2028 soit une diminution comme l’ont souligné plusieurs observateurs. Ces prévisions sont conformes à celles du RTE (bilan annuel) qui les a établies pour équilibrer, suivant ses hypothèses, les consommations estimées.
    C’est la LTECV qui fixe la part de chacun des modes de production L’objectif de part de renouvelable est de 40% en 2030. En ce qui concerne certains renouvelables les prévisions sont les suivants en GW :
    Eolien terrestre
    PPE 2016 2017 2018 2023 (bas) 2023 (haut)
    13,47 15,00 21,8 26,0
    PPE2020 2016 2023 2028 (bas) 2028 ( haut)
    11,7 24,1 33,2 34,7
    Eolien mer
    PPE 2016 2016 2018 2023
    0 0,5 3,0 + 0,5 à 6,0 d’appels d’offres en 2023
    PPE 2020 0,5 2,4 entre 5,2 et 6,2

    Photovoltaïque
    PPE 2016 2017 2018 2023 (bas) 2023 (haut)
    7,66 10,2 20,1 20,2
    PPE 2020 2016 2018 2023 2028
    7,0 10,2 20,1 35,1 à 44,0

    On constate que les objectifs affichés dans les PPE successives ont quelques difficultés à être atteints et que les objectifs affichés pour 2023 et 2028 sont en augmentation très importante. Par exemple, ces augmentations entre 2018 et 2023 vont de 60% pour l’éolien terrestre à 400% pour l’éolien en mer et à 200% pour le photovoltaïque.
    Ces augmentations apparaissent irréalistes car ces moyens de production sont critiqués en terme d’acceptation par une partie des citoyen. Beaucoup d’enquêtes publiques concernant l’implantation de ces moyens de production recueillent un grand nombre d’observations négatives essentiellement pour des raisons écologiques ou d’atteinte aux paysages. De nombreux recours sont engagés devant les tribunaux administratifs pour demander l’annulation de ces projets. Ces recours induisent des retards importants dans les plannings de leur mise en œuvre. De nombreux porteurs de projets s’alarment de cette situation.
    On peut donc penser que les prévisions faites sont donc très optimistes et elles devront être certainement réajustées
    -la stratégie d’arrêt des tranches nucléaires
    Il est indiqué dans la PPE que le gouvernement demandera de respecter le principe d’arrêt à la 5ème visite décennale de 2 réacteurs par an de 2030 à 2035 sur 7 sites identifiés. Mais afin de lisser les arrêts demandés, il est demandé à EDF de prévoir la fermeture de 2 réacteurs par anticipation des 5ème visites décennales en 2027 et 2028. Ils seront arrêtés sauf si
    – l’ASN demande la fermeture pour raison de sécurité d’autres réacteurs
    – leur fermeture conduirait à ne pas respecter les critères de sécurité d’approvisionnement.
    Le gouvernement pourrait également demander à EDF l’arrêt de 2 réacteurs supplémentaires en 2025-2026 dans l’hypothèse où conditions suivantes seraient réunies en plus de celles annoncées :
    -les pays voisins de la France auraient développé massivement les énergies renouvelables sans que leur sécurité d’approvisionnement ne repose sur la capacité de production française
    -une marge significative existerait sur les capacités nucléaires, permettant de faire face à une décision de l’ASN concernant l’arrêt de plusieurs tranches pour raison de sécurité
    -une condition supplémentaire sur les prix de marché de l’électricité qui devraient rester à un faible niveau.
    Cette stratégie apparaît pour le moins curieuse car basée sur celle de pays voisins qui sont appelés à développer les énergies renouvelables. Elle pourrait se justifier si une politique européenne de l’énergie existait, ce qui n’est pas du tout le cas.

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